Dans la maladie comme dans la santé : le lien entre la santé et le revenu du ménage

par Steve Martin
Division de la statistique du revenu, Statistique Canada

Date de diffusion : le 24 juillet 2018

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Résumé

Cette étude examine le lien qui existe entre une santé autodéclarée et le revenu gagné par un couple sur le marché du travail à l’aide de données tirées de l’Étude longitudinale et internationale des adultes. Afin d’explorer les voies par lesquelles la santé établit des liens avec le revenu individuel gagné sur le marché du travail, le lien entre la santé et le revenu du couple a été décomposé jusqu’à l’obtention de l’association entre santé et probabilité d’emploi, les heures travaillées, et les salaires horaires, et ce, autant pour la santé d’une personne que pour celle de son conjoint.

Mots-clés : santé, revenu du ménage, capital humain, Étude longitudinale et internationale des adultes.

1. Introduction

Une mauvaise santé coûte cher à la société. Traiter les effets aigus d’une mauvaise santé à court terme et ses effets plus préjudiciables à long terme demande de faire appel à des ressources restreintes et à un effectif hautement spécialiséNote 1. Toutefois, au-delà de ce coût direct, la théorie du capital humain stipule que la santé d’une personne a une corrélation positive avec son fonctionnement en tant qu’unité économique; c’est-à-dire qu’une personne en bonne santé peut à la fois effectuer plus de travaux, et de meilleure qualité, grâce à une productivité accrue. Les conséquences d’une mauvaise santé sont donc coûteuses pour la société non seulement en raison des coûts directs associés à son traitement, mais aussi des coûts indirects découlant des changements relatifs aux travaux effectués par la personneNote 2.

En plus de ses conséquences potentiellement importantes sur l’affectation des ressources au sein de la société, une mauvaise santé peut avoir un effet marqué sur le bien-être économique d’un ménage si elle entraîne une réduction du revenu de ce dernier. Elle serait le principal facteur de difficultés financières, mélangeant un revenu plus faible avec une hausse des dépenses médicales ou autres dépenses connexes. Une mauvaise santé peut, en outre, avoir des retombées à l’intérieur du ménage en raison d’un changement de l’activité sur le marché du travail d’autres membres du ménage en âge de travailler, ce qui influe encore plus sur le revenu du ménage. Si, par exemple, une personne souffre d’une maladie qui devient chronique et quitte la population active, son conjoint pourrait travailler moins d’heures pour prendre part à ses soins, ce qui entraînerait une réduction plus marquée du revenu du ménage.

Cette étude s’inspire de données tirées de l’Étude longitudinale et internationale des adultes (ELIA) afin d’analyser le lien existant entre santé et revenu du ménage. Afin de se concentrer sur les résultats sur le marché du travail associés à une mauvaise santé et les retombées à l’intérieur du ménage qui découleraient de problèmes de santé, l’étude porte une attention plus particulièrement sur les couples et prend en considération le lien existant entre la santé d’une personne et le revenu gagné sur le marché du travail par le couple (la somme du revenu gagné sur le marché du travail des deux membres d’un couple) au lieu de tenir compte du revenu total du ménage. Bien qu’il existe des voies hors du marché du travail par lesquelles la santé aurait un effet sur le revenu du ménage (p. ex., en touchant aux taux d’actualisation), le revenu d’un couple est néanmoins une composante majeure du revenu du ménage pour les couples. Contrairement à la majorité de la documentation existante qui porte sur le lien entre la santé et les résultats donnés d’une personne sur le marché du travail, l’examen du revenu d’un couple permet à l’étude de se concentrer sur le lien entre le revenu du ménage au sens large et la santé, et sur les voies du marché du travail par lesquelles ce lien se propage.

À l’aide de données sur la santé générale autodéclarée et sur la santé mentale autodéclarée, ainsi que sur les résultats sur le marché du travail autodéclarés et les enregistrements fiscaux couplés, le lien entre le revenu gagné par un couple sur le marché du travail et la santé est décomposé jusqu’à l’obtention de l’effet sur l’emploi correspondant à l’association entre santé et probabilité d’emploi, de l’effet sur les heures travaillées correspondant à l’association entre la santé et le nombre d’heures travaillées, et de l’effet sur le salaire correspondant à l’association entre la santé et les salaires horaires. Cette décomposition est appliquée à la santé d’une personne et à celle de son conjoint, afin d’examiner les retombées à l’intérieur du ménage qui découleraient de changements de l’état de santé en corrélation avec les résultats sur le marché du travail pour le conjoint.

Beaucoup d’ouvrages examinent les répercussions de la santé autodéclarée sur des résultats donnés sur le marché du travail, comme le nombre d’heures travaillées ou les salaires horaires, alors que de récentes analyses exploitent des ensembles de données de panel (p. ex., Contoyannis et Rice 2001; Cai 2009; Han et coll. 2009; Jäckle et Himmler 2010)Note 3. La majorité de ces études reposent sur de vastes enquêtes socioéconomiques par panel (p. ex., le panel socioéconomique allemand, l’enquête par panel auprès des ménages britanniques) pour examiner la relation entre une mesure de la santé autodéclarée et certains résultats sur le marché du travail. Bien que ces analyses donnent des précisions sur l’association entre la santé et certains résultats sur le marché du travail, elles restent muettes sur l’ampleur des retombées à l’intérieur du ménage et sur la manière dont la santé se relie à son tour au revenu du ménage. D’autres études montrent que la santé des hommes pourrait avoir des répercussions sur les travaux effectués par leurs conjointes (Chirikos 1993).

