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Chapitre 1. Données démographiques sur le vieillissementTendances démographiquesDans le présent chapitre, nous présentons une vue d'ensemble du vieillissement de la population au Canada selon trois dimensions : combien? où? et qui? Dans la première partie, nous examinons combien il y a d'aînés au Canada et combien on prévoit qu'il y en aura au cours des prochaines décennies. Dans la deuxième partie, nous examinons la répartition géographique des aînés dans les provinces et les régions urbaines et rurales, ainsi que le vieillissement dans les villes. Dans la troisième partie, nous tenons compte de la composition des aînés du Canada en ce qui concerne le statut d'immigrant, la langue et l'origine ethnique. Le vieillissement de la populationPendant la majeure partie du XXe siècle, une proportion assez petite de la population canadienne était composée de personnes âgées de 65 ans et plus. Dans les années 1920 et 1930, les aînés représentaient environ 5 % de la population, alors qu'ils en totalisaient moins de 8 % dans les années 1950 et 1960 (graphique 1.1). Des taux de fécondité élevés, une faible espérance de vie et une petite population de base composée de nombreux immigrants non âgés expliquaient ce profil. Graphique 1.1 Pourcentage de la population canadienne composée de personnes âgées de 65 ans et plus, de 1921 à 2005 et projections jusqu'en 2056
La situation est très différente aujourd'hui. Les faibles taux de fécondité, l'espérance de vie plus longue et les effets de la génération du baby-boom comptent parmi les facteurs qui ont entraîné le vieillissement de la population. Entre 1981 et 2005, le nombre d'aînés au Canada est passé de 2,4 millions à 4,2 millions et leur part de l'ensemble de la population, de 9,6 % à 13,1 %. Par conséquent, les groupes plus âgés sont de plus en plus représentés dans l'ensemble de la population canadienne. Le vieillissement de la population s'accélérera au cours des trois prochaines décennies, tout spécialement parce que les enfants du baby-boom des années 1946 à 1965 commenceront à avoir 65 ans. Le nombre d'aînés au Canada devrait passer de 4,2 millions à 9,8 millions entre 2005 et 2036, et la part des aînés dans la population devrait presque doubler, soit de 13,2 % à 24,5 % (tableau 1.1). Le vieillissement de la population se poursuivra entre 2036 et 2056, mais à un rythme moins rapide. Au cours de cette période, le nombre d'aînés devrait augmenter de 9,8 millions à 11,5 millions et leur part de l'ensemble de la population, de 24,5 % à 27,2 %. Les tendances par groupes d'âgeParmi les aînés, les tendances démographiques continueront de varier considérablement selon les groupes d'âge au cours des années à venir. Entre 1981 et 2005, le nombre de Canadiens âgés de 65 à 74 ans est passé de 1,5 million à 2,2 millions et leur part de l'ensemble de la population, de 6,0 % à 6,9 % (graphique 1.2). À mesure que les enfants de la génération du baby-boom entreront dans ce groupe d'âge, le nombre de personnes âgées de 65 à 74 ans devrait augmenter jusqu'à 4,8 millions d'ici 2031, pour représenter 12,4 % de l'ensemble de la population à ce moment. Entre 2031 et 2041, les personnes âgées de 65 à 74 ans devraient représenter une part à la baisse de l'ensemble de la population, même si l'on estime qu'en 2041, 4,5 millions de Canadiens feront partie de ce groupe d'âge (sur une population totalisant 40,8 millions d'habitants). Graphique 1.2 Pourcentage de l'ensemble de la population composée d'aînés, par groupe d'âge, Canada, de 1981 à 2005, projections de 2011 à 2056
