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Accès à l’emploiLa majorité des nouveaux immigrants prévoyaient travaillerAux yeux de la plupart des nouveaux arrivants, l’obtention d’un emploi est un facteur clé pour qui veut se faire une nouvelle vie au Canada. La majorité des immigrants (85 %) ont dit qu’ils avaient l’intention de travailler une fois arrivés au pays. Tel était particulièrement le cas de ceux qui appartenaient au groupe des travailleurs dans la force de l’âge (25 à 44 ans). Dans l’ensemble, 94 % des immigrants de 25 à 44 ans ont dit qu’ils prévoyaient travailler après leur établissement au pays, comparativement à 74 % des nouveaux venus de 45 à 64 ans et à 73 % des immigrants plus jeunes (15 à 24 ans). Six mois après leur arrivée, 4 immigrants sur 10 avaient trouvé du travailEn relativement peu de temps, soit dans les quelque six mois ayant suivi leur arrivée, 44 % (72 100) des nouveaux arrivants avaient trouvé du travail. Parmi ceux qui en avaient trouvé, 79 % travaillaient à temps plein et le reste (21 %), à temps partiel. Environ 37 % (42 200) des nouveaux arrivants qui étaient à la recherche d’un emploi n’avaient toujours pas trouvé de travail au moment de l’interview. Au total, 114 400 nouveaux immigrants étaient sur le marché du travail, ce qui représente un taux d’activité de 70 % pour l’ensemble des nouveaux arrivants. Ce taux était même supérieur (78 %) chez les nouveaux arrivants de 25 à 44 ans, mais demeurait légèrement inférieur à celui du groupe d’âge équivalent dans toute la population canadienne (86 %) estimé par l’Enquête sur la population active. Chez les immigrants, le taux d’emploi était le plus élevé chez les travailleurs dans la force de l’âge (25 à 44 ans). La moitié des membres de ce groupe d’âge avaient un emploi six mois après l’établissement, comparativement au tiers (36 %) des 15 à 24 ans et au tiers (35 %) des 45 à 64 ans. Les demandeurs principaux de la composante économique affichaient le taux d’emploi le plus élevéLa catégorie d’admission influait souvent sur l’accès à l’emploi des immigrants. Comme les demandeurs principaux de la composante économique avaient été admis en fonction de leurs compétences, on ne s’étonnera pas que ce groupe ait affiché le taux d’emploi le plus élevé. Au moment de l’enquête, 59 % (35 900) des demandeurs principaux de la composante économique avaient un emploi, comparativement à 39 % (17 300) des immigrants de la catégorie de la famille et à 21 % (2 100) des réfugiés. Chez les immigrantes admises comme conjointe ou personne à charge dans la composante économique, le taux d’emploi était presque le même que celui de leurs homologues de la catégorie de la famille. Au moment de l’enquête, 32 % des femmes admises à titre de conjointe ou de personne à charge dans la composante économique avaient un emploi, par rapport à 31 % des femmes de la catégorie de la famille. La situation était quelque peu différente chez les hommes admis comme conjoint ou personne à charge dans la composante économique : 39 % d’entre eux avaient un emploi, comparativement à 54 % de leurs homologues de la catégorie de la famille. Chez les immigrants de 25 à 44 ans qui avaient un emploi, les demandeurs principaux de la composante économique étaient proportionnellement les plus nombreux à travailler à temps plein. Environ 86 % d’entre eux travaillaient à temps plein, par rapport à 82 % de ceux de la catégorie de la famille et à 74 % des réfugiés. En revanche, seulement 14 % des demandeurs principaux de la composante économique ayant un emploi travaillaient à temps partiel, comparativement à 19 % des immigrants de la catégorie de la famille et à 26 % des réfugiés. La compétence linguistique et la scolarité influaient sur le succès de la recherche d’emploiOutre la catégorie d’admission, le capital humain des immigrants, comme la connaissance de l’une ou l’autre des deux langues officielles, le niveau de scolarité et le lieu de naissance, avaient souvent une incidence sur leur accès à l’emploi. Pour les nouveaux arrivants, il semble que la connaissance des langues officielles ait pu avoir une incidence sur l’accès à l’emploi. Au moment de l’enquête, 52 % des immigrants de 25 à 44 ans qui pouvaient parler en français ou en anglais avaient un