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Sommaire

Alors que l'on accorde de plus en plus d'attention à la vie culturelle dans les régions métropolitaines canadiennes, on constate également qu'il existe très peu d'information sur le sujet. Il s'agit d'une lacune majeure étant donné l'augmentation de la population canadienne dans les régions métropolitaines et l'importance accrue que l'on attribue à la culture en tant que moteur économique.

Dans le but de combler ce manque de données, le présent rapport rassemble des indicateurs et une analyse du secteur culturel1 pour les vingt-sept régions métropolitaines de recensement (RMR)2 au Canada, en puisant essentiellement dans les données du Recensement de la population de 2001. Le thème central de cette analyse est que certaines RMR jouent un rôle de grappe culturelle urbaine en vertu de la concentration des industries, entreprises, organismes, employés, étudiants et diplômés du secteur culturel qu'on y trouve. Une grappe est habituellement caractérisée par un haut niveau d'interaction entre les différentes composantes3. Les grappes culturelles, à l'instar des grappes dans les autres secteurs d'activité (comme, par exemple, le secteur de la haute technologie), s'avèrent intéressantes étant donné les liens qu'elles peuvent avoir avec le développement social et économique. Une grappe peut grandir, demeurer stable ou diminuer en importance, avec les conséquences que cela implique en matière de questions sociales (criminalité, cohésion de la collectivité) et de développement économique (croissance des industries du secteur culturel et des autres industries, qu'elles soient ou non liées au secteur culturel).

Le présent rapport contient également des renseignements au sujet des caractéristiques socio-économiques des travailleurs du secteur culturel des RMR4 et de leurs profils de mobilité et fait ressortir les différences et les similitudes d'une RMR à l'autre.

Ce rapport a été préparé par le Programme de la statistique culturelle de Statistique Canada. Il faisait partie d'un vaste projet piloté par le Secrétariat des villes du Bureau du Conseil privé et qui consistait à recueillir des données plus détaillées au sujet des régions métropolitaines de recensement au Canada.

Grappes culturelles
Caractéristiques des travailleurs du secteur culturel

Grappes culturelles

Toronto, Montréal et Vancouver, les trois plus importantes RMR au Canada, sont souvent perçues comme les capitales culturelles de notre pays et elles se sont en effet retrouvées en tête de liste des RMR pour ce qui est du nombre de travailleurs employés par les industries du secteur culturel en 2001. Collectivement, on y retrouvait 64 % des travailleurs de l'industrie du secteur culturel des RMR, comparativement à 52 % de la population active totale des RMR. Ces RMR occupaient également les premiers rangs en ce qui a trait à la proportion de leur population active travaillant dans les industries du secteur culturel.

Toronto constituait la grappe la plus importante dans bon nombre d'industries du secteur culturel visées par l'enquête de Statistique Canada. Cela s'est avéré d'autant plus évident lorsqu'on tenait compte des recettes gagnées, en termes absolus ou par habitant, et des industries de la production, de la postproduction et de la distribution de films, de l'enregistrement sonore et de l'édition de livres et de périodiques.

Montréal constituait la deuxième plus grande grappe en termes de salaires versées et de recettes gagnées pour la plupart des industries du secteur culturel mais venait en tête de liste à tous les niveaux pour les arts d'interprétation. Elle comptait également plus d'entreprises que Toronto dans les industries de la production de films, des arts d'interprétation, de l'édition de livres et de l'enregistrement sonore.

D'autres RMR formaient des grappes plus petites mais qui ont retenu l'attention. Parmi celles-ci, notons Vancouver et, à un moindre degré, Halifax, pour la production de films canadiens. Vancouver, Ottawa-Hull et Winnipeg ont obtenus d'importantes parts des revenus totaux des RMR en ce qui a trait aux arts d'interprétation alors que St. Catharines-Niagara affichait les revenus par habitant les plus élevés.

