Nouvelle mesure de l’incapacité dans les enquêtes : questions d’identification des incapacités (QII)
6. Version abrégée des QII
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- Page principale
- 1. Contexte
- 2. Mesure de l’incapacité à Statistique Canada
- 3. Élaboration des QII
- 4. Les nouvelles QII
- 5. Score de sévérité
- 6. Version abrégée des QII
- 7. Usages actuels et futurs des QII
- 8. Comparaison des QII avec d’autres mesures de la santé
- 9. Progrès récents
- 10. Conclusion
- Annexes
- Renseignements supplémentaires
- Version PDF
La section qui suit explique pourquoi il a fallu créer une version abrégée des QII, ainsi que les étapes d’élaboration de cette version.
6.1. Pourquoi une version abrégée des QII?
Les QII présentent plusieurs avantages : 1) elles sont entièrement fondées sur le modèle social de l’incapacité et tiennent compte des limitations d’activités pour identifier l’incapacité (sauf dans le cas des troubles du développement, qui constituent par définition une incapacité); 2) elles couvrent 10 types d’incapacité; 3) elles offrent une meilleure couverture des types d’incapacité non physiques grâce à des questions filtres posées au début de l’interview qui sont plus inclusives que celles de l’ENM; 4) elles fournissent toute l’information nécessaire pour calculer un score de sévérité fondé sur l’intensité de la difficulté et la fréquence des limitations d’activités pour chaque type d’incapacité.
De plus, les essais qualitatifs et quantitatifs ont montré que les QII constituent une mesure valide et fiable de l’incapacité. Les participants répondent aux QII comme on s’y attend. Les essais quantitatifs menés dans le cadre de l’EPA et de l’ESCC ont révélé que les QII donnent des mesures de l’incapacité hautement comparables, même lorsqu’on les administre dans des contextes d’enquête différents.
Le principal inconvénient des QII est leur longueur. Selon les résultats des deux essais quantitatifs d’envergure, il faut en moyenne trois à quatre minutes pour les administrer. La plupart des enquêtes auprès de l’ensemble de la population ne peuvent pas se permettre d’ajouter trois ou quatre minutes de contenu supplémentaire, particulièrement si le sujet principal de l’enquête n’est pas directement lié à l’incapacité.
Plusieurs des idées proposées pour raccourcir les QII auraient exigé que l’on élimine des questions et que l’on en regroupe d’autres, ce qui risquait de créer de la confusion pour les répondants. Des essais qualitatifs étendus auraient aussi été nécessaires pour évaluer la capacité des répondants à comprendre ces nouvelles questions.
6.2. Exigences minimales de la version abrégée des QII
L’élaboration des QII a été motivée, entre autres, par la décision de Statistique Canada de retirer les questions filtres du recensement des enquêtes auprès de l’ensemble de la population parce que les questions, d’une part, sélectionnaient un trop grand nombre de personnes sans incapacité (faux positifs) et, d’autre part, ne sélectionnaient pas adéquatement l’éventail complet des personnes ayant une incapacité (faux négatifs). Les enquêtes auprès de l’ensemble de la population qui ont utilisé ces questions donnaient des taux d’incapacité très différents. La stratégie de recherche d’EDSC visait entre autres à mieux utiliser toutes les données d’enquête sur les personnes ayant une incapacité. Il fallait donc intégrer aux enquêtes auprès de l’ensemble de la population portant sur des thèmes spécifiques un court module pour identifier les personnes ayant une incapacité, afin de remplacer les anciennes questions filtres du recensement.
Si le seul but est de remplacer les anciennes questions filtres du recensement, la version abrégée des QII doit à tout le moins permettre d’identifier les personnes ayant une incapacité, sans nécessairement déterminer le type ni la sévérité de l’incapacité.
6.3. Version préliminaire des QII abrégées
L’objectif était de créer une version abrégée des QII comparable et compatible avec la version longue. Il était possible d’utiliser les mêmes questions, mais il fallait les administrer de façon à réduire le temps d'interview.