Entre 1981 et 2005, le nombre de Canadiens âgés de 75 à 84 ans a plus que doublé, passant de 695 000 à 1,5 million, et leur part de l'ensemble de la population est passée de 2,8 % à 4,6 %. Au cours des 15 prochaines années, la part de l'ensemble de la population représentée par ce groupe d'âge devrait demeurer assez stable, soit autour de 5 %, même si, d'ici 2021, le nombre absolu de personnes âgées de 75 à 84 ans devrait atteindre 2 millions. C'est entre 2026 et 2041 que l'accroissement du groupe de personnes âgées de 75 à 84 ans devrait être le plus marqué. La part de l'ensemble de la population que représente ce groupe d'âge devrait passer de 6,9 % à 9,7 % au cours de cette période et le nombre des personnes âgées de 75 à 84 ans devrait atteindre 3,9 millions d'ici 2041. Le vieillissement continu de la génération du baby-boom est le principal facteur qui explique cette tendance. Le nombre d'aînés âgés de 85 ans et plus s'est accru rapidement au cours des deux dernières décennies. Entre 1981 et 2005, le nombre de personnes faisant partie de ce groupe d'âge est passé de 196 000 à 492 000 et leur part de l'ensemble de la population, de 0,8 % à 1,5 %. Entre 2005 et 2021, le nombre absolu de personnes âgées de 85 ans et plus devrait augmenter à 800 000, même si leur part de l'ensemble de la population devrait demeurer autour de 2 %. Or, entre 2021 et 2056, à mesure que les baby-boomers entreront dans ce groupe d'âge, le nombre de personnes âgées de 85 ans et plus devrait croître de 800 000 à 2,5 millions et leur part de l'ensemble de la population devrait presque tripler, soit de 2,1 % à 5,8 %. Les projections du pourcentage des Canadiens qui composent les groupes les plus âgés au cours des années à venir sont établies à l'aide des hypothèses sur les taux de fécondité, l'espérance de vie et la migration nette. D'autres projections faites à partir d'hypothèses différentes sont présentées dans le tableau 1.1. Tableau 1.1 Projections de la population, 2006 à 2056, par groupe d'âge, scénarios de faible croissance, de croissance moyenne et de forte croissance
Les femmes et les hommes âgésLa plupart des aînés sont des femmes, et ce, tout spécialement dans les groupes d'âge plus avancé. En 2005, les femmes représentaient près de 75 % des personnes âgées de 90 ans et plus, alors qu'elles totalisaient 52 % des personnes âgées de 65 à 69 ans. L'espérance de vie plus longue des femmes explique leur surreprésentation dans les groupes d'âge plus avancé. Toutefois, puisque les écarts dans l'espérance de vie entre les femmes et les hommes ont commencé à s'amoindrir, la composition selon le sexe des groupes d'âge plus avancé devrait devenir plus égale au cours des années à venir. On constate déjà des preuves de cette tendance. Par exemple, entre 1981 et 2005, la part des hommes chez personnes âgées de 80 à 84 ans est passée de 37 % à 39 % (graphique 1.3). D'ici 2021, les hommes devraient représenter 43 % des personnes âgées de 80 à 84 ans et cette part devrait passer à 46 % d'ici 2056. Les mêmes tendances sont prévues dans les autres groupes d'âge plus avancé. Graphique 1.3 Pourcentage des hommes dans les groupes d'âge, Canada, 1981 et 2005, projections jusqu'en 2056 Données géographiques sur le vieillissementComparaisons internationalesLe vieillissement de la population n'est pas propre au Canada. En fait, la part de la population composée d'aînés est inférieure au Canada à ce qu'elle est dans la plupart des autres pays industrialisés occidentaux. En 2005, 13,1 % de l'ensemble des résidents du Canada avaient 65 ans et plus, comparativement à 19,7 % au Japon et à 16 % au Royaume-Uni. Néanmoins, les aînés représentent une part légèrement inférieure de la population aux États-Unis (12,3 %) par rapport au Canada. En outre, selon les projections démographiques, il y a de bonnes chances que l'écart dans les profils d'âge entre le Canada et les États-Unis s'élargisse puisque les aînés devraient représenter 20,7 % de la population américaine en 2050 (U.S. Census Bureau, 2004) comparativement à 26,5 % de la population canadienne en 2051. Les taux de fécondité plus élevés aux États-Unis sont le principal facteur qui explique cette divergence. Détournons maintenant notre attention du nombre d'aînés au Canada pour examiner l'endroit où ils vivent. Nous examinerons le vieillissement de la population dans les provinces et territoires, entre ces régions, entre les régions rurales et urbaines, et dans des villes particulières. Comparaisons interprovincialesLa part de la population composée d'aînés varie beaucoup selon les provinces. Elle est plus élevée en Saskatchewan (14,8 %), en Nouvelle-Écosse (14,2 %) et à l'Île du-Prince-Édouard (14,1 %) et plus faible en Alberta (10,5 %) et en Ontario (12,8 %). Le Nunavut, le Territoire du Yukon et les Territoires du Nord-Ouest ont une structure par âge bien plus jeune que les dix provinces. Le Nunavut est particulièrement exceptionnel, car on y compte seulement 2,6 % de personnes âgées de 65 ans et plus. Le nombre d'aînés dans chaque province et territoire est illustré au tableau 1.2. Tableau 1.2 Pourcentage et nombre de personnes âgées dans la population, par province et territoire, 2005
