Enquête canadienne sur l'incapacité, 2012
Les incapacités liées à la douleur chez les Canadiens âgés de 15 ans et plus, 2012

par Christine Bizier, Gail Fawcett et Sabrina Gilbert

Date de diffusion : le 5 juillet 2016 Correction date: (if required)
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Les résultats figurant dans le présent feuillet d’information proviennent de l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2012, qui visait les personnes de 15 ans et plus vivant dans des logements privés et présentant des limitations d’activités au moment de l’Enquête nationale auprès des ménages (ENM) de 2011.

Dans le cadre de l’ECI, un répondant est considéré comme ayant une incapacité seulement s’il a déclaré une difficulté ou une limitation fonctionnelle attribuable à une condition ou à un problème de santé à long terme, mais aussi s’il a indiqué être limité dans ses activités quotidiennes en raison de sa condition. L’annexe A présente les définitions des incapacités liées à la douleur selon l’ECI.

Fait à noter, les personnes vivant en établissement, y compris les établissements de soins pour bénéficiaires internes, n’étaient pas visées par l’ECI de 2012. Pour obtenir d’autres renseignements, veuillez consulter la publication Enquête canadienne sur l’incapacité, 2012 : Guide des concepts et méthodes, produit no 89-654-X2014001 au catalogue.

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Selon l’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2012, 3 775 900 (13,7 %) Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré un type d’incapacité, et 2 664 200 (9,7 % des adultes au Canada) ont indiqué avoir une incapacité liée à la douleur qui les limitait dans leurs activités quotidiennes (tableau 1). L’arthrite, la dorsalgie et la dorsopathie étaient les problèmes de santé sous-jacents les plus souvent mentionnés par les personnes présentant des incapacités liées à la douleur.

Tableau 1
Prévalence des incapacités selon le type, personnes âgées de 15 ans et plus, Canada, 2012
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Prévalence des incapacités selon le type. Les données sont présentées selon Type d'incapacité (titres de rangée) et Population et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Type d'incapacité Population Pourcentage
Total des incapacités 3 775 900 13,7
Liée à la douleur 2 664 200 9,7
Flexibilité 2 078 000 7,6
Mobilité 1 971 800 7,2
Liée à la santé mentale 1 059 600 3,9
Dextérité 953 100 3,5
Ouïe 874 600 3,2
Vision 756 300 2,8
Mémoire 628 200 2,3
Apprentissage 622 300 2,3
Développement 160 500 0,6
Inconnue 79 500 0,3

Comme pour les incapacités en général, la probabilité de présenter une incapacité liée à la douleur augmentait de façon considérable selon le groupe d’âge — le taux de prévalence variant de 1,9 % chez les adultes de 15 à 24 ans à 22,2 % chez ceux de 65 ans et plus (graphique 1). Chez les femmes, la prévalence des incapacités liées à la douleur était plus élevée que chez les hommes, et ce, peu importe le groupe d’âge; on observait l’écart le plus important dans le cas des personnes de 65 ans et plus, 24,8 % des femmes ayant déclaré une incapacité liée à la douleur, par rapport à 19,1 % des hommes.

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1. Les données sont présentées selon Groupe d'âge (titres de rangée) et Incapacités liées à la douleur et Total des incapacités, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Groupe d'âge Incapacités liées à la douleur Total des incapacités
pourcentage
15 à 24 ans 1,9 4,4
25 à 44 ans 4,5 6,5
45 à 64 ans 12,7 16,1
65 ans et plus 22,2 33,2

Incapacités multiples

Les incapacités liées à la douleur accompagnaient souvent d’autres types d’incapacités : 88,1 % des adultes présentant des incapacités liées à la douleur avaient aussi mentionné avoir au moins un autre type d’incapacité en 2012. Parmi les personnes de 15 à 24 ans ayant une incapacité liée à la douleur, près de la moitié affichaient également une incapacité liée à la santé mentale, et environ deux personnes sur cinq présentaient un trouble de mobilité ou de flexibilité. Chez les groupes les plus âgés, les troubles de mobilité et de flexibilité étaient les types d’incapacités cooccurrentes les plus importants.