emploi, par rapport à seulement 33 % de ceux qui ne connaissaient ni le français ni l’anglais. Pour ce qui est de la scolarité, les nouveaux arrivants appartenant au groupe des travailleurs dans la force de l’âge (25 à 44 ans) et qui avaient déclaré être titulaires d’un grade universitaire étaient plus susceptibles d’avoir trouvé du travail que leurs homologues peu scolarisés (52 % contre 37 %). L’activité sur le marché du travail variait également selon le lieu de naissance. Si les taux d’activité étaient comparables entre immigrants des diverses régions, on ne pouvait en dire autant des taux d’emploi. Ainsi, les immigrants de 25 à 44 ans en provenance d’Asie affichaient un taux d’emploi de 49%, comparativement à 38% pour ceux en provenance d’Afrique. De nombreuses études indiquent que la situation d’emploi des immigrants s’améliore au fil du temps. À mesure que leur expérience de travail s’accroît, que leur connaissance d’une des deux langues officielles s’améliore et que leur formation s’élargit, leurs chances de trouver du travail se font meilleures. Toutefois, d’autres études montrent que l’expérience qu’ils ont initialement du marché du travail dépend souvent du capital humain qu’ils ont acquis avant l’établissement. La conjoncture du marché du travail à l’arrivée est un autre facteur important qui peut influer sur l’expérience que vivent les nouveaux immigrants sur le marché du travail au Canada. Des analyses plus détaillées de l’intégration des immigrants au marché du travail permettront de mieux comprendre leur expérience de l’emploi après l’arrivée au pays. Cette tâche sera plus facile une fois que les trois cycles d’interviews auront eu lieu et que toutes les données auront été recueillies.
Plus de la moitié des immigrants ont changé de secteur professionnel après l’immigrationChez les nouveaux arrivants qui avaient un emploi au moment de l’enquête, une forte proportion travaillaient dans un secteur professionnel autre que celui auquel ils appartenaient avant d’immigrer. Chez les deux sexes, 6 personnes sur 10 ayant un emploi se trouvaient dans un groupe professionnel différent après leur arrivée. Parmi les grandes caractéristiques de l’établissement, le pays d’origine et la connaissance des langues officielles semblent avoir une incidence sur le fait pour les immigrants d’avoir pu trouver un emploi dans le même secteur où ils travaillaient avant leur arrivée au Canada. Quelque 63 % de ceux qui étaient nés aux États-Unis et 68 % de ceux qui venaient d’Océanie (Australie, Nouvelle-Zélande, etc.) n’avaient pas changé de groupe professionnel. Toutefois, les proportions correspondantes n’étaient que de 33 % pour les immigrants en provenance de l’Asie et du Moyen-Orient et de 36 % pour ceux venant de l’Amérique centrale et de l’Amérique du Sud. Quatre immigrants sur 10 (40 %) qui pouvaient parler en français ou en anglais avaient trouvé du travail dans le groupe professionnel auquel ils appartenaient avant d’immigrer, comparativement à seulement le quart (25 %) de ceux qui ne parlaient ni français ni anglais. L’enquête révèle que le niveau de scolarité qu’avaient atteint les nouveaux arrivants à leur établissement a eu peu ou pas d’incidence sur le fait qu’ils changent ou non de secteur après avoir immigré. Chez ceux ayant fait des études universitaires ou chez ceux n’ayant pas de diplôme d’études secondaires, la proportion d’immigrants qui n’avaient pas changé de groupe professionnel après leur arrivée était la même, soit environ 4 sur 10. Changement de répartition entre les groupes professionnels après l’arrivée des immigrants au CanadaEn général, la répartition professionnelle des immigrants des deux sexes qui avaient un emploi au moment de l’enquête différait de la répartition antérieure à l’immigration. Chez les hommes qui avaient un emploi au moment de l’interview, 39 % travaillaient dans les professions des sciences naturelles et appliquées avant leur arrivée. Seulement 19 % s’y trouvaient toujours six mois après l’immigration. Environ 13 % des immigrants de sexe masculin travaillaient en gestion avant d’immigrer. Au moment de l’enquête, il n’en restait plus que 4 %. Le quart (25 %) des immigrants de sexe masculin qui avaient un emploi six mois après leur établissement au