De plus, très peu d’études utilisent des données canadiennes, et aucune analyse ne porte sur celles de l’ELIA. Les études les plus rapprochées ayant recours à des ensembles de données canadiens sont celles de Jeon (2014) et de Jeon et Pohl (2016), qui examinent les répercussions d’un diagnostic de cancer sur l’emploi et le revenu du ménage à partir d’un ensemble de données de panel, et plus particulièrement l’étude d’Uppal (2009), qui évalue le lien entre santé autodéclarée (tant physique que mentale) et heures travaillées par une personneNote 4.

En ce qui a trait aux résultats de cette étude, il y a une forte association négative entre la santé, générale et mentale, et le revenu gagné sur le marché du travail par le couple, tant chez les hommes que les femmes. Le revenu du couple est particulièrement sensible à la santé mentale chez les hommes et à la santé générale chez les femmes. Une mauvaise santé mentale chez les hommes est associée à un revenu du couple de 19 000 $ inférieur, par rapport à ceux n’ayant pas de problème de santé mentale. Chez les femmes, le fait d’avoir une mauvaise santé générale est associé à un revenu du couple de 28 000 $ inférieur, par rapport à celles n’ayant pas de problème de santé générale. Si le lien entre la santé mentale chez les hommes et le revenu du couple s’explique en quasi-totalité par l’association entre santé mentale et revenu gagné par une personne sur le marché du travail chez les hommes, d’importantes retombées à l’intérieur du ménage se rattachent à la santé générale des femmes et se répercutent sur le revenu gagné sur le marché du travail par leurs conjoints. Autrement dit,  l’étude  trouve un lien statistique entre la santé générale des femmes et les travaux effectués par leurs conjoints, qui ne fonctionne pas dans le sens inverse (c.-à-d. lorsque le partenaire masculin a des problèmes de santé). Il est à souligner que ce résultat ne s’avère pas causal; une mauvaise santé chez les femmes ne cause pas nécessairement une réduction des travaux effectués par leurs partenaires masculins. Toutefois, il porte à croire que les femmes ayant une mauvaise santé générale seraient confrontées à un inconvénient additionnel, puisque leurs conjoints tendent à effectuer moins de travail.

Après une décomposition de ces liens, les hommes ayant des problèmes de santé mentale gagnent moins sur le marché du travail parce qu’ils sont moins susceptibles de travailler, comparativement à ceux qui n’ont pas ce genre de problèmes. Les hommes ayant des problèmes de santé mentale qui travaillent reçoivent des salaires horaires moins élevés. Les femmes ayant des problèmes de santé générale gagnent moins parce qu’elles sont moins susceptibles de travailler, et celles qui le font passent moins d’heures par semaine au travail. De plus, les femmes ayant une mauvaise santé générale ont des conjoints qui reçoivent des salaires horaires nettement plus modestes. Ces voies d’association s’accumulent pour rendre le revenu du couple particulièrement sensible à la santé des femmes.

2. Données

Les données ayant servi à cette étude proviennent de la deuxième vague de l’Étude longitudinale et internationale des adultes (ELIA), réalisée en 2014. L’ELIA est une enquête biennale auprès des ménages canadiens qui fait le suivi des mêmes personnes au fil du temps, en leur posant une variété de questions d’ordre socioéconomique. Elle cible des personnes des 10 provinces depuis 2012 et est administrée à tous les membres du ménage âgés de 15 ans et plus. La description complète de la population cible de l’ELIA se trouve sur le site de Statistique Canada (2015).

Pour les besoins de cette étude, l’ELIA recueille des renseignements sur la santé générale et mentale autodéclarées auprès de tous ses répondants. La santé générale et la santé mentale sont mesurées sur une échelle à cinq points : mauvaise, passable, bonne, très bonne et excellente. L’ELIA pose également un ensemble de questions Kessler K10 sur la détresse mentale (Kessler et coll. 2002), qu’il est possible d’utiliser en tant que mesure de remplacement de la santé mentaleNote 5. En ce qui a trait aux résultats sur le marché du travail, l’ELIA recueille des renseignements autodéclarés sur l’emploi, la moyenne d’heures travaillées par semaine et les salaires horaires, ainsi que sur une variété d’autres variables socioéconomiques, comme l’âge, le niveau de scolarité et la composition du ménage. Pour éviter les questions relatives à l’absentéisme au travail découlant d’une mauvaise santé, le fait qu’une personne ait travaillé ou non durant la semaine de l’entrevue sert à mesurer l’emploi.

Tableau 1
Statistiques sommaires
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Statistiques sommaires Hommes et Femmes, calculées selon Heures et Pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Hommes Femmes
Variables du marché du travail Dollars
Revenu du couple 104 800 103 800
Revenu individuel 67 600 36 500
Salaire horaire 31,8 25,3
   Heures
Heures travaillées par semaine 45,1 37,5
   Pourcentage
Taux d’emploi 86,5 75,9
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente 93,1 93,9
Passable ou mauvaise 6,9 6,1
Santé mentale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente 95,9 95,6
Passable ou mauvaise 4,1 4,4
Kessler K10
Moins de 20 93,0 90,4
Plus de 20 7,0 9,6
Nbre de sujets 2 820 2 814

L’ELIA est également couplée aux données fiscales administratives, ce qui procure une mesure du revenu annuel avant impôt gagné sur le marché du travail au niveau individuel. Le revenu gagné sur le marché du travail par le couple correspond tout simplement à la somme des revenus gagnés par les deux membres sur le marché du travail, avant impôtNote 6. Dans cette étude, le revenu correspond au revenu de l’exercice financier précédent, avant impôt, tandis que l’emploi, les heures travaillées et le salaire sont ceux mesurés dans la semaine de l’interview. Comme les interviews ont été réalisées presque au début de l’année civile, le décalage est minimal entre les mesures du revenu annuel tirées des données fiscales et des autres variables du marché du travail.