6.3.1. Identification de la présence d’une incapacité (version « IPI » des QII abrégées)
Si l’unique but des QII abrégées était d’identifier les personnes ayant une incapacité sans connaître les détails sur le type d’incapacité, les QII pourraient être administrées telles quelles, mais le module prendrait fin dès qu’un premier type d’incapacité est identifié, puisque la personne est déjà identifiée comme ayant une incapacité. Cette façon de faire réduirait le temps d’interview moyen parce que bon nombre de gens ont plus d’un type d’incapacité et qu’il ne serait pas nécessaire de passer à travers toutes les questions de sélection pour les identifier tous. Pour gagner encore plus de temps, on pourrait faire de même avec les questions filtres : dès le premier « Oui », on pourrait sauter les autres questions filtres puisque les questions de sélection seront posées plus loin. Le principal avantage de cette méthode est qu’elle permet d’obtenir le même taux d’incapacité que la version longue des QII. La seule différence est que cette version abrégée ne produirait pas d’information sur tous les types d’incapacité et, en conséquence, ne fournirait pas les données nécessaires pour calculer un score de sévérité.
Cette version n’était pas la version finale des QII abrégées, mais elle a donné lieu à d’autres idées qui ont culminé par la création des QII abrégées. Ce premier prototype a été appelé la version « identification de la présence d’une incapacité » (IPI).
Pour déterminer si ce changement serait suffisant pour réduire la durée moyenne d’administration des questions, on a utilisé les fichiers de pistes de vérification de l’essai quantitatif de la version longue des QII dans le cadre de l’EPA. On a effectué une simulation pour déterminer quelles questions auraient été sautées si la version IPI avait été utilisée, et combien de temps on aurait gagné. La durée moyenne d’administration de la version IPI s’établissait à 1 minute 54 secondes.
Le graphique 5 illustre comment la version IPI influe sur la proportion de personnes à qui on pose chaque question, comparativement à la version longue. Les nombreuses questions sautées dans la version IPI font en sorte que la proportion de personnes à qui on pose chaque question subséquente est de plus en plus petite, par rapport aux QII originales.

Description du graphique 5
Le titre du graphique est « Graphique 5 Proportion des répondants à qui on pose chaque question de la version originale et de la version IPI des questions d'identification des incapacités ».
Ceci est un graphique linéaire simple.
Il y a au total 40 catégories sur l'axe horizontal. L'axe vertical débute à 0 et se termine à 100 avec des mesures à tous les 10 points.
Il y a 2 séries dans ce graphique.
L'axe vertical s'intitule « pourcentage ».
L'axe horizontal s'intitule « Numéro de question ».
Le titre de la série 1 est « Version originale des QII ».
La valeur minimale est 1 et ceci correspond à « 31 et 32 ».
La valeur maximale est 100 et ceci correspond à « 1 ».
Le titre de la série 2 est « Version IPI des QII ».
La valeur minimale est 0 et ceci correspond à « 13, 31 et 32 ».
La valeur maximale est 100 et ceci correspond à « 1 ».
| Version originale des QII | Version IPI des QII | |
|---|---|---|
| 1 | 100 | 100 |
| 2 | 99 | 87 |
| 3 | 99 | 74 |
| 4 | 99 | 68 |
| 5 | 64 | 65 |
| 6 | 10 | 9 |
| 7 | 40 | 38 |
| 8 | 39 | 38 |
| 9 | 11 | 11 |
| 10 | 39 | 31 |
| 11 | 39 | 31 |
| 12 | 13 | 10 |
| 13 | 39 | 0 |
| 14 | 39 | 25 |
| 15 | 39 | 25 |
| 16 | 15 | 10 |
| 17 | 39 | 18 |
| 18 | 39 | 18 |
| 19 | 17 | 8 |
| 20 | 39 | 15 |
| 21 | 7 | 3 |
| 22 | 39 | 14 |
| 23 | 39 | 14 |
| 24 | 29 | 10 |
| 25 | 29 | 8 |
| 26 | 39 | 9 |
| 27 | 39 | 9 |
| 28 | 6 | 1 |
| 29 | 5 | 1 |
| 30 | 39 | 8 |
| 31 | 1 | 0 |
| 32 | 1 | 0 |
| 33 | 27 | 8 |
| 34 | 13 | 4 |
| 35 | 13 | 3 |
| 36 | 39 | 7 |
| 37 | 6 | 1 |
| 38 | 5 | 1 |
| 39 | 35 | 6 |
| 40 | 14 | 1 |
| Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2011. | ||
6.3.2. Synchronisation de la version IPI des QII abrégées
Comme il fallait quand même près de deux minutes pour administrer la version IPI et qu'elle produisait si peu d’information (présence d’une incapacité seulement), d’autres possibilités ont été explorées. Pour réduire la durée d’administration de la version IPI, on a proposé d’utiliser les réponses aux questions filtres pour déterminer quelles questions de sélection seraient posées. Dans les QII originales, si une réponse positive est donnée à une question filtre, toutes les questions de sélection sont posées. L’idée était de « synchroniser » les questions de sélection avec les questions filtres en fonction de leur relation conceptuelle. Chaque type d’incapacité est relié à une catégorie d’incapacité, et chaque catégorie d’incapacité est associée à une question filtre (tableau 8).
