Les capacités cognitives des immigrants et des personnes nées au Canada sont-elles différentes?

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Les graphiques 4.1A et 4.2A représentent graphiquement les fonctions de densité de noyau des moyennes individuelles des quatre notes en capacités cognitives, respectivement chez les hommes et chez les femmes1. Tant chez les hommes que chez les femmes, la fonction de distribution cumulative (FDC) des notes des natifs du Canada se trouve à droite de celle des immigrants pour l'ensemble de l'échantillon et domine stochastiquement la FDC des immigrants aux niveaux de signification courants2. Les écarts entre les immigrants et les personnes nées au Canada sont particulièrement marqués au bas de la distribution des compétences. Chez les femmes, par exemple, l'écart entre les immigrantes et les Canadiennes de naissance est de plus de 50 points au 10e centile, de 38 points à la médiane et de 25 points au 90e centile. Chez les hommes, les écarts dans les compétences sont plus faibles, mais suivent la même tendance : un écart de 42 points au 10e centile, de 30 points au 50e centile et de 14 points au 90e centile. Les graphiques 4.1B et 4.2B représentent graphiquement les distributions des capacités cognitives sans les répondants qui n'ont pas accompli les tâches principales. Les distributions de la littératie des immigrants apparaissent maintenant plus semblables, mais toujours inférieures, à celles des personnes nées au Canada.

Les graphiques 4.1C et 4.1D, ainsi que 4.2C et 4.2D, montrent les distributions des compétences des immigrants ayant fait leurs études au Canada ou à l'étranger, par rapport à celles des personnes nées au Canada. Les distributions des compétences des deux groupes d'immigrants sont inférieures à celles des personnes nées au Canada et l'écart entre les distributions respectives est plus grand dans le cas des immigrants ayant fait leurs études à l'étranger3. Les capacités cognitives des immigrants ayant terminé leurs études au Canada présentent aussi une dispersion moins grande que celle des personnes ayant étudié à l'étranger. De plus, dans le cas des immigrants de sexe masculin ayant étudié au Canada, la queue supérieure de la distribution est semblable à celle des compétences des natifs du Canada, alors que ce n'est pas le cas des immigrants de sexe masculin ayant fait leurs études avant d'arriver au Canada, ni des immigrantes des deux groupes. Tant chez les hommes que chez les femmes, un écart notable entre les immigrants ayant fait une partie ou la totalité de leurs études au Canada et ceux ayant étudié à l'étranger découle de l'absence relative de personnes possédant un niveau de compétence élevé dans ce dernier groupe.

Les deux derniers graphiques, 4.1E et 4.1F, ainsi que 4.2E et 4.2F, permettent de comparer les distributions des compétences des deux groupes d'immigrants à celles des natifs du Canada, sans les personnes n'ayant pas accompli les tâches principales aux tests de capacités cognitives. Cette comparaison ne modifie pratiquement pas les distributions des immigrants ayant étudié au Canada, mais elle modifie passablement celles des immigrants ayant étudié à l'étranger. Un nombre significatif de personnes possédant un faible niveau de compétence appartiennent manifestement à ce groupe.

Graphique 4.1 Distribution de la note moyenne – hommes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.1
Distribution de la note moyenne – hommes

Graphique 4.2 Distribution de la note moyenne – femmes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.2
Distribution de la note moyenne – femmes

Les graphiques 4.3 à 4.10 font davantage ressortir les écarts dans la distribution des compétences entre les personnes nées au Canada et les deux groupes d'immigrants. Ils reproduisent les graphiques 4.1 et 4.2 pour chacune des quatre compétences individuelles. Chez les immigrants des deux sexes, les distributions sont nettement inférieures à celles des personnes nées au Canada. Les écarts entre les compétences des immigrants et celles des personnes nées au Canada sont le plus élevés en compréhension de textes suivis et le plus ténus en numératie. Cette dernière tendance dépend peut-être du fait que la numératie est moins dépendante de la maîtrise de la langue. Comme dans le cas des notes moyennes, la répartition des immigrants en deux sous-échantillons selon l'endroit où ils ont terminé leurs études révèle des écarts substantiels entre les deux groupes. Pour chacune des quatre capacités cognitives et chez les deux sexes, les distributions des immigrants ayant étudié au Canada présentent une dispersion inférieure à celle des immigrants ayant étudié à l'étranger et des proportions de personnes possédant un niveau de compétence élevé qui se rapprochent de celles observées chez les natifs du Canada. Cette similitude au sommet de la distribution des compétences est particulièrement manifeste chez les hommes. Les distributions respectives des deux groupes d'immigrants présentent une plus forte proportion de faibles niveaux de compétence (notes inférieures à 200) que celle des personnes nées au Canada. Cette concentration dans la queue inférieure de la distribution est particulièrement marquée chez les immigrants ayant terminé leurs études avant d'arriver au Canada.