Afin de se concentrer sur les conséquences d’un mauvais état de santé sur le marché du travail et de capter toute retombée à l’intérieur du ménage qu’aurait la santé d’une personne, l’attention est fixée principalement sur les couples dont les membres étaient âgés de 18 à 64 ans, non inscrits à un programme d’études et n’étant pas des travailleurs autonomes. Les résultats ont généré un échantillon de 5 634 couples. Le tableau 1 présente les statistiques sommaires de base. La vaste majorité des couples étaient composés de membres de sexes opposés, de sorte qu’il est en général possible d’interpréter toute association entre la santé d’un des conjoints et les résultats sur le marché du travail d’une personne comme découlant d’un membre du sexe opposé.

Avant de présenter le modèle utilisé pour analyser les données, il serait judicieux d’examiner le lien entre la santé et le revenu du couple sur le plan graphique. Les graphiques 1 et 2 montrent en quoi le revenu sur le marché du travail pour le couple sont liés à la santé générale et mentale des hommes et des femmes, respectivement. Pour les hommes, un mauvais état de santé générale ou de santé mentale est associé à une baisse de quelque 30 000 $ du revenu du couple, comparativement à ceux en bonne à excellente santé. La majeure partie de cette baisse est attribuable à une réduction du revenu gagné par la personne sur le marché du travail, et à une légère diminution seulement du revenu gagné par le conjoint.

Comparativement aux hommes, la santé générale des femmes est plus fortement liée au revenu du couple; un mauvais état de santé est associé à une baisse de quelque 37 000 $ du revenu du couple par rapport à celles ayant une bonne à excellente santé (graphique 2). Seule la moitié de cette association est toutefois reliée à un plus faible revenu gagné par les femmes sur le marché du travail. L’autre moitié découle d’un plus faible revenu gagné par le conjoint sur le marché du travail, ce qui porte à croire que la santé des femmes aurait d’importantes retombées à l’intérieur du ménage, qui se répercutent sur de plus mauvais résultats du conjoint sur le marché du travail.

Comparativement aux hommes, la santé mentale des femmes n’est pas aussi étroitement liée au revenu du couple; un problème de santé mentale est associé à une baisse de quelque 22 000 $ du revenu du couple, par rapport à 29 000 $ de moins chez les hommes. Comme chez les hommes, la majeure partie de cette association est attribuable à une réduction du revenu gagné par la personne sur le marché du travail, le revenu du conjoint étant à peine diminué.

Tableau de données du graphique 1

Tableau de données du graphique 1
Graphique 1
Revenu gagné sur le marché du travail et santé, hommes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenu gagné sur le marché du travail et santé Revenu du couple, Revenu individuel et Revenu du conjoint(figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Revenu du conjoint
Santé générale : Bonne, très bonne, excellente 107 000 69 400 37 600
Santé générale : Mauvaise ou passable 75 800 44 000 31 800
Santé mentale : Bonne, très bonne, excellente 106 000 68 500 37 500
Santé mentale : Mauvaise ou passable 77 500 47 100 30 400

Tableau de données du graphique 2

Tableau de données du graphique 2
Graphique 2
Revenu gagné sur le marché du travail et santé, femmes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Revenu gagné sur le marché du travail et santé Revenu du couple, Revenu individuel et Revenu du conjoint(figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Revenu du conjoint
Santé générale : Bonne, très bonne, excellente 106 000 37 700 68 400
Santé générale : Mauvaise ou passable 68 900 19 100 49 800
Santé mentale : Bonne, très bonne, excellente 104 700 37 200 67 600
Santé mentale : Mauvaise ou passable 82 500 22 400 60 100

3. Modèle empirique

Afin de comprendre les voies par lesquelles la santé établit des liens avec le revenu du couple, l’étude examine comment la santé (celle de la personne et de son conjoint) se relie au revenu gagné par une personne sur le marché du travail. Le changement de ce revenu occasionné par une modification de l’état de santé (celui de la personne ou de son conjoint) peut se subdiviser en trois effets distincts; consultez l’annexe pour en connaître les détails.

  1. i) L’effet sur l’emploi, qui découle d’un changement dans la probabilité d’emploi en raison d’un changement de l’état de santé.
  2. ii) L’effet sur les heures travaillées, qui découle d’un changement dans le nombre moyen d’heures travaillées en raison d’un changement de l’état de santé, conditionnel au travail.
  3. iii) L’effet sur le salaire, qui découle d’un changement dans le salaire horaire en raison d’un changement de l’état de santé, conditionnel au travail.

Pour faire une estimation du lien existant entre santé et revenu du ménage, et opérationnaliser la décomposition du revenu présentée précédemment, une série de modèles de régression linéaire est estimée, pour les hommes et les femmes, du type

y i =α+βsant é i o +γsant é i s + X i θ+ u i . MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWG5bWdamaaBaaaleaapeGaamyAaaWdaeqaaOWdbiab g2da9iabeg7aHjabgUcaRiabek7aIjabgwSixlaadohacaWGHbGaam OBaiaadshacaWGPdWdamaaDaaaleaapeGaamyAaaWdaeaapeGaam4B aaaakiabgUcaRiabeo7aNjabgwSixlaadohacaWGHbGaamOBaiaads hacaWGPdWdamaaDaaaleaapeGaamyAaaWdaeaapeGaam4Caaaakiab gUcaRiaadIfapaWaaSbaaSqaa8qacaWGPbaapaqabaGcpeGaeqiUde Naey4kaSIaamyDa8aadaWgaaWcbaWdbiaadMgaa8aabeaak8qacaGG Uaaaaa@5EC0@

