Croissance des taux d'incapacité de 2001 à 2006

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

L'Enquête sur la participation et les limitations d'activités : Rapport analytique ›

La population canadienne continue de vieillir
Le vieillissement de la population explique en partie la croissance du taux d'incapacité
Cependant, le vieillissement de la population n'explique pas entièrement la hausse du taux d'incapacité
Les perceptions de ce qui, aux yeux des Canadiens, constituent une incapacité peuvent changer
Le nombre de personnes déclarant une incapacité légère est celui qui a le plus augmenté

Encadré 2
Variations de la population cible de l'EPLA, 2001 à 2006

La population cible de l'EPLA de 2006 diffère légèrement de celle de 2001. Pour la première fois, le champ d'observation de l'enquête inclut les territoires auxquels on a joint les personnes vivant dans les collectivités autochtones qui étaient couvertes en 2001 par l'Enquête auprès des peuples autochtones (EAPA). Enfin, la méthode de collecte des données pour les logements collectifs non institutionnels, tels que les résidences pour personnes âgées, a été modifiée légèrement pour le Recensement de 2006. Contrairement à 2001, les personnes vivant dans ce genre de résidence ont reçu le questionnaire détaillé du Recensement de 2006 contenant la section sur les limitations d'activités dans une proportion de un ménage sur cinq comparable à celle appliquée pour les logements privés ordinaires. Les données ainsi recueillies ont permis d'inclure ces personnes dans la population cible de l'EPLA de 2006.

Afin de comparer les résultats de l'enquête de 2001 à ceux de l'EPLA courante, on a produit un sous–ensemble de la population de 2006 dont étaient exclus les habitants des territoires, les membres des collectivités autochtones et les personnes vivant dans les résidences pour personnes âgées. Cet exercice permet de faire des comparaisons directes entre 2001 et 2006, en plus d'analyser la nouvelle population cible de 2006. Toutes les comparaisons entre 2001 et 2006 portent sur ces données ajustées.

De 2001 à 2006, le nombre de personnes qui ont déclaré avoir une incapacité a augmenté de trois quarts de million (+21,2 %), pour s'établir à 4,4 millions. Parallèlement, la population sans incapacité a enregistré une croissance plus faible, augmentant de 3,3 % pour atteindre 26,2 millions de personnes. Par conséquent, le taux national d'incapacité a augmenté de 1,9 point de pourcentage pour passer de 12,4 % en 2001 à 14,3 % en 2006.

La population canadienne continue de vieillir

Les changements démographiques dans la répartition de la population canadienne ont une incidence sur le taux d'incapacité. Celui–ci étant plus élevé chez les Canadiens âgés, une population vieillissante donnera lieu à un taux moyen d'incapacité plus élevé sans aucun changement dans les profils de déclaration.

Tel que stipulé dans le rapport du recensement 2006 Portrait de la population canadienne en 2006, selon l'âge et le sexe, paru le 17 juillet 2007, la population canadienne continue de vieillir au fur et à mesure que la génération du « baby-boom » se rapproche de l'âge de la retraite. Entre 2001 et 2006, l'âge médian des Canadiens est passé de 37,0 ans à 38,3 ans. Le graphique 2 montre l'évolution de la répartition par âge de la population au Canada au cours de cette période.

Graphique 2 Répartition de la population canadienne, selon l'âge, 2001 et 2006. Ouvre une nouvelle fenêtre.

Graphique 2 Répartition de la population canadienne, selon l'âge, 2001 et 2006

Le vieillissement de la population explique en partie la croissance du taux d'incapacité

Le vieillissement de la population est une des facteurs contribuant à l'augmentation du taux d'incapacité depuis 2001. L'étendue de cette contribution peut être déterminée par la normalisation de la population de 2006 à celle de 2001.

La croissance de la population canadienne peut être utilisée pour estimer l'accroissement du taux d'incapacité observé en 2001 à cause du vieillissement de la population. Simultanément, l'effet de l'évolution des profils d'incapacité et des tendances de déclaration peut être éliminé en maintenant constante la proportion de personnes avec incapacité dans chaque groupe d'âge.

Graphique 3 Taux d'incapacité au Canada, 2001, 2006 et 2006 normalisé selon l'âge. Ouvre une nouvelle fenêtre.

Graphique 3 Taux d'incapacité au Canada, 2001, 2006 et 2006 normalisé selon l'âge

Le graphique 3 présente les taux d'incapacité en 2006 normalisés en prenant pour référence la population de 2001, ce qui donne une idée de la part de l'augmentation de la prévalence de l'incapacité expliquée par le vieillissement de la population. Afin de neutraliser l'effet du vieillissement de la population sur les taux d'incapacité, les comparaisons au cours du temps sont faites en utilisant le « taux d'incapacité normalisé selon l'âge ». Ce dernier élimine les effets des différences de répartition par âge des populations entre régions et au cours du temps. Si l'on examine les données pour le Canada, on constate que le taux d'incapacité en 2006 aurait été de 13,5 % au lieu de 14,3 % s'il n'y avait pas eu de vieillissement de la population. Donc, entre 2001 et 2006, environ 40 % de l'accroissement du taux d'incapacité est attribuable au vieillissement de la population canadienne.