Selon les projections démographiques, les aînés représenteront une part croissante de la population dans toutes les provinces et dans les territoires au cours des prochaines décennies. Or, il existe de grandes différences quant à l'ampleur de l'augmentation prévue. Au Manitoba, par exemple, la part de la population composée d'aînés devrait passer de 13,5 % à 19,9 % entre 2005 et 2026, soit une augmentation de 6,4 points. Des accroissements d'envergure comparable sont prévus en Ontario (7,1 points), en Colombie-Britannique (8,3 points) et en Alberta (8,7 points) (graphique 1.4). En revanche, la part de la population composée d'aînés à Terre-Neuve et-Labrador devrait passer de 13,1 % à 26,6 %, soit une hausse de 13,4 points. Des augmentations relativement grandes sont également prévues au Nouveau Brunswick (11,7 points), en Nouvelle-Écosse (11 points) et dans le Territoire du Yukon (11 points). Dans l'ensemble, dans les dix provinces, la part de la population composée d'aînés augmentera le moins en Ontario et dans l'Ouest et le plus dans les provinces de l'Atlantique. De plus, même si les aînés représentent actuellement une part relativement faible de la population dans chacun des territoires, cette part devrait plus que doubler au cours des 20 prochaines années. Graphique 1.4 Pourcentage de la population composée d'aînés âgés de 65 ans ou plus, par province, 2005 et projections pour 2026
Les projections démographiques laissent également entendre que les écarts dans les structures par âge des dix provinces s'élargiront au cours des prochaines décennies. Plus précisément, l'« écart » entre les provinces où l'on enregistre la part la plus grande et la plus faible d'aînés dans la population devrait passer de 4,3 points à 7,4 points entre 2005 et 2026. Les projections provinciales détaillées de la part de la population composée d'aînés sont présentées au tableau 1.3. Tableau 1.3 Projections de la part de la population formée de personnes âgées, par province et territoire, croissance moyenne et migration interprovinciale moyenne, 2011 à 2031
La répartition des aînés selon les provincesLa majeure partie de la population canadienne (62,4 %) vit en Ontario et au Québec et, de même, la plupart des aînés vivent dans ces deux provinces (62,9 %) (tableau 1.4). Entre 1981 et 2005, on a assisté à une faible fluctuation de la répartition de l'ensemble de la population et des aînés entre les provinces et les territoires. Si l'on examine l'ensemble des aînés au Canada, la part de ceux qui vivent dans les quatre provinces de l'Atlantique a été ramenée de 9,4 % à 7,7 % au cours de cette période. Des diminutions de la part des aînés ont également été marquées en Saskatchewan et au Manitoba, tandis que le Québec, l'Ontario, l'Alberta et la Colombie-Britannique ont affiché des gains. Tableau 1.4 Répartition des personnes âgées et des personnes non âgées dans l'ensemble des provinces et des territoires, 1981, 1991, 2001, 2005 et projection pour 2026
Selon les projections, entre 2004 et 2026, la répartition des aînés selon les provinces variera très peu. Le changement le plus remarquable est l'augmentation prévue de 8,1 % à 9,5 % de la part des aînés du Canada vivant en Alberta. La répartition des aînés entre les régions rurales et urbainesLe Canada est de plus en plus urbain. Entre 1981 et 2001, la part de tous les Canadiens qui vivaient dans de grands centres urbains (également appelés régions métropolitaines de recensement) s'est accrue pour passer de 57,8 % à 64,6 %, tandis que la part des personnes vivant dans de petites villes et en région rurale a diminué. Cette tendance s'est manifestée dans tous les groupes d'âge : la part des aînés vivant dans une région métropolitaine de recensement (RMR) étant passée de 53,8 % à 60,7 % au cours de cette période et celle des personnes non âgées, de 58,5 % à 65,5 % (graphique 1.5). Graphique 1.5 Pourcentage des Canadiens vivant dans une région métropolitaine de recensement, par groupe d'âge, 1981 et 2001