Ici yi est le résultat sur le marché du travail pour une personne i, sant é i o MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWGZbGaamyyaiaad6gacaWG0bGaamy6a8aadaqhaaWc baWdbiaadMgaa8aabaWdbiaad+gaaaaaaa@3FB7@  est l’état de santé autodéclaré par une personne, sant é i s MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWGZbGaamyyaiaad6gacaWG0bGaamy6a8aadaqhaaWc baWdbiaadMgaa8aabaWdbiaadohaaaaaaa@3FBB@  est l’état de santé autodéclaré du conjoint de cette personne et Xi est un vecteur de covariables observables. Les covariables comprennent cinq intervalles d’âge équivalents (pour les personnes et les conjoints); des entrées fictives pour les niveaux de scolarité : sans études postsecondaires, études postsecondaires inférieures au baccalauréat, études postsecondaires au niveau du baccalauréat ou plus (pour les personnes et les conjoints); des entrées fictives pour l’âge des enfants (0 à 5, 6 à 17, 18 à 24); des entrées fictives pour la province et une entrée fictive si le ménage est en milieu rural; et une entrée fictive relative à la naissance au Canada (pour les personnes et les conjoints)Note 7. Ces covariables correspondent plus ou moins aux témoins utilisés dans les recherches actuelles, p. ex., Cai (2009), Uppal (2009), Jäckle et Himmler (2010).

Lorsque la variable dépendante yi est égale au revenu gagné sur le marché du travail, le coefficient de régression β procure le lien entre la santé d’une personne et son revenu, et γ, le lien entre la santé du conjoint ou de la conjointe et le revenu de la personne. En réglant yi à une valeur égale à une entrée fictive qui indique l’emploi, le nombre d’heures travaillées et le salaire horaire, l’effet sur l’emploi, l’effet sur les heures travaillées et l’effet sur le salaire dont il était question plus haut sont obtenus, tant pour la santé de la personne, β, que pour la santé du conjoint ou de la conjointe, γNote 8. Puisque la vaste majorité des couples se trouvant dans les données étaient composés de membres de sexes opposés, il est en général possible d’interpréter le coefficient γ du conjoint comme découlant d’un membre du sexe opposé.

4. Résultats

Le tableau 2 présente les résultats du modèle pour les hommes. La colonne à l’extrême gauche montre le lien entre la santé générale et la santé mentale (pour la personne et le conjoint) et le revenu gagné par le couple sur le marché du travail, analogue au graphique 1. Un coup d’œil aux deux premières lignes permet de constater qu’un problème de santé générale est associé à un revenu du couple de 12 000 $ inférieur au revenu de ceux en bonne à excellente santé générale, tandis qu’un problème de santé mentale est associé à un revenu du couple de 19 000 $ inférieur au revenu de ceux ayant une bonne à excellente santé mentale.

Tableau 2
Association entre santé et revenu, hommes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Association entre santé et revenu Revenu du couple, Revenu individuel, Emploi, Heures travaillées et Salaire horaire, calculées selon Dollars, Points de pourcentage et Heures unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Emploi Heures travaillées Salaire horaire
Dollars Points de pourcentage Heures Dollars
Santé de la personne
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -11 800Note * -13 800Note * -19,7Note * 0,5 1,1
Santé mentale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -18 900Note * -15 100Note * -10,3Note * -2,8 -2,7Note *
Santé de la conjointe
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -28 200Note * -13 000Note * -1,8 0,0 -4,9Note *
Santé mentale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -10 600Note * -2 300 1,3 -0,5 -1,3
Nbre de sujets 2 820 2 336

En se déplaçant de la gauche à la droite du tableau, l’association entre la santé des hommes et le revenu du couple s’explique en quasi-totalité par l’association entre la santé des hommes et leur revenu (deuxième colonne). Pour ce qui est de la santé générale, le lien s’établit principalement en raison d’une forte association négative entre la santé et la probabilité d’emploi (troisième colonne), les hommes ayant un problème de santé générale sont 20 points de pourcentage moins susceptibles d’être employés que ceux en bonne à excellente santé générale. Chez les hommes ayant un emploi, le lien est faible entre le nombre d’heures travaillées (quatrième colonne) ou le salaire horaire (cinquième colonne) et la santé générale.

Pour ce qui est de la santé mentale, une plus faible probabilité d’emploi (troisième colonne) et un salaire horaire plus modeste (cinquième colonne) expliquent en partie l’association négative avec le revenu. Les hommes ayant un problème de santé mentale sont 10 points de pourcentage moins susceptibles d’avoir un emploi, et ceux qui en ont un reçoivent en moyenne 3 $ de l’heure de moins. Cela pourrait expliquer pourquoi le lien entre revenu gagné sur le marché du travail et santé mentale est nettement plus étroit que celui entre revenu gagné sur le marché du travail et santé générale. Un problème de santé mentale fait non seulement en sorte qu’un homme est moins susceptible de travailler, mais aussi qu’il est moins productif sur le marché de l’emploi.

Un examen des deux dernières lignes du tableau permet d’observer qu’un problème de santé générale chez la conjointe est associé à une baisse de 28 000 $ du revenu du couple, ce qui correspond à bien plus du double des valeurs de l’association entre la santé générale des hommes et le revenu du couple. Un déplacement de gauche à droite, dans les colonnes du tableau, permet de constater qu’environ la moitié de cette association s’explique par un revenu plus modeste gagné par les hommes sur le marché du travail (deuxième colonne); la mauvaise santé de la conjointe est liée à une baisse de 13 000 $ du revenu gagné sur le marché du travail par son partenaire masculin. Ce revenu plus modeste découle principalement d’un salaire horaire de 5 $ inférieur, en moyenne, chez les hommes (cinquième colonne), ce qui porte à croire que la santé des femmes a d’importantes retombées à l’intérieur du ménage, qui se répercutent de façon négative sur la productivité de leur partenaire masculin sur le marché du travail. Par opposition, en cas de lien négatif entre la santé mentale de la conjointe et le revenu du couple (réduction de 11 000 $ du revenu du couple), aucune retombée importante observée au sein du ménage en raison d’un problème de santé mentale de la conjointe ne se répercute sur le revenu gagné par les hommes gagné sur le marché du travail.