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2 Développement, Apprentissage, Liée à la santé mentale, Mobilité, Vision/Ouïe, Dextérité, Flexibilité et Mémoire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  Développement Apprentissage Liée à la santé mentale Mobilité Vision/Ouïe Dextérité Flexibilité Mémoire
pourcentage
15 à 24 ans 16,7 37,9 47,6 39,7 22,4 18,0 42,1 24,2
25 à 64 ans 3,2 19,8 37,2 57,3 33,0 30,8 65,0 19,7
65 ans et plus 1,2Note E: à utiliser avec prudence 11,2 16,6 70,2 39,8 31,7 66,8 17,1

Études

Niveau de scolarité

Les adultes en âge de travailler (ceux de 15 à 64 ans) présentant des incapacités liées à la douleurNote 1 affichaient un niveau de scolarité moins élevé que celui des personnes sans incapacité. Par exemple, les adultes de 15 à 64 ans qui n’étaient pas aux études et qui avaient déclaré une incapacité liée à la douleur étaient plus susceptibles que ceux sans incapacité à ne pas avoir terminé des études secondaires (20,6 % par rapport à 13,1 %). Cette tendance était particulièrement marquée chez les deux groupes les plus jeunes : les personnes ayant des incapacités liées à la douleur étaient près de deux fois plus susceptibles que celles sans incapacité de ne pas avoir terminé des études secondaires (46,6 % par rapport à 25,4 % chez les 15 à 24 ans et 17,2 % par rapport à 9,5 % chez les 25 à 44 ans).

Aussi, les adultes de 15 à 64 ans ayant une incapacité liée à la douleur étaient moins susceptibles (51,1 %) que leurs homologues sans incapacité (61,1 %) d’avoir obtenu un titre d’études postsecondairesNote 2.

Tableau de données du graphique 3
Tableau de données du graphique 3
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 3. Les données sont présentées selon Niveau de scolarité (titres de rangée) et Ayant une incapacité liée à la douleur et Sans incapacité, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Niveau de scolarité Ayant une incapacité liée à la douleur Sans incapacité
pourcentage
Niveau inférieur aux études secondaires 20,6 13,1
Études secondaires 28,2 25,8
Études postsecondaires 51,1 61,1

Expériences scolaires

Dans le cadre de l’ECI (Enquête canadienne sur l’incapacité) de 2012, on a posé aux adultes ayant une incapacité qui étaient aux études ou qui l’avaient été récemmentNote 3 une série de questions sur leurs expériences scolaires et la façon dont leur incapacité pouvait avoir eu une incidence sur ces expériencesNote 4. Plus de la moitié des adultes ayant une incapacité liée à la douleur ont indiqué que leur incapacité avait eu une incidence sur leur choix de cours ou de carrière. De même, environ deux personnes sur cinq ont indiqué que leur incapacité les avait incitées à s’inscrire à moins de cours, à prendre plus de temps pour obtenir leur niveau de scolarité actuel et qu’elles avaient dû interrompre leurs études en raison de cette incapacité (tableau 2). Bon nombre de répondants ont indiqué que leur incapacité avait eu de nombreuses répercussions sur leurs expériences scolaires.

Tableau 2
Incidence de l'incapacité sur les expériences scolaires des adultes ayant une incapacité liée à la douleur, personnes âgées de 15 ans et plus, Canada, 2012
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Incidence de l'incapacité sur les expériences scolaires des adultes ayant une incapacité liée à la douleur. Les données sont présentées selon Incidence de l'incapacité (titres de rangée) et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Incidence de l'incapacité Pourcentage
Son incapacité a influé sur son choix de cours ou de carrière 53,3
S’est inscrit à moins de cours en raison de son incapacité 42,2
A pris plus de temps pour obtenir le niveau de scolarité actuel en raison de son incapacité 39,2
A interrompu ses études en raison de son incapacité 37,7
Est retourné à l’école pour se recycler en raison de son incapacité 36,7
A changé son orientation scolaire en raison de son incapacité 33,4
A mis fin à ses études en raison de son incapacité 30,3
A été exclu ou tenu à l'écart à l'école en raison de son incapacité 27,3

Emploi

Situation d’activité

Près de la moitié (47,3 %) des adultes de 15 à 64 ans qui avaient une incapacité liée à la douleur étaient inactifs, 6,7 % étaient sans emploi, et moins de la moitié (46,0 %) occupaient un emploiNote 5.

En fait, le taux d’emploi des adultes sans incapacité qui étaient en âge de travailler atteignait environ une fois et demie celui des adultes ayant une incapacité liée à la douleur (73,6 % par rapport à 46,0 %), et cette tendance s’observait dans chacun des groupes d’âge (graphique 4).

