Rapports sur l'incapacité et l’accessibilité au Canada
Obstacles à l’accessibilité liés aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions : résultats de l’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2022
par Youssef Hachouch, Huda Akef, Carrly McDiarmid, Marysa Vachon, Stuart Morris et Diana Simionescu
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Résumé
La présente étude s’appuie sur l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2022 pour explorer les expériences des personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité lorsqu’elles rencontrent, dans leur vie, des obstacles à l’accessibilité de diverses sources attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions effectués à leur égard. Des progrès vers un Canada accessible comprennent l’élimination des obstacles au sein des environnements physique et social des personnes ayant une incapacité, ce qui nécessite de comprendre les obstacles relatifs aux attitudes que ces personnes rencontrent dans le cadre de leurs interactions avec d’autres personnes. Des statistiques descriptives indiquent que près de 37 % des personnes ayant une incapacité rencontrent des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions d’autres personnes. La proportion des personnes rencontrant de tels obstacles variait en fonction des facteurs liés à l’incapacité et des caractéristiques sociodémographiques. Lorsque de nombreux facteurs sont pris en compte en utilisant des techniques multivariées, bon nombre de ces facteurs restent associés significativement aux obstacles rencontrés attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions d’autres personnes. Des facteurs liés à l’incapacité, tels qu’une incapacité plus sévère ou des besoins insatisfaits en matière de soutien à l’incapacité ou d’aide aux activités quotidiennes, ont été associés une probabilité plus élevée de rencontrer ces obstacles. En ce qui concerne les facteurs sociodémographiques, les probabilités de rencontrer des obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions diminuaient avec l’âge et étaient plus élevées chez les femmes, les personnes 2ELGBTQ+ et les personnes vivant dans les grands centres de population urbains.
Introduction
L'objectif de la Loi canadienne sur l’accessibilité (LCA), son règlementNote 1 et les normes connexesNote 2 , visent à faire du Canada un pays exempt d’obstacles d’ici 2040. La LCA définit un obstacle comme étant tout élément qui empêche les personnes ayant une incapacité de participer pleinement à la sociétéNote 3 . La LCA fournit un cadre pour l’identification, l’élimination et la prévention des obstacles à l’accessibilité. Elle comprend les domaines prioritaires suivants : l’emploi; l’environnement bâtiNote 4 ; les technologies de l’information et des communications (TICNote 5 ); les communications autres que les TIC; l’acquisition de biens, de services et d’installations; la conception et la prestation de programmes et de services; le transport. Les recherches indiquent que les obstacles à l’accessibilité peuvent prendre différentes formes et toucher des personnes ayant une incapacité dans une variété de situations, comme les limites à leurs possibilités d’emploi (Grisé et coll., 2019), à leur participation sociale (Sundar et coll., 2016; Wee et Lysaght, 2009) et à leur qualité de vie en général (Forster et coll., 2023).
Avec la ratification de la Convention relative aux droits des personnes handicapées des Nations UniesNote 6 Note 7 , le Canada a adopté le modèle social de l’incapacité, qui conceptualise l’incapacité comme étant le résultat de l’interaction entre les limitations fonctionnelles et les obstacles à l’accessibilité dans l’environnement (Pianosi et coll., 2023). Une meilleure compréhension des obstacles à l’accessibilité rencontrés par les personnes ayant une incapacité peut éclairer la conception d’interventions visant la conception d’interventions appropriées visant à les éliminer à faire en sorte que nos collectivités, nos milieux de travail et nos services soient pleinement accessibles.
Bien que les recherches antérieures aient mis en évidence les problèmes liés aux obstacles à l’accessibilité au Canada (Choi, 2021; McDiarmid, 2021), les données de l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2022 offrent l’occasion d’examiner plus étroitement les obstacles à l’accessibilité auxquels font face les Canadiennes et Canadiens ayant une incapacité. L’ECI de 2022 a permis de recueillir des renseignements sur 27 types d’obstacles à l’accessibilité rencontrés par les personnes ayant une incapacité en raison de leur état de santé dans quatre domaines, soit les espaces publics; les comportements, les fausses idées ou les suppositions; les communications; l’utilisation d’Internet. Le présent document est le deuxième d’une série de quatre rapports (un par domaine) qui fournissent des analyses plus approfondies sur les obstacles rencontrés par les personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité. Ce rapport est axé sur les obstacles en matière de comportements, de fausses idées ou de suppositions qu’ont rencontrés les personnes ayant une incapacité.
Les attitudes négatives envers les personnes ayant une incapacité ont été reconnues comme obstacles dans de nombreux contextes, tel que l’éducation, l’emploi, les soins de santé et la participation sociale (Organisation mondiale de la Santé et Banque mondiale, 2011b). Des obstacles en matière d’attitudes peuvent désigner ce que les personnes pensent et ressentent relativement aux personnes ayant diverses incapacités; ces idées limitent le potentiel de ces dernières à maximiser leur épanouissement dans la vie et découlent de fausses idées et de suppositions concernant le fait de vivre avec une incapacité (Victoria, 2023). Dans certains cas, les attitudes et les comportements envers les personnes ayant une incapacité peuvent prendre la forme d’une discrimination évidente, tel que l’utilisation d’un langage discriminatoire, l’énoncé d’opinions négatives ou la création volontaire d’obstacles, alors que dans d’autres cas, il peut s’agir d’expressions subtiles et souvent involontaires de discrimination, fréquemment appelées microagressions. Des exemples de microagressions peuvent être de sous-estimer leurs capacités, de minimiser leurs expériences relatives à l’incapacité et d’accorder plus d’importance à leur incapacité qu’à d’autres aspects de leur identité (Keller et Galgay, 2010). Même si ces comportements peuvent être subtils, ils peuvent avoir de lourdes conséquences sur les personnes ayant une incapacité (Jammaers et Fleischmann, 2024). Il a été montré que les perceptions de l’incapacité et la stigmatisation associée avaient une incidence négative sur la santé mentale et pouvaient avoir une incidence plus importante sur les profils d’emploi que les enjeux liés aux mesures d’adaptation aux incapacités (Benoit et coll., 2013; Shier et coll., 2009). Lors d’une comparaison avec la discrimination fondée sur l’appartenance à d’autres groupes marginalisés, des recherches ont indiqué que le capacitismeNote 8 était plus fortement associé à des niveaux inférieurs de santé et de bien-être (Branco et coll., 2019). La présente étude permet un examen quantitatif de ces types d’obstacles provenant de sources particulières dans la vie des personnes ayant une incapacité.