Analogue au tableau 2, le tableau 3 présente les résultats du modèle pour les femmes. Comme la vaste majorité des couples étaient composés de partenaires de sexes opposés, la première colonne du tableau 3 est presque identique à la première colonne du tableau 2. Un parcours des deux premières lignes permet d’observer qu’un problème de santé générale chez les femmes a un lien étroit et négatif avec le revenu du couple; le fait d’avoir une mauvaise santé générale est associé à une baisse de quelque 28 000 $ du revenu du couple. Conformément au tableau 2, près de la moitié de cette association est attribuable au lien existant entre le revenu de la personne et sa santé générale (deuxième colonne). Cette situation entraîne une plus faible probabilité d’emploi et moins d’heures travaillées. Comparativement aux femmes en bonne à excellente santé générale, celles ayant un problème de santé sont 22 points de pourcentage moins susceptibles d’avoir un emploi (troisième colonne) et, lorsqu’elles en ont un, travaillent 3 heures de moins par semaine, en moyenne (quatrième colonne).

Comme pour la santé mentale, un problème de santé mentale chez les femmes est associé à une réduction de 11 000 $ du revenu du couple, qui s’explique en quasi-totalité par l’association entre la santé mentale des femmes et leur revenu (deuxième colonne). Ce revenu individuel plus modeste s’explique pour sa part principalement par une probabilité d’emploi plus faible; les femmes ayant un problème de santé mentale sont 14 points de pourcentage moins susceptibles de travailler que celles qui déclarent avoir une bonne à excellente santé mentale (troisième colonne).

Un déplacement vers les deux dernières lignes du tableau permet de constater que la santé du conjoint, surtout sa santé mentale, est étroitement liée au revenu du couple. Conformément au tableau 1, avec toutefois un lien très faible entre le revenu gagné par les femmes sur le marché du travail et la santé du conjoint. L’incidence de la santé des hommes sur le revenu du couple s’explique en quasi-totalité par l’association entre leur santé et leur revenu sur le marché du travail.

Tableau 3
Association entre santé et revenu, femmes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Association entre santé et revenu Revenu du couple, Revenu individuel, Emploi, Heures travaillées et Salaire horaire, calculées selon Dollars, Points de pourcentage et Heures unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Emploi Heures travaillées Salaire horaire
Dollars Points de pourcentage Heures Dollars
Santé de la personne
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -27 800Note * -14 800Note * -22,1Note * -3,1Note * -1,3
Santé mentale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -10 500Note * -8 100Note * -13,5Note * 0,3 -1,0
Santé de la conjointe
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -11 900Note * 2 500 -0,8 -1,7 -0,1
Santé mentale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -19 000Note * -3 600 -2,5 -1,0 -2,1
Nbre de sujets 2 814 2 074

Les tableaux 4 et 5 sont analogues aux tableaux 3 et 4, à la différence que la mesure précédente de la santé mentale est ici remplacée par l’évaluation Kessler K10 de la détresse psychologique. Les coefficients de régression pour la santé générale, tant pour la personne que pour son conjoint, sont presque inchangés dans les colonnes des deux tableaux. Les coefficients pour la santé mentale sont inférieurs dans les deux tableaux, particulièrement pour la santé mentale des femmes, même si les principales interprétations qualitatives en provenance des tableaux 2 et 3 demeurent les mêmes.

Tableau 4
Association entre santé et revenu, hommes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Association entre santé et revenu Revenu du couple, Revenu individuel, Emploi, Heures travaillées et Salaire horaire, calculées selon Dollars, Points de pourcentage et Heures unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Emploi Heures travaillées Salaire horaire
Dollars Points de pourcentage Heures Dollars
Santé de la personne
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -13 500Note * -14 100Note * -19,3Note * 0,2 0,9
Santé mentale autodéclarée
K10 inférieur à 20 (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
K10 supérieur à 20 -14 600Note * -16 300Note * -13,5Note * -1,1 -2,6Note *
Santé de la conjointe
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -29 600Note * -13 300Note * -0,9 -0,2 -5,8Note *
Santé mentale autodéclarée
K10 inférieur à 20 (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
K10 supérieur à 20 -3 500 -1 700 -3,5 0,4 1,9
Nbre de sujets 2 820 2 336

5. Conclusions

Cette étude examine le lien qui existe entre la santé générale et mentale autodéclarées et le revenu gagné par les couples sur le marché du travail à l’aide de données tirées de l’ELIA. Le fait de se concentrer sur le lien entre le revenu gagné sur le marché du travail plutôt que sur le revenu total permet à l’analyse d’examiner les voies du marché du travail par lesquelles ce lien s’établit entre la santé et le revenu; de même, l’intérêt porté aux couples permet à l’analyse d’examiner les retombées à l’intérieur du ménage qui découleraient des résultats sur le marché du travail d’une mauvaise santé autodéclarée. Cela ouvre une nouvelle perspective de l’association entre santé et revenu du ménage, à l’aide d’un ensemble de données encore inexploité, qui est obtenue par l’évaluation des voies par lesquelles le lien se crée entre santé et revenu, ainsi que la mesure dans laquelle les retombées à l’intérieur du ménage, qui se répercutent sur l’activité sur le marché du travail à cause de la santé, ont une incidence sur le revenu du ménage.

