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Un portrait des aînés au Canada

Un portrait des aînés au Canada

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Chapitre 3. L'apprentissage continu, le travail et la participation à la société

3.1 Le niveau de scolarité et l'apprentissage continu
3.2 La participation au marché du travail
3.3 La retraite

Introduction

L'une des caractéristiques fondamentales qui distinguera la prochaine génération d'aînés de la génération actuelle est son niveau élevé de scolarité. Pendant les années 1960, l'accès aux études postsecondaires est devenu plus facile pour une bien plus grande partie de la population. Puisque les premiers baby-boomers arrivent maintenant à la soixantaine, la proportion des aînés ayant un grade universitaire ou ayant fait des études postsecondaires augmentera considérablement. La section 3.1 documente ces changements importants qui modifient déjà le profil scolaire des aînés, et qui s'intensifiera à l'avenir.

De nombreuses répercussions sont liées à cette variation de la composante de la scolarité des aînés. Tel qu'indiqué ailleurs dans le présent rapport et comme un nombre innombrable d'études l'ont démontré à plusieurs reprises par le passé (Kingston et al. 2003), le niveau de scolarité est clairement lié à une vaste gamme de comportements, d'attitudes et de résultats socioéconomiques. Par exemple, les personnes plus instruites sont également en meilleure santé, ont moins de chances d'avoir un faible revenu et ont une plus faible probabilité de souffrir d'isolement social. La plupart de ces corrélations valent pour les aînés et pour les personnes de moins de 65 ans. Par conséquent, les changements du profil scolaire des aînés sont susceptibles d'avoir des répercussions considérables sur de nombreuses dimensions de la vie sociale, y compris la participation des aînés au marché du travail (traitée dans la section 3.2) et la retraite (section 3.3).

Cela dit, le présent chapitre porte surtout sur la génération actuelle d'aînés. La section 3.2, sur la participation au marché du travail, donne de l'information sur les taux d'activité des aînés, les emplois à temps partiel et le travail autonome, ainsi que l'ancienneté d'emploi. Dans la section 3.3, nous faisons le portrait de différents aspects de l'expérience de retraités récents : à quel âge prennent-ils habituellement leur retraite? Les retraités récents profitent-ils de leur retraite? Combien de retraités récents sont susceptibles d'avoir un emploi rémunéré après leur première retraite?

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3.1 Le niveau de scolarité et l'apprentissage continu

Dans la présente section, nous examinons les diplômes et les compétences acquises par les aînés canadiens grâce à l'instruction selon plusieurs dimensions, notamment le niveau de scolarité, les capacités de lecture et d'écriture et la formation en cours d'emploi. Certains types de compétences, comme les connaissances et la sagesse qui viennent de l'expérience de toute une vie, ne sont pas faciles à saisir au moyen de données d'enquête et dépassent la portée de notre discussion.

Le niveau de scolarité

Les niveaux de scolarité des Canadiens âgés se sont modifiés de façon considérable au cours des 20 dernières années. Entre 1990 et 2004, la part des hommes âgés de 65 ans et plus qui n'avaient pas fait d'études secondaires a été ramenée de 62,7 % à 46,6 %, tandis que la part de ceux qui avait un certificat ou un diplôme d'études postsecondaires ou un grade universitaire a augmenté de manière substantielle (graphique 3.1.1). Les mêmes tendances sont manifestes chez les femmes âgées de 65 ans et plus (graphique 3.1.2).

L'évolution des niveaux de scolarité a été particulièrement frappante chez les personnes âgées de 55 à 64 ans. Parmi les hommes de ce groupe d'âge, la part de ceux qui n'ont pas fait d'études secondaires a été réduite de moitié, étant ramenée de 52,5 % à 25,9 %, tandis que la part de ceux qui avaient un grade universitaire a doublé, passant de 9,7 % à 20,8 %. Parmi les femmes de ce groupe d'âge, la part de celles qui avaient un certificat ou un diplôme d'études postsecondaires est passée de 16,2 % à 28,9 %, tandis que la part de celles qui avaient un grade universitaire a presque triplé, passant de 5,1 % à 14,9 %.

Graphique 3.1.1 Niveau de scolarité des hommes, par groupe d'âge, années sélectionnées. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.1 Niveau de scolarité des hommes, par groupe d'âge, années sélectionnées

 

Ces tendances sont représentatives d'un effet générationnel puisque les personnes qui sont maintenant à la fin de la cinquantaine ou au début de la soixantaine étaient à la fin de l'adolescence ou au début de la vingtaine dans les années 1960. À ce moment, le système d'études postsecondaires au Canada a pris de l'expansion et les jeunes avaient plus de possibilités d'obtenir un diplôme d'études postsecondaires qu'auparavant.

Graphique 3.1.2 Niveau de scolarité des femmes, par groupe d'âge, années sélectionnées. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.2 Niveau de scolarité des femmes, par groupe d'âge, années sélectionnées

 

Au cours des années à venir, la part des aînés ayant fait des études postsecondaires continuera d'augmenter, à mesure que la génération du baby-boom remplacera les générations précédentes d'aînés.

Les niveaux de scolarité plus élevés sont liés à de nombreux résultats, comme les comportements liés à la santé, le bénévolat et le don, la participation aux élections et l'activité politique, ainsi que l'alphabétisation. Ainsi, la composition en évolution du niveau de scolarité des aînés peut être liée à une fluctuation des comportements, des attentes et de l'expérience des personnes âgées de 65 ans et plus.

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La littératie

Dans la société d'aujourd'hui axée sur le savoir et les capacités de lecture et d'écriture sont un facteur capital qui influe sur la qualité de vie. Ces capacités permettent à une personne de chercher, de comprendre et d'appliquer l'information et l'aident à prendre des décisions éclairées sur sa santé, son logement, ses finances et d'autres questions. Les capacités de lecture et d'écriture sont également le fondement sur lequel repose l'acquisition d'autres compétences, notamment les compétences en informatique.

En 1994 et 2003, des enquêtes ont été réalisées afin d'évaluer les capacités de lecture et d'écriture des adultes du Canada. Selon les résultats à des tests, des personnes ont été classées en quatre niveaux de compétences, le niveau 1 étant celui des compétences les plus faibles et le niveau 4/5, celui des compétences les plus élevées (voir l'encadré 1).

Encadré 1 - L'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (EIACA)

L'EIACA de 2003 comprenait un échantillon représentatif à l'échelle nationale de plus de 23 000 Canadiens âgés de 16 ans et plus des dix provinces et des trois territoires. Chaque répondant a rempli une évaluation validée à l'échelle internationale, conçue pour mesurer ses compétences dans quatre domaines :

les textes suivis - les connaissances et compétences nécessaires pour comprendre et utiliser l'information dans des textes, notamment des éditoriaux, des nouvelles, des dépliants et des manuels d'instruction;

les textes schématiques - les connaissances et compétences nécessaires pour repérer et utiliser de l'information sous diverses formes, notamment des demandes d'emploi, des feuilles de paie, des horaires de transport, des cartes géographiques, des tableaux et des diagrammes;

la numératie - les connaissances et compétences nécessaires pour bien gérer les demandes mathématiques dans diverses situations;

la résolution de problèmes - la résolution de problèmes comprend la réflexion axée sur un but et l'action lorsqu'il n'existe pas de solution habituelle.