Le fait que les aînés vivent dans de petites collectivités éloignées des centres urbains se répercute sur la prestation de services, comme les soins de santé et l'aide à domicile. La répartition des aînés dans les catégories détaillées des régions urbaines et rurales est présentée au tableau 1.5. En 2001, un peu moins de 61 % des aînés vivaient dans l'une des 27 régions métropolitaines de recensement du Canada et 9,1 %, dans d'autres régions urbaines comptant 50 000 habitants et plus. Si l'on combine ces deux catégories, environ sept aînés sur dix au Canada vivaient dans un centre urbain comptant au moins 50 000 résidents. De plus, 7,6 % vivaient dans de petites collectivités; 4,8 %, dans des collectivités comptant de 25 000 à 49 999 habitants; et 2,8 %, dans des collectivités dont la population était de 25 000 habitants et moins.
Enfin, 22,6 % des aînés vivent dans des régions rurales. Toutefois, il convient de souligner que ces régions rurales varient de par leur proximité aux centres urbains et leur intégration dans ces centres. Les régions rurales et les petites villes peuvent être désagrégées en quatre sous-groupes de zones d'influence métropolitaine (ZIM) selon la proportion de leur main-d'ouvre qui migre chaque jour vers une RMR ou une agglomération de recensement (AR). La catégorie des ZIM fortes comprend les régions où la migration quotidienne est de 30 % et plus. La catégorie moyenne des ZIM est celle où la migration quotidienne varie entre 5 % et 29 %. La catégorie des ZIM la plus faible comprend les régions où cette migration est de plus de 0 % et de moins de 5 %. La catégorie où il n'y a pas de ZIM comprend les régions où aucune personne ne fait la navette vers une RMR/AR1. Au Canada, 8,4 % des aînés vivent dans des régions rurales où l'influence métropolitaine est faible ou nulle et 9,2 %, dans des régions rurales dont l'influence métropolitaine est moyenne. Parmi les provinces et les territoires, la part des aînés vivant dans des régions rurales caractérisées par une influence métropolitaine moyenne, faible ou nulle est la plus élevée dans les Territoires du Nord-Ouest (77 %), à Terre-Neuve-et-Labrador (55 %), en Saskatchewan (47 %), au Nouveau Brunswick (43 %) et en Nouvelle-Écosse (40 %) et la plus faible en Ontario (9 %) et en Colombie-Britannique (13 %) (graphique 1.6). À cet égard, il existe une grande variation entre les provinces dans la mesure où les services fournis aux aînés (et aux personnes non âgées) doivent être offerts à des personnes qui vivent à l'extérieur des centres urbains. En règle générale, cependant, les provinces où de plus grandes proportions de personnes non âgées vivent en région rurale sont également celles où une proportion plus grande d'aînés vit dans ce type de région. Graphique 1.6 Pourcentage de la population vivant dans une région rurale dont l'influence métropolitaine est moyenne, faible ou nulle, par province et groupe d'âge, 2001
Les aînés vivant dans des villes canadiennesDans les 27 RMR du Canada, le pourcentage de la population composée d'aînés varie considérablement. Leur part est la plus grande à St Catharines-Niagara et Victoria, soit 17 %, viennent ensuite Trois-Rivières et Thunder Bay, respectivement 16 % et 15 % (graphique 1.7). En revanche, les aînés représentent moins de 11 % de la population dans cinq RMR, notamment Calgary (9,1 %), St. John's (10,6 %), Oshawa (10,6 %), Edmonton (10,7 %) et Ottawa-Gatineau (10,9 %). Graphique 1.7 Pourcentage de la population composée d'aînés, régions métropolitaines de recensement, 2004
Entre 1986 et 2004, le Saguenay, Trois-Rivières et le Grand Sudbury étaient les trois RMR où la part de la population composée d'aînés avait augmenté le plus, soit un accroissement de plus de 5 points (tableau 1.6). À Victoria, la part de la population composée d'aînés a effectivement diminué (de 0,8 point), bien qu'une plus grande part de la population soit toujours composée d'aînés que dans les autres RMR. Tableau 1.6 Variations de la part de la population formée de personnes âgées dans 25 RMR, 1986, 1996 et 2004