Graphique 4 Taux d'emploi des adultes ayant une incapacité liée à la douleur et de ceux sans incapacité, selon le groupe d'âge, personnes âgées de 15 à 64 ans, Canada, 2012

Tableau de données du graphique 4
Tableau de données du graphique 4
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 4 15 à 24 ans, 25 à 34 ans, 35 à 44 ans, 45 à 54 ans et 55 à 64 ans, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
  15 à 24 ans 25 à 34 ans 35 à 44 ans 45 à 54 ans 55 à 64 ans
pourcentage
Ayant une incapacité liée à la douleur 38,7 56,2 53,7 51,8 36,9
Sans incapacité 51,9 81,9 84,0 83,6 64,0

Incapacité en milieu de travail

Près du quart (24,6 %) des adultes ayant une incapacité liée à la douleur qui occupaient un emploi ont indiqué que leur employeur ignorait qu’ils avaient une telle incapacité.

Parmi les adultes ayant une incapacité liée à la douleur qui étaient actifs sur le marché du travail au moment de l’enquête ou qui l’étaient au cours des cinq années précédentes, 46,0 % ont déclaré qu’ils croyaient que leur employeur les considérait comme désavantagés, et 44,3 % ont indiqué qu’ils se sentaient désavantagés sur le plan de l’emploi (graphique 5). Pour ce qui est des indicateurs plus spécifiques d’un désavantage sur le marché du travail, 12,5 % estimaient qu’on leur avait refusé un emploi, 8,6 % jugeaient qu’on leur avait refusé une promotion, et 8,2 % croyaient qu’on leur avait refusé une entrevue d’emploi — dans tous ces cas en raison de leurs incapacités. Il convient de souligner que ces chiffres sont fondés sur les répercussions de l’ensemble des types d’incapacités que pouvaient présenter les personnes ayant une incapacité liée à la douleur.

Graphique 5 Perception de discrimination ou de désavantage sur le plan de l'emploi chez les adultes ayant une incapacité liée à la douleur, personnes âgées de 15 ans et plus, Canada, 2012

Tableau de données du graphique 5
Tableau de données du graphique 5
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 5. Les données sont présentées selon Discrimination ou désavantage perçu(e) (titres de rangée) et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Discrimination ou désavantage perçu(e) Pourcentage
Croient que leur employeur les considère désavantagés 46,0
Se sentent désavantagés 44,3
Emploi refusé 12,5
Promotion refusée 8,6
Entrevue d'emploi refusée 8,2

Modifications nécessaires au travail

Dans l’ensemble, 47,9 % des adultes présentant une incapacité liée à la douleur et qui occupaient un emploi au moment de l’enquête ou en avaient occupé un récemmentNote 6 ont déclaré qu’il leur fallait au moins une mesure d’adaptation en milieu de travail, comme des heures de travail modifiées (26,8 %), une chaise avec soutien dorsal (21,0 %), une redéfinition des tâches (17,1 %), un poste de travail modifié (14,5 %) et d’autres types de mesures d’adaptation. Parmi les répondants nécessitant des mesures d’adaptation, 50,8 % d’entre eux ont déclaré que tous leurs besoins avaient été satisfaits, alors que 24,7 % ont indiqué que certains de leurs besoins avaient été satisfaits. La proportion restante de 24,5 % a mentionné qu’aucun de leurs besoins n’avait été satisfait. Étant donné le taux élevé de cooccurrence avec d’autres types d’incapacités, il est possible que certaines de ces mesures d’adaptation soient attribuables à des incapacités autres que les incapacités liées à la douleur.

Nombre d’heures travaillées

Les adultes en âge de travailler (ceux de 15 à 64 ans) ayant une incapacité liée à la douleur et qui occupaient un emploi travaillaient en moyenne 34 heures par semaineNote 7, c’est-à-dire moins que le nombre moyen d’heures travaillées par semaine observé chez les répondants sans incapacité (37 heures)Note 8.

Répondants inactifs

Parmi les adultes ayant une incapacité liée à la douleur âgés de 15 à 64 ans et qui n’étaient pas actifs, la majorité d’entre eux (77,2 %) ont déclaré que leur incapacité les empêchait de travailler. Parmi ces répondants, 18,4 % ont indiqué qu’une mesure d’adaptation leur permettrait de travailler. De plus, 27,2 % ont mentionné qu’ils chercheraient du travail au cours des 12 prochains mois. On a demandé aux répondants qui avaient l’intention de chercher un emploi de préciser pourquoi ils souhaitaient retourner au travail :

Un grand nombre de répondants inactifs ont rencontré des obstacles qui les ont incités à ne pas chercher d’emploi. Parmi les obstacles à la recherche d’emploi les plus souvent mentionnés par les répondants ayant une incapacité liée à la douleur, on notait le peu d’emplois disponibles localement (25,4 %) et une formation ou une expérience inadéquate (23,8 %) (graphique 6).

