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Sommaire
Données
démographiques
Acquisition
de connaissances
Niveau
de vie convenable
Le présent rapport porte sur les caractéristiques démographiques
et socioéconomiques des Autochtones résidant dans des RMR
sélectionnées au cours de la période de 1981 à
2001. Il s’agit des RMR
qui comptaient au moins 7 000 Autochtones en 2001 ou dans lesquelles la
population autochtone représentait au moins 5 % de la population
totale. Les RMR
sélectionnées aux fins de l’étude comprennent
Montréal, Ottawa–Hull (maintenant appelée Ottawa–Gatineau),
Toronto, Sudbury, Thunder Bay,
Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton et Vancouver.
Dans l’ensemble, la situation des Autochtones vivant dans les régions
métropolitaines s’était améliorée en
2001 par rapport à 1981. Une partie de cette amélioration
peut être attribuable aux habitants dans les RMR
qui, au fil du temps, ont modifié leur identité déclarée
dans leurs formulaires de recensement de non autochtone à autochtone.
Néanmoins, les Autochtones vivant en milieu urbain restent appelés
à relever d’énormes défis, particulièrement
dans les RMR
dans l’Ouest du Pays, et de grands écarts subsistent entre
eux et leurs homologues non autochtones.
L’analyse est structurée selon un vaste cadre global. Ce
cadre, appelé
« cercle de bien-être de la communauté », repose
sur quatre piliers : l’acquisition de connaissances (parfois appelée
« apprentissage tout au long de la vie »), un niveau de vie
convenable, une vie longue et en santé, et bâtir de meilleures
communautés. Le présent rapport porte d’abord sur
la dynamique démographique et la composition de la population autochtone,
puis sur les deux premiers piliers du cercle de bien-être.
Le présent rapport est le huitième d’une série
ayant pour but d’élaborer des mesures statistiques destinées
à fournir des éclaircissements au sujet de questions d’importance
pour les plus grandes villes du Canada. Ces rapports visent à présenter
des faits stylisés qui pourront être utilisés ensuite
par les urbanistes et les responsables de l’évaluation des
politiques afin de cerner les déterminants d’environnement
urbain sain. Les lecteurs que la question intéresse sont invités
à consulter les autres rapports de la série sur les tendances
et les conditions dans les RMR
pour obtenir des renseignements détaillés sur le faible
revenu, la santé, l’immigration, la culture, le logement,
les marchés du travail, l’activité commerciale, la
croissance et la mobilité de la population ainsi que le travail
et le navettage.
Données démographiques
- La population autochtone de ces villes a affiché une croissance
spectaculaire au cours de la période de 20 ans étudiée.
Alors qu’une partie de cette croissance est attribuable à
l’accroissement naturel (la différence entre le nombre
de naissances et de nombre de décès) et à la migration
interne nette, d’autres facteurs non démographiques plus
récents y ont contribué également. Ces facteurs
non démographiques comprennent les changements sur le plan du
sous-dénombrement net de la population par le recensement au
fil du temps et le facteur plus important de la « mobilité
ethnique ». Il s’agit dans ce dernier cas des personnes
qui modifient leur identité dans le formulaire du recensement,
déclarant une identité non autochtone dans un recensement
et une identité autochtone dans un autre. Ce phénomène
n’est pas particulier au Canada; il a été observé
dans les recensements des populations indigènes aux États-Unis,
en Australie et en Nouvelle-Zélande.
- La population autochtone dans les RMR
sélectionnées a plus que doublé en 20 ans et quadruplé
dans le cas de certaines villes comme Saskatoon.
- Il s’agit d’une population très jeune, bien que
les taux de natalité chez les Autochtones en région urbaine
semblent être à la baisse. En 2001, les plus grandes cohortes
d’âge sont celles des groupes des 5 à 9 ans et des
10 à 14 ans, dont les membres deviendront des jeunes adultes
au cours des 10 à 15 prochaines années. Au fur et à
mesure, ils atteindront vraisemblablement un niveau de scolarité
plus élevé et entreront dans la population active afin
de soutenir la concurrence dans une économie métropolitaine
diversifiée. En même temps, ils créeront des familles
et entreront sur le marché du logement.
- Dans les RMR
des Prairies, les Autochtones représentaient près d’un
habitant sur dix des populations globales des villes en 2001.