Dans les trois plus grandes régions urbaines du Canada, soit Toronto, Vancouver et Montréal, les aînés représentent respectivement 11,1 %, 12,1 % et 13 % de la population. Près du tiers de l'ensemble des aînés au Canada (31,6 %) vivent dans l'une de ces trois RMR, comparativement à 34,7 % de personnes non âgées. Dans les plus petites villes canadiennes, la variation de la part de la population composée d'aînés varie beaucoup. Parmi les villes qui comptent de 25 000 à environ 150 000 habitants, Penticton affiche la concentration d'aînés la plus importante, puisque près du quart de ses résidents sont âgés de 65 ans et plus (23,9 %) (graphique 1.8). Vernon et Kelowna, deux autres petites villes de la vallée de l'Okanagan, en Colombie-Britannique, en comptent également beaucoup. Les aînés représentent plus de 18 % de la population à Thetford Mines et Shawinigan et environ 17 % à Peterborough, Orillia et Owen Sound. Par contre, ils totalisent moins de 8 % de la population dans certaines villes du nord de l'Alberta, notamment Wood Buffalo, Grande Prairie et Cold Lake, ainsi que dans le nord de la Colombie-Britannique. Graphique 1.8 Pourcentage de la population composée d'aînés, villes sélectionnées comptant 25 000 habitants ou plus, 2001
Parmi les villes qui comptent moins de 25 000 habitants, Elliot Lake possède la concentration d'aînés la plus grande, puisque le quart de ses résidents sont âgés de 65 ans et plus (graphique 1.9). Les aînés représentent environ le cinquième de tous les résidents de Tillsonburg, Cobourg, Yorkton et Swift Current. Parmi les villes dont une part relativement faible de la population est composée d'aînés, bon nombre sont situées dans le Nord, comme Yellowknife, Thompson, Whitehorse et Fort St. John. Graphique 1.9 Pourcentage de la population composée d'aînés, villes sélectionnées comptant moins de 25 000 habitants, 2001
Enfin, le rythme auquel les villes, grandes et petites, vieillissent varie considérablement. Si l'on examine les régions urbaines dont la population est d'environ 10 000 à 150 000 habitants, la part combinée de la population âgée de 65 ans et plus est passée de 11,5 % à 13,4 % entre 1991 et 2001, soit un gain de 1,9 point. Le tableau 1.7 inclut les villes grandes et petites qui « vieillissent rapidement », c'est à-dire celles où la part de la population composée d'aînés a augmenté de 2,5 points ou plus au cours de cette période2. Les collectivités qui « vieillissent rapidement » ont été réparties en trois grands groupes selon des caractéristiques démographiques sélectionnées. Tableau 1.7 Villes caractérisées par une « forte » augmentation de la part de la population formée de personnes âgées : Certaines caractéristiques démographiques, 1991 à 2001
Le premier groupe inclut les collectivités qui « vieillissent rapidement » et dont l'ensemble de la population a diminué entre 1991 et 2001, le nombre de personnes âgées de moins de 45 ans a baissé et le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus s'est accru. En tant que groupe, ces 21 collectivités ont enregistré une réduction de 9,9 % de la population, une baisse de 24 % du nombre de personnes âgées de moins de 45 ans et une hausse de 27 % du nombre de personnes âgées de 65 ans et plus. La part de la population combinée composée d'aînés a augmenté de 4 points. Douze de ces 21 collectivités sont situées au Québec. Le deuxième groupe inclut les collectivités qui « vieillissent rapidement » et dont l'ensemble de la population a augmenté entre 1991 et 2001, le nombre des personnes âgées de moins de 45 ans a diminué et le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus s'est accru. En tant que groupe, ces 11 collectivités ont enregistré une hausse de 3,9 % de leur population, une diminution de 9 % du nombre de personnes âgées de moins de 45 ans et une hausse de 31 % du nombre de personnes âgées de 65 ans et plus. La part de leur population combinée composée d'aînés a augmenté de 3 points. Huit des 11 collectivités de ce groupe sont situées en Ontario et en Colombie-Britannique. Même si les collectivités du deuxième groupe ont affiché une diminution du