Les compétences dans chaque domaine sont mesurées sur une échelle continue, chacune débutant par zéro et augmentant jusqu'à un maximum théorique de 500 points. Les résultats de l'EIACA sont également regroupés en niveaux de compétences représentant un ensemble de tâches dont les difficultés augmentent. Le niveau 1 correspond au niveau de compétences le plus faible et le niveau 4/5, au niveau le plus élevé. Pour la résolution de problèmes, le niveau le plus élevé est 4.

Pour chacune des compétences en compréhension de textes suivis, de textes schématiques et numératie, le rendement du niveau 3 est généralement choisi comme « niveau souhaité » des compétences nécessaires pour pouvoir répondre aux demandes de compétences accrues dans l'économie nouvelle axée sur le savoir et l'information. Un rendement au niveau 3 ou supérieur est généralement lié à des résultats positifs, comme une participation communautaire accrue, une réussite et une plus grande autonomie économique, ainsi que de meilleures possibilités d'apprentissage continu et de littératie personnelle. Les personnes dont le niveau de compétences est de 1 et 2 n'ont habituellement pas encore maîtrisé la base minimale de la littératie nécessaire pour atteindre des niveaux de rendement plus élevés. Aucun seuil n'a encore été établi pour la résolution de problèmes.

Pour en savoir plus sur la définition et la mesure de la littératie et de la numératie, voir : Apprentissage et réussite : premiers résultats de l'Enquête sur la littératie et les compétences des adultes (no 89-603 au catalogue) et Miser sur nos compétences : résultats canadiens de l'Enquête internationale sur l'alphabétisation et les compétences des adultes (no 89-617 au catalogue).

 

En 2003, pour plus de la moitié des Canadiens aînés, la compréhension de textes suivis (51,5 %) se situait au niveau 1 et, pour 30,6 %, au niveau 2 (graphique 3.1.3). Au total, plus de 80 % des aînés avaient une compréhension de textes suivis jugée inférieure au seuil souhaité pour pouvoir s'en tirer dans une société du savoir complexe. Les 17,9 % d'aînés qui restent possédaient des capacités de compréhension du niveau 3 ou plus. En numératie, près des deux tiers des aînés (62,1 %) se situaient au niveau 1 et, un quart (25,7 %), au niveau 2. La même tendance est manifeste dans le domaine de la compréhension de textes schématiques (tableau 3.1.1).

Comparativement aux personnes des groupes d'âge plus jeunes, les aînés sont bien plus susceptibles d'avoir de faibles niveaux de littératie et de numératie (tableau 3.1.1). Ce lien entre l'âge et la littératie est évident dans d'autres pays et ne change pas, même lorsque d'autres facteurs, comme le niveau de scolarité, sont pris en compte.

Graphique 3.1.3 Pourcentage des Canadiens dont le niveau de compréhensionde textes suivis et de numératie était de 1 ou 2, par groupe d'âge, Canada, 2003. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.3 Pourcentage des Canadiens dont le niveau de compréhension de textes suivis et de numératie était de 1 ou 2, par groupe d'âge, Canada, 2003


Tableau 3.1.1 Répartition des Canadiens selon les niveaux de capacité de lecture et d'écriture, par groupe d'âge, 2003. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.1 Répartition des Canadiens selon les niveaux de capacité de lecture et d'écriture, par groupe d'âge, 2003

 

Selon le graphique 3.1.3, le profil de littératie des aînés pourrait changer au cours des prochaines années. La part des personnes âgées de 56 à 65 ans dont la compréhension de textes suivis se situe au niveau 1 (26,9 %) est environ deux fois moindre que la part des personnes âgées de 66 ans ou plus se situant à ce niveau (soit 51,5 %). Peut-être faut-il tenir compte de l'« effet du vieillissement » ici, puisque les personnes qui sont maintenant à la fin de la cinquantaine ou au début de la soixantaine pourraient perdre une partie de leurs capacités de lecture et d'écriture à mesure qu'elles vieillissent. Mais il se peut qu'il y ait aussi un « effet générationnel » en ce sens que les personnes de la génération du baby-boom ont peut-être de meilleures capacités de lecture et d'écriture que celles des générations précédentes, ce qui pourrait découler de l'expérience différente vécue plus tôt dans la vie, comme la plus grande participation aux études postsecondaires. Si l'on compare les données à deux moments dans le temps, les personnes qui avaient de 57 à 66 ans en 1994 avaient obtenu un résultat moyen en compréhension de textes suivis de 233 points, tandis que ceux qui faisaient partie de ce groupe d'âge en 2003 avaient obtenu un résultat moyen de 258 points. L'augmentation de 25 points sur neuf ans donne à penser qu'un effet générationnel pourrait bel et bien entrer en jeu.

Dans tous les groupes d'âge, les personnes dont le niveau de scolarité est plus élevé ont de meilleures capacités de lecture et d'écriture que celles dont le niveau de scolarité est plus faible (graphique 3.1.4). Parmi les personnes âgées de 61 à 65 ans, par exemple, le résultat moyen de la compréhension de textes suivis était de 215 chez les personnes qui n'avaient pas obtenu de diplôme d'études secondaires, alors qu'il était de 295 chez celles qui avaient un grade universitaire.

Graphique 3.1.4 Average prose litteracy score, by educational attainment and age group, 2003. A new browser window will open.

Graphique 3.1.4 Résultat moyen de la compréhension de textes suivis, par niveau de scolarité et groupe d'âge, 2003

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La formation liée à l'emploi

La formation officielle liée à l'emploi

Dans cette partie, nous examinons la formation officielle et non officielle liée à l'emploi que les travailleurs âgés ont suivie. Nous nous attardons aux travailleurs âgés de 55 à 64 ans qui occupaient un emploi pendant l'année de référence (2002), à l'aide de l'Enquête sur l'éducation et sur la formation des adultes (EEFA). Les données sur les travailleurs âgés de 65 ans et plus ne sont pas disponibles.

Dans le passé, les travailleurs plus âgés avaient tendance à afficher des taux de participation à la formation liée à l'emploi inférieurs aux travailleurs plus jeunes. Cela était vrai pour le Canada et pour d'autres pays industrialisés. Les économistes du travail s'entendent en général pour dire que l'élargissement et l'amélioration des compétences des travailleurs plus jeunes a tendance à entraîner des avantages considérables sur le marché du travail et un rendement important de l'investissement dans la formation. Toutefois, pour les travailleurs âgés qui ont plus d'expérience de travail et qui approchent de la retraite, les avantages de la formation sont peut-être moins évidents.