Canada travaillaient dans les professions de la vente et des services, où ils étaient le plus concentrés. Cette proportion était 2 fois supérieure à celle qui avait précédé l’immigration. Environ 4 % de ces hommes se trouvaient dans les professions de la transformation et de la fabrication avant d’immigrer au Canada. Toutefois, au moment de l’enquête, cette proportion avait quintuplé pour atteindre 22 %. Chez les immigrantes, on relevait un changement semblable de répartition professionnelle. Avant d’arriver au Canada, 25 % des femmes qui avaient un emploi au moment de l’interview travaillaient dans les affaires, la finance ou l’administration. Elles n’y étaient plus que dans une proportion d’environ 18 % après leur arrivée. Une proportion de 43 % des femmes travaillaient avant leur arrivée dans deux grands groupes professionnels : les affaires, la finance et l’administration; et les sciences sociales, l’éducation, les services gouvernementaux et l’activité religieuse. Au moment de l’interview, leur proportion dans ces domaines avait diminué pour s’établir à 24 %. Chez les immigrantes, on constate un autre changement dans le cas des professions de la gestion. Environ 8 % d’entre elles travaillaient dans ce domaine avant d’immigrer au Canada; au moment de l’enquête, cette proportion était tombée à 3 %. Au moment de l’enquête, les immigrantes étaient le plus concentrées dans les professions de la vente et des services. Les 37 % d’immigrantes ayant un emploi dans ce groupe professionnel représentaient le triple de la proportion correspondante avant l’établissement. Là encore, pas moins de 18 % de ces immigrantes travaillaient dans le groupe professionnel de la transformation et de la fabrication après leur arrivée. C’est environ quatre fois plus qu’avant l’immigration.
Trouver le bon emploiParmi ceux qui avaient un emploi au moment de l’enquête, 42 % ont dit chercher un autre travail. Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes de se mettre en quête d’un nouvel emploi (45 % contre 36 %). Dans certains cas, le désir de travailler à temps plein plutôt qu’à temps partiel motivait peut-être la recherche d’emploi. La moitié des immigrants ayant un emploi à temps partiel cherchaient aussi un nouvel emploi au moment de l’enquête, comparativement à 39 % de ceux qui travaillaient déjà à temps plein. Les nouveaux arrivants dont le groupe professionnel était différent avant l’immigration étaient plus susceptibles de chercher un autre emploiPour bien des immigrants, l’emploi occupé au cours des premiers mois suivant l’établissement pourrait avoir eu un caractère transitoire. Un certain nombre d’entre eux auraient pu toujours être à la recherche d’un emploi dans la profession à laquelle ils avaient été formés. Quelque six mois après l’arrivée au Canada, les nouveaux arrivants dont le groupe professionnel était différent avant l’immigration étaient plus susceptibles de chercher un nouvel emploi. Un peu plus de la moitié (52 %) d’entre eux étaient ainsi en recherche d’emploi, par rapport à seulement 30 % de ceux qui travaillaient dans le même secteur. Les immigrants qui travaillaient dans le groupe professionnel des sciences naturelles et appliquées avant leur arrivée et qui n’avaient pas encore trouvé de travail dans ce secteur après leur établissement étaient plus susceptibles de chercher un nouvel emploi que ceux qui, au moment de l’enquête, travaillaient dans le même secteur que dans leur pays d’origine (67 % contre 22 %). En revanche, une proportion moindre (36 %) des immigrants qui appartenaient au groupe de la vente et des services avant l’immigration et qui ne travaillaient pas dans ce domaine cherchaient un autre emploi au moment de l’enquête, comparativement à 41 % de ceux qui travaillaient déjà dans ce secteur d’activité. Le manque d’expérience sur le marché du travail canadien et la transférabilité des titres de compétences acquis à l’étranger étaient les plus grandes entraves pour décrocher un emploiParmi les 116 700 nouveaux arrivants ayant cherché à intégrer le marché du travail, 70 % ont dit s’être heurtés à au moins une difficulté. Le problème le plus souvent déclaré par les immigrants qui avaient eu du mal à trouver du travail était le manque d’expérience sur le marché du travail