| Question filtre et catégorie d'incapacité | Types d'incapacité |
|---|---|
| F1 - Sensorielle | Vue, Ouïe |
| F2 - Physique | Mobilité, Flexibilité, Dextérité, DouleurTableau 8, Note 1 |
| F3 - Cognitive | Apprentissage, Développement, Mémoire |
| F4 - Santé mentale | Santé mentale |
| F5 et F6 - Autre/inconnu | Autre/inconnu |
|
|
Synchroniser les questions de sélection avec les questions filtres signifie que si la réponse à une question filtre particulière est « Non », toutes les questions de sélection associées aux types d’incapacité reliés à la question filtre sont sautées, parce qu’on présume qu’il n’y a pas d’incapacité de ces types. On gagne ainsi du temps, mais on obtient un taux d’incapacité différent de celui de la version longue. D’après les essais quantitatifs de l’EPA et de l’ESCC, un répondant peut répondre « Non » à une question filtre particulière et être retenu pour les questions de sélection à cause de sa réponse à une autre question filtre, puis déclarer une incapacité d’un type associé à la question filtre à laquelle il avait initialement répondu « Non ». En vertu de la méthode de synchronisation, ce répondant serait considéré comme n’ayant pas ce type d’incapacité puisque sa réponse à la question filtre connexe est négative.
Si l’ordre des questions ne change pas, la synchronisation exige qu’on pose à tous les participants les quatre premières questions filtres; il n’est plus possible de passer directement aux questions de sélection si la réponse à une question filtre est positive. En conséquence, même si la synchronisation permet de gagner du temps, il faut plus de temps pour poser toutes les questions filtres à tous les répondants. Cependant, l’option de synchronisation présente la caractéristique suivante : au lieu de poser toutes les questions filtres au début des QII, puis ensuite toutes les questions de sélection, on peut alterner questions filtres et questions de sélection. Cette façon de faire améliore l’enchaînement des questions en regroupant les questions portant sur un même sujet. Ainsi, on pose la première question filtre sur la vue et l’ouïe. Si la réponse est négative, on saute toutes les questions sur la vue et l’ouïe, et on passe à la deuxième question filtre. Si toutefois la réponse à la première question filtre est positive, on pose les questions de sélection sur la vue, et si on ne constate aucune incapacité liée à la vue, on passe aux questions de sélection sur l’ouïe. Si on ne constate aucune incapacité liée à l’ouïe, on passe à la deuxième question filtre sur les incapacités physiques, et ainsi de suite. Avec la version IPI, les QII prennent fin dès qu’une première incapacité est constatée.
Pour réduire encore davantage la durée de l’interview, les réponses « Rarement » étaient exclues de la définition de l’incapacité (définition n° 2 de l’incapacité énoncée à la section 4.4.1.2). L’exclusion des réponses « Rarement » signifie qu’on saute les questions sur l’intensité de la difficulté pour les types d’incapacité liés à la douleur, à l’apprentissage, à la santé mentale et à la mémoire, puisque ces questions viennent après celles qui portent sur la fréquence des limitations d’activités, qui servent à identifier l’incapacité. Ce changement a une légère incidence sur le taux d’incapacité dérivé de la version IPI synchronisée des QII abrégées, comparativement à la version longue des QII.
À l’aide des données des essais quantitatifs de l’EPA et de l’ESCC, on a évalué l’incidence de la synchronisation des QII sur le taux d’incapacitéNote 1. La relation entre chaque indicateur de type d’incapacité et la question filtre correspondante a été examinée afin de déterminer à quelle fréquence il y avait incapacité alors que la réponse à la question filtre était négative. Ce sont ces cas qui sont perdus lorsqu’on utilise la version synchronisée. L’incidence de l’exclusion de toutes les réponses « Rarement » de la définition de l’incapacité a aussi été évaluée.
Dans le cas de la douleur, plusieurs options ont été mises à l’essai. Bien que la douleur soit considérée comme une incapacité physique, elle n’entraîne pas nécessairement une réponse positive à la question filtre sur l’incapacité physique (F2). La douleur peut nuire à la concentration (F3) et même à la vue (F1). En conséquence, il a été décidé que les questions de sélection sur la douleur doivent être posées si la réponse à n’importe laquelle des questions filtre 1 à 4 est positive.
