Statistique Canada - Gouvernement du Canada
Accessibilité : Renseignements générauxÉviter tous les menus et aller au contenu.Accueil - Logo de Statistique Canada Éviter le menu principal et aller au menu secondaire. English 1 de 5 Contactez-nous 2 de 5 Aide 3 de 5 Recherche site web 4 de 5 Site du Canada 5 de 5
Éviter le menu secondaire et aller au menu des rubriques. Le quotidien 1 de 7
Recensement 2 de 7
Le Canada en statistiques 3 de 7 Profils des communautés 4 de 7 Nos produits et services 5 de 7 Accueil 6 de 7
Autres liens 7 de 7

Avertissement Consulter la version la plus récente.

Information archivée dans le Web

L’information dont il est indiqué qu’elle est archivée est fournie à des fins de référence, de recherche ou de tenue de documents. Elle n’est pas assujettie aux normes Web du gouvernement du Canada et elle n’a pas été modifiée ou mise à jour depuis son archivage. Pour obtenir cette information dans un autre format, veuillez communiquer avec nous.

Éviter le menu du rubriques et aller au contenu.
Catalogue en ligne Page principale Sommaire Rapport en version PDF Renseignements supplémentaires Parutions précédentes Profils Profils en version PDF Faible revenu dans les régions métropolitaines de recensement

Sommaire

Dans l'ensemble du pays, l'« état » des régions métropolitaines du Canada préoccupe de plus en plus les entreprises, les décideurs et les Canadiens de tous les milieux. Ces personnes s'intéressent au renouvellement de la vie communautaire dans les centres urbains. Cela signifie qu'il faut résoudre le problème de la pauvreté, fournir de nouveaux débouchés d'apprentissage et de travail à tous les Canadiens, y compris les nouveaux immigrants et les Autochtones, et améliorer le contexte commercial.

Le présent rapport est le premier d'une série comprenant des mesures statistiques qui visent à jeter de la lumière sur les questions d'importance pour les plus grands centres urbains canadiens. Statistique Canada a mené ce projet de concert avec le Secrétariat des villes du Bureau du Conseil privé.

L'objectif visé est la production de mesures statistiques de la situation et des tendances qui prévalent dans nos grandes zones urbaines et dans les quartiers qui les composent. Ces mesures seront disponibles pour la planification urbaine et les évaluations stratégiques des éléments nécessaires à la création d'une ville en santé.

Le présent rapport exhaustif dresse le portrait statistique du revenu et du faible revenu en milieu urbain au Canada. À cette fin, il comprend l'examen des changements qui ont touché le revenu des familles avant impôts dans les 27 plus grandes régions métropolitaines de recensement (RMR)1 du pays, entre 1980 et 2000, à partir des données du recensement.

L'analyse met l'accent sur le faible revenu et la situation de groupes particuliers qui courent un risque élevé d'avoir un faible revenu, y compris les nouveaux immigrants (c.-à-d. ceux qui sont arrivés au Canada au cours des dix années précédant le recensement), les Autochtones et les membres de familles monoparentales.

Elle repose en outre sur les données des secteurs de recensement, en vue de l'analyse de l'évolution de l'inégalité du revenu dans les divers quartiers de certaines régions métropolitaines. L'objectif consiste à déterminer si l'écart de revenu entre les quartiers riches et les quartiers pauvres s'élargit, et si la proportion de quartiers à faible revenu est en hausse. (Un quartier à faible revenu en est un où le taux de faible revenu dépasse 40 %.)

Le rapport examine en outre, à l'intérieur des quartiers à faible revenu, les caractéristiques des résidents, et plus particulièrement des groupes présentant un risque élevé d'avoir un faible revenu, comme les nouveaux immigrants ou les Autochtones, ainsi que les caractéristiques des quartiers proprement dits.

Faible revenu dans les régions métropolitaines
Caractéristiques des personnes à faible revenu
Quartiers à faible revenu

Faible revenu dans les régions métropolitaines

Le revenu familial médian et les taux de faible revenu ont peu varié dans la plupart des régions métropolitaines durant les années 90. En revanche, le revenu médian a augmenté et les taux de faible revenu ont diminué dans la plupart des régions métropolitaines tout au long des années 80.

Le revenu médian des familles vivant dans une région métropolitaine en 2000 se chiffrait à 62 300 $, une hausse de 1 % par rapport à 1990. (La médiane représente le point où les revenus de la moitié des familles se situent audessus et ceux de l'autre moitié en dessous de la valeur moyenne.) Dans l'ensemble, les revenus ont augmenté plus rapidement durant les années 80. Le revenu familial médian dans les régions métropolitaines a augmenté de 5 % durant les années 80. Entre 1980 et 2000, le revenu médian a augmenté de 7 %.