Le présent rapport vise principalement à examiner les associations entre, les caractéristiques sociodémographiques et les caractéristiques liés à l’incapacité ainsi que la probabilité de rencontrer des obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions d’autres personnes envers les personnes ayant une incapacité. Ce rapport présente d’abord un examen de la prévalence des obstacles à l’accessibilité rencontrés en matière d’attitudes attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions de diverses sources envers les personnes ayant une incapacité, du fait de leur état de santé. Puis, il porte sur la façon dont la prévalence d’au moins un obstacle varie en fonction de facteurs liés à l’incapacité et de groupes sociodémographiques. Enfin, un modèle de régression logistique est utilisé pour déterminer l’association de chaque variable avec la probabilité de rencontrer des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions, tout en tenant compte des caractéristiques sociodémographiques et des caractéristiques liées à l’incapacité.
Données et méthodes
Source de données
Enquête canadienne sur l’incapacité
Statistique Canada recueille des données sur l’incapacité depuis plus de 30 ans. Depuis 2012, l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) est la principale source de ces données au Canada. L’ECI fournit des données complètes sur les personnes ayant une incapacité pour chaque province et territoire. L’enquête recueille également des renseignements essentiels sur les types d’incapacité et leur sévérité, les mesures de soutien offertes aux personnes ayant une incapacité, leur profil d’emploi, leur revenu, leur niveau de scolarité ainsi que d’autres renseignements liés à l’incapacité.
Dans le cadre de l’ECI de 2022, la population observée était composée de Canadiennes et Canadiens âgés de 15 ans et plus à la date du Recensement de la population de 2021 (en mai 2021) qui vivaient dans des logements privés. Elle ne comprend pas les personnes vivant en établissement, sur une base des Forces armées canadiennes, dans une réserve des Premières Nations et les personnes vivant dans un logement collectif. La population vivant en établissement étant exclue, les données, en particulier pour les groupes plus âgés, doivent être interprétées en conséquence.
L’ECI utilise les questions d’identification des incapacités (QII), qui sont fondées sur le modèle social de l’incapacité (Grondin, 2016). Ce modèle définit l’incapacité comme étant la relation entre les fonctions et les structures corporelles, les activités quotidiennes et la participation sociale, tout en tenant compte du rôle des facteurs environnementaux. En adoptant ce cadre, l’ECI ciblait les répondants ayant non seulement une difficulté ou un trouble attribuable à un état ou à un problème de santé à long terme, mais qui étaient aussi limités dans leurs activités quotidiennes. La définition de l’incapacité de l’ECI comprend les personnes ayant déclaré être « parfois », « souvent » ou « toujours » limitées dans leurs activités quotidiennes en raison d’un état ou d’un problème de santé à long terme, ainsi que les personnes ayant indiqué être « rarement » limitées si elles étaient également incapables d’accomplir certaines tâches ou ne pouvaient les accomplir qu’avec beaucoup de difficulté.
MesuresNote 9
Obstacles à l’accessibilité découlant de comportements, de fausses idées ou de suppositions
Le principal résultat d’intérêt est de savoir si au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions a été rencontré au moins quelques fois au cours des 12 mois précédents. À l’aide d’une échelle de fréquence (ne s’applique pas, jamais, parfois, souvent, toujours), les répondants à l’ECI devaient indiquer la fréquence à laquelle ils avaient rencontré des obstaclesNote 10 attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions effectués à leur égard, en raison de leur état de la part de :
- membres de la famille ou d’amis proches;
- membres du personnel d’une entreprise;
- professionnels de la santé;
- membres du personnel de services ou de programmes gouvernementaux.
Dans le cadre du présent rapport, les répondants ayant indiqué qu’ils rencontraient des obstacles « parfois », « souvent » ou « toujours » ont été inclus dans la catégorie « ayant rencontré un obstacle ».
Caractéristiques liées à l’incapacité
Les facteurs liés à l’incapacité peuvent façonner l’expérience des personnes ayant une incapacité lorsqu’elles rencontrent des obstacles à l’accessibilité. Par exemple, une stigmatisation et des microagressions ont été associées à la nature et au type d’incapacité (Deroche et coll., 2024; Kattari, 2020; Serpas et coll., 2024). Les personnes ayant une incapacité ont souvent besoin de certaines mesures de soutien ou de l’aide de prestataires de soins rémunérés ou non rémunérés pour surmonter les obstacles à l’accessibilité au quotidien (Allen et Mor, 1997; Berardi et coll., 2021; Wray, 2024). Lorsque ces besoins ne sont pas satisfaits, leur capacité de participation aux activités quotidiennes diminue, de même que leur bien-être (Casey, 2015; Shooshtari et coll., 2012; Zwicker et coll., 2017). Manquer de ces mesures de soutien peut accroître la marginalisation des personnes ayant une incapacité en les isolant de leur environnement social. Les caractéristiques liées à l’incapacité suivantes sont comprises dans toutes les analyses qui ont été réalisées.
Types d’incapacité
L’ECI recueille des données sur 10 types d’incapacité, soit celles qui concernent la vision, l’ouïe, la mobilité, la flexibilité, la dextérité, la douleur, l’apprentissage, le développement, la santé mentale et la mémoire. Pour correspondre à la définition de l’incapacité d’un certain type, les répondants devaient indiquer être « parfois », « souvent » ou « toujours » limités dans leurs activités quotidiennes en raison d’un état ou d’un problème de santé à long terme ou être « rarement » limités s’ils étaient également incapables d’accomplir certaines tâches ou pouvaient seulement les accomplir avec beaucoup de difficultéNote 11 . L’analyse descriptive comprend une variable supplémentaire qui comptabilise le nombre de types d’incapacités concomitantes.
Sévérité de l’incapacité
Un score global de sévérité a été créé dans le cadre de l’ECI. Il a été calculé pour chaque personne au moyen du nombre de types d’incapacité, du degré de difficulté éprouvé pour réaliser certaines tâches et de la fréquence des limitations d’activités. Pour simplifier le concept de sévérité, quatre classes de sévérité ont été établies : légère, modérée, sévère et très sévère. Il convient de noter que le nom attribué à chaque classe a pour but de faciliter l’utilisation du score de sévérité. Il ne constitue pas une forme d’étiquette ou de jugement du niveau d’incapacité de la personne. Dans le présent rapport, toute référence à la sévérité s’appuie sur les classes de sévérité globales.
