Projections linguistiques pour le Canada, 2011 à 2036
Mises en garde

Le présent exercice de projections linguistiques vise deux objectifs : 1) obtenir une mesure de la sensibilité future de l’évolution de certaines caractéristiques et pratiques linguistiques, mesurées à l’aide de quatre indicateurs ou variables, à certains éléments démographiques et démolinguistiques, dont l’immigration, et 2) fournir une fourchette plausible de la croissance des grands groupes linguistiques ou de locuteurs définis selon divers critères au Canada et dans ses régions.

Le présent rapport cherche à répondre à ces deux objectifs. Pour ce faire, trois scénarios principaux ont d’abord été retenus. Ces trois scénarios mesurent les répercussions des tendances récentes en matière d’immigration sur les caractéristiques et les pratiques linguistiques de la population canadienne. Les résultats de 13 scénarios supplémentaires font intervenir d’autres facteurs comme le bilinguisme, la migration interne ou la composition linguistique ou par pays de naissance des immigrants qui peuvent influencer les caractéristiques et pratiques linguistiques dans le futur.

Par ailleurs, le choix des hypothèses et scénarios ne vise pas à prédire le futur mais plutôt à fournir aux utilisateurs de données un portrait de la population canadienne dans le moyen et le long terme si certaines conditions étaient réunies. Étant donné qu’il est impossible de connaître le futur, plusieurs scénarios ont été développés de façon à circonscrire un large éventail de possibilités plausibles en regard, entre autres, des données et des tendances passées. Pour cette raison, l’utilisateur de ces projections est invité à considérer l’ensemble de la fourchette des résultats plutôt que de rechercher un scénario qui paraît plus probable. Il doit également garder à l’esprit que l’objectif des projections est de produire des résultats plausibles à l’horizon 2036 et non pas des indicateurs à court terme, conjoncturels, de la situation linguistique du pays.

Comme pour tout exercice prospectif, ces projections démographiques présentent certaines limites, notamment en ce qui a trait aux sources de données, aux ajustements à la population de base et au choix des méthodes utilisées. Ces limites sont décrites de façon détaillée dans le présent rapport ainsi que dans la publication Demosim : un aperçu des méthodes et sources de données, Demosim 2017 (Statistique Canada, 2017a).

D’autres sources d’incertitude, dont celles en lien avec la variance associée à certains des paramètres de projection ainsi que la variabilité, quoique faible, associée aux processus aléatoires inhérents à la microsimulation, peuvent avoir une incidence sur les résultats de projections. Pour ces raisons et afin de ne pas donner une impression de précision trop élevée, les résultats figurant dans le présent rapport ont été arrondis au millier près.

Enfin, afin de maintenir une cohérence avec les autres produits de Statistique Canada, les concepts utilisés dans ce rapport découlent de ceux utilisés dans le cadre de l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011. Ils tiennent donc compte de l’évolution la plus récente dans le choix des définitions.


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