En 2002, un peu moins du quart (22,9 %) des travailleurs âgés de 55 à 64 ans ont pris part à une formation officielle liée à l'emploi, comparativement à environ le tiers des travailleurs âgés de 35 à 54 ans (graphique 3.1.5). Une part légèrement supérieure de femmes que d'hommes âgés de 55 à 64 ans ont suivi une formation, soit respectivement 25,3 % et 21,1 %. Dans tous les groupes d'âge, la probabilité de suivre une formation officielle liée à l'emploi était associée à des niveaux de scolarité plus élevés. Parmi les travailleurs âgés de 55 à 64 ans, 36,7 % de ceux qui avaient un grade universitaire ont suivi une formation au cours de la dernière année, comparativement à 7,6 % de ceux qui n'avaient pas fait d'études secondaires.

Graphique 3.1.5 Pourcentage des personnes occupées qui ont suivi une formation liée à l'emploi au cours de la dernière année, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.5 Pourcentage des personnes occupées qui ont suivi une formation liée à l'emploi au cours de la dernière année, 2002

 

Entre 1997 et 2002, la part des travailleurs canadiens qui ont suivi une formation liée à l'emploi est passée de 29 % à 35 %. Une bonne partie de cette progression peut être attribuable à une augmentation réelle de la participation à la formation liée à l'emploi, mais il est probable qu'elle soit aussi liée en partie aux changements apportés à la manière de recueillir les données sur la formation.

Parmi les travailleurs âgés de 55 à 64 ans, la part de ceux qui ont suivi une formation officielle liée à l'emploi est passée de 14,9 % à 22,9 % entre 1997 et 2002. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette tendance. Premièrement, le groupe des personnes âgées de 55 à 64 ans est devenu « plus jeune » au cours de cette période, une plus grande part des travailleurs étant dans la cinquantaine et une plus petite part, dans la soixantaine en 2002 qu'en 1997. Puisqu'il existe un lien entre l'âge et la formation, il se peut que cette tendance ait fait hausser le taux de participation à la formation. La fluctuation d'autres caractéristiques des travailleurs âgés, tout spécialement les niveaux de scolarité plus élevés, a peut-être également eu un effet positif sur leur taux de participation. La réalité du marché du travail vieillissant rend peut-être la formation des travailleurs âgés nécessaire pour les employeurs.

Le nombre d'heures que les participants ont consacrées à la formation est une mesure importante et complémentaire du taux de participation. Parmi tous les groupes d'âge, les heures moyennes de formation en 2002 étaient les plus élevées (soit 248 heures par participant) chez les travailleurs âgés de 25 à 34 ans et les moins élevées (88 heures) chez les travailleurs âgés de 55 à 64 ans (tableau 3.1.2). Entre 1997 et 2002, le nombre d'heures de formation a augmenté considérablement chez les participants âgés de 55 à 64 ans, passant de 43 à 88 heures chez ceux âgés de 55 à 64 ans et de 82 à 97 heures chez ceux âgés de 45 à 54 ans.

Tableau 3.1.2 Moyenne annuelle d'heures de formation officielle liée à un emploi suivie par les participants à la formation, par groupe d'âge, 1997 et 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.2 Moyenne annuelle d'heures de formation officielle liée à un emploi suivie par les participants à la formation, par groupe d'âge, 1997 et 2002

 

Les employeurs peuvent parrainer ou appuyer la formation de bien des manières, notamment en la donnant, en remboursant aux travailleurs les frais d'une formation suivie ailleurs et en autorisant les travailleurs à modifier leur horaire de travail pour leur permettre de suivre une formation. Lorsque la formation est définie de cette manière, 25 % de tous les travailleurs âgés de 25 à 64 ans ont suivi une formation parrainée par un employeur en 2002. Une fois encore, la probabilité de suivre une telle formation variait avec l'âge, puisque 15,6 % des travailleurs âgés de 55 à 64 ans ont suivi une formation parrainée par leur employeur, comparativement à 25,9 % de ceux âgés de 35 à 44 ans (tableau 3.1.3).

Tableau 3.1.3 Taux de participation à la formation officielle liée à un emploi parrainée par l'employeur, par groupe d'âge, 1997 et 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.3 Taux de participation à la formation officielle liée à un emploi parrainée par l'employeur, par groupe d'âge, 1997 et 2002

 

Parmi les travailleurs âgés de 55 à 64 ans qui ont suivi une formation officielle liée à l'emploi, environ les deux tiers (68,0 %) ont suivi une formation parrainée par l'employeur.

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L'autoformation

La formation liée à l'emploi ne se limite pas à la formation officielle. Pour mieux faire leur travail ou acquérir des compétences en vue de décrocher un prochain emploi, les travailleurs peuvent apprendre par eux-mêmes de façon informelle, par exemple, en consultant des ouvrages ou des manuels, en obtenant des conseils auprès d'autres personnes ou en observant une personne qui effectue une tâche. Dans l'Enquête sur l'éducation et sur la formation des adultes, on demandait aux travailleurs s'ils avaient fait l'une de ces activités au cours des quatre semaines qui avaient précédé l'enquête.

Les travailleurs âgés étaient moins susceptibles que les plus jeunes d'avoir pris part à une forme d'autoformation. Alors que 32,4 % des travailleurs âgés de 35 à 44 ans avaient suivi une autoformation, 23,1 % de ceux âgés de 55 à 64 ans avaient fait de même (tableau 3.1.4).

Tableau 3.1.4 Taux de participation à l'autoformation, par groupe d'âge, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.4 Taux de participation à l'autoformation, par groupe d'âge, 2002

 

Les travailleurs âgés qui suivaient une autoformation ont fait bon nombre des mêmes activités que les travailleurs plus jeunes. Environ les trois quarts des « autodidactes » avaient appris par eux-mêmes en essayant différentes méthodes ou en consultant des ouvrages ou des manuels, et environ la moitié avaient eu recours à Internet ou obtenu des conseils d'une autre personne (tableau 3.1.5). Les travailleurs âgés étaient légèrement moins susceptibles que leurs homologues plus jeunes de demander des conseils, peut-être est-ce là le reflet de leur expérience ou de leur plus grande ancienneté dans leur milieu de travail.

Tableau 3.1.5 Personnes qui ont fait de l'autoformation : types d'activités d'apprentissage entreprises pour développer des compétences professionnelles au cours d'une période déterminée de quatre semaines, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.5 Personnes qui ont fait de l'autoformation : types d'activités d'apprentissage entreprises pour développer des compétences professionnelles au cours d'une période déterminée de quatre semaines, 2002

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Les besoins ou désirs en formation non satisfaits

Dans l'Enquête sur l'éducation et sur la formation des adultes de 2003 de Statistique Canada, on posait aux répondants des questions sur la formation qu'ils avaient souhaité suivre sans l'avoir fait et sur la formation dont ils avaient besoin, mais qu'ils n'avaient pas suivie. La nécessité ou le désir de suivre une formation liée à l'emploi peut être considéré comme une façon de mesurer si une personne est prête à suivre une formation et nous permet de déterminer les besoins et les désirs en formation qui ne sont pas comblés.