Graphique 4.3 Distribution de la note en compréhension de textes suivis – hommes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.3
Distribution de la note en compréhension de textes suivis – hommes

Graphique 4.4 Distribution de la note en compréhension de textes suivis – femmes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.4
Distribution de la note en compréhension de textes suivis – femmes

Graphique 4.5 Distribution de la note en compréhension de textes schématiques – hommes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.5
Distribution de la note en compréhension de textes schématiques – hommes

Graphique 4.6 Distribution de la note en compréhension de textes schématiques – femmes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.6
Distribution de la note en compréhension de textes schématiques – femmes

Graphique 4.7 Distribution de la note en numératie – hommes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.7
Distribution de la note en numératie – hommes

Graphique 4.8 Distribution de la note en numératie – femmes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.8
Distribution de la note en numératie – femmes

Graphique 4.9 Distribution de la note en résolution de problèmes – hommes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.9
Distribution de la note en résolution de problèmes – hommes

Graphique 4.10 Distribution de la note en résolution de problèmes – femmes. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 4.10
Distribution de la note en résolution de problèmes – femmes

Le fait de retirer les personnes dont les notes ont été imputées influence considérablement la distribution des compétences, particulièrement dans le cas des immigrants. Il est donc instructif d'examiner les caractéristiques des personnes ayant accompli ou non les tâches principales; cette comparaison figure dans le tableau 4.1. Comme la plus grande partie de notre analyse porte sur l'échantillon de travailleurs rémunérés, nous présentons les résultats de cette comparaison pour notre échantillon de travailleurs immigrants. Les travailleurs immigrants qui n'ont pas accompli les tâches principales étaient, en moyenne, plus âgés au moment de l'immigration que ceux qui ont accompli ces tâches; ils ont un niveau de scolarité inférieur et à peu près deux fois moins de chances d'avoir l'anglais ou le français comme première langue. Néanmoins, environ 75 % des immigrants qui n'ont pas accompli les tâches principales affirment parler régulièrement anglais au travail. Environ la même proportion estime posséder des capacités de lecture en anglais suffisantes pour bien faire leur travail, mais environ 10 % de moins se disent satisfaits de leur capacité d'écrire en anglais. L'utilisation des compétences en littératie au travail est aussi beaucoup plus faible chez les immigrants n'ayant pas accompli les tâches principales. Par exemple, environ la moitié déclarent utiliser rarement leur capacité d'écrire en anglais au travail, contre environ 20 % seulement des immigrants ayant accompli les tâches principales. Enfin, les gains annuels moyens des travailleurs immigrants n'ayant pas accompli les tâches principales représentent de 70 % à 80 % de ceux des immigrants ayant accompli ces tâches, mais ces gains sont toute de même assez élevés (31 435 $ chez les hommes et 25 134 $ chez les femmes).

Le principal objectif de la présente étude consiste à examiner la relation entre les capacités cognitives et la situation des immigrants et des personnes nées au Canada sur le marché du travail. Toutefois, étant donné leur pertinence pour notre cadre analytique, nous examinons également les déterminants des compétences individuelles, en mettant l'accent sur la relation entre les capacités cognitives et les variables liées au capital humain comme l'éducation et l'âge ou l'expérience. Le 4.2 montre les résultats de régressions de la note moyenne en fonction de l'âge et de l'éducation ainsi que du niveau de scolarité des parents, des compétences linguistiques, du pays d'origine et de la province de résidence (ce dernier aspect ne figurant pas dans le tableau). La variable dépendante est le logarithme de la note moyenne obtenue; on peut donc interpréter les coefficients comme l'indication de l'effet en pourcentage d'une variation unitaire de la variable d'intérêt sur la note moyenne. Nous incluons également une variable fictive pour neutraliser les personnes qui n'ont pas accompli les tâches principales et dont les notes ont donc été imputées. Nous ne considérons pas cette régression comme l'indication d'une relation causale quant à la production des capacités cognitives. Nous interprétons plutôt les coefficients comme l'indication de corrélations partielles qui sont utiles pour résumer les tendances des compétences au sein de la population.

