Faits sur les limitations d'apprentissage

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L'Enquête sur la participation et les limitations d'activités (EPLA) est une enquête nationale financée par Ressources humaines et Développement social Canada (RHDSC) et réalisée par Statistique Canada. Elle a été conçue afin de recueillir des renseignements sur les adultes et les enfants qui ont une limitation d'activité, c'est-à-dire dont les activités quotidiennes sont limitées à cause d'un état ou d'un problème de santé.

Le feuillet de renseignements que voici présente le profil des Canadiens âgés de 15 ans et plus qui ont déclaré avoir une limitation d'apprentissage. Comme les réponses aux questions sur les limitations représentent leur perception de la situation, elles sont subjectives. Dans ce feuillet de renseignements, les aspects suivants sont abordés, à savoir les études, l'emploi, l'aide reçue, les aides et appareils fonctionnels, de même que l'utilisation d'Internet pour ceux ayant une limitation d'apprentissage . Bien que les renseignements fournis dans le feuillet aient trait aux adultes, on y trouve également un aperçu sur les enfants ayant des limitations d'apprentissage.

Il convient de souligner que, même si le feuillet de renseignements porte essentiellement sur les personnes ayant des limitations d'apprentissage, la majeure partie de la population ayant un trouble d'apprentissage a au moins une autre limitation et il faut en tenir compte au moment d'interpréter les résultats puisqu'on ne peut isoler les effets des troubles d'apprentissage.

Pour en savoir plus, reportez-vous à l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités de 2006 : Rapport technique et méthodologique (voir 89-628-XWF 2007002).

Données démographiques

En 2006, environ 631 000 (2,5%)Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir une limitation d'apprentissage. Ce genre de limitation peut être le résultat de divers problèmes, qui vont des problèmes d'attention à la dyslexie en passant par l'hyperactivité. Les limitations d'apprentissage varient également de par leur sévérité. Près d'une personne sur quatre (22,4 %) ayant une limitation d'apprentissage était considérée comme ayant une limitation sévère, tandis que le reste était considéré être de nature légère (77,6 %).

Les taux de limitations d'activités sont répartis équitablement entre les groupes d'âge

Les taux de limitations d'activités étaient semblables dans tous les groupes d'âge d'adultes (tableau 1), ce qui illustre bien le fait que cette limitation est continue. Les hommes et les femmes étaient tout aussi susceptibles de déclarer avoir un trouble d'apprentissage (52,0 % contre 48,0 %).

Tableau 1 Limitations d'apprentissage selon l'âge, 2006

Les enfants ayant des limitations d'apprentissage

En 2006, 121 080 enfants âgés de 5 à 14 ans avaient une limitation liée à l'apprentissage, ce qui représentait 3,2 % de tous les enfants de ce groupe d'âge au Canada. Des troubles d'apprentissage (69,3 %) étaient le plus souvent déclarés chez des personnes ayant au moins une limitation.

Les troubles d'apprentissage constituaient la principale catégorie de limitations d'activités signalées chez les garçons de ce groupe d'âge, 4,1 % de tous les garçons ayant une limitation d'apprentissage. À titre de comparaison, 2,2 % des filles âgées de 5 à 14 ans avaient également une limitation d'apprentissage (voir 89-628-XIF 2007002).

En 2006, 94,5 % des enfants ayant une limitation d'apprentissage fréquentaient une école. Les limitations d'apprentissage ne sont souvent apparentes que lorsque l'enfant commence à aller à l'école et ses difficultés sont souvent diagnostiquées en milieu scolaire. En 2006, près de 9 enfants sur 10 (89,6 %) ayant des limitations nécessitant un enseignement spécial ou fréquentant une école spécialisée avaient besoin d'un enseignement spécial en raison d'un trouble d'apprentissage (voir 89-628-XIF 2008004).

Plusieurs limitations

Parmi toutes les personnes qui ont dit avoir une limitation d'apprentissage, 5,6 % (35 160) ont déclaré qu'il s'agissait de leur seul problème, tandis que 94,4 % (595 880) ont mentionné avoir plusieurs limitations. La mobilité, l'agilité et la douleur accompagnaient le plus souvent un trouble d'apprentissage (graphique 1).