En ce qui concerne les établissements du patrimoine, il n'y avait pas de grappe dominante, ce qui reflète en partie l'influence du financement offert par le secteur public pour le soutien de bon nombre de ces établissements dans les différentes RMR. Ottawa-Hull a obtenu la plus importante part des revenus d'exploitation, suivie de Toronto, Vancouver et Montréal. De toutes les RMR, Ottawa-Hull a obtenu les plus importants revenus par habitant, précédant Victoria, Regina et Québec.

Dans le même ordre d'idées, il n'a pas été possible d'identifier de grappe dominante pour l'industrie des salles de cinéma car celle-ci dépend, jusqu'à un certain point, de la population de consommateurs. La part des recettes gagnées des trois plus importantes RMR reflétait leur part de la population des RMR. Victoria, Calgary et Edmonton présentaient les recettes d'exploitation par habitant les plus élevées dans l'industrie des salles de cinéma.

Un inventaire du nombre d'emplois dans le secteur culturel exprimé sous forme de pourcentage de la population active totale de chaque RMR a placé Victoria et Vancouver en tête de liste, suivies de Toronto, Montréal et Ottawa-Hull. La force de Victoria provenait en grande partie des emplois dans les domaines des arts d'interprétation, des arts visuels et des arts littéraires. La proportion de leur population active de Halifax et de St. John's occupant un emploi dans le secteur culturel était plus élevée que cela à quoi on pourrait s'attendre, étant donné la population de ces RMR. Les villes portuaires maritimes se sont classées aux premier, deuxième, sixième et huitième rangs. La population active du secteur culturel de ces villes portuaires a peut-être également tiré profit des activités de l'industrie touristique.

En général, c'est dans les plus grandes RMR au Canada, dans les capitales (fédérale et provinciales) et dans les villes portuaires canadiennes que l'on retrouvait la proportion la plus élevée de la population active travaillant dans les industries ou les métiers du secteur culturel. Cette proportion était la plus faible dans les RMR dont la raison d'être économique est essentiellement basée sur l'activité manufacturière ou sur l'extraction / la transformation des richesses naturelles. On a suggéré l'existence d'un lien entre la présence d'établissements d'enseignement supérieur et le nombre d'emplois dans le secteur culturel étant donné le taux relativement élevé d'emplois dans les services d'information à Kingston (incluant les emplois de bibliothécaire, d'éditeur/éditrice et d'archiviste) et la présence de l'Université Queen's dans cette RMR.

Un examen de l'environnement de formation (universités, collèges communautaires et écoles de métiers) de bon nombre de ces travailleurs du secteur culturel nous permet d'identifier les RMR qui alimentent le marché de l'emploi du secteur culturel. C'est à Montréal et à Toronto qu'on retrouve l'effectif le plus important et le plus grand nombre de diplômés dans le secteur culturel, consolidant ainsi le rôle de ces RMR à titre de grappes culturelles. Toutefois, lorsqu'on a exprimé ce nombre sous forme d'un pourcentage de la population de la RMR, des RMR de petite envergure ont été mises en valeur. Kingston, Kitchener, Sherbrooke, Halifax et London affichaient une fort ratio par habitant d'étudiants et de diplômés universitaires dans le secteur culturel alors que Chicoutimi-Jonquière et London se classaient parmi les premières RMR en ce qui concerne les collèges. Cependant, lorsqu'on observe le solde migratoire culturel de leur population active du secteur culturel, toutes ces régions, sauf Halifax, ont encouru un déficit migratoire important entre 1996 et 2001. La présence à Halifax d'un grand nombre d'étudiants dans des programmes d'études culturelles, ajoutée à une proportion plus élevée que la moyenne de la population active employée dans les industries et les métiers du secteur culturel, confirme le rôle de Halifax en tant que grappe culturelle régionale.