canadien. C’est ce qu’ont indiqué 26 % des nouveaux immigrants. Ils ont été proportionnellement presque aussi nombreux (24 %) à déclarer que le plus grand obstacle était la difficulté de faire reconnaître les titres ou l’expérience acquis à l’étranger. Ces deux problèmes ont été mentionnés par un grand nombre d’immigrants, à l’exception de ceux qui sont nés aux États-Unis ou en Océanie. En fait, seulement 34 % des immigrants provenant de ces deux régions ont signalé des problèmes de recherche d’emploi, comparativement à 70 % de tous les immigrants qui avaient tenté d’accéder à l’emploi. Le manque de connaissance de l’une ou l’autre des langues officielles était considéré, par 22 % des immigrants, comme la plus grande entrave pour décrocher un emploi. Chez les immigrants qui ne pouvaient converser ni en français ni en anglais, 69 % y voyaient le problème le plus grave. Les immigrants peu scolarisés étaient aussi plus susceptibles de déclarer la barrière des langues comme la principale entrave. C’est ce qu’ont indiqué environ 49 % d’entre eux, par rapport à seulement 17 % des titulaires d’un grade universitaire. Enfin, environ 9 % des nouveaux immigrants ont dit que le manque d’emplois était le plus grand obstacle dans leur quête de travail. Quatre nouveaux arrivants sur dix ont pu faire reconnaître leurs titres de compétences acquis à l’étranger1Dans des études antérieures, on a constaté que les immigrants qui sont arrivés au Canada au cours des années 1990 et qui avaient une formation professionnelle ont éprouvé des difficultés à faire évaluer les titres acquis dans leur pays d’origine. Cette constatation valait particulièrement pour les immigrants formés dans un système éducatif différent de celui du Canada. Parmi les 164 200 immigrants, 76 % (124 700) avaient acquis des titres à l’étranger; 62 % en avaient un, 26 %, deux, et 12 %, trois et plus. Quelque six mois après leur arrivée, 26 % (32 300) des immigrants ayant des titres professionnels avaient pu faire vérifier au moins un de leurs titres par un employeur, un établissement d’enseignement ou un organisme de réglementation de leur profession au Canada. Un autre 13 % avaient fait vérifier leurs titres par d’autres sources à l’étranger ou par des agents d’immigration, alors que 61 % n’avaient pu en faire valider aucun. Parmi les nouveaux arrivants qui avaient pu faire reconnaître au moins un de leurs titres par un employeur, un établissement d’enseignement ou un organisme professionnel au Canada, 54% (17 400) ont dit que leurs titres avaient été entièrement reconnu par un organisme d’agrément; 22 %, qu’au moins un de leurs titres avait été partiellement accepté; 15 %, qu’ils attendaient toujours les résultats de l’évaluation; et 13 %, qu’au moins un de leurs titres avait été refusé par un tel organisme. Les parents et les amis venaient en aidePeu d’immigrants ont dit qu’ils avaient dû affronter de grandes difficultés d’adaptation à leur nouvelle vie, que ce soit pour entrer sur le marché du travail, pour parfaire leur éducation, pour trouver un logement ou pour accéder aux services de santé. Les immigrants qui ont eu besoin d’aide lorsqu’ils ont éprouvé certaines difficultés d’établissement au pays se sont surtout tournés vers des parents et des amis, selon les problèmes qui se posaient. Ainsi, 84 % (16 114) des nouveaux arrivants qui ont connu des difficultés dans la recherche d’un logement ont indiqué avoir reçu l’aide des parents et des amis. Après cette source d’aide, celle qui était le plus souvent citée (5 %) pour l’accès au logement était celle des fournisseurs de services aux immigrants et aux réfugiés. Chez les immigrants qui ont eu du mal à trouver du travail, 36 % ont reçu l’aide d’amis et 26 %, de parents. À ce propos, les sources d’aide le plus souvent invoquées par la suite étaient : les établissements d’enseignement (18 %), les organismes offrant des services aux immigrants et aux réfugiés (11 %) ainsi que les organismes gouvernementaux (11 %). 1. Les titres de compétences réfèrent aux titres supérieurs au diplôme d’études secondaires, ce qui comprend les titres professionnels ou techniques ainsi que tout autre grade, diplôme ou certificat décerné à l’étranger. |
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