Graphique 1 Limitations courantes associées aux troubles d'apprentissage, 2006

Les études

En avril 2006, 13,9 % (73 520) des personnes âgées de 15 à 64 ans et ayant une limitation d'apprentissage, quelle qu'en soit la sévérité, fréquentaient une école ou une université et, de ce nombre, 81,8 % étaient inscrites à plein temps. Sur les 73 520 personnes qui fréquentaient une école en avril 2006, trois sur quatre étaient âgées de 15 à 24 ans. Ce groupe d'âge affichait le taux de fréquentation le plus élevé, plus de la moitié (53,7 %) ayant déclaré être inscrite.

Le niveau de scolarité le plus élevé

En 2006, le tiers des personnes ayant une limitation d'apprentissage avaient un niveau de scolarité supérieur au diplôme d'études secondaires. Parmi ces personnes, 14,7 % avaient un certificat ou un diplôme d'études collégiales ou non universitaires; 10,6 %, un certificat professionnel ou d'apprenti inscrit; 4,4 %, un baccalauréat; et 4,0E % avaient fait des études supérieures au baccalauréat.

Les élèves ont besoin d'un tuteur pour suivre leurs cours

Près des deux tiers (31,6 %) des personnes qui fréquentaient une école en 2006 ont déclaré avoir besoin d'un appareil fonctionnel pour les aider à suivre leurs cours; le plus souvent, il s'agissait de l'aide d'un tuteur ou d'un enseignant (59,8 %). Plus de la moitié des personnes qui ont dit avoir besoin de cette aide étaient âgées de 15 à 18 ans. Les autres appareils fonctionnels les plus souvent déclarés étaient un programme de cours modifié ou adapté (42,2 %) et des preneurs de notes ou des lecteurs (30,1 %).

L'impact de l'état sur les études

Selon les résultats de l'EPLA de 2006, un trouble d'apprentissage peut se répercuter de plusieurs façons sur les études d'une personne (graphique 2). Les répercussions les plus souvent signalées comprennent le choix de cours ou de carrière (59,3 %), la durée plus longue des études (53,1 %) et la fréquentation de classes adaptées (43,8 %).

Graphique 2 Impacts des limitations d'apprentissage sur les études, 2006

L'emploi

La situation d'activité varie selon la sévérité

En 2006, 34,5 % des personnes ayant des limitations d'apprentissage et âgées de 15 à 64 ans ont dit occuper un emploi. Plus de quatre personnes sur dix (42,2 %) étaient inactives, 15,3 % ont dit être à la retraite et 7,0 % ont déclaré être en chômage. Le statut professionnel variait beaucoup selon la sévérité de la limitation d'apprentissage. Les personnes ayant un trouble d'apprentissage léger étaient plus susceptibles de rapporter qu'elles occupaient un emploi que les personnes ayant des limitations d'apprentissage sévères.

Tableau 2 Situation d'activité des personnes ayant des limitations d'apprentissage selon la sévérité, 2006

Les personnes occupées

Le quart des personnes n'ont pas fait part de leur état à leur employeur

Plus d'une personne sur quatre (25,7 %) ayant une limitation d'apprentissage a dit que son employeur n'était pas au courant de son état. Les personnes ayant des limitations d'apprentissage sévères étaient plus portées que celles ayant des troubles d'apprentissage légers à déclarer leur état à leur employeur.

Les personnes ayant des limitations d'apprentissage ont dit être limitées au travail

Plus de la moitié (52,0 %) des personnes ayant une limitation d'apprentissage et âgées de 15 à 64 ans ont dit que leur état restreignait la quantité ou le genre de travail qu'elles faisaient dans leur emploi actuel. Les personnes ayant des troubles d'apprentissage sévères étaient près de deux fois plus susceptibles que celles ayant des troubles d'apprentissage légers de déclarer des limitations au travail (80,4 % contre 49,0 %).

Les heures modifiées ou réduites sont les principales modifications nécessaires au travail

La modification la plus courante dont les personnes ayant des limitations d'apprentissage ont besoin pour faire leur travail consiste à modifier ou réduire les heures (28,2 %). Les personnes ayant des troubles d'apprentissage sévères étaient près de deux fois plus portées à déclarer ce besoin que les personnes ayant des troubles d'apprentissage légers (51,7 % contre 25,8 %). Une autre modification courante était la redéfinition des tâches, soit 21,3 %. Tout comme les heures modifiées, cette modification était plus souvent nécessaire chez les personnes ayant des limitations d'apprentissage sévères que des limitations d'apprentissage légères (44,5 % contre 18,8 %).