Besoins insatisfaits en matière de soutien à l’incapacité
L’ECI de 2022 comporte plusieurs questions sur les besoins concernant divers types de soutien, y compris les aides personnelles et les appareils fonctionnels (comme une canne, une marchette, un logiciel spécialisé ou des éléments architecturaux dans la maison, notamment des portes d’entrée élargies et des rampes), les médicaments d’ordonnance ainsi que l’accès aux services et aux thérapies de soins de santé (p. ex. les services de counselling, la physiothérapie). Dans le présent rapport, un besoin insatisfait en matière de soutien aux personnes ayant une incapacité désigne les cas où les personnes ayant une incapacité ont besoin d’au moins un type de soutien, mais ne l’ont pas reçu — comme des aides et des appareils fonctionnels, des médicaments ou un accès à des services et à des thérapies de soins de santé.
Besoins insatisfaits en matière d’aide pour les activités quotidiennes
L’ECI de 2022 comporte des questions sur le besoin d’aide pour effectuer l’une ou l’autre des activités quotidiennes suivantes : la préparation de repas, les travaux ménagers courants, les gros travaux ménagers, le transport pour aller à un rendez-vous ou faire des courses, la gestion des finances personnelles, les soins personnels, les soins médicaux de base à domicile, le déplacement à l’intérieur de la résidence ou un autre type d’aide. L’aide peut être fournie par la famille, les amis, les voisins ou des organismes et pourrait comprendre à la fois des soins rémunérés et non rémunérés. Dans le présent rapport, un besoin insatisfait en matière d’aide pour les activités quotidiennes désigne les cas où les personnes ayant une incapacité ont besoin d’une aide qu’elles ne reçoivent pas habituellement ou d’une aide plus importante que celle qu’elles reçoivent pour au moins un type d’activité quotidienne.
Caractéristiques sociodémographiques
Les approches intersectionnelles correspondent au modèle social de l’incapacité et tiennent compte de la façon dont l’incapacité interagit avec les autres facteurs sociaux créant des expériences distinctes (Björnsdóttir et Traustadóttir, 2010). Par exemple, chez les jeunes et les jeunes adultes ayant une incapacité, ceux qui appartiennent à des groupes racisés ont tendance à avoir des résultats scolaires et des résultats sur le marché du travail inférieurs (Lindsay et coll., 2022). Les identités marginalisées sont souvent associées à des stéréotypes et à des fausses idées entraînant des attitudes et des comportements préjudiciables. Par conséquent, les personnes comptant plusieurs identités marginalisées peuvent se trouver face à des effets cumulés à cet égard (Cook et coll., 2024). Dans le cadre de l’analyse, il est important d’inclure des caractéristiques sociodémographiques ayant leurs propres effets de marginalisation, afin de cerner les sous-populations pouvant être plus susceptibles de se trouver face à des obstacles à l’accessibilité. Ces caractéristiques sociodémographiques comprennent l'âge, le genre, l’identité 2ELGBTQ+, les groupes racisés et le statut d’immigrantNote 12 .
Les personnes ayant une incapacité mentionnent souvent le coût pour expliquer leurs besoins insatisfaits en matière de soutien (Hébert et coll., 2024); par conséquent, le niveau de revenu est un élément essentiel à prendre en compte dans l’examen des questions liées à l’accessibilité. Le lieu de résidence, réparti en régions rurales et en centres de population urbains de diverses tailles, est inclus puisqu’il peut façonner la culture et les tendances des interactions quotidiennes. Il est important de tenir compte des facteurs géographiques lors de l’examen des questions liées à l’inclusion et à la participation sociales (Keefe et coll., 2006; Menec et coll., 2019; Repke et Ipsen, 2020; Whelan et coll., 2024).
L’âge est réparti en quatre groupes : 15 à 24 ans, 25 à 44 ans, 45 à 64 ans et 65 ans et plus. Pour l’analyse selon le genre, une variable sur le genre à deux catégories a été utilisée pour protéger la confidentialité des personnes non binaires étant donné la taille relativement petite de cette population au Canada. Plus précisément, les personnes non binaires ont été réparties entre les catégories « hommes » et « femmes ». La catégorie « hommes » comprend les hommes (et les garçons) cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires, et la catégorie « femmes » comprend les femmes (et les filles) cisgenres et transgenres, ainsi que certaines personnes non binaires (dans les tableaux, ces catégories sont désignées par « hommes+» et « femmes+»). À l’aide des questions sur le sexe à la naissance, l’identité de genre et l’orientation sexuelle, la variable 2ELGBTQ+ comprend les répondants ayant indiqué être des personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, pansexuelles ou ayant une orientation sexuelle autre qu’hétérosexuelle (LGB+), ainsi que les personnes non binaires et les hommes et les femmes transgenresNote 13 .
La catégorie du statut d’immigrant regroupe les immigrants, les non-immigrants et les résidents temporairesNote 14 . Le terme « immigrant » désigne une personne qui est, ou qui a déjà été, un immigrant reçu ou un résident permanent. Les immigrants ayant obtenu la citoyenneté canadienne par naturalisation sont compris dans ce groupeNote 15 . Le terme « racisé» désigne une personne appartenant à une minorité visible telle que définie par la Loi sur l’équité en matière d’emploi, soit « les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n’ont pas la peau blanche ». La population des minorités visibles est principalement composée des groupes suivants : Sud-Asiatique, Chinois, Noir, Philippin, Arabe, Latino-Américain, Asiatique du Sud-Est, Asiatique occidental, Coréen et Japonais. La catégorie des personnes non racisées comprend les personnes s’identifiant comme Blancs seulement et exclut les Autochtones.
Le revenu est présenté par quintile, selon le revenu après impôt de la famille économique, ajusté en fonction de la taille de la familleNote 16 . Le lieu de résidence différencie les régions rurales des centres de population de différentes tailles. Les centres de population sont classés en trois groupes selon la taille de la population recensée : les petits centres de population, dont la population du recensement se situe entre 1 000 et 29 999 habitants; les moyens centres de population, qui comptent une population de 30 000 à 99 999 habitants, et les grands centres de population urbains, qui comptent une population de 100 000 habitants ou plus. Les régions rurales sont classées comme des régions situées à l’extérieur des centres de population.
Analyse
Des statistiques descriptives ont été utilisées pour estimer la prévalence d’obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions qu’ont rencontrés, au cours des 12 mois précédents, les personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité. Dans tous les cas, les proportions sont calculées par rapport à la population totale de personnes ayant une incapacitéNote 17 .