- Même si la contribution de la migration autochtone nette à
destination ou en provenance des RMR
à la croissance globale de la population autochtone dans ces
RMR
a été relativement mineure, il convient de prendre en
compte un autre aspect de la migration interne, soit la taille des flux
entrants par rapport à celle des flux sortants. On appelle ce
phénomène « effet va-et-vient ». Dans les
RMR
de l’Ouest du pays, près d’un Autochtone sur cinq
a déménagé dans l’une de ces villes ou l’a
quittée au cours de la période de cinq ans comprise entre
1996 et 2001.
- Selon l’Enquête de auprès des peuples autochtones
de 2001, 40 % des Autochtones qui ont déménagé
dans les RMR
sélectionnées ont déclaré s’y être
installés pour des raisons familiales. Seules Toronto et Calgary
affichent un pourcentage aussi élevé d’Autochtones
qui ont déclaré y avoir déménagé
pour des raisons liées au travail.
- La mobilité dans la RMR
est également un facteur important. De Thunder Bay à Edmonton,
au moins un Autochtone sur cinq a changé de résidence
dans sa propre RMR
durant l’année qui a précédé le Recensement
de 2001, Regina et Saskatoon affichant les pourcentages les plus élevés
(près de 40 %) d’Autochtones qui ont changé de résidence
dans leurs villes respectives. Cette mobilité peut avoir une
incidence sur les organismes de prestation de services, les inscriptions
scolaires et les progrès des étudiants dans les écoles,
ainsi que sur la situation du logement des Autochtones.
- Même si, selon sa structure par âge, la population autochtone
de ces RMR
est jeune, comme l’espérance de vie augmente et le taux
de natalité baisse, la population autochtone vieillit. Même
si la part de personnes âgées dans la population autochtone
est petite, elle a augmenté de façon significative au
cours de la période de 1981 à 2001, et elle continuera
probablement de croître. Par conséquent, il faudra probablement
augmenter au cours de la décennie à venir le nombre de
programmes destinés plus particulièrement aux Autochtones.
Acquisition de connaissances
- Les proportions de jeunes Autochtones ayant des niveaux de scolarité
plus élevés dans les RMR
sélectionnées ont augmenté au cours de la période
de 20 ans étudiée.
- La fréquentation scolaire chez les jeunes Autochtones dans
le groupe des 15 à 24 ans a augmenté considérablement
depuis 1981 et, chez les jeunes adultes autochtones de 25 à 34
ans, la proportion de diplômés postsecondaires a augmenté
également.
- L’augmentation du nombre proportionnel de diplômés
postsecondaires a été beaucoup plus forte dans le cas
des femmes que des hommes autochtones, mais les deux proportions ont
augmenté dans presque toutes les RMR
visées par l’étude. Seuls font exception les hommes
autochtones à Regina et à Edmonton.
- En 2001, les taux d’emploi des jeunes adultes autochtones habitant
dans bon nombre des RMR
sélectionnées et titulaires d’un diplôme universitaire
étaient équivalents à ceux de leurs homologues
non autochtones. Regina et Saskatoon semblent faire exception. Dans
le cas de la plupart des autres niveaux de scolarité, les taux
d’emploi des jeunes adultes autochtones sont inférieurs
à ceux de leurs homologues non autochtones dans la plupart des
RMR
de Sudbury vers l’Ouest, Calgary seule faisant exception.
Niveau de vie convenable
- Dans l’ensemble, les taux d’emploi des Autochtones dans
la plupart des RMR
se sont améliorés, sauf pour le principal groupe d’âge
de la population active, soit celui des 25 à 54 ans, à
Regina. Toutefois, l’écart sur le plan des taux d’emploi
entre les Autochtones et les non-Autochtones n’a pas beaucoup
évolué au cours de la période de 20 ans étudiée,
sauf pour Winnipeg, Edmonton et Sudbury, où il s’est rétréci
de 7 à 10 points de pourcentage.
- En outre, la dépendance à l’égard des paiements
de transferts gouvernementaux a également diminué de façon
considérable dans toutes les RMR
au cours de la période de 1980 à 2000.
- Le pourcentage d’Autochtones gagnant 20 000 $ ou plus a baissé
au cours de la période de 20 ans étudiée et celui
de leurs homologues non autochtones a également diminué.
- L’écart entre le revenu médian d’emploi
des Autochtones et celui des non-Autochtones s’est amenuisé
dans la plupart des RMR
au cours de la période de 20 ans. Même si le revenu médian
d’emploi des Autochtones gagnant 40 000 $ ou plus a augmenté
de 281 %, celui des personnes gagnant moins de 15 000 $ a augmenté
encore davantage.
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