Les résultats montrent que le revenu du couple est étroitement lié à la santé autodéclarée des hommes et des femmes. Chez les hommes, le lien entre santé mentale et revenu est particulièrement étroit, tandis que chez les femmes, le lien entre santé générale et revenu est le plus fort. Là où l’association entre la santé des hommes et le revenu du couple s’explique en quasi-totalité par l’association entre la santé et le revenu des hommes, il se trouve que chez les femmes, environ la moitié de l’association entre santé générale et revenu du couple s’explique par le revenu inférieur de leur partenaire masculin. Ce dernier résultat indiquerait que d’importantes retombées à l’intérieur du ménage découlant de la santé des femmes seraient associées aux travaux effectués par leur partenaire.

L’ELIA étant un ensemble de données de panel, l’analyse est entièrement transversale puisque le panel est encore petit. Toutefois, le volet longitudinal de l’ELIA offre d’intéressantes possibilités pour de futures recherches, alors que les prochaines vagues de l’enquête permettront de procéder à des estimations de modèles à effets fixes qui évaluent l’hétérogénéité individuelle invariante dans le temps. Cela se révélera pertinent, sur le plan pratique, en cas d’utilisation de données sur la santé autodéclarée, en procurant un moyen d’évaluer des points de référence propres à une personne dans la déclaration de son état de santé, ainsi que la santé antérieure qu’il sera possible de corréler avec la santé actuelle et les résultats actuels sur le marché du travail.

Tableau 5
Association entre santé et revenu, femmes
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Association entre santé et revenu Revenu du couple, Revenu individuel, Emploi, Heures travaillées et Salaire horaire, calculées selon Dollars, Points de pourcentage et Heures unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Revenu du couple Revenu individuel Emploi Heures travaillées Salaire horaire
Dollars Points de pourcentage Heures Dollars
Santé de la personne
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -28 300Note * -15 300Note * -22,9Note * -3,0Note * -1,8
Santé mentale autodéclarée
K10 inférieur à 20 (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
K10 supérieur à 20 -6 400 -4 200Note * -6,8Note * -0,4 1,1
Santé de la conjointe
Santé générale autodéclarée
Bonne, très bonne, excellente (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Passable ou mauvaise -12 900Note * 1 700 -1,8 -2,0 -0,1
Santé mentale autodéclarée
K10 inférieur à 20 (ref.) Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
K10 supérieur à 20 -17 700Note * -1 200 -0,2 1,0 -2,6Note *
Nbre de sujets 2 814 2 074

Annexe

Cette annexe présente en détail la décomposition du revenu utilisée à la section 3. Afin de préciser la notation, w désigne le taux du salaire horaire, l le nombre d’heures travaillées et e l’indicateur d’emploi. Conditionnel à un vecteur de covariables x et à la santé, indiqué par h, le revenu sur le marché du travail escompté est E( wle|h,x )=P( e=1|h,x )E( wl|h,x,e=1 ). MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaWGSbGaamyzaiaa bYhacaWGObGaaiilaiaadIhaaiaawIcacaGLPaaacqGH9aqpcaWGqb WaaeWaa8aabaWdbiaadwgacqGH9aqpcaaIXaGaaeiFaiaadIgacaGG SaGaamiEaaGaayjkaiaawMcaaiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4Dai aadYgacaqG8bGaamiAaiaacYcacaWG4bGaaiilaiaadwgacqGH9aqp caaIXaaacaGLOaGaayzkaaGaaiOlaaaa@56E0@

Par souci d’allègement de la notation, dans la partie suivante, le vecteur de conditionnement x est omis; toutes les espérances doivent être interprétées comme étant conditionnelles de x. À partir de l’expression ci-dessus, il s’ensuit qu’un changement de l’état de santé, passant de h à h', est déterminé par

E( wle| h )E( wle|h ) =[ P( e=1| h )P( e=1|h ) ]E( wl|h,e=1 ) +[ E( wl| h ,e=1 )E( wl|h,e=1 ) ]P( e=1| h ). MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGceaqabe aaqaaaaaaaaaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaadYgacaWG LbGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaam yramaabmaapaqaa8qacaWG3bGaamiBaiaadwgacaqG8bGaamiAaaGa ayjkaiaawMcaaaqaaiabg2da9maadmaapaqaa8qacaWGqbWaaeWaa8 aabaWdbiaadwgacqGH9aqpcaaIXaGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qa caGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaamiuamaabmaapaqaa8qacaWGLbGaey ypa0JaaGymaiaabYhacaWGObaacaGLOaGaayzkaaaacaGLBbGaayzx aaGaamyramaabmaapaqaa8qacaWG3bGaamiBaiaabYhacaWGObGaai ilaiaadwgacqGH9aqpcaaIXaaacaGLOaGaayzkaaaabaGaey4kaSYa amWaa8aabaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaadYgacaqG8b GabmiAa8aagaqba8qacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdaaiaawIca caGLPaaacqGHsislcaWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaWGSbGaae iFaiaadIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdaaiaawIcacaGLPaaa aiaawUfacaGLDbaacaWGqbWaaeWaa8aabaWdbiaadwgacqGH9aqpca aIXaGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGaayzkaaGaaiOlaaaa aa@8301@

Puisque E( wl|h,e=1 )=E( w|h,e=1 )E( l|h,e=1 )+cov( w,l|h,e=1 ) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaWGSbGaaeiFaiaa dIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdaaiaawIcacaGLPaaacqGH9a qpcaWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaqG8bGaamiAaiaacYcacaWG LbGaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaiaadweadaqadaWdaeaape GaamiBaiaabYhacaWGObGaaiilaiaadwgacqGH9aqpcaaIXaaacaGL OaGaayzkaaGaey4kaSIaam4yaiaad+gacaWG2bWaaeWaa8aabaWdbi aadEhacaGGSaGaamiBaiaabYhacaWGObGaaiilaiaadwgacqGH9aqp caaIXaaacaGLOaGaayzkaaaaaa@6182@ après une certaine manipulation, cette expression pourrait s’écrire comme suit