Avec cette option pour les QII abrégées (synchronisation et exclusion des réponses « Rarement »), le taux global d’incapacité serait sous-estimé de 1,4 (EPA) à 3,4 (ESCC) points de pourcentage, comparativement à la version longue originale des QII qui utilise la définition RBIXRNote 2.
La majorité (70 % à 98 %, selon le type d’incapacité) des personnes exclues des QII abrégées synchronisées ont déclaré avoir soit « Aucune difficulté », soit « Un peu de difficulté », et la plupart (76 % à 86 %) étaient limitées « Parfois ». En conséquence, bien que le taux d’incapacité soit sous-estimé, les QII abrégées excluent les personnes ayant des incapacités plus légères. Idéalement, le taux d’incapacité ne devrait pas être sous-estimé, mais le but est de créer une version des QII suffisamment courte pour être intégrée aux enquêtes.
Une simulation à l’aide des fichiers de pistes de vérification de l’EPA a montré qu’il fallait en moyenne 1 minute 33 secondes pour administrer la version IPI synchronisée des QII abrégées.
6.4. Les QII abrégées peuvent-elles faire plus?
L’utilité des QII abrégées pourrait être accrue si on pouvait identifier des groupes de types d’incapacité, plutôt que simplement la présence d’une incapacité. Sur le plan opérationnel, cela signifie qu’au lieu de sauter toutes les questions de sélection dès qu’un premier type d’incapacité est identifié, on sauterait des questions à l'intérieur des grandes catégories ou groupes de types d’incapacité. Ainsi, dès qu’une première incapacité serait identifiée dans une catégorie particulière, on sauterait les autres questions de sélection de cette catégorie, et on poursuivrait l’interview avec la catégorie suivante (si la réponse à la question filtre qui y est associée est positive).
Différents regroupements de types d’incapacité et leur incidence sur la durée moyenne de l’interview ont été évalués. L’objectif était d’arriver à maintenir la durée moyenne des QII abrégées sous les deux minutes, tout en obtenant de l’information sur le plus grand nombre possible de catégories d’incapacité.
6.5. Version finale des QII abrégées
La version finaleNote 3 des QII abrégées permet d’identifier les incapacités appartenant à cinq grandes catégories : les incapacités visuelles, auditives, physiques (y compris la douleur), cognitives et liées à la santé mentale, en plus d’une catégorie « Autres ». L’administration de cette version finale des QII abrégées exige en moyenne un peu moins de deux minutes et a une meilleure valeur analytique que la version IPI.
La figure 1 présente un diagramme du cheminement des questions de cette version des QII abrégées.
Des essais qualitatifs de cette version abrégée ont permis de s’assurer que l’ordre et l’enchaînement des nouvelles questions ne posaient pas problème pour les répondants. Le passage entre questions filtres et questions de sélection soulevait notamment des préoccupations, en particulier à cause de la légère différence dans les catégories de réponse (« Non », « Parfois », « Souvent » et « Toujours » pour les questions filtres, et « Jamais », « Rarement », « Parfois », « Souvent » et « Toujours » pour les questions de sélection). Toutefois, l’enchaînement des questions se faisait bien; les questions étaient claires et les interviews se sont bien déroulées.
Une version électronique de ces QII abrégées a aussi subi des essais qualitatifs aux fins d’intégration à l’Enquête sociale générale (ESG), dont les données sont recueillies à la fois par l’entremise d’interviews téléphoniques assistées par ordinateur (ITAO) et de questionnaires électroniques (QE). La version QE a donné de bons résultats. Dans la version QE et la version ITAO, le principal changement a été de diviser en deux la première question filtre (F1) à propos de la vue et de l’ouïe (F1S et F1H), afin d’améliorer l’enchaînement.