Dans l'ensemble, environ le quart (28 %) des travailleurs adultes ont dit qu'il existait une formation liée à l'emploi qu'ils voulaient suivre ou dont ils avaient besoin, mais qu'ils n'ont pas suivie en 2002 (graphique 3.1.6). Les besoins ou désirs liés à la formation non comblés étaient plus fréquents chez les travailleurs âgés de 25 à 34 ans (34,2 %) et moins chez les travailleurs âgés de 55 à 64 ans (15,7 %). Néanmoins, environ un travailleur sur six âgé de 55 à 64 ans a dit avoir souhaité suivre une formation ou en avoir besoin mais ne pas l'avoir fait.

Graphique 3.1.6 Proportion des travailleurs ayant des besoins ou des désirs en formation non comblés, par groupe d'âge, Canada, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.6 Proportion des travailleurs ayant des besoins ou des désirs en formation non comblés, par groupe d'âge, Canada, 2002

 

Les personnes qui ont suivi une formation officielle liée à l'emploi au cours de l'année précédente étaient plus susceptibles que les non-participants de dire qu'elles avaient des besoins ou désirs liés à une formation qui étaient non comblés. Cela valait pour tous les groupes d'âge. Parmi les travailleurs âgés de 55 à 64 ans, 27,6 % de ceux qui ont suivi une formation avaient d'autres besoins ou désirs liés à une formation, tandis qu'il en était de même de 12,2 % des non-participants.

L'argent et le temps étaient les principaux facteurs qui avaient empêché les travailleurs de suivre la formation supplémentaire qu'ils souhaitaient ou dont ils avaient besoin. Parmi les travailleurs âgés qui n'avaient pas suivi de formation, environ le tiers (31,9 %) ont dit être trop occupés au travail pour le faire, tandis que plus du quart (28,6 %) ont affirmé que la formation coûtait trop cher (tableau 3.1.6).

Tableau 3.1.6 Raisons pour lesquelles les besoins ou les désirs de formation ne sont pas comblés chez les travailleurs ayant des désirs ou des besoins, participants et non-participants à la formation, Canada, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.6 Raisons pour lesquelles les besoins ou les désirs de formation ne sont pas comblés chez les travailleurs ayant des désirs ou des besoins, participants et non-participants à la formation, Canada, 2002

 

Les travailleurs âgés de 55 à 64 ans étaient moins susceptibles que ceux des groupes d'âge plus jeunes de dire que les responsabilités familiales et le prix étaient des obstacles à la formation. Cela n'est pas surprenant puisque les travailleurs âgés sont moins susceptibles d'avoir des enfants ayant besoin de soins et qu'ils ont en général des gains plus élevés que leurs homologues plus jeunes. À l'inverse, les travailleurs âgés étaient plus susceptibles que les plus jeunes de dire qu'ils n'avaient pas pu trouver la formation souhaitée et que des problèmes de santé étaient un obstacle à leur formation (graphique 3.1.7).

Graphique 3.1.7 Les travailleurs qui n'ont pas suivi de formation mais qui avaient des besoins ou des désirs liés à une formation non comblés : raisons pour ne pas suivre une formation. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.1.7 Les travailleurs qui n'ont pas suivi de formation mais qui avaient des besoins ou des désirs liés à une formation non comblés : raisons pour ne pas suivre une formation

 

Lorsqu'on leur a demandé pourquoi ils ne voulaient pas de formation ou ils n'en avaient pas besoin, 60 % des travailleurs âgés de 55 à 64 ans ont répondu qu'ils n'avaient pas besoin de formation supplémentaire. De plus petites parts ont dit être trop occupés pour suivre une formation (15 %) ou que la formation n'était pas une priorité (18 %) (tableau 3.1.7).

Tableau 3.1.7 Travailleurs qui n'ont pas suivi de formation et qui ne voulaient pas ou n'avaient pas besoin de formation : raisons pour lesquelles ils ne voulaient pas de formation, Canada, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.1.7 Travailleurs qui n'ont pas suivi de formation et qui ne voulaient pas ou n'avaient pas besoin de formation : raisons pour lesquelles ils ne voulaient pas de formation, Canada, 2002

 

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3.2 La participation au marché du travail

L'emploi rémunéré

Bien qu'ils ne soient pas très nombreux, certains aînés occupent toujours un emploi ou sont actifs après l'âge « normal » de la retraite, soit 65 ans. La présente section contient de l'information sur le marché du travail axée sur ces aînés, ainsi que sur les travailleurs âgés (de 55 à 64 ans) et ceux des groupes d'âge plus jeunes. Nous insistons sur les fluctuations dans le temps des taux d'activité, de l'emploi à temps partiel, du travail indépendant et ainsi de suite.

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La composition par âge de la population active

Le vieillissement de la population documenté dans la première partie est clairement représenté dans la composition par âge de la population active. En 1976, quatre personnes actives sur dix au Canada (42 %) avaient de 15 à 29 ans; en 2004, 27 %) étaient dans ce groupe d'âge. À l'inverse, la part des personnes actives âgées de 45 ans et plus est passée de 28 % à 36 % (graphique 3.2.1).

Graphique 3.2.1 Composition par âge de la population active, Canada, 1976 et 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.1 Composition par âge de la population active, Canada, 1976 et 2004

 

Un peu moins de 300 000 Canadiens âgés de 65 ans et plus étaient actifs en 2004, 287 000 d'entre eux occupaient un emploi et 9 000 autres cherchaient activement du travail. Ce groupe d'âge représentait 1,7 % de la population active totale. En outre, 1,9 million de Canadiens âgés de 55 à 64 ans étaient actifs : 1,8 million d'entre eux occupaient un emploi et environ 100 000 cherchaient activement du travail. Ce groupe d'âge représentait 11,1 % de la population active totale en 2004. Puisqu'un nombre croissant de membres de la génération du baby-boom arriveront dans la soixantaine au cours de la prochaine décennie, la part de la population active composée de travailleurs âgés augmentera.

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Les taux d'activité

Au cours des 30 dernières années, l'activité rémunérée des Canadiens âgés a changé considérablement. Les tendances sont différentes pour les hommes et les femmes.

Entre le milieu des années 1970 et le milieu des années 1990, les taux d'activité1 des hommes âgés ont subi une chute importante. Entre 1976 et 1996, le taux a reculé de 75,9 % à 58,1 % chez les hommes âgés de 55 à 64 ans, tandis qu'il a été ramené de 24,5 % à 16,4 % chez les hommes âgés de 65 à 69 ans (tableau 3.2.1). Toutefois, depuis le milieu des années 1990, les taux d'activité ont remonté. Entre 1996 et 2004, le taux d'activité des hommes âgés de 55 à 64 ans a augmenté d'environ 8 points, tandis que celui des hommes âgés de 65 à 69 ans a affiché une hausse d'environ 5 points (graphique 3.2.2).

Tableau 3.2.1 Taux d'activité, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.2.1 Taux d'activité, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004


Graphique 3.2.2 Taux d'activité des hommes, groupes d'âge sélectionnés, Canada, de 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.2 Taux d'activité des hommes, groupes d'âge sélectionnés, Canada, de 1976 à 2004

 

Les taux d'activité des femmes âgées ont augmenté de façon constante depuis le milieu des années 1970, ce qui est le reflet de l'entrée continue des femmes sur le marché du travail. Des augmentations particulièrement considérables sont évidentes depuis la fin des années 1990. Le taux d'activité des femmes âgées de 55 à 64 ans est passé de 31,7 % à 36,3 % entre 1976 et 1996 et il avait encore augmenté en 2004, passant à 49,0 %. Le taux d'activité des femmes âgées de 65 à 69 ans a fluctué entre environ 6 % et 8 % entre 1976 et 2001, mais avait atteint 11 % en 2004 (graphique 3.2.3).