nombre de personnes âgées de moins de 45 ans (9 %), l'ampleur de cette réduction a été moins grande que celle des collectivités du premier groupe (24 %). Enfin, le troisième groupe inclut les collectivités qui « vieillissent rapidement » et dont l'ensemble de la population a augmenté entre 1991 et 20013, le nombre de personnes de moins de 45 ans s'est accru et le nombre de personnes âgées de 65 ans et plus a subi une hausse. En tant que groupe, ces quatre collectivités ont enregistré une hausse de 28,8 % de la population, une augmentation de 14 % du nombre de personnes âgées de moins de 45 ans et un accroissement de 63 % du nombre d'aînés. La part de leur population combinée composée d'aînés a augmenté de 2,9 points parce que le nombre d'aînés a augmenté plus rapidement que le nombre de personnes non âgées. La mobilité résidentielle des aînésLa probabilité de déménager est étroitement liée au moment de sa vie où en est une personne. La mobilité résidentielle est la plus élevée chez les personnes dans la vingtaine et au début de la trentaine, dont bon nombre quittent le domicile parental et établissent leur propre ménage, et diminue à mesure que les personnes atteignent la quarantaine et la cinquantaine. Les aînés sont depuis longtemps moins susceptibles que les groupes d'âge plus jeunes de déménager. Entre 1996 et 2001, un peu moins du cinquième de l'ensemble des aînés au Canada (19,2 %) a changé d'adresse. Les aînés âgés de 65 à 74 ans étaient légèrement plus susceptibles de l'avoir fait que ceux âgés de 75 ans et plus (respectivement 20 % et 18 %)4 Certains facteurs liés à la probabilité d'avoir déménagé sont illustrés au tableau 1.8. Les aînés qui étaient séparés ou divorcés étaient plus susceptibles d'avoir déménagé (31,2 %) que ceux qui étaient veufs (21.8 %), que ceux qui ne s'étaient jamais mariés (20,1 %) ou que ceux qui étaient mariés ou qui vivaient en union libre (16,4 %). Les aînés dont les activités étaient restreintes par une maladie ou une incapacité de longue durée étaient plus susceptibles d'avoir déménagé (22,2 %) que ceux qui n'avaient pas de limitations du genre (18,1 %), cette corrélation étant évidente chez les aînés de tous les groupes d'âge. Enfin, les aînés vivant dans un logement en location étaient environ 2,5 fois plus susceptibles d'avoir déménagé que ceux qui vivaient dans un logement en propriété (respectivement 35,9 % et 13,7 %). Tableau 1.8 Certaines caractéristiques associées à la mobilité résidentielle chez les personnes âgées ne vivant pas en établissement, Canada, 2001
Entre 1981 et 2001, le pourcentage des aînés âgés de 65 à 74 ans qui ont déménagé au cours des cinq années précédentes a diminué de 7,1 points, alors que la part des aînés âgés de 75 à 84 ans qui en ont fait de même a enregistré une baisse de 6,3 points. Cette diminution a été particulièrement évidente chez les aînés qui vivaient dans un logement en location. Parmi les aînés âgés de 65 à 74 ans, la proportion des locataires qui avaient déménagé au cours des cinq années précédentes a diminué de 10,6 points, étant ramenée de 50,5 % à 39,9 %, tandis que la part des propriétaires qui ont déménagé a diminué de seulement 2,2 points, soit de 16,9 % à 14,7 % (tableau 1.9). Des tendances semblables étaient manifestes dans le groupe des aînés âgés de 75 à 84 ans. Graphique 1.10 Pourcentage des personnes qui ont déménagé au cours des cinq années précédentes, par groupe d'âge, Canada, 1981, 1991 et 2001
Les aînés, tout comme les personnes non âgées, ne s'éloignent généralement pas beaucoup lorsqu'ils déménagent. Parmi les aînés âgés de 65 à 74 ans qui ont déménagé entre 1996 et 2001, les deux tiers sont demeurés dans la même région géographique que celle où ils vivaient auparavant (tableau 1.10). Près de la moitié (48,4 %) sont restés dans la même région métropolitaine de recensement, 10 % sont demeurés dans la même ville et 8,5 % sont restés dans la même région rurale. Environ 10 % ont déménagé d'une région plus urbaine à une région moins urbaine, tandis qu'une part comparable a déménagé dans l'autre sens. À la lumière de ces chiffres, il n'est pas surprenant de constater que seulement 1,2 % de l'ensemble des aînés a déménagé d'une province à une autre entre 1996 et 2001. Par conséquent, la migration nette des aînés a été négligeable dans toutes les provinces. En 2005, par exemple, la migration nette la plus élevée des aînés a été enregistrée en Colombie-Britannique, 1 184 aînés de plus ayant emménagé dans la province que ceux qui ont déménagé ailleurs. Tableau 1.10 Profils de mobilité résidentielle chez les personnes âgées qui ont changé d'adresse au cours des cinq dernières années, par groupe d'âge, 2001