Le modèle de régression logistique a été utilisé pour déterminer les principaux facteurs associés à des probabilités plus élevées ou plus faibles que les personnes ayant une incapacité rencontrent des obstacles à l’accessibilité, tout en contrôlant parallèlement les effets des autres covariables liées à l’incapacité et des covariables sociodémographiques. Comme la sévérité tient compte de chacun des 10 types d’incapacité, les types d’incapacité d’une personne sont exclus du premier modèle de régression logistique. L’inclusion de la sévérité et des 10 types d’incapacité dans un seul modèle de régression pose des problèmes de multicolinéarité. Par conséquent, les 10 variables de type d’incapacité ont été évaluées dans un modèle de régression logistique distinct qui exclut la variable de la sévérité, mais contrôlent toutes les autres covariables.
Les conclusions de l’analyse de régression logistique sont présentées au moyen de rapports de cotes (RC) et de leurs intervalles de confiance de 95 %. Un rapport de cotes représente le rapport des probabilités qu’un événement se produise (p. ex. la rencontre d’au moins un obstacle à l’accessibilité) pour un groupe par rapport aux probabilités que le même événement se produise pour un groupe de référence. Par conséquent, un rapport de cotes nous renseigne sur la différence de probabilités qu’un groupe rencontre de tels obstacles après le contrôle d’autres prédicteurs dans le modèle et pourrait mener à divers résultats : aucune différence de probabilités (RC = 1); des probabilités plus élevées pour un groupe donné par rapport à un groupe de référence (RC > 1) ou des probabilités plus faibles pour un groupe donné par rapport à un groupe de référence (RC < 1). Des rapports de cotes plus élevés indiquent qu’un groupe donné est plus susceptible de rencontrer des obstacles que le groupe de référence.
Les résultats des rapports de cotes doivent être interprétés avec prudence. La valeur des estimations du rapport de cotes détermine la direction de l’effet (p. ex. le fait qu’un certain groupe affiche des probabilités plus élevées ou plus faibles de rencontrer des obstacles), mais leur importance peut varier en fonction d’un ensemble différent de covariables ou d’un échantillon différent. Par conséquent, il est difficile de l’interpréter : cette valeur ne doit pas être comparée à des rapports de cotes provenant d’autres analyses (Norton et coll., 2018).
Dans le présent rapport, le niveau de signification a été établi à p < 0,05. Toutes les estimations ont été pondérées pour représenter la population canadienne âgée de 15 ans et plus ayant une incapacité. La méthode bootstrap a été utilisée pour estimer la variance et les intervalles de confiance de 95 % afin de tenir compte du plan de sondage complexe.
Résultats et discussion
Prévalence d’obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions
Plus du tiers des personnes ayant une incapacité rencontrent des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions
Parmi près de 8 millions de personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité en 2022, environ 2,9 millions (37 %) ont rencontré au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions d’autres personnes, au moins quelques fois au cours des 12 mois précédents. Les comportements, les fausses idées ou les suppositions de membres de la famille ou d’amis proches (27 %) étaient les plus courants, suivis de ceux de professionnels de la santé (21 %), puis de ceux du personnel d’une entreprise (17 %) (graphique 1). Environ 1 personne ayant une incapacité sur 10 (11 %) a rencontré des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions lors d’interactions avec le personnel de services ou de programmes gouvernementauxNote 18 . Ces résultats sont conformes aux recherches soulignant la prévalence d’attitudes négatives envers l’incapacité parmi les membres de la famille des personnes ayant une incapacité (Friedman, 2019) et que de telles expériences étaient perçues comme les plus préjudiciables lorsqu’elles provenaient de la famille et des amis (Conover et coll., 2021). De même, le milieu des soins de santé a été signalé comme environnement au sein duquel de nombreuses personnes ayant une incapacité étaient aux prises avec des attitudes capacitistes (Chapman et coll., 2024; VanPuymbrouck et coll., 2020). Cela découle souvent d’une stigmatisation et d’un manque de formation et de connaissances médicales pertinentes adaptées aux besoins des personnes ayant une incapacité (Organisation mondiale de la Santé et Banque mondiale, 2011a).

Tableau de données du graphique 1
| Source | Personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité | ||
|---|---|---|---|
| pourcentage | Intervalle de confiance de 95 % — limite inférieure | Intervalle de confiance de 95 % — limite supérieure | |
| Note : « Ensemble » englobe les personnes ayant rencontré des obstacles dans au moins l'une de ces sources. Les catégories comprennent les personnes qui ont été considérées comme ayant rencontré un obstacle si elles y avaient été confrontées « au moins parfois » au cours des 12 derniers mois.
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Ensemble | 36,6 | 35,5 | 37,7 |
| Membres de la famille ou d’amis proches | 27,1 | 26,1 | 28,1 |
| Membres du personnel d’une entreprise | 20,7 | 19,9 | 21,6 |
| Professionnels de la santé | 17,1 | 16,3 | 17,9 |
| Membres du personnel de services ou de programmes gouvernementaux |
10,8 | 10,1 | 11,5 |
Augmentation de la prévalence d’obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions selon la sévérité de l’incapacité et le nombre de types d’incapacités concomitantes
Plus l’incapacité est sévère, plus la proportion de personnes ayant une incapacité et rencontrant au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions augmente. Les personnes ayant une incapacité très sévère (51 %) étaient plus susceptibles de rencontrer de tels obstacles que celles ayant une incapacité légère (24 %) (tableau 1).
Les personnes ayant plusieurs incapacités étaient plus susceptibles de rencontrer des obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions que celles ayant une seule incapacité. Par exemple, les personnes ayant au moins quatre types d’incapacité (50 %) étaient plus de deux fois plus susceptibles de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité que celles ayant un seul type d’incapacité (24 %).
Plus de 7 personnes ayant une incapacité sur 10 (71 %) ont au moins deux types d’incapacités concomitantes (Hébert et coll., 2024). La concomitance des types d’incapacité fait en sorte que l’obstacle rencontré peut être lié à un type d’incapacité en particulier ou à une combinaison de types d’incapacité. À ce titre, le présent rapport ne vise pas à proposer une analyse descriptive selon le type d’incapacité; toutefois, la prévalence d’obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions selon le type d’incapacité est présentée dans le graphique 2 (en annexe) à titre indicatif. Une modélisation par régression logistique (abordée dans la section suivante) a été utilisée pour examiner l’association entre chaque type d’incapacité et la probabilité de rencontrer des obstacles tout en prenant en compte l’effet de tous les autres types d’incapacité (tableau 3).