Le taux d'activité des hommes âgés de 70 ans et plus est demeuré entre 6 % et 8 % environ depuis la fin des années 1970, tandis que celui des femmes âgées de 70 ans et plus est demeuré autour de 2 %.

Graphique 3.2.3 Taux d'activité des femmes, groupes d'âge sélectionnés, Canada, de 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.3 Taux d'activité des femmes, groupes d'âge sélectionnés, Canada, de 1976 à 2004

 

Les aînés ayant un grade universitaire sont bien plus susceptibles d'être actifs que ceux dont le niveau de scolarité est moins élevé (graphique 3.2.4). En 2004, le taux d'activité des personnes âgées de 65 ans et plus qui avaient un grade universitaire était 4,6 fois plus élevé que celui des aînés qui avaient entre 0 et 8 années de scolarité (17,8 % par rapport à 3,9 %).

Graphique 3.2.4 Taux d'activité par niveau de scolarité, Canada, 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.4 Taux d'activité par niveau de scolarité, Canada, 2004

 

Bien qu'elle soit d'une moins grande amplitude, la corrélation entre le niveau de scolarité et la participation au marché du travail suit la même tendance chez les personnes âgées de 55 à 64 ans. Parce que les membres de cette cohorte arrivent à 65 ans, il se peut que cette situation pousse le taux d'activité des aînés à des niveaux plus élevés au cours des années à venir, puisque les « personnes approchant de l'âge de la retraite » sont deux fois plus susceptibles d'avoir un grade universitaire que la génération actuelle d'aînés. Néanmoins, ce scénario se produira seulement si les comportements futurs des personnes approchant de l'âge de la retraite qui ont fait des études postsecondaires sont semblables (lorsqu'elles auront 65 ans) à ceux de la génération actuelle des aînés ayant fait des études postsecondaires.

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L'emploi à temps partiel

Du milieu des années 1970 au milieu des années 1990, la part des hommes âgés qui occupaient un emploi à temps partiel a augmenté2. La part des hommes âgés de 55 à 64 ans qui travaillaient à temps partiel est passée de 3,7 % à 10,0 % entre 1976 et 1996, tandis que celle des hommes âgés de 65 ans ou plus qui en faisaient de même est passée de 27,2 % à 36,3 % (tableau 3.2.2). Depuis le milieu des années 1990, la fréquence de l'emploi à temps partiel chez les hommes âgés est demeurée assez stable. La fréquence de l'emploi à temps partiel chez les hommes âgés de 25 à 54 ans a également augmenté entre le milieu des années 1970 et le début des années 1990, mais elle n'a jamais dépassé 5 %.

Tableau 3.2.2 Pourcentage de personnes employées qui travaillent à temps partiel, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.2.2 Pourcentage de personnes employées qui travaillent à temps partiel, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004

 

La fréquence du travail à temps partiel chez les femmes âgées de 55 à 64 ans est demeurée assez stable depuis le début des années 1980, soit autour de 29 % à 33 %. De même, chez les femmes âgées de 65 ans et plus, la fréquence du travail à temps partiel est demeurée entre 55 % et 60 %, bien qu'elle soit passée à 63,3 % en 2004.

La plupart des aînés canadiens qui travaillent à temps partiel le font par choix. C'est le cas de 65 % des personnes âgées de 55 à 64 ans et de 85 % de celles de 65 ans et plus (tableau 3.2.3). Les autres raisons données pour occuper un emploi à temps partiel comprennent la conjoncture économique, l'incapacité à trouver un emploi à temps plein, des problèmes de santé et les responsabilités personnelles ou familiales.

Tableau 3.2.3 Personnes employées à temps partiel : Raisons de travailler à temps partiel, selon le sexe et le groupe d'âge, 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.2.3 Personnes employées à temps partiel : raisons de travailler à temps partiel, selon le sexe et le groupe d'âge, 2004

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L'emploi temporaire3

Parmi les employés rémunérés âgés de 55 à 64 ans, la part de ceux qui occupaient un emploi temporaire a augmenté de façon modeste entre 1997 et 2004, passant de 8,2 % à 9,7 % chez les hommes et de 7,6 % à 9,4 % chez les femmes (tableau 3.2.4). En chiffres absolus, environ 130 000 employés âgés de 55 à 64 ans occupaient un emploi temporaire, la plus grande part d'entre eux occupant un poste pour une période déterminée ou un poste contractuel (43 %), suivi des emplois occasionnels (29 %) et du travail saisonnier (26 %).4

Tableau 3.2.4 Pourcentage d'employés rémunérés occupant un emploi temporaire, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.2.4 Pourcentage d'employés rémunérés occupant un emploi temporaire, selon le sexe et le groupe d'âge, 1976 à 2004

 

Un peu plus du cinquième des travailleurs rémunérés âgés de 65 ans et plus (21,8 %) occupaient un emploi temporaire en 2004, soit une hausse par rapport à 14,8 % en 1997. En chiffres absolus, environ 10 000 femmes et 19 000 hommes âgés de 65 ans occupaient un emploi temporaire en 2004.

Chez les travailleurs rémunérés âgés de 25 à 54 ans, la fréquence de l'emploi temporaire est demeurée assez stable entre 1997 et 2004, soit autour de 8 % pour les hommes et de 9 % à 10 % pour les femmes.

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Le travail indépendant

Le travail indépendant est depuis longtemps bien plus courant chez les Canadiens âgés que chez les plus jeunes, peut-être parce que les personnes qui font partie des groupes d'âge plus avancé ont eu le temps qu'il faut pour accumuler l'argent et le capital humain nécessaires pour démarrer leur entreprise.

À la fin des années 1970, environ le cinquième des hommes âgés de 55 à 64 ans qui occupaient un emploi étaient des travailleurs indépendants. Cette part est passée à près de 30 % dans les années 1990 et est demeurée autour de 33 % pendant une bonne partie des années 1990 et les années 2000 (graphique 3.2.5). La part des hommes âgés de 65 ans et plus qui étaient travailleurs indépendants est passée d'environ 40 % à la fin des années 1970 à plus de 60 % pendant une bonne partie des années 1990 et 2000. Il est important de mentionner que les travailleurs indépendants prennent généralement leur retraite à un âge plus avancé que les travailleurs rémunérés et que la tendance à prendre sa retraite plus jeune dans les années 1980 et 1990 a été surtout l'affaire des employés rémunérés (plus de détails sont donnés ci-dessous). Par conséquent, à mesure que les employés rémunérés prenaient leur retraite à la fin de la cinquantaine et au début de la soixantaine, une part de plus en plus grande de personnes sont demeurées actives en occupant un travail indépendant.