Tableau 4.1 Statistiques sommaires selon les notes imputées et non imputées des travailleurs immigrants. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 4.1
Statistiques sommaires selon les notes imputées et non imputées des travailleurs immigrants

Tableau 4.2 Coefficients estimatifs des régressions avec logarithme de la note moyenne en capacités cognitives comme variable dépendante. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 4.2
Coefficients estimatifs des régressions avec logarithme de la note moyenne en capacités cognitives comme variable dépendante

Les résultats des régressions sont présentés séparément pour les hommes et pour les femmes, car certains déterminants des compétences varient selon le sexe. Nous laissons également les effets de l'âge et de l'éducation différer dans les trois groupes : les personnes nées au Canada, les immigrants ayant étudié au Canada et ceux ayant terminé leurs études à l'étranger. Les colonnes 1 et 3 laissent les profils d'âge (ainsi que les effets de l'éducation) différer dans les trois groupes, alors que les colonnes 2 et 4 comprennent également une variable liée au nombre d'années depuis l'immigration, qui permet au profil d'âge des immigrants après leur arrivée au pays de différer de celui d'avant leur arrivée. Pour faciliter l'interprétation, les variables liées à l'âge et à l'éducation utilisées dans l'estimation du tableau 4.2 sont définies de telle sorte que les coefficients des immigrants sont considérés pour eux-mêmes, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas définis par rapport aux coefficients des personnes nées au Canada.

Dans les régressions du tableau 4.2, la catégorie omise est celle des personnes nées au Canada n'ayant pas terminé leurs études secondaires, dont la mère et le père ne les avaient pas terminées non plus, dont la première langue est l'anglais ou le français et qui ont accompli les tâches principales. Par rapport à ces Canadiens, les compétences des immigrants ayant étudié au Canada sont de 8 % à 11 % inférieures, mais l'estimation de cette variable fictive liée aux immigrants est imprécise et non significativement différente de zéro. Les compétences des immigrants ayant étudié à l'étranger sont nettement inférieures à celles du groupe de référence : elles sont d'environ 20 % plus faibles chez les femmes et de plus de 30 % plus faibles chez les hommes. Ces estimations sont statistiquement significatives. L'incapacité d'accomplir les tâches principales réduit encore ces compétences de 11 % à 12 %.

Les profils d'âge présentés dans les colonnes 1 et 3 sont semblables pour les hommes et pour les femmes. Pour les trois groupes, il existe une corrélation partielle positive entre l'âge et les compétences, mais elle est d'une faible ampleur et elle diminue avec l'âge. L'influence estimative est à peu près la même chez les personnes nées au Canada et chez les immigrants ayant étudié au Canada : d'environ 0,5 % par année à un jeune âge, elle est ramenée à néant à l'âge de 25 à 30 ans. Dans le cas des immigrants ayant étudié à l'étranger, l'ampleur des coefficients estimatifs est semblable à celle des deux autres groupes, mais les estimations sont imprécises et non significativement différentes de zéro. Ces résultats donnent à penser que chez les adultes (c.-à-d. après l'âge de 20 ans environ), il n'y a essentiellement aucune relation entre l'âge (ou l'expérience) et les compétences de la personne. Cette conclusion concorde avec celle de Green et Riddell (2003) selon laquelle le nombre d'années d'expérience est essentiellement sans corrélation avec le niveau de compétence de la personne pour diverses spécifications dans les données de l'EIAA portant principalement sur les travailleurs adultes. La neutralisation du nombre d'années depuis l'immigration permet de déduire que le nombre d'années passées au Canada compte plus que le nombre d'années passées à l'étranger, en particulier dans le cas des immigrants ayant étudié au Canada. Néanmoins, elle fait surtout ressortir le faible effet de l'âge sur les compétences d'une personne.

Par contre, il existe une étroite relation entre l'éducation et les capacités cognitives des trois groupes. Les diplômés de niveau secondaire originaires du Canada possèdent des compétences qui sont d'environ 13 % supérieures à celles des décrocheurs du secondaire, alors que les diplômés universitaires obtiennent des notes moyennes qui sont de 22 % à 24 % supérieures à celles des travailleurs n'ayant pas terminé leurs études secondaires. Les diplômés universitaires possèdent aussi des compétences de loin supérieures à celles des diplômés d'autres établissements d'enseignement postsecondaire.

Chez les immigrants ayant étudié au Canada, l'influence du niveau de scolarité sur les compétences est semblable à celle qu'on observe chez les personnes nées au Canada : les compétences augmentent de 10 % à 11 % en fonction des études secondaires, d'un peu plus en fonction des études postsecondaires non universitaires et d'environ 26 % en fonction des études universitaires. Par contre, les gradients de l'éducation sont beaucoup plus élevés chez les immigrants ayant fait leurs études à l'étranger : on estime que leurs compétences augmentent de 18 % en fonction des études secondaires et d'environ 35 % en fonction des études universitaires.