Des changements difficiles et des problèmes d'avancement chez les personnes ayant des limitations d'apprentissage sévères

Une grande proportion de personnes ayant des limitations d'apprentissage ont dit éprouver de la difficulté à progresser dans leur carrière. Plus de huit personnes sur dix (84,2 %) ayant un trouble d'apprentissage sévère ont mentionné qu'en raison de leur trouble, il leur était très difficile de changer d'emploi ou d'avancer dans leur emploi actuel. Même si moins de personnes ayant des limitations d'apprentissage légères éprouvaient de la difficulté à avancer par rapport à celles ayant une limitation d'apprentissage sévère, plus de la moitié (52,7 %) a déclaré éprouver de la difficulté. Trois personnes sur dix (30,4 %) ayant des troubles d'apprentissage ont dit que la difficulté qu'elles éprouvaient lorsqu'elles essayaient de progresser dans leur carrière était le résultat de la limitation du nombre d'heures de travail qu'elles pouvaient faire en raison de leur état.

La discrimination en milieu de travail

En 2006, près d'une personne sur cinq (18,0 %) ayant une limitation d'apprentissage a signalé qu'on lui avait refusé un emploi au cours des 5 années précédentes en raison de son état. Par ailleurs, 13,4 % des personnes ont dit qu'on leur avait refusé une entrevue d'emploi.

Selon les données de l'EPLA, les personnes ayant des limitations d'apprentissage sont également confrontées à de la discrimination au travail. Plus d'une personne sur dix (10,7 %) a déclaré qu'on lui avait refusé une promotion en raison de son état, 14,6 % ont mentionné qu'on leur donnait moins de responsabilités que leurs collègues de travail, 9,8 % ont précisé recevoir une rémunération inférieure aux autres personnes qui faisaient des tâches semblables et 7,1 % ont dit que leur lieu de travail ne leur offrait pas les mesures d'accommodement dont elles avaient besoin pour réduire leur limitation d'apprentissage.

Les personnes en chômage

En 2006, le taux de chômage chez les personnes ayant des limitations d'apprentissage était de 11,8 %. Plus de sept personnes sur dix ayant des troubles d'apprentissage ont déclaré que leur état restreignait la quantité de travail qu'elles pouvaient faire. Par ailleurs, ce groupe a dit éprouver de la difficulté à chercher un emploi. Plus de neuf personnes sur dix (92,4 %) ayant des troubles d'apprentissage sévères ont précisé que leur limitation nuisait à leur capacité de chercher un emploi, comparativement à quatre personnes sur dix (40,9 %) ayant des troubles d'apprentissage légers.

Les anciens employeurs n'étaient pas au courant du trouble d'apprentissage

Environ 42,1 % des personnes en chômage ont déclaré que leur employeur précédent n'était pas au courant de leur limitation, soit une proportion semblable à celles qui occupaient un emploi. Comme pour les personnes occupées, il n'y avait pas de différences entre les niveaux de sévérité.

Les inactifs

En 2006, 42,2 % ou environ 206 600 personnes ayant une limitation d'apprentissage et âgées de 15 à 64 ans étaient inactives. De ce nombre, plus des deux tiers (65,4 % ou 132 380 personnes) ont dit être complètement incapables de travailler. Toutefois, plus d'une sur dix (14,5 %) a signalé que des modifications pouvaient être apportées au milieu de travail pour lui permettre de travailler. En outre, 46,8 % des personnes qui étaient inactives ont dit prévoir chercher du travail au cours des 12 prochains mois.

Les obstacles à la recherche d'emploi

Les personnes ayant des limitations d'apprentissage ont déterminé plusieurs obstacles qui les empêchaient de chercher du travail (tableau 3), le plus courant étant l'impression que leur formation (professionnelle ou scolaire) n'était pas suffisante pour leur permettre de réussir au travail (28,0 %). Vient ensuite la crainte qu'elles perdent une partie ou la totalité de leur revenu actuel (20,5 %) et la totalité ou une partie de leurs autres mesures de soutien (18,4 %).