L'immigration, l'appartenance ethnique et la langueExaminons maintenant brièvement certaines caractéristiques démographiques sélectionnées des aînés au Canada, tout spécialement leur statut d'immigrant, leur appartenance ethnique et leur profil linguistique. Nous présentons également une vue d'ensemble des Autochtones âgés. Plus de détails sur les caractéristiques des aînés sont donnés dans les chapitres suivants, notamment le chapitre 7 qui porte sur les aînés immigrants et le chapitre 6, sur les aînés autochtones. L'immigration et le lieu de naissance des aînésUne proportion relativement grande des aînés au Canada sont des immigrants. En 2001, 28,6 % des personnes âgées de 65 à 74 ans et 28 % de celles âgées de 75 à 84 ans étaient des immigrants (tableau 1.11). Cette proportion était de 21,3 % dans le groupe d'âge des 25 à 54 ans. Tableau 1.11 Statut d'immigrant et période d'immigration des personnes âgées et des personnes non âgées, par groupe d'âge, 2001
La plupart des immigrants qui ont maintenant 65 ans et plus sont arrivés au Canada lorsqu'ils étaient jeunes. Parmi les immigrants qui avaient 65 ans et plus en 2001, 26,2 % sont arrivés au Canada quand ils avaient moins de 25 ans et ont donc vécu ici pendant au moins quatre décennies. En outre, 28,8 % sont arrivés lorsqu'ils avaient de 25 à 34 ans et ont vécu ici pendant au moins trois décennies. Par contre, seulement 9 % des aînés immigrants sont arrivés au Canada depuis 1991. Chaque année, les aînés représentent une très faible part des nouveaux immigrants. En 2004, par exemple, 5 526 immigrants et réfugiés admis au Canada sur 235 824 (2,3 %) étaient âgés de 65 ans et plus. La plupart d'entre eux (80 %) étaient parrainés par un membre de la famille et ont été admis au Canada dans la catégorie du regroupement familial. Entre 1995 et 2004, les personnes âgées de 65 ans et plus représentaient constamment de 2 % à 4 % environ de tous les immigrants et réfugiés admis au Canada, soit environ de 4 000 à 8 000 personnes. Au cours des 20 dernières années, les pays d'où sont venus les immigrants ont beaucoup changé. Entre 1981 et 2001, la part de tous les immigrants en provenance de l'Europe de l'Ouest et du Nord et des États-Unis a été ramenée de 45,5 % à 24,6 % et la part de ceux qui provenaient de l'Asie est passée de 13,9 % à 36,5 %. Ces fluctuations commencent tout juste à se faire ressentir dans les caractéristiques des immigrants âgés de 65 ans ou plus, puisque la part de ceux qui proviennent de l'Asie est passée de 5,6 % à 19,1 % entre 1981 et 2001. Néanmoins, plus de la moitié de tous les aînés immigrants (54 %) proviennent des pays de l'Europe de l'Ouest. Cette part diminuera au cours des prochaines décennies, à mesure que les immigrants plus jeunes provenant d'autres régions vieilliront et deviendront des aînés au Canada. Pour le moment, les aînés nés ailleurs qu'au Canada ou que dans un pays européen représentent toujours une minorité de l'ensemble de la population (tableau 1.12)
Même si plus du quart de l'ensemble des aînés au Canada sont des immigrants, les variations entre les dix provinces sont très grandes. Seulement 3 % des aînés à Terre-Neuve et-Labrador sont des immigrants comparativement à 39 % et à 41 % des aînés en Colombie-Britannique et en Ontario (graphique 1.11). Dans l'ensemble, 54,6 % de tous les aînés immigrants vivent en Ontario, 19,3 %, en Colombie-Britannique et 12,1 %, au Québec (tableau 1.13). Comparativement à ces moyennes, les aînés immigrants les plus récents qui sont arrivés au Canada entre 1991 et 2001 sont légèrement plus susceptibles de vivre en Ontario (55,9 %) et en Colombie-Britannique (25,3 %), et légèrement moins susceptibles de vivre au Québec (8,7 %).