Graphique 3.2.5 Fréquence du travail indépendant chez les hommes, par groupe d'âge, Canada, de 1976 à 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.5 Fréquence du travail indépendant chez les hommes, par groupe d'âge, Canada, de 1976 à 2005

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L'ancienneté

Du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, environ 43 % des hommes âgés de 55 à 64 ans qui étaient occupés avaient une ancienneté de 20 ans ou plus. Cette part a diminué d'environ 7 points (étant ramenée à 36,0 %) entre 1986 et 20045. À l'inverse, la part des hommes âgés de 55 à 64 ans qui étaient occupés et qui avaient peu d'ancienneté, c'est-à-dire 5 ans ou moins, est passée de 21,8 % à 27,1 % (graphique 3.2.6)6. Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces tendances. Par exemple, il se peut que les personnes ayant plus d'ancienneté aient été plus susceptibles que les autres de prendre une retraite anticipée au cours des années 1990 en raison de leurs cotisations à un régime de retraite et de l'épargne accumulée pendant leur vie active. À l'inverse, le manque d'ancienneté est peut-être devenu plus courant parce que les retraités de moins de 65 ans recommençaient à occuper un emploi rémunéré après leur retraite initiale.

Graphique 3.2.6 Ancienneté sélectionnée parmi les hommes âgés occupés de 55 à 64 ans, Canada, de 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.6 Ancienneté sélectionnée parmi les hommes âgés occupés de 55 à 64 ans, Canada, de 1976 à 2004

 

Les tendances sont très différentes chez les femmes. La part des femmes âgés de 55 à 64 ans qui étaient occupées et qui avaient au moins 20 ans d'ancienneté est passée de 3,9 % à 9,4 % entre 1986 et 2004, ce qui représente l'activité sur le marché du travail des cohortes plus jeunes (graphique 3.2.7).

Graphique 3.2.7 Ancienneté sélectionnée des femmes âgées occupées de 55 à 64 ans, de 1976 à 2004. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.7 Ancienneté sélectionnée des femmes âgées occupées de 55 à 64 ans, de 1976 à 2004

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La syndicalisation

Entre 1997 et 20047, la part des hommes occupés qui étaient membres d'un syndicat ou qui étaient couverts par une convention collective a été ramenée de 42,8 % à 39,3 % (graphique 3.2.8). Il s'agissait d'une partie de la tendance à long terme à la diminution des niveaux de syndicalisation chez les hommes de tous les groupes d'âge (Morissette, Schellenberg et Johnson, 2005). À l'inverse, la part des femmes âgées de 55 à 64 ans qui étaient membres d'un syndicat ou qui étaient couvertes par une convention collective est passée de 34,9 % à 38,4 %. Il s'agissait également d'une partie de la tendance à long terme à l'accroissement de la syndicalisation des femmes des groupes d'âge plus avancé. Par conséquent, les taux de syndicalisation des hommes et des femmes des groupes d'âge plus avancé sont maintenant comparables.

Graphique 3.2.8 Taux de syndicalisation des travailleurs rémunérés, par groupe d'âge et sexe, années sélectionnées. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.2.8 Taux de syndicalisation des travailleurs rémunérés, par groupe d'âge et sexe, années sélectionnées

 

Au cours des deux dernières décennies, la part des femmes aînées occupées dans le secteur public, comme la santé, l'éducation, les services sociaux et le gouvernement, a augmenté et cette hausse a été un facteur important des taux croissants de syndicalisation des femmes. En revanche, les hommes plus âgés étant proportionnellement moins nombreux à occuper un emploi dans les industries de biens, comme la fabrication.

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3.3 La retraite

Pendant longtemps, la transition du travail à la retraite était associée, pour la plupart des travailleurs, à l'« âge d'or ». Cela n'est plus le cas aujourd'hui, puisque de nombreuses personnes quittent le marché du travail bien avant l'âge « normal » de la retraite. Dans le contexte des transitions du travail à la retraite plus complexes (Stone, 2006), tous les aînés ne sont pas à la retraite (certains travaillent encore et n'ont jamais pris leur retraite, d'autres n'ont jamais travaillé) et tous les retraités ne sont pas des « aînés » (si l'on entend par aînés toutes les personnes âgées de 65 ans et plus). Par conséquent, la présente section ne portera pas seulement sur les aînés ni sur l'ensemble des aînés. Nous insistons plutôt sur les aînés ou les personnes approchant l'âge de la retraite, celles qui sont actuellement à la retraite ou qui font la transition du marché du travail à la retraite, étant donné que la retraite est davantage un processus qu'un événement.

La présente section nous renseigne sur les motifs du départ à la retraite, le moment du départ à la retraite, la jouissance de la vie pendant la retraite et le travail après la retraite. La première partie fournit de l'information générale sur la manière dont la transition du travail à la retraite a évolué au cours des dernières années.

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L'âge médian de la retraite8

L'âge médian de la retraite a chuté de façon importante au cours des deux dernières décennies. Du milieu des années 1970 au milieu des années 1980, il se situait environ à 65 ans. Toutefois, vers la fin des années 1980, il a commencé à diminuer rapidement et a continué de le faire jusqu'à ce qu'il atteigne le bas niveau de 60,6 en 1997, puis il a fluctué autour de ce niveau au cours des années subséquentes.

Ce déclin a probablement été provoqué par la réduction, en 1987, de l'âge minimal à partir duquel il est possible d'être bénéficiaire, avec prestations réduites, du Régime de pensions du Canada. Cet âge minimal est passé de 65 à 60 ans cette année. La chute continue de l'âge médian de la retraite a peut-être été liée aux compressions gouvernementales et à la réduction des effectifs dans les sociétés des années 1990, et peut-être aussi aux mesures incitatives à la retraite anticipée. En 2005, l'âge médian de la retraite était de 61,0 ans (graphique 3.3.1).

Graphique 3.3.1 Âge médian de la retraite, selon le sexe, Canada, de 1976 à 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.3.1 Âge médian de la retraite, selon le sexe, Canada, de 1976 à 2005

 

Jusqu'au milieu des années 1990, l'âge médian de la retraite chez les hommes était près de celui des femmes. Par la suite, l'âge médian a diminué plus vite chez les femmes que chez les hommes. En 2005, l'âge médian de la retraite chez les hommes était de 62,6 ans, supérieur aux 60 ans chez les femmes.

Depuis 1976, l'âge médian de la retraite chez les employés du secteur public a toujours été plus bas que celui des employés du secteur privé ou que celui des travailleurs indépendants. La différence de l'âge du départ à la retraite entre les employés des secteurs privé et public a commencé à s'élargir en 1984, alors que les employés du secteur public ont commencé à partir à la retraite plus tôt. L'âge médian de la retraite chez les employés du secteur public (à savoir l'éducation, les soins de santé et l'assistance sociale ainsi que le gouvernement) a chuté, passant de 64,8 ans en 1976 à 57,2 ans en 1999; cependant, il a remonté pour s'établir à 58,7 ans en 2005 (graphique 3.3.2).