Tableau 3 Obstacles qui dissuadent les personnes ayant des limitations d'apprentissage de chercher du travail, 2006

Les personnes à la retraite

La majorité des personnes à la retraite étaient complètement incapables de travailler

En 2006, 15,3 % des personnes âgées de 15 à 64 ans et ayant des limitations d'apprentissage ont dit être à la retraite. De ce nombre, plus de neuf personnes sur dix (95,8 %) ont déclaré que leur état les empêchait complètement de travailler.

Besoin d'aide pour faire des activités quotidiennes

En 2006, plus des deux tiers (69,1 %) des personnes ayant une limitation d'apprentissage ont mentionné que leur état restreignait la quantité ou le genre d'activités qu'elles pourraient faire. L'écart entre les personnes ayant des troubles d'apprentissage légers et celles ayant des troubles d'apprentissage sévères était important. Alors que 60,2 % des personnes ayant un trouble d'apprentissage léger ont dit être parfois ou toujours limitées dans leurs activités quotidiennes, chaque personne (100 %) ayant un trouble d'apprentissage sévère en a dit autant.

Les personnes ont besoin d'aide pour s'occuper de leurs finances

Dans l'EPLA, on demandait aux personnes de nommer les activités pour lesquelles elles recevaient de l'aide ou elles avaient besoin d'aide. Six personnes sur dix (60,0 %) ayant des limitations d'apprentissage sévères ont dit recevoir de l'aide pour s'occuper de leurs finances personnelles, comme faire des transactions bancaires et payer des factures. Il s'agit de l'activité la plus courante pour laquelle les personnes ayant des troubles d'apprentissage avaient besoin d'aide. Les personnes ayant des limitations d'apprentissage légères ont également dit recevoir de l'aide pour s'occuper de leurs finances (26,7 %) mais elles étaient bien moins susceptibles de le faire que les personnes ayant des limitations sévères. Quelle que soit la sévérité, parmi les personnes qui recevaient de l'aide pour s'occuper de leurs finances en 2006, près d'une personne sur cinq (19,4 %) a dit avoir besoin d'aide supplémentaire pour s'occuper de ses finances.

Les aides et appareils fonctionnels

Les aides technologiques et organisationnelles étaient les plus fréquentes

En 2006, une personne sur cinq (20,6 %) ayant un trouble d'apprentissage a dit utiliser au moins une aide pour compenser sa limitation. Les personnes ayant des troubles d'apprentissage légers étaient tout aussi portées que les personnes ayant des troubles d'apprentissage plus sévères de dire qu'elles utilisaient des aides. Quelle que soit la sévérité du trouble d'apprentissage, l'appareil le plus souvent utilisé était un ordinateur domestique (83,2 %; tableau 4).

Tableau 4 Aides et appareils fonctionnels employés par les personnes ayant des limitations d'apprentissage, 2006

L'utilisation d'internet

En 2006, près des trois quarts (74,5 %) des personnes ayant un trouble d'apprentissage ont dit avoir utilisé Internet au cours des 12 derniers mois. Toutefois, les personnes ayant des limitations d'apprentissage sévères étaient moins susceptibles d'avoir utilisé Internet que celles ayant une limitation légère (63,0 % contre 77,0 %).

Internet améliore les connaissances, la qualité de vie et la communication

Dans l'ensemble, 75,0 % des personnes ayant des limitations d'apprentissage ont mentionné qu'Internet les aidait à s'informer sur le monde. Par ailleurs, plus des deux tiers (63,7 %) des personnes ayant des troubles d'apprentissage ont mentionné que le fait d'utiliser Internet avait moyennement ou beaucoup amélioré leur qualité de vie.

Outre accroître leurs connaissances et améliorer leur vie, près de la moitié (49,8 %) des personnes ayant une limitation d'apprentissage ont dit qu'Internet les aidait à communiquer avec des gens qui avaient une expérience ou des intérêts semblables.

Cette fiche d'information a souligné les résultats clés de l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités de 2006 par rapport aux limitations d'apprentissage. Pour plus de renseignements sur ce sujet et sur autres publications de l'Enquête sur la participation et les limitations d'activités de 2006, s'il vous plait consulter L'Enquête sur la participation et les limitations d'activités de 2006 : l'incapacité au Canada