Graphique 6 Prévalence des obstacles à la recherche d'emploi chez les adultes ayant une incapacité liée à la douleur qui ne faisaient pas partie de la population active, personnes âgées de 15 à 64 ans, Canada, 2012

Tableau de données du graphique 6
Tableau de données du graphique 6
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 6. Les données sont présentées selon Obstacles à la recherche d'emploi (titres de rangée) et Pourcentage(figurant comme en-tête de colonne).
Obstacles à la recherche d'emploi Pourcentage
Peu d'emplois disponibles localement 25,4
Formation ou expérience inadéquate 23,8
Échec des tentatives précédentes 22,2
Perdrait l'aide financière additionnelle (p. ex. logement ou assurance-médicaments) 15,2

Mesures de soutien

Dans l’ensemble, quatre adultes sur cinq (79,3 %) présentant une incapacité liée à la douleur ont indiqué qu’ils avaient besoin d’aide pour effectuer certaines de leurs activités quotidiennes, et environ trois personnes sur cinq (61,8 %) de ce groupe ont déclaré avoir des besoins non satisfaits pour au moins l’une de ces mesures de soutien.

Bien que près des trois quarts (72,6 %) des adultes ayant une incapacité liée à la douleur aient déclaré recevoir de l’aide pour au moins un type d’activité quotidienne, on constatait des besoins non satisfaits en ce qui a trait aux différents types d’aide, comme le démontre le graphique 7. Par exemple, environ le tiers (34,4 %) des adultes ayant une incapacité liée à la douleur ont mentionné que le besoin d’aide pour accomplir les gros travaux ménagers n’était pas comblé, alors qu’environ 1 adulte sur 20 a déclaré que son besoin d’aide pour les soins médicaux à domicile ou les déplacements à l’intérieur du domicile était non satisfait.

Graphique 7 Besoins d'aide satisfaits et non satisfaits pour les activités quotidiennes chez les adultes ayant une incapacité liée à la douleur, personnes âgées de 15 ans et plus, Canada, 2012

Tableau de données du graphique 7
Tableau de données du graphique 7
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 7. Les données sont présentées selon Aides pour les activités quotidiennes (titres de rangée) et A besoin d'aide, mais n'en reçoit pas et Reçoit l'aide nécessaire, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Aides pour les activités quotidiennes A besoin d'aide, mais n'en reçoit pas Reçoit l'aide nécessaire
pourcentage
Gros travaux ménagers 34,4 31,1
Tâches ménagères quotidiennes 24,9 24,1
Aller à des rendez-vous et
faire des courses
19,6 24,0
Préparation des repas 12,2 18,2
Finances personnelles 7,6 13,6
Soins personnels 6,6 9,5
Soins médicaux 5,1 7,6
Déplacements à l'intérieur
du domicile
5,1 6,0
Garde des enfants 1,6 1,1

Les membres de la famille, en particulier ceux appartenant au même ménage, étaient les plus susceptibles de fournir de l’aide pour les activités quotidiennes. Par exemple, parmi les répondants qui recevaient de l’aide pour ces activités, 65,6 % de ceux ayant une incapacité liée à la douleur obtenaient de l’aide de membres de la famille vivant avec eux, et 42,2 % recevaient de l’aide de membres de la famille ne vivant pas avec eux. L’aide pour les activités quotidiennes provenait aussi d’autres sources. Par exemple, parmi les adultes qui obtenaient de l’aide, 27,8 % de ceux qui avaient une incapacité liée à la douleur ont aussi indiqué qu’ils recevaient cette aide de la part d’un ami ou d’un voisin, 20,8 %, d’un organisme ou de personnes rémunérées, et 12,3 % ont mentionné recevoir l’aide d’un organisme, à titre gracieux. L’aide obtenue par les personnes qui en avaient besoin provenait de toute évidence de nombreuses sources.

Revenu

Revenu personnel des adultes en âge de travailler

Le revenu personnel médian (avant impôts) des adultes en âge de travailler (ceux de 15 à 64 ans) ayant une incapacité liée à la douleurNote 9 s’établissait à 21 400 $ — ce qui correspond à environ 70 % de celui des répondants sans incapacité (31 200 $)Note 10. Les hommes en âge de travailler présentant des incapacités liées à la douleur touchaient un revenu personnel médian plus élevé que celui des femmes (26 200 $ par rapport à 17 700 $).