Les personnes ayant une incapacité et des besoins insatisfaits en matière de soutien à l’incapacité (c.-à-d. aides et appareils fonctionnels, médicaments, ou thérapies et services de soins de santé) étaient plus susceptibles de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions que celles n’ayant pas de besoins insatisfaits (48 % par rapport à 22 %). De même, les personnes ayant indiqué des besoins insatisfaits en matière d’aide aux activités quotidiennes étaient plus susceptibles de rencontrer de tels obstacles que les personnes dont les besoins étaient satisfaits (52 % par rapport à 29 %) (tableau 1).
| Caractéristique | pourcentage | Intervalle de confiance de 95 % | |
|---|---|---|---|
| limite inférieure | limite supérieure | ||
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Ensemble | 36,6 | 35,5 | 37,7 |
| Sévérité de l'incapacité | |||
| Légère (catégorie de référence) | 23,9 | 22,4 | 25,5 |
| Modérée | 36,2 Tableau 1 Note * | 33,8 | 38,5 |
| Sévère | 46,4 Tableau 1 Note * | 44,0 | 48,8 |
| Très sévère | 51,1 Tableau 1 Note * | 48,7 | 53,6 |
| Nombre de types d’incapacité | |||
| Un type d'incapacité (catégorie de référence) | 23,5 | 21,8 | 25,4 |
| Deux à trois types d'incapacité | 35,0 Tableau 1 Note * | 33,3 | 36,7 |
| Quatre types d'incapacité ou plus | 49,6 Tableau 1 Note * | 47,6 | 51,6 |
| Besoins insatisfaits en matière de soutien aux personnes ayant une incapacité | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 21,6 | 20,2 | 23,0 |
| Besoins insatisfaits | 47,9 Tableau 1 Note * | 46,3 | 49,4 |
| Besoins insatisfaits en matière d’aide pour les activités quotidiennes | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 28,5 | 27,3 | 29,8 |
| Besoins insatisfaits | 52,0 Tableau 1 Note * | 50,0 | 53,9 |
| Groupe d'âge | |||
| 15 à 24 ans (catégorie de référence) | 49,0 | 46,5 | 51,5 |
| 25 à 44 ans | 45,9 Tableau 1 Note * | 43,7 | 48,2 |
| 45 à 64 ans | 35,4 Tableau 1 Note * | 33,3 | 37,5 |
| 65 ans et plus | 26,5 Tableau 1 Note * | 24,9 | 28,2 |
| Genre | |||
| Hommes+ (catégorie de référence) | 32,4 | 30,9 | 34,0 |
| Femmes+ | 39,8 Tableau 1 Note * | 38,3 | 41,2 |
| 2ELGBTQ+ | |||
| Non 2ELGBTQ+ (catégorie de référence) | 34,9 | 33,7 | 36,1 |
| 2ELGBTQ+ | 57,6 Tableau 1 Note * | 53,9 | 61,2 |
| Groupe racisé | |||
| Groupes non racisés, non autochtones (catégorie de référence) | 36,2 | 35,0 | 37,3 |
| Groupes racisés | 35,6 | 32,6 | 38,6 |
| Statut d’immigrant | |||
| Non-immigrants (catégorie de référence) | 37,2 | 36,1 | 38,4 |
| Immigrants | 33,9 Tableau 1 Note * | 31,4 | 36,6 |
| Quintile de revenu | |||
| Cinquième quintile, revenu le plus élevé (catégorie de référence) | 36,0 | 33,3 | 38,8 |
| Quatrième quintile | 34,1 | 31,6 | 36,7 |
| Troisième quintile | 36,8 | 34,4 | 39,2 |
| Deuxième quintile | 36,6 | 34,4 | 38,9 |
| Premier quintile, revenu le plus faible | 38,7 | 36,5 | 41,0 |
| Lieu de résidence | |||
| Régions rurales (catégorie de référence) | 32,4 | 30,2 | 34,6 |
| Petits centres de population | 37,1 Tableau 1 Note * | 34,2 | 40,0 |
| Moyens centres de population | 36,4 Tableau 1 Note * | 33,3 | 39,7 |
| Grands centres de population urbains | 37,7 Tableau 1 Note * | 36,3 | 39,3 |
Diminution avec l’âge de la prévalence des obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions et prévalence plus élevée chez les femmes, les personnes 2ELGBTQ+ et les personnes vivant hors des régions rurales
Parmi les personnes ayant une incapacité, la proportion de celles ayant rencontré au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions variait selon l’âge, le genre, l’identité 2ELGBTQ+, le statut d’immigrant et le lieu de résidence (tableau 1). Les personnes ayant une incapacité et âgées de 65 ans et plus (27 %), de 45 à 64 ans (35 %) et de 25 à 44 ans (46 %) étaient moins susceptibles de rencontrer de tels obstacles que celles âgées de 15 à 24 ans (49 %). Les femmes (40 %) étaient plus susceptibles que les hommes (32 %) de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions. Les personnes 2ELGBTQ+ ayant une incapacité (58 %) étaient plus susceptibles que leurs homologues non 2ELGBTQ+ (35 %) de rencontrer de tels obstacles à l’accessibilité.
Les immigrants (34 %) étaient moins susceptibles que les non-immigrants (37 %) de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions. Il n’existait aucune différence significative dans la prévalence de rencontrer de tels obstacles entre les personnes racisées et non racisées ayant une incapacité ni entre les personnes des différents groupes de revenu.
Lorsqu’on examine les données selon le lieu de résidence, les personnes ayant une incapacité et vivant dans des centres de population petits (37 %), moyens (36 %) ou grands (38 %) étaient plus susceptibles de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions que celles vivant dans les régions rurales (32 %).
Principaux facteurs associés à la probabilité de rencontrer des obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions
Bien que les analyses descriptives aient mis en évidence le fait que certains groupes sont plus susceptibles que d’autres de rencontrer des obstacles, elles ne tiennent pas compte simultanément d’autres caractéristiques qui pourraient accroître la probabilité de rencontrer des obstacles. Le modèle de régression logistique a été utilisé pour déterminer les principaux facteurs associés à la probabilité que des personnes ayant une incapacité rencontrent des obstacles à l’accessibilité, tout en contrôlant parallèlement l’effet des autres covariables liées à l’incapacité et des covariables sociodémographiques.