Durant les années 80, la croissance économique a été partagée dans une certaine mesure par la plupart des résidents des RMR. Les revenus ont augmenté à la fois dans la tranche supérieure et dans la tranche inférieure de répartition des revenus, mais ceux de la tranche supérieure ont eu tendance à augmenter davantage. Durant les années 90, la croissance s'est concentrée davantage chez les familles à revenu élevé, tandis que le revenu des familles à faible revenu a peu augmenté ou même baissé dans la plupart des régions métropolitaines.

Par conséquent, le faible revenu dans les régions métropolitaines a légèrement augmenté, passant de 17,2 % en 1990 à 17,7 % en 2000. Les régions métropolitaines ont affiché des tendances mixtes durant cette décennie : six RMR ont vu leurs taux de faible revenu baisser de plus de un point de pourcentage et six ont vu leur taux de faible revenu augmenter de plus de un point. Dans les autres RMR, les taux de faible revenu ont peu changé.

En revanche, entre 1980 et 1990, le taux de faible revenu dans les RMR est passé de 18,3 % à 17,2 %, soit une baisse de 1,1 point. La plupart des régions métropolitaines ont vu baisser leur taux de faible revenu. En raison des gains réalisés durant les années 80, le taux de faible revenu pour l'ensemble des régions métropolitaines s'est établi à 17,7 %, soit à un niveau marginalement inférieur en 2000 par rapport à 1980.

Les deux grandes régions métropolitaines où le taux de faible revenu a augmenté durant les années 90 étaient Toronto et Vancouver. La hausse du taux de faible revenu dans ces RMR était concentrée chez les nouveaux immigrants (ceux qui sont arrivés durant la décennie précédant le recensement).

En 2000, les personnes à faible revenu vivant dans des RMR ont tiré une part nettement moins importante de leur revenu d'un travail et une part plus importante de paiements de transfert gouvernementaux que leurs homologues deux décennies plus tôt. En 2000, 51,1 % du revenu des personnes à faible revenu provenaient de paiements de transfert, comparativement à seulement 42,7 % en 1980.

Caractéristiques des personnes à faible revenu

Le taux de faible revenu dans les RMR était plus élevé chez certains groupes, ceux-ci représentant par conséquent une part disproportionnée de la population à faible revenu.

Le présent rapport est axé sur trois groupes qui ont eu tendance à avoir des taux de faible revenu supérieurs à l'ensemble de la population d'une RMR donnée - nouveaux immigrants (ceux qui sont arrivés au cours de la décennie précédant le recensement), Autochtones et membres de familles monoparentales.

Les nouveaux immigrants des RMR avaient un taux de faible revenu estimé à 35 % en 2000, soit près du double du taux dans l'ensemble des RMR. Leur taux de faible revenu a augmenté au cours de la période de 1980 à 2000, passant de 23 % en 1980 à 35 % en 2000. Cette hausse du faible revenu a été constatée dans toutes les RMR qui comptent une population importante de nouveaux immigrants.

Dans certaines grandes RMR, la hausse du taux de faible revenu dans les années 90 était concentrée chez les nouveaux immigrants. À Toronto, où le taux de faible revenu a augmenté de 1,8 point de pourcentage entre 1990 et 2000, le taux de faible revenu chez les nouveaux immigrants a augmenté de 4,6 points, passant de 28,2 % à 32,8 % pour la même période. Par contre, le taux de faible revenu pour le reste de la population de Toronto était virtuellement inchangé.

Le taux de faible revenu pour les Autochtones et les familles monoparentales était aussi beaucoup plus élevé que la moyenne des taux de faible revenu des RMR. En 2000, près de 42 % des Autochtones vivant dans des régions métropolitaines avaient un faible revenu, soit plus du double de la moyenne nationale des RMR.

Le taux de faible revenu pour les personnes vivant dans des familles monoparentales se situait à 47 % en 2000, comparativement à 15 % chez les personnes appartenant à d'autres types de familles. Cependant il avait considérablement diminué durant la période de 1980 à 2000.

Les RMR regroupent des proportions différentes d'immigrants et d'Autochtones, ce qui fait que la composition de la population à faible revenu varie considérablement d'une ville à l'autre. À Winnipeg, Regina et Saskatoon, plus de 20 % de la population à faible revenu était constituée d'Autochtones. Par contre, à Toronto et à Vancouver, les Autochtones étaient peu nombreux dans la population à faible revenu, mais la proportion de nouveaux immigrants était plus importante (32,0 % à Toronto et 32,6 % à Vancouver).

Moins de 10 % de la population à faible revenu de la plupart des RMR situées à l'est de Montréal est constituée de nouveaux immigrants ou d'Autochtones.