6.6. Définition officielle de l’incapacité à l’aide des QII abrégées
Pour deux raisons, la définition de ce qui est considéré comme une incapacité dans la version abrégée des QII n’est pas tout à fait la même que celle de la version longue. D’une part, les questions filtres et les questions de sélection sont synchronisées dans la version abrégée, ce qui fait en sorte que certaines questions de sélection ne sont pas posées dans les QII abrégées (on suppose alors une réponse négative) lorsque la réponse à la question filtre correspondante est négative. D’autre part, on exclut les personnes qui sont « Rarement » limitées de la définition de l’incapacité (définition n° 2 énoncée à la section 4.4.1.2) afin de réduire la durée des interviews avec la version abrégée. Le tableau 9 présente un résumé de la définition de l’incapacité aux fins des QII abrégées pour tous les types d’incapacité, y compris le type « Autres ». Dans le cas des troubles du développement, la définition est fondée uniquement sur l’obtention d’un diagnostic.
| Dans quelle mesure avez-vous de la difficulté à ...? | À quelle fréquence vos activités sont-elles limitées...? | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| Jamais | Rarement | Parfois | Souvent | Toujours | |
| Aucune difficulté | Pas d'incapacité | Pas d'incapacité | Incapacité | Incapacité | Incapacité |
| Un peu de difficulté | Pas d'incapacité | Pas d'incapacité | Incapacité | Incapacité | Incapacité |
| Beaucoup de difficulté | Pas d'incapacité | Pas d'incapacité | Incapacité | Incapacité | Incapacité |
| Incapable | Pas d'incapacité | Pas d'incapacité | Incapacité | Incapacité | Incapacité |
| Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur l'incapacité, 2012. | |||||
6.7. Différences entre les QII longues et abrégées
Les versions longue et abrégée des QII comprennent essentiellement les mêmes questions, bien que quelques questions ne soient pas incluses dans les QII abrégées. Les principales différences entre les deux versions concernent le cheminement et l’enchaînement des questions.
Le graphique 6 montre la répartition du nombre de questions posées dans les versions longue et abrégéeNote 4, selon les données d’essai de l’EPA de 2011. Comme la version longue des QII a été utilisée dans l’essai, on a pu déterminer le nombre de questions posées à chaque participant. Pour estimer le nombre de questions pour la version abrégée, les données de l’EPA ont été ajustées en fonction du cheminement des questions de la version abrégée des QII.

Description du graphique 6
Le titre du graphique est « Graphique 6 Répartition des répondants selon le nombre de questions posées, versions longue et abrégée des questions d'identification des incapacités ».
Ceci est un graphique linéaire simple.
Il y a au total 35 catégories sur l'axe horizontal. L'axe vertical débute à 0 et se termine à 60 avec des mesures à tous les 10 points.
Il y a 2 séries dans ce graphique.
L'axe vertical s'intitule « pourcentage ».
L'axe horizontal s'intitule « Nombre de questions posées ».
Le titre de la série 1 est « Version longue des QII ».
La valeur minimale est 0.00 et ceci correspond à « 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 37 et 38 ».
La valeur maximale est 55,80 et ceci correspond à « 5 ».
Le titre de la série 2 est « Version abrégée des QII ».
La valeur minimale est 0.00 et ceci correspond à « 28, 29, 30, 31, 32, 33, 34, 35, 36, 37, 38 et 39 ».
La valeur maximale est 55,80 et ceci correspond à « 5 ».
| Version longue des QII | Version abrégée des QII | |
|---|---|---|
| 5 | 55,80 | 55,80 |
| 6 | 4,72 | 6,32 |
| 7 | 0,00 | 3,55 |
| 8 | 0,00 | 3,40 |
| 9 | 0,00 | 3,64 |
| 10 | 0,00 | 1,73 |
| 11 | 0,00 | 3,61 |
| 12 | 0,00 | 5,25 |
| 13 | 0,00 | 4,56 |
| 14 | 0,00 | 3,12 |
| 15 | 0,00 | 1,50 |
| 16 | 0,00 | 1,78 |
| 17 | 0,00 | 1,65 |
| 18 | 0,00 | 1,34 |
| 19 | 0,00 | 0,97 |
| 20 | 0,00 | 0,58 |
| 21 | 1,26 | 0,31 |
| 22 | 3,98 | 0,31 |
| 23 | 3,60 | 0,19 |
| 24 | 6,16 | 0,14 |
| 25 | 6,50 | 0,13 |
| 26 | 5,58 | 0,10 |
| 27 | 4,17 | 0,02 |
| 28 | 2,74 | 0,00 |
| 29 | 1,73 | 0,00 |
| 30 | 1,26 | 0,00 |
| 31 | 0,79 | 0,00 |
| 32 | 0,55 | 0,00 |
| 33 | 0,38 | 0,00 |
| 34 | 0,26 | 0,00 |
| 35 | 0,11 | 0,00 |
| 36 | 0,05 | 0,00 |
| 37 | 0,00 | 0,00 |
| 38 | 0,00 | 0,00 |
| 39 | 0,35 | 0,00 |
| Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2011. | ||
Dans les deux versions des QII (version longue et version abrégée), les participants répondent à au moins cinq questions (les cinq premières questions filtres). En fait, la majorité des participants ne répondent qu’aux cinq ou six premières questions filtres. Dans la version longue, on pose d’abord toutes les questions filtres puis, si la réponse à l’une de ces questions est positive, on pose toutes les questions de sélection. C’est pourquoi le nombre de personnes ayant répondu de 7 à 20 questions à la version longue des QII est nul. En revanche, la version abrégée commence par la première question filtre; si la réponse est positive, on passe aux questions de sélection correspondantes. Si la réponse est négative, on passe à la deuxième question filtre, et ainsi de suite.