Les incapacités plus sévères et les besoins insatisfaits en matière de soutien à l’incapacité ou d’aide pour les activités quotidiennes sont associés à des probabilités plus élevées de rencontrer des obstacles
L’importance des facteurs liés à l’incapacité a également été confirmée par la modélisation par régression logistique. Après la prise en compte d’autres covariables, les cotes exprimant le risque de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité découlant de comportements, de fausses idées ou de suppositions augmentaient de façon constante avec la sévérité de l’incapacité. Par rapport aux personnes ayant une incapacité légère, celles ayant une incapacité très sévère étaient près de trois fois plus susceptibles (RC = 2,9; IC à 95% : 2,4, 3,4) de rencontrer de tels obstacles (tableau 2). Lorsqu’on tient compte de tous les autres facteurs, les personnes ayant une incapacité et ayant indiqué au moins un besoin insatisfait en matière de soutien à l’incapacité (RC = 2,3; IC à 95% : 2,0, 2,5) étaient plus susceptibles de rencontrer des obstacles à l’accessibilité que les personnes dont les besoins en matière de soutien étaient satisfaits. De même, les personnes ayant au moins un besoin insatisfait en matière d’aide pour les activités quotidiennes étaient plus susceptibles (RC = 2,0; IC à 95% : 1,7, 2,2) de rencontrer au moins un obstacle que celles dont les besoins étaient satisfaits. Des recherches qualitatives ont montré que l’accès à différents types de soutien (p. ex. la technologie d’assistance, le soutien social) pouvait avoir une incidence sur la participation quotidienne des personnes ayant une incapacité (Hammel et coll., 2015).
| Caractéristique | Rapport de cotes | Intervalle de confiance de 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Sévérité de l'incapacité | |||
| Légère (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Modérée | 1,7 Tableau 2 Note * | 1,4 | 1,9 |
| Sévère | 2,5 Tableau 2 Note * | 2,1 | 2,9 |
| Très sévère | 2,9 Tableau 2 Note * | 2,4 | 3,4 |
| Besoins insatisfaits en matière de soutien aux personnes ayant une incapacité | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Besoins insatisfaits | 2,3 Tableau 2 Note * | 2,0 | 2,5 |
| Besoins insatisfaits en matière d’aide pour les activités quotidiennes | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Besoins insatisfaits | 2,0 Tableau 2 Note * | 1,7 | 2,2 |
| Groupe d'âge | |||
| 15 à 24 ans (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| 25 à 44 ans | 0,9 | 0,8 | 1,0 |
| 45 à 64 ans | 0,5 Tableau 2 Note * | 0,4 | 0,6 |
| 65 ans et plus | 0,3 Tableau 2 Note * | 0,3 | 0,4 |
| Genre | |||
| Hommes+ (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Femmes+ | 1,2 Tableau 2 Note * | 1,1 | 1,4 |
| 2ELGBTQ+ | |||
| Non 2ELGBTQ+ (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| 2ELGBTQ+ | 1,7 Tableau 2 Note * | 1,4 | 2,1 |
| Groupe racisé | |||
| Groupes non racisés, non autochtones (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Groupes racisés | 0,8 | 0,7 | 1,0 |
| Statut d’immigrant | |||
| Non-immigrants (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Immigrants | 1,0 | 0,8 | 1,2 |
| Quintile de revenu | |||
| Cinquième quintile, revenu le plus élevé (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Quatrième quintile | 0,8 Tableau 2 Note * | 0,7 | 1,0 |
| Troisième quintile | 0,9 | 0,8 | 1,1 |
| Deuxième quintile | 0,9 | 0,7 | 1,1 |
| Premier quintile, revenu le plus faible | 0,9 | 0,7 | 1,0 |
| Lieu de résidence | |||
| Régions rurales (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Petits centres de population | 1,2 | 1,0 | 1,4 |
| Moyens centres de population | 1,0 | 0,8 | 1,3 |
| Grands centres de population urbains | 1,2 Tableau 2 Note * | 1,0 | 1,4 |
La probabilité de rencontrer des obstacles diminue avec l’âge et est plus élevée chez les femmes, les personnes 2ELGBTQ+ et les personnes vivant dans les grands centres de population urbains
En matière de caractéristiques sociodémographiques, l’âge, le genre, l’identité 2ELGBTQ+ et le lieu de résidence étaient des prédicteurs significatifs de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité découlant de comportements, de fausses idées ou de suppositions, après la prise en compte des autres covariables. Malgré l’observation de différences significatives selon le statut d’immigrant dans les analyses descriptives, ces différences ne persistaient pas lorsque toutes les autres variables étaient maintenues constantes.
Les probabilités de rencontrer au moins un obstacle attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions diminuaient avec l’âge. Par rapport aux jeunes (15 à 24 ans) ayant une incapacité, les personnes âgées de 45 à 64 ans (RC = 0,5; IC à 95% : 0,4, 0,6) et de 65 ans et plus (RC = 0,3; IC à 95% : 0,3, 0,4) étaient moins susceptibles de rencontrer de tels obstacles (tableau 2). Les expériences de capacitisme chez les jeunes et les jeunes adultes ayant une incapacité ont été bien documentées dans le contexte universitaire et en milieu de travail (Lett et coll., 2020; Lindsay et coll., 2023; Mullins et Preyde, 2013). Parmi les groupes d’âge plus jeunes, on peut moins s’attendre à des incapacités, ce qui peut entraîner des réactions négatives (Menec et Perry, 1995). De même, des recherches antérieures ont révélé que les adultes ayant une incapacité au début de l’âge mûr étaient plus souvent confrontés à des attitudes négatives et à des comportements discriminatoires que ceux d’âge de la retraite (Namkung et Carr, 2019). Les femmes ayant une incapacité étaient plus susceptibles (RC = 1,2; IC à 95% : 1,1, 1,4) que les hommes ayant une incapacité de rencontrer des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions.
Les personnes 2ELGBTQ+ ayant une incapacité étaient plus susceptibles (RC = 1,7; IC à 95% : 1,4, 2,1) de rencontrer de tels obstacles que les personnes non 2ELGBTQ+ ayant une incapacité. Les personnes 2ELGBTQ+ ayant une incapacité font l’objet de discrimination dans divers contextes potentiellement plus complexes du fait de plusieurs identités stigmatisées (Kempapidis et coll., 2024). Par exemple, une étude portant sur les expériences de créateurs de contenu de médias sociaux ayant une incapacité a révélé que les créateurs 2ELGBTQ+ ayant une incapacité devaient faire face à considérablement plus de haine et de harcèlement capacitistes que leurs homologues non 2ELGBTQ+ (Heung et coll., 2024).