Graphique 3.3.2 Âge médian à la retraite, par catégorie de travailleurs, Canada, de 1976 à 2005. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Graphique 3.3.2 Âge médian à la retraite, par catégorie de travailleurs, Canada, de 1976 à 2005

 

L'âge médian de la retraite des employés du secteur privé est demeuré assez stable de 1976 à 1988, mais il a commencé un déclin à long terme par la suite. En 1999, il avait diminué à 61,3 ans (comparativement à 65 ans à la fin des années 1970), puis il a progressé de nouveau pour atteindre 62,6 ans en 2005. Chez les travailleurs indépendants, l'âge médian de la retraite est demeuré relativement stable depuis le milieu des années 1970, fluctuant entre 64,3 et 65,9 ans.

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La retraite volontaire ou involontaire

Bien que certains travailleurs prennent volontairement leur retraite, d'autres doivent le faire pour des raisons sur lesquelles ils exercent peu ou pas de contrôle, par exemple, lorsque leur employeur a une politique de retraite obligatoire, qu'ils sont au chômage et ne peuvent trouver un autre emploi ou qu'ils ont perdu leur emploi après une rationalisation. En règle générale, la retraite involontaire est liée à des résultats moins positifs chez les retraités, comme une moins grande jouissance de la vie (Schellenberg, Turcotte et Ram, 2005a).

Parmi les personnes qui se sont retirées du marché du travail entre 1992 et 20029, environ le quart a dit l'avoir fait de façon involontaire (27 %). Le niveau de scolarité est étroitement lié à la probabilité de la retraite volontaire ou involontaire. Tout spécialement, 81 % des retraités récents ayant un grade universitaire ont dit que leur retraite du marché du travail était volontaire. En revanche, seulement 68 % de ceux dont le niveau de scolarité le plus élevé était inférieur aux études secondaires se trouvaient dans cette situation.

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Les motifs du départ à la retraite

Le motif le plus souvent invoqué pour prendre sa retraite était parce que cela était financièrement possible (65 %) (tableau 3.3.1). Fait peu étonnant, ce motif était bien plus courant chez les personnes qui avaient pris leur retraite volontairement que chez celles qui l'avaient fait de façon involontaire (76 % par rapport à 34 %).

Tableau 3.3.1 Raisons motivant la retraite des nouveaux retraités,  selon le type de retraite, l'âge à la retraite et le niveau de scolarité, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.3.1 Raisons motivant la retraite des nouveaux retraités, selon le type de retraite, l'âge à la retraite et le niveau de scolarité, 2002

 

Les problèmes de santé étaient, pour les retraités involontaires, le premier motif invoqué pour avoir quitté le marché du travail (44 %). En revanche, seulement 20 % des retraités volontaires ont dit avoir pris leur retraite pour des raisons de santé. Les politiques de retraite obligatoire étaient le motif du départ à la retraite d'un retraité récent sur cinq qui avait quitté le marché du travail à 65 ans ou plus.

Les retraités ayant un niveau d'instruction plus élevé étaient plus susceptibles de dire qu'ils avaient pris leur retraite parce que cela était financièrement possible et bien moins susceptibles de dire qu'ils l'avaient fait pour des raisons de santé ou parce qu'ils avaient perdu leur emploi après une rationalisation. En général, les personnes ayant plus d'instruction occupent un emploi mieux rémunéré et sont plus susceptibles d'être couvertes par un régime de pension offert par l'employeur ou d'avoir accumulé suffisamment d'épargne pendant leur carrière. À mesure que les premiers baby-boomers approchent de la retraite, un nombre de plus en plus grand sera probablement bien placé pour faire une transition plus positive du marché du travail à la retraite.

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Ce qui peut inciter à continuer de travailler

Puisqu'il se peut qu'il y ait des pénuries sur le marché du travail, les décideurs et les employeurs cherchent de nouvelles façons de retenir les travailleurs âgés à leur poste. Les travailleurs âgés pourraient-ils souhaiter rester plus longtemps sur le marché du travail si on leur offrait des choix?

Dans l'Enquête sociale générale de 2002, on demandait aux répondants à la retraite quels facteurs auraient pu les encourager à continuer de travailler (tableau 3.3.2). Plus du quart ont répondu qu'ils auraient pu changer d'idée s'ils avaient pu réduire leur horaire de travail sans que cela ne se répercute sur leur pension, soit en travaillant moins de jours (28 %) ou en faisant des journées plus courtes (26 %). En outre, un peu moins du cinquième auraient été influencés par des vacances plus longues. Dans l'ensemble, 31 % ont mentionné au moins l'une de ces trois raisons liées à la pension. L'importance des conditions de travail est également ressortie puisque 28 % auraient continué de travailler à temps partiel.

Tableau 3.3.2 Raisons possibles qui encourageraient les nouveaux retraités à continuer à travailler, selon le sexe, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.3.2 Raisons possibles qui encourageraient les nouveaux retraités à continuer à travailler, selon le sexe, 2002

 

Les problèmes de santé sont une préoccupation pour de nombreux retraités récents, puisque 26 % d'entre eux ont dit qu'ils auraient continué à travailler s'ils avaient eu une meilleure santé. Bon nombre étaient également réceptifs aux incitations financières, 21 % des retraités récents ayant dit qu'ils auraient continué à travailler si leur salaire avait augmenté. Enfin, de plus petites parts de retraités récents ont répondu qu'ils auraient continué à travailler s'il n'avait pas existé de politique de retraite obligatoire sur leur lieu de travail (12 %) ou s'ils avaient pu trouver des ententes de prestations de soins convenables (6 %). Les résultats étaient semblables chez les hommes et les femmes.

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Profiter de la retraite

L'idée de prendre sa retraite peut souvent être attrayante, mais la retraite correspond-elle véritablement aux attentes des gens? Profitent-ils plus de la vie quand ils sont à la retraite que lorsqu'ils travaillaient?

Lorsque, dans l'ESG, on a demandé aux retraités récents : « Comparativement à l'année précédant votre retraite, considérez-vous que vous profitez mieux ou moins de la vie, ou que la situation est à peu près la même? »; près de la moitié (47 %) ont dit qu'ils profitaient mieux de la vie maintenant. Une proportion légèrement inférieure (41 %) retiraient à peu près autant de plaisir de la vie avant et après la retraite, tandis que 11 % ont dit profiter moins de la vie maintenant (tableau 3.3.3).

Tableau 3.3.3 Caractéristiques associées à la jouissance de la vie à la retraite comparativement à l'année précédant la retraite, nouveaux retraités, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.3.3 Caractéristiques associées à la jouissance de la vie à la retraite comparativement à l'année précédant la retraite, nouveaux retraités, 2002

 

Le lien entre la santé et le bonheur est frappant. Les personnes dont la santé était passable ou mauvaise étaient plus susceptibles de dire qu'elles profitaient moins de la vie (39 %), tandis que celles dont la santé était excellente étaient moins susceptibles de se sentir ainsi (5 %). De même, les retraités en très bonne santé étaient bien plus susceptibles que ceux dont la santé était passable ou mauvaise de dire qu'ils profitaient plus de la vie, respectivement 53 % et 24 %.