Quartiers à faible revenu

La différence de revenu entre les quartiers riches et les quartiers pauvres a augmenté dans la plupart des RMR entre 1980 et 2000, et plus particulièrement entre 1990 et 2000. Dans presque toutes les villes, le revenu a augmenté plus rapidement dans les quartiers à revenu élevé que dans les quartiers à faible revenu, reflétant qu'il a augmenté plus rapidement dans les familles à revenu élevé que dans les familles à faible revenu.

Comme c'est le cas pour le taux de faible revenu, la proportion de tous les quartiers qui sont à faible revenu (dans toutes les RMR) est demeurée relativement stable entre 1980 et 2000. En 1980, 6,1 % des quartiers des RMR étaient des quartiers à faible revenu. Cette proportion a diminué pour se situer à 5,5 % en 1990, puis a doublé pour atteindre 11,8 % en 1995, pour chuter par la suite et se fixer à 5,8 % en 2000, lorsque la situation économique s'est améliorée.

Les quartiers à faible revenu ont tendance à être regroupés, mais pas toujours dans le noyau urbain. Ils sont souvent situés en banlieue. À Toronto et à Montréal, par exemple, les quartiers à faible revenu étaient moins susceptibles d'être situés au centre-ville en 2000 qu'en 1980. Par contre, à Vancouver et à Winnipeg la tendance est très différente puisque la concentration de quartiers à faible revenu s'observe en grande partie au centre-ville.

Les nouveaux immigrants, les Autochtones et les familles monoparentales étaient plus susceptibles que d'autres groupes de vivre dans des quartiers à faible revenu. Dans certains centres, comme à Winnipeg et à Vancouver, on compte une seule grappe dominante de quartiers à faible revenu au centre-ville. Dans d'autres, comme à Toronto et à Montréal, on compte plusieurs grappes distinctes de quartiers à faible revenu qui entourent un centre-ville relativement aisé. En outre, à Toronto et à Montréal, les quartiers à faible revenu sont moins susceptibles de se trouver au centre-ville et plus susceptibles de se trouver dans des grappes à l'extérieur du centre-ville en 2000 qu'en 1980.

Les quartiers à faible revenu sont de plus en plus composés d'Autochtones et d'immigrants, et de moins en moins d'autres personnes. Pour l'ensemble des RMR, les nouveaux immigrants représentaient 9,9 % des résidents des quartiers à faible revenu en 1980. En 2000, cette proportion avait doublé pour atteindre 19,8 %. Bien entendu, cette tendance variait d'une RMR à l'autre, selon l'importance des immigrants dans la zone urbaine.

Les nouveaux immigrants représentent une fraction importante et croissante des résidents des quartiers à faible revenu dans de nombreuses RMR. À Toronto, la proportion de résidents de quartiers à faible revenu qui étaient des nouveaux immigrants a augmenté, passant de 24,4 % en 1980 à 39,1 % en 2000. À Montréal, cette proportion a plus que doublé, passant de 7,8 % en 1980 à 19,4 % en 2000.

Les Autochtones constituaient aussi une fraction importante et croissante des résidents des quartiers à faible revenu des RMR comptant des populations autochtones importantes, comme Winnipeg et Saskatoon. À Winnipeg, les Autochtones représentaient 30,8 % des résidents des quartiers à faible revenu en 2000, comparativement à 24,5 % en 1995.

Visualiser le rapport l'entier en version PDF

Nota

Une région métropolitaine de recensement (RMR) est la région formée par une ou plusieurs municipalités adjacentes regroupées autour d’une grande zone urbaine (appelée noyau urbain). La population du noyau urbain d’une région métropolitaine de recensement est d’au moins 100 000 habitants, d’après les chiffres du recensement. Pour être incluses dans une RMR, les municipalités adjacentes doivent présenter un haut degré d’intégration avec la région urbaine centrale, tel que mesuré par le nombre de navetteurs calculé d’après les données du recensement sur le lieu de travail.


Pour visualiser les documents PDF, vous devez utiliser le lecteur Adobe gratuit. Pour visualiser (ouvrir) ces documents, cliquez simplement sur le lien. Pour les télécharger (sauvegarder), mettez le curseur sur le lien et cliquez le bouton droit de votre souris. Notez que si vous employez Internet Explorer ou AOL, les documents PDF ne s'ouvrent pas toujours correctement. Veuillez consulter Dépannage pour documents PDF. Il se peut que les documents PDF ne soient pas accessibles au moyen de certains appareils. Pour de plus amples renseignements, visitez le site Adobe ou contactez-nous pour obtenir de l'aide.


Page d'accueil | Recherche | Contactez-nous | English
Haut de la page
Date de modification : 2004-08-18 Avis importants