Les répondants qui avaient une incapacité liée à la douleur (48,2 %) étaient aussi plus susceptibles que ceux sans incapacité (18,7 %) de compter sur les transferts gouvernementauxNote 11 comme principale source de revenu. De plus, le revenu d’emploi médianNote 12 observé chez les adultes occupant un emploi et ayant une incapacité liée à la douleur était inférieur à celui des adultes sans incapacité (26 400 $ par rapport à 34 100 $). En outre, les hommes présentant des incapacités liées à la douleur et qui occupaient un emploi touchaient un revenu d’emploi médian plus élevé que celui des femmes (32 600 $ par rapport à 22 400 $).

Conclusion

Les adultes ayant une incapacité liée à la douleur font face à de nombreux défis. Le taux de cooccurrence avec d’autres types d’incapacités était très élevé. Plus particulièrement, la majorité des personnes présentant une incapacité liée à la douleur avait aussi une incapacité liée à la mobilité ou à la flexibilité. Toutefois, parmi les jeunes adultes de 15 à 24 ans, les incapacités liées à la douleur étaient plus susceptibles d’être accompagnées par une incapacité liée à la santé mentale. Parallèlement, le niveau de scolarité et le taux d’emploi chez les adultes ayant une incapacité liée à la douleur étaient inférieurs à ceux des adultes sans incapacité. Même lorsqu’elles occupaient un emploi, les personnes ayant une incapacité liée à la douleur affichaient les niveaux de revenu d’emploi les plus bas. Par conséquent, il n’est pas surprenant de constater que les adultes en âge de travailler qui présentaient une incapacité liée à la douleur étaient plus susceptibles que les personnes sans incapacité de compter sur les transferts gouvernementaux comme principale source de revenu. Près de quatre adultes sur cinq présentant une incapacité liée à la douleur ont indiqué avoir besoin d’aide pour effectuer leurs activités quotidiennes (en particulier pour accomplir les activités qui demandent plus d’effort physique comme les gros travaux ménagers et les tâches ménagères quotidiennes), et environ les trois cinquièmes d’entre eux ont déclaré des besoins non satisfaits.

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Annexe A

Identification des adultes ayant une incapacité liée à la douleur

L’Enquête canadienne sur l’incapacité (ECI) de 2012 décrivait les adultes ayant une incapacité liée à la douleur comme étant les personnes dont les activités quotidiennes étaient limitées en raison de difficultés causées par une douleur constante ou récurrente. L’enquête a utilisé les nouvelles questions d’identification des incapacités (QII) pour déterminer la présence de l’incapacité. L’étape initiale de l’identification d’une incapacité liée à la douleur consistait à établir l’existence d’une douleur qui est « toujours présente » ou de douleurs qui « reviennent de temps à autre » à l’aide des questions suivantes :

DSQ_21
Avez-vous de la douleur qui est toujours présente?

DSQ_22
Avez-vous des périodes de douleur qui reviennent de temps à autre?

Les personnes ayant répondu par l’affirmative à l’une ou l’autre de ces questions, ou encore aux deux, indiquant une douleur constante ou récurrente, répondaient à une question de suivi pour déterminer à quelle fréquence cette difficulté les limitait dans leurs activités quotidiennes :

DSQ_23
À quelle fréquence cette douleur limite-t-elle vos activités?

  • Jamais
  • Rarement
  • Parfois
  • Souvent
  • Toujours

Les personnes ayant déclaré être limitées au moins « rarement » répondaient à une question de suivi pour déterminer le niveau de difficulté ressenti :

DSQ_24
Lorsque vous ressentez cette douleur, combien de difficulté avez-vous avec vos activités?

  • Aucune difficulté
  • Un peu (de difficulté)
  • Beaucoup (de difficulté)
  • Vous ne pouvez pas faire la plupart de vos activités

On identifiait une incapacité liée à la douleur lorsque les répondants déclaraient être limités au moins parfois, et ce, quel que soit le niveau de difficulté ressenti. Aussi, ceux ayant déclaré n’être limités que rarement étaient considérés comme ayant une incapacité liée à la douleur s’ils avaient aussi indiqué avoir beaucoup de difficulté à effectuer la plupart de leurs activités ou en être incapables, lorsqu’ils étaient limités par la douleur.

On estime qu’environ 3 897 400 adultes canadiens ont déclaré ressentir une douleur permanente ou intermittente. De ce nombre, 1 233 100 personnes (4,5 % de la population adulte) ont indiqué ne pas être limitées par leur douleur. Cependant, 2 664 200 (9,7 %) adultes canadiens ont été identifiés comme ayant une incapacité liée à la douleur en se fondant sur la méthodologie décrite ci-dessus.

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