E( wle| h )E( wle|h ) = [ P( e=1| h )P( e=1|h ) ] effet sur emploi E( wl|h,e=1 ) >0 + [ E( l| h ,e=1 )E( l|h,e=1 ) ] effet sur les heures travaillées E( w|h,e=1 )P( e=1| h ) >0 + [ E( w| h ,e=1 )E( w|h,e=1 ) ] effet sur le salaire E( l| h ,e=1 )P( e=1| h ) >0 + [ cov( w,l| h ,e=1 )cov( w,l|h,e=1 ) ]P( e=1|h' ) effet résiduel . MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGceaqabe aaqaaaaaaaaaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaadYgacaWG LbGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaam yramaabmaapaqaa8qacaWG3bGaamiBaiaadwgacaqG8bGaamiAaaGa ayjkaiaawMcaaaqaaiabg2da9maayaaabaWaamWaa8aabaWdbiaadc fadaqadaWdaeaapeGaamyzaiabg2da9iaaigdacaqG8bGabmiAa8aa gaqbaaWdbiaawIcacaGLPaaacqGHsislcaWGqbWaaeWaa8aabaWdbi aadwgacqGH9aqpcaaIXaGaaeiFaiaadIgaaiaawIcacaGLPaaaaiaa wUfacaGLDbaaaSqaaiaabwgacaqGMbGaaeOzaiaabwgacaqG0bGaae iOaiaabohacaqG1bGaaeOCaiaabckacaqGLbGaaeyBaiaabchacaqG SbGaae4BaiaabMgaaOGaayjo+dWaaGbaaeaacaWGfbWaaeWaa8aaba WdbiaadEhacaWGSbGaaeiFaiaadIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaa igdaaiaawIcacaGLPaaaaSqaaiabg6da+iaaicdaaOGaayjo+daaba Gaey4kaSYaaGbaaeaadaWadaWdaeaapeGaamyramaabmaapaqaa8qa caWGSbGaaeiFaiqadIgapaGbauaapeGaaiilaiaadwgacqGH9aqpca aIXaaacaGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaamyramaabmaapaqaa8qacaWG SbGaaeiFaiaadIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdaaiaawIcaca GLPaaaaiaawUfacaGLDbaaaSqaaiaabwgacaqGMbGaaeOzaiaabwga caqG0bGaaeiOaiaabohacaqG1bGaaeOCaiaabckacaqGSbGaaeyzai aabohacaqGGcGaaeiAaiaabwgacaqG1bGaaeOCaiaabwgacaqGZbGa aeiOaiaabshacaqGYbGaaeyyaiaabAhacaqGHbGaaeyAaiaabYgaca qGSbGaaey6aiaabwgacaqGZbaakiaawIJ=amaayaaabaGaamyramaa bmaapaqaa8qacaWG3bGaaeiFaiaadIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9i aaigdaaiaawIcacaGLPaaacaWGqbWaaeWaa8aabaWdbiaadwgacqGH 9aqpcaaIXaGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGaayzkaaaale aacqGH+aGpcaaIWaaakiaawIJ=aaqaaiabgUcaRmaayaaabaWaamWa a8aabaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaabYhaceWGObWday aafaWdbiaacYcacaWGLbGaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaiab gkHiTiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaabYhacaWGObGaaiilai aadwgacqGH9aqpcaaIXaaacaGLOaGaayzkaaaacaGLBbGaayzxaaaa leaacaqGLbGaaeOzaiaabAgacaqGLbGaaeiDaiaabckacaqGZbGaae yDaiaabkhacaqGGcGaaeiBaiaabwgacaqGGcGaae4CaiaabggacaqG SbGaaeyyaiaabMgacaqGYbGaaeyzaaGccaGL44padaagaaqaaiaadw eadaqadaWdaeaapeGaamiBaiaabYhaceWGObWdayaafaWdbiaacYca caWGLbGaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaiaadcfadaqadaWdae aapeGaamyzaiabg2da9iaaigdacaqG8bGabmiAa8aagaqbaaWdbiaa wIcacaGLPaaaaSqaaiabg6da+iaaicdaaOGaayjo+daabaGaey4kaS YaaGbaaeaadaWadaWdaeaapeGaam4yaiaad+gacaWG2bWaaeWaa8aa baWdbiaadEhacaGGSaGaamiBaiaabYhaceWGObWdayaafaWdbiaacY cacaWGLbGaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaiabgkHiTiaadoga caWGVbGaamODamaabmaapaqaa8qacaWG3bGaaiilaiaadYgacaqG8b GaamiAaiaacYcacaWGLbGaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaaGa ay5waiaaw2faaiaadcfadaqadaWdaeaapeGaamyzaiabg2da9iaaig dacaqG8bGaamiAaiaacEcaaiaawIcacaGLPaaaaSqaaiaabwgacaqG MbGaaeOzaiaabwgacaqG0bGaaeiOaiaabkhacaqGPdGaae4CaiaabM gacaqGKbGaaeyDaiaabwgacaqGSbaakiaawIJ=aiaac6caaaaa@3693@

Dans l’hypothèse où cov(w,l|h,e=1) MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aqatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGcbaaeaa aaaaaaa8qacaWGJbGaam4BaiaadAhacaGGOaGaam4DaiaacYcacaWG SbGaaiiFaiaadIgacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdacaGGPaaaaa@4447@  est constant, l’effet résiduel disparaît, de sorte que