Quant au lieu de résidence, les personnes vivant dans les grands centres de population urbains étaient plus susceptibles (RC = 1,2; IC à 95% : 1,0, 1,4) de rencontrer des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions que les personnes ayant une incapacité vivant dans les régions rurales. Ces constatations correspondent aux résultats des recherches soulignant que les personnes vivant dans les régions urbaines étaient plus susceptibles de déclarer des formes d’isolement ou d’exclusion sur le plan social que celles vivant dans les régions rurales (Keefe et coll., 2006; Menec et coll., 2019; Repke et Ipsen, 2020; Whelan et coll., 2024).
Association entre les obstacles et les types d’incapacité liés à la santé mentale, au développement, à l’apprentissage et à la mémoire
Puisque 71 % des personnes ayant une incapacité ont au moins deux types d’incapacités concomitantes (Hébert et coll., 2024), l’effet de chaque type d’incapacité doit être déterminé, en tenant compte des effets de tous les autres types d’incapacité. À l’aide d’un modèle de régression logistique distinct, la probabilité de rencontrer au moins un obstacle à l’accessibilité découlant de comportements, de fausses idées ou de suppositions a été examinée en tenant compte des 10 types d’incapacité comme prédicteurs et en prenant en compte les autres covariables.
Les probabilités de rencontrer des obstacles attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions étaient supérieures chez les personnes ayant des incapacités liées à la santé mentale (RC = 2,1; IC à 95% : 1,9, 2,5), au développement (RC = 1,5; IC à 95% : 1,2, 1,9), à l’apprentissage (RC = 1,5; IC à 95% : 1,3, 1,7), à la mémoire (RC = 1,4; IC à 95% : 1,2, 1,7) et à l’ouïe (RC = 1,3; IC à 95% : 1,1, 1,5) [tableau 3]. Aucune différence significative de probabilité n’a été relevée pour l’incapacité liée à la vision, à la mobilité, à la flexibilité, à la dextérité ou à la douleur.
Les personnes ayant une incapacité intellectuelleNote 19 ou liée à la santé mentale font partie des personnes les plus stigmatisées et les plus exclues socialement (Ditchman et coll., 2013). De tels types d’incapacité sont souvent moins observables, ce qui peut influencer la manière dont ils sont perçus. Dans le cadre d’une étude portant sur les expériences vécues par les femmes ayant une incapacité et les microagressions, les femmes ne présentant aucun signe ni indice physique indiquant une limitation ont déclaré devoir faire face à davantage de microagressions relativement au déni de leur incapacité et à des défis lors de l’utilisation de mesures d’adaptation pour leur incapacité (Olkin et coll., 2019). Certaines perceptions des personnes ayant une incapacité liée à la santé mentale, notamment d’être perçues comme ayant davantage de contrôle sur leur incapacité ou d’être potentiellement instables, ont été associées à une stigmatisation quant à ce type d’incapacité et peuvent entraîner des comportements discriminatoires (Baldwin et Marcus, 2011).
| Caractéristique | Rapport de cotes | Intervalle de confiance de 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Incapacité liée à la vision | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la vision (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la vision | 1,1 | 1,0 | 1,3 |
| Incapacité liée à l'ouïe | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à l'ouïe (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à l'ouïe | 1,3 Tableau 3 Note * | 1,1 | 1,5 |
| Incapacité liée à la mobilité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la mobilité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la mobilité | 1,1 | 0,9 | 1,3 |
| Incapacité liée à la flexibilité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la flexibilité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la flexibilité | 1,2 | 1,0 | 1,4 |
| Incapacité liée à la dextérité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la dextérité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la dextérité | 1,1 | 0,9 | 1,3 |
| Incapacité liée à la douleur | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la douleur (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la douleur | 1,0 | 0,9 | 1,2 |
| Incapacité liée à l’apprentissage | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à l’apprentissage (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à l’apprentissage | 1,5 Tableau 3 Note * | 1,3 | 1,7 |
| Incapacité liée au développement | |||
| N’ayant pas de problème ni de trouble du développement (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant un problème ou un trouble du développement | 1,5 Tableau 3 Note * | 1,2 | 1,9 |
| Incapacité liée à la santé mentale | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la santé mentale (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la santé mentale | 2,1 Tableau 3 Note * | 1,9 | 2,5 |
| Incapacité liée à la mémoire | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la mémoire (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la mémoire | 1,4 Tableau 3 Note * | 1,2 | 1,7 |
Conclusion
Le présent rapport démontre l’importance de la sévérité et du type d’incapacité, des besoins insatisfaits, de l’âge, du genre, de l’identité 2ELGBTQ+ et du lieu de résidence (région urbaine ou rurale) lors de l’examen d’obstacles à l’accessibilité découlant de comportements, de fausses idées ou de suppositions concernant les personnes ayant une incapacité. En cernant les facteurs liés à l’incapacité et les caractéristiques sociodémographiques exacerbant les risques chez les personnes ayant une incapacité de rencontrer de tels obstacles, ces résultats peuvent orienter des programmes et des interventions visant à créer des environnements plus inclusifs quant aux obstacles relatifs à l’attitude. Par exemple, la forte association entre les besoins insatisfaits en matière de soutien à l’incapacité ou d’aide aux activités quotidiennes et la probabilité de rencontrer des obstacles indique que les interventions visant à répondre à ces besoins insatisfaits pourraient parvenir à améliorer la participation sociale des personnes ayant une incapacité.
Les obstacles à l’accessibilité attribuables aux comportements, aux fausses idées ou aux suppositions examinés dans ce rapport soulignent des attitudes sociétales envers les personnes ayant une incapacité. De telles attitudes peuvent façonner des politiques, des structures sociales et des environnements isolant et marginalisant davantage les personnes ayant une incapacité (Reber et coll., 2022). Le présent rapport confirme également l’importance d’accroître la sensibilisation et la compréhension du public quant à l’incapacité et d’inclure dans tout contexte de formation en soins de santé un volet particulier sur l’incapacité (Organisation mondiale de la Santé et Banque mondiale, 2011b). Les obstacles en matière d’attitude liés à l’accessibilité sont des comportements acquis pouvant être abordés dans le cadre d’interventions visant les milieux éducatif, familial et culturel (Babik et Gardner, 2021). Une approche globale ciblant divers niveaux, soit les personnes, les organisations, les établissements et les gouvernements, serait avantageuse en ce qui concerne les interventions visant à éliminer les fausses idées sur les personnes ayant une incapacité (Victoria, 2023). Des collectivités informées sont plus susceptibles de soutenir l’accessibilité et de veiller à ce que tout le monde puisse participer pleinement à la société.