En résumé, les compétences des trois groupes augmentent considérablement plus leur niveau de scolarité est élevé4. Cette amélioration est particulièrement significative chez les immigrants ayant étudié à l'étranger; son ampleur est semblable chez les personnes nées au Canada et les immigrants ayant étudié au Canada. Si l'on combine les valeurs fictives négatives liées aux immigrants avec les effets positifs d'un niveau de scolarité élevé, les immigrants de sexe masculin ayant étudié à l'étranger et possédant un diplôme universitaire obtiennent une note moyenne en capacités cognitives qui est de 20 % à 25 % inférieure à celle d'un diplômé universitaire né au Canada. Par contre, chez les décrocheurs du secondaire de sexe masculin, l'écart entre les compétences de ces deux groupes est d'environ 30 % à 40 %. Chez les femmes, les estimations correspondantes sont, respectivement, d'environ 5 % à 10 % et de 15 % à 20 %. Chez les deux sexes, les études universitaires rétrécissent d'environ 10 points de pourcentage l'écart des compétences par rapport aux décrocheurs du secondaire.

Il existe aussi une corrélation positive entre l'éducation des parents et les capacités cognitives de l'enfant, mais l'influence estimative est relativement modeste. Chez les hommes, le facteur essentiel est que le père ou la mère ait fait au moins des études secondaires; au-delà de ce niveau, l'influence du niveau de scolarité du père est négligeable. Chez les femmes, il existe un gradient manifeste de l'éducation de l'un des parents, l'influence estimative d'un diplôme universitaire étant environ le double de celle d'un diplôme d'études secondaires. Selon les estimations, si les deux parents sont des diplômés universitaires, les compétences moyennes des hommes sont de 8 % plus élevées que si les deux parents étaient des décrocheurs du secondaire, alors que celles des femmes sont de 10 % plus élevées.

La langue semble également n'exercer qu'un effet modeste sur les capacités cognitives. Les personnes dont la première langue est autre que l'anglais ou le français possèdent des compétences moyennes qui sont de 2 % à 3 % inférieures à celles des personnes dont la première langue est l'une des deux langues officielles. Si l'influence estimative de la langue est à peu près la même chez les hommes et chez les femmes, les coefficients linguistiques des hommes sont cependant estimés avec moins de précision et, sur le plan statistique, ne sont pas significativement différents de zéro.

Ces résultats révèlent que, par rapport aux personnes nées au Canada, les immigrants ayant fait leurs études à l'étranger sont nettement désavantagés au chapitre des compétences et que ce désavantage diminue quelque peu avec le niveau de scolarité. Par contre, chez les immigrants ayant fait une partie de leurs études au Canada, ce désavantage par rapport aux personnes nées au Canada est beaucoup plus faible, mais il ne diminue pas lorsque le niveau de scolarité augmente. Il convient de noter que pour obtenir ces résultats, nous neutralisons la région d'origine et que les immigrants originaires des États-Unis ou du Royaume-Uni sont moins désavantagés en matière de compétences. Ces écarts dans les compétences mesurées pourraient s'expliquer par la qualité variable de l'éducation dans les pays d'origine ou par le fait que les immigrants non originaires des États-Unis ou du Royaume-Uni éprouvent certaines difficultés en anglais ou en français5.


Notes

  1. Nous estimons les fonctions de densité de noyau avec la fonction de densité de noyau de Stata, en utilisant le noyau d'Epanechnikov et la formule de la largeur de bande implicite de Stata.
  2. Plus précisément, nous ne pouvons rejeter l'hypothèse nulle selon laquelle la FDC des personnes nées au Canada domine stochastiquement au premier ordre la FDC des immigrants à tous les niveaux de signification courants. Nous utilisons le test de dominance stochastique de premier ordre décrit dans Barrett et Donald (2003).
  3. Par exemple, la note médiane des immigrantes ayant étudié à l'étranger est de 54 points inférieure à celle des femmes nées au Canada, alors que celle des immigrantes ayant étudié au Canada est de 16 points inférieure à celle des femmes nées au pays. La situation est semblable chez les hommes : on observe dans la note médiane un écart de 45 points entre les immigrants ayant étudié à l'étranger et les hommes nés au Canada, contre un écart de 17 points entre les immigrants ayant étudié au Canada et les hommes nés au pays.
  4. Comme il est mentionné plus haut, ces estimations ne doivent pas faire l'objet d'une interprétation causale. La relation positive entre l'éducation et les compétences peut être (entièrement ou partiellement) attribuable à l'influence causale de l'éducation sur l'acquisition des compétences. Toutefois, elle pourrait également découler du fait que le niveau de scolarité et les capacités cognitives sont corrélés avec des facteurs non observés tels que la capacité innée.
  5. Notons, toutefois, que les régressions neutralisent le fait que la première langue du répondant soit autre que l'anglais ou le français; l'effet supplémentaire de la langue sur les compétences pourrait donc s'expliquer par des raisons qui ne sont pas cernées dans notre variable liée à la langue.