Caractéristiques des travailleurs du secteur culturel

Dans les RMR, un examen des caractéristiques des travailleurs du secteur culturel comparées à celles des travailleurs des autres secteurs a permis de constater que les travailleurs du secteur culturel étaient, en moyenne, plus âgés, qu'il y avait proportionnellement autant d'hommes que de femmes (alors que les hommes sont proportionnellement plus nombreux dans les autres secteurs d'activités), qu'ils avaient un niveau de scolarité beaucoup plus élevé, que les personnes souffrant d'une incapacité étaient proportionnellement représentées de façon équitable et que les personnes appartenant à une minorité visible ou à un groupe autochtone étaient, toutes proportions gardées, moins nombreuses. Toutefois, il existait des écarts importants entre les différentes RMR. À titre d'exemple, les trois plus importantes RMR comptaient plus d'hommes que de femmes travaillant dans le secteur culturel. Cela est dû en partie au taux d'emploi plus élevé dans les RMR pour les domaines du secteur culturel à prédominance masculine tels que le métier d'architecte. Cela démontre que dans les plus importantes RMR, qui jouaient également un rôle de grappe culturelle, la population active travaillant dans le secteur culturel différait de celle des autres RMR.

Le travailleur type du secteur culturel dans les RMR disposait d'un revenu moyen d'emploi inférieur à celui du travailleur des autres secteurs, ce qui s'explique en partie par le nombre plus élevé d'emplois à temps partiel chez les travailleurs du secteur culturel. Toutefois, lorsqu'on considère le revenu médian, l'image du travailleur du secteur culturel sous-payé a été remise en question. Les travailleurs du secteur culturel de la région d'Ottawa-Hull disposaient d'un revenu médian d'emploi supérieur à celui des travailleurs des autres secteurs, et à Toronto, les deux groupes avaient un revenu d'emploi équivalent. Ici encore, cela s'explique par la prépondérance dans les plus importantes RMR de certains types d'emplois bien rémunérés dans le secteur culturel tels que les postes d'architecte, de producteur/productrice et de réalisateur/réalisatrice. De plus, la proportion de travailleurs du secteur culturel employés à temps partiel était en général moins élevée dans les grandes RMR.

Toutefois, les travailleurs exerçant un métier dans les arts d'interprétation et les arts visuels impliquant des activités de création tels que les danseurs, les artisans, les musiciens et les chanteurs, les peintres d'arts visuels, les sculpteurs et les autres visualistes disposaient de revenus largement inférieurs à la moyenne des revenus de la population active du secteur culturel, tant dans les RMR qu'à l'extérieur de ces régions. Par conséquent, une définition plus précise du travailleur du secteur culturel tenant compte de ces groupes nous permettrait de constater que le revenu d'emploi est beaucoup moins élevé que celui que nous obtenons pour les travailleurs du secteur culturel tels qu'ils sont définis dans la présente analyse.

Toronto et Montréal se démarquaient en ce qui a trait au solde migratoire interne absolu. Leur immigration interne pour le secteur culturel était beaucoup plus élevée que leur immigration interne pour les autres secteurs. Les plus grandes RMR se révèlent en effet des grappes culturelles attirant les travailleurs canadiens du secteur culturel.


1  Le Cadre canadien pour les statistiques culturelles définit la culture comme étant « l'activité artistique créatrice et les biens et services produits par cette activité, et la conservation du patrimoine humain. », Cadre canadien pour les statistiques culturelles , Culture, Tourisme et Centre de la statistique de l'éducation, Statistique Canada, août 2004, n o 81-595-MIF2004021 au catalogue.

2  Les vingt-sept RMR sont St. John's, Halifax, Saint John, Chicoutimi-Jonquière, Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières, Montréal, Ottawa-Hull, Kingston, Oshawa, Toronto, Hamilton, St. Catharines-Niagara, Kitchener, London, Windsor, Sudbury,Thunder Bay, Winnipeg, Regina, Saskatoon, Calgary, Edmonton, Abbotsford, Vancouver et Victoria.

3  Culture Cluster Mapping and Analysis , draft report, Centre for Urban and Regional Development Studies, University of Newcastle upon Tyne , 2001.

4  Inclut les personnes qui travaillent présentement et les chômeurs qui ont travaillé à un moment ou à un autre depuis le 1 er janvier 2000.


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Date de modification : 2004-10-22 Avis importants
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