En moyenne, les répondants à la version longue des QII ont répondu à 13,2 questions, contre 7,9 questions pour les répondants à la version abrégée (tableau 10).
| Percentile | Version longue des QII | Version abrégée des QII |
|---|---|---|
| nombre de questions posées | ||
| Maximum | 39 | 27 |
| P99 | 33 | 21 |
| P95 | 29 | 17 |
| P90 | 27 | 14 |
| P75 | 24 | 11 |
| Médiane | 5 | 5 |
| Moyenne | 13,2 | 7,9 |
| P25 | 5 | 5 |
| P10 | 5 | 5 |
| P05 | 5 | 5 |
| P01 | 5 | 5 |
| Minimum | 5 | 5 |
| Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, 2011. | ||
Ainsi, 95 % des répondants à la version abrégée ont répondu à 17 questions au plus, alors que 95 % des répondants à la version longue ont répondu à 29 questions au plus. Pour les deux versions, plus de la moitié des participants n’ont répondu qu’à cinq questions.
Dans la version longue des QII, toutes les questions de sélection relatives aux 10 types d’incapacité sont posées si la réponse à au moins une des questions filtres est positive. Dans la version abrégée, seules les questions de sélection associées à une réponse positive à une question filtre sont posées. En ce qui concerne les catégories de types d’incapacité, lorsqu’un premier type d’incapacité est identifié, les questions de sélection relatives aux autres types de la même catégorie ne sont pas posées. Par ailleurs, dans la version abrégée, les questions sur l’intensité de la difficulté relative aux incapacités liées à la douleur, à l’apprentissage, au développement, à la santé mentale et à la mémoire ont été supprimées du module parce qu’elles ne sont pas nécessaires pour identifier une incapacité. En ce qui concerne les troubles du développement, la question sur les limitations d’activités a aussi été supprimée du module de la version abrégée, parce qu’elle n’est pas nécessaire pour identifier une incapacité. Dans la version longue, cette question n’est pas utilisée pour identifier une incapacité, mais sert à calculer le score de sévérité.
Les différences entre les deux versions influent sur les résultats. La version longue des QII permet d’identifier 10 types d’incapacité et de calculer un score de sévérité pour chacun, ainsi qu’un score global de sévérité qui tient compte de tous les types d’incapacité. Quant à la version abrégée, elle permet d’identifier seulement cinq catégories d’incapacités (incapacités visuelles, auditives, physiques, cognitives et liées à la santé mentale). Comme certaines de ces catégories comprennent plus d’un type d’incapacité, on ne dispose pas de toute l’information sur chaque type nécessaire pour évaluer la sévérité de l’incapacité d’une personne. Par exemple, un participant peut avoir une incapacité légère liée à la dextérité en raison de l’arthrite dont il souffre, ainsi qu’une incapacité sévère liée à la douleur associée à des migraines. Tous ces détails sont recueillis dans la version longue des QII, alors que dans la version abrégée, il n’est question que de l’incapacité liée à la dextérité parce que la dextérité et la douleur appartiennent à la même catégorie (incapacités physiques) et que les questions sur la dextérité sont posées en premier. Les résultats seraient trompeurs si on n’utilisait que la dextérité pour évaluer la sévérité de l’incapacité de cette personne. La version abrégée des QII ne permet donc pas de calculer un score de sévérité.
La version longue des QII permet d’estimer le taux d’incapacité que l’on pourrait obtenir avec la version abrégée, mais on ne peut pas faire l’inverse.
À cause de la forte relation entre les deux versions des QII, les futures améliorations apportées à l’une pourraient aussi être mises en œuvre dans l’autre. Ainsi, dans la prochaine version longue des QII, la première question filtre (F1) sera divisée en deux parties (F1S et F1H), tout comme dans la version abrégée.
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