La plupart des gens conviendraient probablement que, même si l'argent ne garantit pas le bonheur, il aide à rendre la vie plus agréable. En fait, les retraités dont la situation financière s'était améliorée depuis leur départ à la retraite étaient plus susceptibles de dire qu'ils profitaient davantage de la vie (63 %). Les personnes dont la situation financière était demeurée la même venaient ensuite (51 %), suivies de celles dont les finances s'étaient détériorées (36 %).

La retraite anticipée est-elle la clé du bonheur? Selon les données de l'ESG de 2002, le fait de prendre sa retraite plus tôt que plus tard fait bel et bien une différence : 55 % des personnes qui ont pris leur retraite entre 50 et 54 ans ont dit profiter davantage de la vie après la retraite, comparativement à environ 35 % de celles qui ont pris leur retraite alors qu'elles avaient de 65 à 69 ans. Il se peut que l'âge de la retraite fasse de petites différences en ce qui touche la santé ou le bien-être financier. Par contre, les personnes qui ont pris leur retraite à un âge plus avancé l'ont peut-être fait parce qu'elles aimaient leur travail et qu'elles trouvaient que la vie à la retraite était moins satisfaisante. En même temps, les retraités qui ont quitté le marché du travail plus tôt avaient peut-être plus hâte de le faire et étaient prêts à profiter davantage de la vie à la retraite.

Il semble plus probable qu'une personne profite de sa vie à la retraite si elle la planifie pendant qu'elle est encore active. Les répondants de l'ESG devaient dire s'ils avaient planifié leur retraite en faisant des activités physiques, en développant d'autres loisirs ou passe-temps, en faisant du bénévolat ou en recueillant de l'information sur la retraite.

Les personnes qui avaient fait trois ou quatre de ces activités étaient bien plus susceptibles de dire qu'elles profitaient davantage de la vie à la retraite (62 %) que celles qui en avaient fait deux (51 %), une (46 %) ou aucune (36 %). Peut-être que ces activités leur ont permis de profiter davantage de la vie à la retraite. Sinon, peut-être que les personnes qui étaient plus impatientes de quitter le marché du travail étaient aussi plus susceptibles de se préparer à la retraite et de profiter de leur nouvelle vie au maximum.

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Le travail après la retraite

Le travail après la retraite est une possibilité que de nombreux types de retraités peuvent prendre en compte, p. ex., ceux qui éprouvent des difficultés financières, ceux qui n'aiment pas la retraite et ceux qui profitent de la retraite, mais à qui il manque certains aspects de leur emploi (le sentiment d'être utile, les relations sociales, la gratification intellectuelle, etc.). Dans l'Enquête sociale générale de 2002, on demandait aux retraités s'ils avaient fait du travail rémunéré, à un moment donné, pour toutes sortes d'emplois ou dans une entreprise après leur première retraite. Un peu plus du cinquième (22 %) des retraités récents ont répondu l'avoir fait. De plus, 4 % ont dit avoir cherché un emploi mais n'avoir pu en trouver.

Diverses caractéristiques influaient sur la probabilité de retourner au travail après la retraite initiale (tableau 3.3.4). Les hommes étaient légèrement plus susceptibles que les femmes de le faire (respectivement 25 % et 18 %). La santé était aussi une question clé. Les personnes dont la santé était passable ou mauvaise étaient bien moins susceptibles de retourner au travail que celles dont la santé était excellente (respectivement 10 % et 27 %).

Tableau 3.3.3 Pourcentage de nouveaux retraités qui ont travaillé contre rémunération après la retraite, selon les caractéristiques socioéconomiques, 2002. Une nouvelle fenêtre s'ouvrira.

Tableau 3.3.4 Pourcentage de nouveaux retraités qui ont travaillé contre rémunération après la retraite, selon les caractéristiques socioéconomiques, 2002

 

L'emploi après la retraite était bien plus courant chez les retraités de certaines professions et industries. Les personnes qui avaient une profession libérale étaient plus susceptibles de retourner au travail (33 %), suivies des gestionnaires (26 %) et des techniciens (25 %). Ces chiffres représentent peut-être les possibilités d'emploi plus grandes et plus attrayantes qui sont offertes à ces personnes, des emplois offrant une bonne rémunération, un travail intéressant et peu d'exigences physiques.

La probabilité d'occuper à nouveau un emploi rémunéré est également liée à l'âge. Les personnes qui ont pris leur retraite pour la première fois avant 60 ans étaient plus susceptibles de retourner au travail que celles qui ont pris leur retraite plus tard. Les personnes de moins de 60 ans entretenaient peut-être des inquiétudes sur leur préparation financière ou n'étaient pas encore prêtes psychologiquement à la retraite.

Enfin, la probabilité du travail après la retraite était liée aux motifs propres au départ à la retraite, notamment la réception d'une prime de retraite anticipée et le fait de ne plus être satisfait de son travail. Dans le dernier cas, le travail après la retraite est peut-être représentatif des efforts que certaines personnes font pour commencer une nouvelle carrière ou trouver un emploi dans un milieu de travail plus satisfaisant.


Notes:

  1. Le taux d'activité représente la proportion d'une population qui est soit occupée, soit au chômage (c.-à-d. qui cherche activement du travail).
  2. On considère qu'une personne occupe un emploi à temps plein si elle travaille habituellement 30 heures et plus par semaine à son emploi principal. En deçà de 30 heures, on considère qu'elle travaille à temps partiel.
  3. Un emploi temporaire est un emploi dont la date de cessation est prédéterminée ou qui se terminera dès qu'un projet déterminé aura pris fin.
  4. La part qui reste occupe les « autres » emplois temporaires de nature indéterminée.
  5. En 1989 et 2000, deux points comparables du cycle économique, la part des hommes âgés de 55 à 64 ans qui étaient occupés et dont l'ancienneté était de 20 ans et plus a été ramenée de 40,5 % à 37,4 %.
  6. Une fois encore, si l'on compare des points comparables dans le cycle économique (1989 et 2000), la part des hommes âgés de 55 à 64 ans qui étaient occupés et qui avaient 5 ans d'ancienneté ou moins est passée de 24,5 % à 27,1 %.
  7. Les renseignements sur la syndicalisation ont commencé à être recueillis dans l'Enquête sur la population active de 1997
  8. La présente partie est une reproduction de la section M de Regard sur le marché du travail canadien, 2005.
  9. Dans l'ESG de 2002, on a employé une définition subjective de la retraite qui incluait plusieurs questions. Premièrement, les répondants qui disaient s'être « retirés » de leur activité principale au cours des 12 derniers mois étaient identifiés comme étant retraités. À d'autres, on demandait par la suite : « Avez-vous déjà pris votre retraite? » et à ceux qui répondaient « oui », on indiquait également qu'ils étaient retraités. Enfin, aux personnes qui disaient n'avoir jamais pris leur retraite, nous posions d'autres questions; celles qui répondaient « oui » à l'une de ces questions de suivi étaient également classées comme étant retraitées. Cette analyse se limite aux retraités récents, définis comme les personnes qui ont pris leur retraite pour la première fois entre 1992 et 2002 inclusivement.

 


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Date de modification : 2007-02-27 Avis importants