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Enquête longitudinale auprès des immigrants du Canada S'établir dans un nouveau pays : un portrait des premières expériences |
À propos de l’Enquête longitudinale auprès des immigrants du CanadaDu fait qu’il soit à l’avantage de l’immigrant et de la société d’accueil que la démarche d’établissement soit couronnée de succès, il existe un besoin en matière d’information sur l’intégration des immigrants — en particulier sur les jalons du processus d’établissement, les facteurs qui influent sur l’intégration et les services qu’utilisent ou qui sont nécessaires aux immigrants pour s’intégrer plus facilement. Bien que la pleine intégration puisse être l’affaire de plusieurs générations, l’ELIC s’intéresse aux quatre premières années, cruciales, du processus d’établissement, au moment où les nouveaux arrivants tissent des liens économiques, sociaux et culturels avec la société canadienne. D’autres sources de données, telles que le recensement, fournissent de l’information importante, mais il leur manque des détails précis sur des aspects clés du processus d’établissement. L’ELIC vise à combler des lacunes d’information de même qu’à compléter les traditionnelles sources de données dans ce domaine. Il s’agit de la première enquête longitudinale à être menée auprès de la population immigrante récente depuis les années 1970. L’enquête, de conception longitudinale, permet d’interviewer les mêmes immigrants sélectionnés pendant trois périodes : environ six mois (cycle 1), deux ans (cycle 2) et quatre ans (cycle 3) après leur arrivée. La population cible comprend tous les immigrants et les réfugiés de 15 ans et plus qui sont arrivés de l’étranger entre le 1 er octobre 2000 et le 30 septembre 2001. Cela représente environ 170 000 de l’ensemble des 250 000 personnes qui ont été admises au Canada durant la période de référence1. De la population cible2, quelque 21 000 personnes représentant autant de catégories d’immigrants par province que possible ont été choisies pour participer à l’enquête. Environ 12 000 répondants y ont pris part. Certains immigrants sont arrivés au Canada, mais ils n’y ont résidé que brièvement avant de retourner dans leur pays d’origine ou de migrer dans un autre pays. L’enquête cherche d’abord et avant tout à comprendre le processus d’intégration non pas des arrivants qui repartent, mais des nouveaux immigrants qui élisent domicile au Canada. Pour éviter tout biais potentiel, les populations ont été ventilées de la façon suivante : la population d’intérêt et la population hors du champ d’intérêt. Aux fins de l’ELIC, la population d’intérêt comprend les immigrants qui répondent aux critères susmentionnés ET qui habitent au Canada depuis plus de six mois. La population hors du champ d’intérêt désigne les immigrants qui ne vivent plus au Canada (c.-à-d. qui ont quitté le pays). Entre octobre 2000 et septembre 2001, 169 430 immigrants de 15 ans et plus sont arrivés de l’étranger. Six mois après leur arrivée, quelque 5 227 immigrants étaient repartis et environ 164 203 habitaient toujours au Canada. Les principaux sujets abordés dans l’ELIC sont les suivants : le logement, le niveau de scolarité, la reconnaissance des titres de compétences acquis à l’étranger, l’emploi, le revenu, le développement et l’utilisation des réseaux sociaux, les compétences linguistiques, la santé, les valeurs et les attitudes ainsi que la satisfaction ressentie lors de l’établissement. On y trouve également une série de questions sur l’accès aux services, où l’on met l’accent sur le logement, les études, l’emploi et la santé. En suivant le cheminement des nouveaux arrivants au fil du temps, l’ELIC permet d’aider les chercheurs et les décideurs à cesser de simplement décrire les résultats du processus d’intégration des immigrants pour commencer à examiner la façon dont les nouveaux arrivants s’y sont pris pour obtenir ces résultats, bref, à répondre aux « comment » et « pourquoi » de l’intégration. Bien que l’enquête ne prendra sa pleine valeur qu’au terme des trois cycles de collecte, le tout premier n’en fournit pas moins d’importantes données de référence. La présente publication s’intéresse aux premières expériences d’établissement, soit avant la migration jusqu’à six mois après l’arrivée. Nous y faisons d’abord un survol de la population de l’ELIC, en étudiant les caractéristiques des immigrants avant qu’ils ne migrent et à leur arrivée. Vient ensuite un examen détaillé des six premiers mois de l’expérience d’établissement où l’on soulève des questions sur la santé, le logement, la mobilité, le niveau de scolarité et la formation depuis l’arrivée, l’emploi, le revenu et la perception qu’ont les immigrants en général de leur expérience d’établissement. Dans la dernière section, nous nous attardons un peu plus aux problèmes et aux difficultés qu’éprouvent les nouveaux arrivants dans quatre grands domaines d’intégration : l’accès aux services de santé, la recherche d’un logement, l’accès aux études et à la formation et la recherche d’un emploi. On examine les défis de l’intégration afin de déterminer quelle aide étant requise a été reçue, et de la part de qui; ou quelle aide requise n’a pas été reçue. Notes1. Les 80 000 autres immigrants qui sont arrivés au Canada durant la période d’échantillonnage étaient des enfants ou des personnes qui faisaient leur demande de l’intérieur du Canada. 2. Voir la définition se trouvant dans Méthodologie et qualité des données. |
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