Avril à juin 2007, Provisoires
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La population du pays s’est accrue de 105 300 personnes au cours de la période allant du 1er avril au 30 juin 2007. Au 1er juillet 2007, la population canadienne s’établissait à 32 976 000.
Le taux annualisé d’accroissement démographique pour cette période a été de 12,8 pour 1 000, ce qui est légèrement inférieur à ce qui a été mesuré l’année dernière à la même période (13,1 pour 1 000)
Par rapport au 2e trimestre de l’année 2006, l’immigration a diminué, passant de 67 900 à 61 700 (-9,2 %). Ce nombre est inférieur à la moyenne des 2e trimestres des cinq dernières années (66 000).
Néanmoins, le nombre d’immigrants a augmenté dans presque toutes les juridictions, la Colombie-Britannique (-17,2 %) et l’Ontario (-15,5 %) étant les exceptions les plus notoires. De leur côté, l’Alberta, l’Île-du-Prince-Édouard et le Manitoba ont accueilli un nombre record d’immigrants pour un 2e trimestre.
Le choix de lieu de première résidence des nouveaux arrivants se diversifie. L’Ontario attire de moins en moins. Au cours du dernier trimestre, 47,9 % des nouveaux arrivants ont choisi l’Ontario. Cette proportion est en décroissance depuis le sommet de 61,2 % mesuré au cours du 2e trimestre de 2002. Il faut remonter en 1986 pour observer une aussi faible proportion (47,8 %).
Il y a eu 91 300 naissances au pays au cours de la période avril-juin de cette année. Il faut remonter au 2e trimestre de 1997 pour en observer autant (92 400). L’essentiel de l’augmentation du dernier trimestre a eu lieu au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. Il faut remonter en 1997 pour mesurer autant de naissances au Québec et en Colombie-Britannique pour la période avril-juin. Quant aux 11 900 naissances de l’Alberta, elles constituent un nouveau record pour un 2e trimestre.
L’accroissement naturel est cependant demeuré stable en raison d’une augmentation similaire des décès, normale dans le contexte actuel de vieillissement démographique.
Le nombre de résidents non permanents a augmenté de 19 200 au cours du dernier trimestre, soit une augmentation de 4,6 %. Les plus fortes augmentations ont été observées dans les territoires (23,0 %), en Alberta (12,2 %) et au Manitoba (7,1 %).
S’il demeure à un niveau très élevé, le solde migratoire interprovincial de l’Alberta (+7 400) est inférieur à celui mesuré au cours du même trimestre l’année dernière (+9 500). Néanmoins, la province a affiché une croissance démographique (28,3 pour 1 000) plus élevée que celle de l’année dernière à la même époque (27,3 pour 1 000). En raison d’une augmentation du nombre de naissances, d’immigrants et de résidents non permanents, l’Alberta a pu conserver le même niveau de croissance.
Au cours du dernier trimestre, le solde migratoire interprovincial expliquait 30,4 % de la croissance démographique de la province. L’année dernière à la même époque, le même solde expliquait 41,5 % de la croissance de la population albertaine.
Depuis le sommet du 3e trimestre de 2006, le solde migratoire interprovincial albertain est à la baisse. Cette diminution s’explique essentiellement par une plus forte augmentation du nombre de personnes quittant la province que de celles y arrivant.
La plupart des juridictions canadiennes ont profité de cette situation et ont présenté, au cours du dernier trimestre, des bilans migratoires interprovinciaux supérieurs à ceux du même trimestre de l’année 2006. Outre l’Alberta, le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique sont les seules juridictions échappant à cette règle.
En plus de l’augmentation de l’immigration dans la plupart des provinces, cette amélioration des soldes migratoires provinciaux a fait en sorte que toutes les juridictions, sauf Terre-Neuve-et-Labrador, ont présenté une croissance démographique au cours du dernier trimestre. En comparaison, cinq des treize juridictions canadiennes avaient affiché des pertes de population au 2e trimestre de 2005.
Dans la région Atlantique, toutes les provinces, à l’exception de Terre-Neuve-et-Labrador, ont connu des gains en migration interprovinciale et ont vu leur population s’accroître au cours du dernier trimestre. Le Nouveau-Brunswick a renoué avec la croissance démographique après deux 2e trimestres négatifs consécutifs.
Le Québec continue de croître mais à un rythme (8,2 pour 1 000) moins rapide que celui du pays. En comparaison avec le 2e trimestre de 2006 (8,8 pour 1 000), la croissance démographique québécoise a été légèrement moins rapide. L’augmentation des pertes migratoires interprovinciales a annulé la croissance du nombre des naissances, des immigrants et des résidents non permanents.
La croissance démographique ontarienne a été beaucoup moins rapide qu’à l’ordinaire. Pour la première fois depuis 1981, la croissance de la province (11,9 pour 1 000) a été inférieure à celle du pays. La baisse de l’immigration et du nombre de résidents non permanents, combinée à l’augmentation des pertes migratoires interprovinciales, explique cette situation.
Le Manitoba a connu sa plus forte croissance démographique (11,4 pour 1 000), pour un 2e trimestre, depuis 1983 (14,8 pour 1 000). Cette forte croissance s’explique par la hausse du nombre d’immigrants et de résidents non permanents ainsi que par la diminution des pertes migratoires interprovinciales.
La Saskatchewan est la juridiction qui a profité le plus des départs de l’Alberta. Au cours de la période avril-juin de cette année, la Saskatchewan a présenté un solde migratoire record (+2 700) pour un 2e trimestre. La province n’avait pas connu de solde migratoire positif depuis 1984 (+ 600). Plus de la moitié (57,4 %) des entrants interprovinciaux de la Saskatchewan provenaient de l’Alberta. Il s’agit d’un troisième trimestre consécutif pour lequel la province présente un solde migratoire interprovincial positif.
En raison essentiellement de ces gains migratoires interprovinciaux, la Saskatchewan a affiché une croissance démographique (18,6 pour 1 000) plus forte que celle du pays et s’est classée au 2e rang parmi les provinces, derrière sa voisine albertaine.
Les territoires ont également enregistré une forte croissance démographique. Le Nunavut (43,4 pour 1 000) et les Territoires du Nord-ouest (30,4 pour 1 000) ont affiché les deux plus fortes croissances au pays. Quant au Territoire du Yukon, il se classait 4e (21,9 pour 1 000) derrière l’Alberta. Une forte hausse du solde migratoire interprovincial explique cette situation.