E( wle| h )E( wle|h ) = [ P( e=1| h )P( e=1|h ) ] effet sur emploi E( wl|h,e=1 ) >0 + [ E( l| h ,e=1 )E( l|h,e=1 ) ] effet sur les heures travaillées E( w|h,e=1 )P( e=1| h ) >0 + [ E( w| h ,e=1 )E( w|h,e=1 ) ] effet sur le salaire E( l| h ,e=1 )P( e=1| h ) >0 . MathType@MTEF@5@5@+= feaagKart1ev2aaatCvAUfeBSjuyZL2yd9gzLbvyNv2CaerbuLwBLn hiov2DGi1BTfMBaeXatLxBI9gBaerbd9wDYLwzYbItLDharqqtubsr 4rNCHbcvPDwzYbGeaGqiVu0Je9sqqrpepC0xbbL8F4rqqrFfpeea0x e9Lq=Jc9vqaqpepm0xbba9pwe9Q8fs0=yqaqpepae9pg0FirpepeKk Fr0xfr=xfr=xb9adbaqaaeGaciGaaiaabeqaamaabaabaaGceaqabe aaqaaaaaaaaaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaam4DaiaadYgacaWG LbGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaam yramaabmaapaqaa8qacaWG3bGaamiBaiaadwgacaqG8bGaamiAaaGa ayjkaiaawMcaaaqaaiabg2da9maayaaabaWaamWaaeaacaWGqbWaae Waa8aabaWdbiaadwgacqGH9aqpcaaIXaGaaeiFaiqadIgapaGbauaa a8qacaGLOaGaayzkaaGaeyOeI0Iaamiuamaabmaapaqaa8qacaWGLb Gaeyypa0JaaGymaiaabYhacaWGObaacaGLOaGaayzkaaaacaGLBbGa ayzxaaaaleaacaqGLbGaaeOzaiaabAgacaqGLbGaaeiDaiaabckaca qGZbGaaeyDaiaabkhacaqGGcGaaeyzaiaab2gacaqGWbGaaeiBaiaa b+gacaqGPbaakiaawIJ=amaayaaabaGaamyramaabmaapaqaa8qaca WG3bGaamiBaiaabYhacaWGObGaaiilaiaadwgacqGH9aqpcaaIXaaa caGLOaGaayzkaaaaleaacqGH+aGpcaaIWaaakiaawIJ=aaqaaiabgU caRmaayaaabaWaamWaa8aabaWdbiaadweadaqadaWdaeaapeGaamiB aiaabYhaceWGObWdayaafaWdbiaacYcacaWGLbGaeyypa0JaaGymaa GaayjkaiaawMcaaiabgkHiTiaadweadaqadaWdaeaapeGaamiBaiaa bYhacaWGObGaaiilaiaadwgacqGH9aqpcaaIXaaacaGLOaGaayzkaa aacaGLBbGaayzxaaaaleaacaqGLbGaaeOzaiaabAgacaqGLbGaaeiD aiaabckacaqGZbGaaeyDaiaabkhacaqGGcGaaeiBaiaabwgacaqGZb GaaeiOaiaabIgacaqGLbGaaeyDaiaabkhacaqGLbGaae4Caiaabcka caqG0bGaaeOCaiaabggacaqG2bGaaeyyaiaabMgacaqGSbGaaeiBai aabMoacaqGLbGaae4CaaGccaGL44padaagaaqaaiaadweadaqadaWd aeaapeGaam4DaiaabYhacaWGObGaaiilaiaadwgacqGH9aqpcaaIXa aacaGLOaGaayzkaaGaamiuamaabmaapaqaa8qacaWGLbGaeyypa0Ja aGymaiaabYhaceWGObWdayaafaaapeGaayjkaiaawMcaaaWcbaGaey Opa4JaaGimaaGccaGL44paaeaacqGHRaWkdaagaaqaamaadmaapaqa a8qacaWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaqG8bGabmiAa8aagaqba8 qacaGGSaGaamyzaiabg2da9iaaigdaaiaawIcacaGLPaaacqGHsisl caWGfbWaaeWaa8aabaWdbiaadEhacaqG8bGaamiAaiaacYcacaWGLb Gaeyypa0JaaGymaaGaayjkaiaawMcaaaGaay5waiaaw2faaaWcbaGa aeyzaiaabAgacaqGMbGaaeyzaiaabshacaqGGcGaae4Caiaabwhaca qGYbGaaeiOaiaabYgacaqGLbGaaeiOaiaabohacaqGHbGaaeiBaiaa bggacaqGPbGaaeOCaiaabwgaaOGaayjo+dWaaGbaaeaacaWGfbWaae Waa8aabaWdbiaadYgacaqG8bGabmiAa8aagaqba8qacaGGSaGaamyz aiabg2da9iaaigdaaiaawIcacaGLPaaacaWGqbWaaeWaa8aabaWdbi aadwgacqGH9aqpcaaIXaGaaeiFaiqadIgapaGbauaaa8qacaGLOaGa ayzkaaaaleaacqGH+aGpcaaIWaaakiaawIJ=aiaac6caaaaa@022E@

Cette hypothèse de covariance constante est normale dans les modèles à système d’équations; consultez Greene (2011, chap. 10) pour plus de renseignements. Fait important, cette hypothèse ne suppose pas que les salaires et les heures de travail ne sont pas corrélées; elle indique plutôt que la corrélation ne change pas avec l’état de santé après une évaluation des variables démographiques clés. Si l’hypothèse n’est pas valable, le terme de covariance résiduelle ne disparaît pas. Bien que la décomposition utilisée à la section 3 demeure valide dans ce cas, elle n’est plus exacte.

En vertu des hypothèses habituelles du modèle de régression linéaire, il serait possible d’estimer l’effet sur l’emploi, l’effet sur les heures travaillées et l’effet sur le salaire, respectivement, à l’aide d’une régression d’un indicateur d’emploi, des heures travaillées et du salaire horaire sur l’état de santé (et un vecteur de covariables).

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