De plus amples recherches sont nécessaires pour examiner l’éventail des possibilités de rencontrer de tels obstacles à l’accessibilité dans différents contextes et pour différentes sous-populations, en utilisant des méthodes quantitatives et qualitatives. Par exemple, comprendre la dynamique particulière de tels obstacles dans le contexte de services ou de programmes gouvernementaux peut contribuer à orienter la conception et la prestation de tels services et programmes afin de veiller à ce qu’ils soient pleinement accessibles. Puisque l’expérience des obstacles liés à l’attitude diminue avec l’âge, une analyse plus désagrégée et détaillée au sein des groupes d’âge pourrait fournir des renseignements importants. De même, une recherche qualitative approfondie pourrait aider à comprendre la probabilité plus élevée chez les femmes et les personnes 2ELGBTQ+ ayant une incapacité de rencontrer ces obstacles.
Annexe

Tableau de données du graphique 2
| Type d’incapacité | Personnes âgées de 15 ans et plus ayant une incapacité | ||
|---|---|---|---|
| pourcentage | Intervalle de confiance de 95 % — limite inférieure | Intervalle de confiance de 95 % — limite supérieure | |
| Notes : Les personnes ont été considérées comme ayant rencontré un obstacle si elles y avaient été confrontées « au moins parfois » au cours des 12 derniers mois. Aucun test de signification n’a été réalisé puisque les types d’incapacité ne forment pas des groupes mutuellement exclusifs. Dans l’analyse de la prévalence de la rencontre d’obstacles à l’accessibilité en fonction du type d’incapacité, il est important de faire preuve de prudence dans l’interprétation des données, car les personnes ayant une incapacité ont souvent plusieurs types d’incapacité concomitante. Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Vision | 40,3 | 38,2 | 42,5 |
| Ouïe | 38,4 | 36,1 | 40,8 |
| Mobilité | 39,1 | 37,4 | 40,9 |
| Flexibilité | 39,6 | 37,9 | 41,3 |
| Dextérité | 42,6 | 40,1 | 45,1 |
| Douleur | 38,8 | 37,4 | 40,2 |
| Apprentissage | 56,4 | 54,2 | 58,7 |
| Développement | 58,0 | 53,9 | 61,9 |
| Santé mentale | 53,5 | 51,8 | 55,3 |
| Mémoire | 56,9 | 54,2 | 59,9 |
| Caractéristique | Rapport de cotes | Intervalle de confiance de 95 % | |
|---|---|---|---|
| de | à | ||
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l’incapacité, 2022. |
|||
| Incapacité liée à la vision | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la vision (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la vision | 1,1 | 1,0 | 1,3 |
| Incapacité liée à l'ouïe | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à l'ouïe (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à l'ouïe | 1,3 Tableau 4 Note * | 1,1 | 1,5 |
| Incapacité liée à la mobilité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la mobilité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la mobilité | 1,1 | 0,9 | 1,3 |
| Incapacité liée à la flexibilité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la flexibilité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la flexibilité | 1,2 | 1,0 | 1,4 |
| Incapacité liée à la dextérité | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la dextérité (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la dextérité | 1,1 | 0,9 | 1,3 |
| Incapacité liée à la douleur | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la douleur (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la douleur | 1,0 | 0,9 | 1,2 |
| Incapacité liée à l’apprentissage | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à l’apprentissage (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à l’apprentissage | 1,5 Tableau 4 Note * | 1,3 | 1,7 |
| Incapacité liée au développement | |||
| N’ayant pas de problème ni de trouble du développement (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant un problème ou un trouble du développement | 1,5 Tableau 4 Note * | 1,2 | 1,9 |
| Incapacité liée à la santé mentale | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la santé mentale (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la santé mentale | 2,1 Tableau 4 Note * | 1,9 | 2,5 |
| Incapacité liée à la mémoire | |||
| N’ayant pas d’incapacité liée à la mémoire (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Ayant une incapacité liée à la mémoire | 1,4 Tableau 4 Note * | 1,2 | 1,7 |
| Besoins insatisfaits en matière de soutien aux personnes ayant une incapacité | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Besoins insatisfaits | 2,2 Tableau 4 Note * | 1,9 | 2,5 |
| Besoins insatisfaits en matière d’aide pour les activités quotidiennes | |||
| Besoins satisfaits (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Besoins insatisfaits | 2,0 Tableau 4 Note * | 1,8 | 2,3 |
| Groupe d'âge | |||
| 15 à 24 ans (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| 25 à 44 ans | 1,0 | 0,8 | 1,1 |
| 45 à 64 ans | 0,7 Tableau 4 Note * | 0,6 | 0,9 |
| 65 ans et plus | 0,5 Tableau 4 Note * | 0,4 | 0,6 |
| Genre | |||
| Hommes+ (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Femmes+ | 1,2 Tableau 4 Note * | 1,1 | 1,4 |
| 2ELGBTQ+ | |||
| Non 2ELGBTQ+ (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| 2ELGBTQ+ | 1,6 Tableau 4 Note * | 1,3 | 1,9 |
| Groupe racisé | |||
| Groupes non racisés, non autochtones (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Groupes racisés | 0,8 | 0,7 | 1,0 |
| Statut d’immigrant | |||
| Non-immigrants (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Immigrants | 1,1 | 0,9 | 1,4 |
| Quintile de revenu | |||
| Cinquième quintile, revenu le plus élevé (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Quatrième quintile | 0,8 | 0,7 | 1,0 |
| Troisième quintile | 0,9 | 0,8 | 1,1 |
| Deuxième quintile | 0,9 | 0,8 | 1,1 |
| Premier quintile, revenu le plus faible | 0,9 | 0,7 | 1,1 |
| Lieu de résidence | |||
| Régions rurales (catégorie de référence) | 1,0 | ... n'ayant pas lieu de figurer | ... n'ayant pas lieu de figurer |
| Petits centres de population | 1,2 | 1,0 | 1,4 |
| Moyens centres de population | 1,0 | 0,8 | 1,2 |
| Grands centres de population urbains | 1,1 | 1,0 | 1,3 |
Références
Allen, S.M., et V. Mor. (1997). « The prevalence and consequences of unmet need: Contrasts between older and younger adults with disability », Medical care, vol. 35, no 11, p. 1132 à 1148. https://www.jstor.org/stable/3767475
Babik, I., et E.S. Gardner. (2021). « Factors affecting the perception of disability: A developmental perspective », Frontiers in Psychology, vol. 12, 702166. https://doi.org/10.3389/fpsyg.2021.702166
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