Cependant, le vieillissement de la population n'explique pas entièrement la hausse du taux d'incapacité

Même si le vieillissement explique 0.8 point de pourcentage du 1,9 point de pourcentage d'augmentation du taux d'incapacité au cours de la période, les taux d'incapacités ont augmenté pour presque tous les groupes d'âges (voir le graphique 4), ce qui fait penser à une évolution des profils d'incapacité ou des pratiques de déclaration, ou à une combinaison de ces deux facteurs.

Graphique 4 Taux d'incapacité selon l'âge, Canada, 2001 et 2006. Ouvre une nouvelle fenêtre.

Graphique 4 Taux d'incapacité selon l'âge, Canada, 2001 et 2006

Les perceptions de ce qui, aux yeux des Canadiens, constituent une incapacité peuvent changer

L'EPLA fournit une mesure autodéclarée de la limitation des activités. La façon dont les répondants perçoivent leurs limitations, et leur volonté de faire part de ces dernières, ont une grande influence sur le type de réponses qu'ils fournissent. Les perceptions de l'incapacité sont fluides et se modifient sans cesse à mesure qu'évolue la société. Les définitions sociétales de l'incapacité ont changé spectaculairement au cours de l'histoire, depuis les croyances originelles enracinées dans le surnaturel ou le religieux. Sont venus ensuite des modèles médicaux axés uniquement sur les problèmes de santé en tant que source de l'incapacité et omettant l'environnement plus général de l'individu. Les données de l'EPLA de 2006 donnent à penser que la société canadienne a continué de progresser le long de ce continuum vers une plus grande acceptation sociale de la déclaration d'une incapacité.

Encadré 3
Sévérité de l'incapacité

Un indice mesurant la sévérité de l'incapacité a été construit en se fondant sur les réponses aux questions de l'enquête. Des points ont été attribués en fonction de l'intensité et de la fréquence des limitations d'activités déclarées par le répondant. Une cote individuelle a été calculée pour chaque type d'incapacité. Ensuite, ces cotes individuelles ont été normalisées afin d'obtenir une valeur comprise entre 0 et 1. La cote finale correspond à la moyenne des cotes pour chaque type d'incapacité.

Comme les questions de l'enquête diffèrent selon l'âge du répondant, des échelles différentes ont été construites pour les adultes (15 ans et plus), pour les enfants de moins de 5 ans et pour les enfants de 5 à 14 ans. Chaque échelle a ensuite été divisée en différents degrés de sévérité. Pour les adultes et pour les enfants de 5 à 14 ans, l'échelle a été subdivisée en quatre niveaux (légère, modérée, sévère et très sévère), tandis que pour les enfants de moins de 5 ans, elle a été divisée en deux niveaux (légère à modérée et sévère à très sévère).

Le nombre de personnes déclarant une incapacité légère est celui qui a le plus augmenté

Les personnes ayant une incapacité légère englobent celles qui pourraient se situer à la limite entre la déclaration et la non déclaration d'une limitation d'activités. Si la tendance à déclarer des problèmes de santé ou des états physiques ou mentaux particuliers comme étant une limitation d'activités devenait plus prononcée, il faudrait s'attendre à une hausse du taux d'incapacité légère. Les personnes ayant une incapacité modérée ou sévère sont moins susceptibles de ne pas faire part de leur état d'incapacité.

Le graphique 5 montre qu'au cours de la période de cinq ans allant de 2001 à 2006, chez les adultes (15 ans et plus), la sévérité de l'incapacité a augmenté par palier, l'accroissement le plus important étant celui du pourcentage de personnes déclarant une incapacité légère (+26,6 %), suivi par celui des personnes déclarant une incapacité modérée (+20,6 %), une incapacité sévère (+19,2 %) et une incapacité très sévère (+16,4 %).

Graphique 5 Croissance entre 2001 et 2006 de la proportion d'adultes de 15 ans et plus déclarant une incapacité légère, modérée, sévère ou très sévère, Canada. Ouvre une nouvelle fenêtre.

Graphique 5 Croissance entre 2001 et 2006 de la proportion d'adultes de 15 ans et plus déclarant une incapacité légère, modérée, sévère ou très sévère, Canada


Pour visualiser les documents PDF, vous devez utiliser le lecteur Adobe gratuit. Pour visualiser (ouvrir) ces documents, cliquez simplement sur le lien. Pour les télécharger (sauvegarder), mettez le curseur sur le lien et cliquez le bouton droit de votre souris. Notez que si vous employez Internet Explorer ou AOL, les documents PDF ne s'ouvrent pas toujours correctement. Veuillez consulter Dépannage pour documents PDF. Il se peut que les documents PDF ne soient pas accessibles au moyen de certains appareils. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Adobe ou contactez-nous pour obtenir de l'aide.