Enfin, la part des immigrants de longue date représentée par les aînés immigrants, c'est-à-dire la part de ceux qui sont arrivés au Canada avant 1961, était plus élevée en Saskatchewan (71,2 %), au Manitoba (63,5 %) et au Nouveau Brunswick (62,1 %). En revanche, elle était moins grande au Québec (47 %), en Colombie-Britannique (50,1 %) et en Ontario (53,1 %) (tableau 1.13). La languePresque tous les aînés peuvent parler l'une ou l'autre des deux langues officielles du Canada. Toutefois, en 2001, 4,5 % des personnes âgées de 75 à 84 ans et 6,1 % de celles âgées de 85 ans et plus ne pouvaient parler ni le français ni l'anglais (graphique 1.12). Par contre, seulement 0,9 % des personnes âgées de 25 à 54 ans ne pouvaient parler l'une des langues officielles ou les deux. Graphique 1.12 Pourcentage des personnes qui ne peuvent pas parler une langue officielle, par groupe d'âge, Canada, 1981, 1991 et 2001
Depuis 1981, la proportion des aînés qui ne peuvent pas parler une langue officielle est à la hausse. Par exemple, en 1981, 3,1 % des hommes âgés de 85 ans et plus ne pouvaient parler ni le français ni l'anglais, comparativement à 5,2 % en 2001. Les changements des pays d'origine de l'immigration expliquent ces hausses (par exemple, moins d'aînés immigrants viennent du Royaume-Uni et un plus grand nombre d'entre eux viennent de l'Asie). Les femmes aînées étaient légèrement plus susceptibles que les hommes de ne pas parler au moins une des deux langues officielles. Par exemple, environ 5 % des femmes âgées de 65 à 74 ans ne pouvaient pas parler une langue officielle, comparativement à 3,2 % des hommes (graphique 1.13). Le même écart existait dans les groupes d'âge plus avancé. Par le passé, les hommes affichaient un taux de participation au marché du travail plus élevé et il faut le plus souvent connaître le français ou l'anglais pour occuper un emploi. Certaines femmes aînées qui ont immigré au Canada et qui n'ont pas eu d'expérience de travail ont peut-être parlé leur langue maternelle à la maison pendant la majeure partie de leur vie. Graphique 1.13 Pourcentage des personnes qui ne peuvent pas parler une langue officielle, par groupe d'âge et sexe, Canada, 2001
En même temps que la proportion des aînés qui ne connaissaient pas une langue officielle a diminué, la proportion de ceux qui utilisaient une langue non officielle à la maison a augmenté. En 1981, 10,1 % des personnes âgées de 65 à 74 ans utilisaient une langue non officielle à la maison et cette proportion est passée à 13,5 % en 2001 (graphique 1.14). Des augmentations semblables ont été observées pour tous les groupes d'âge, à l'exception des personnes âgées de 75 à 84 ans, dont la proportion de personnes qui parlent une langue non officielle à la maison a diminué entre 1981 et 2001. Graphique 1.14 Pourcentage des personnes qui parlent une langue non officielle à la maison, de 1981 à 2001
Les minorités visiblesEn vertu de la Loi sur l'équité en matière d'emploi, les membres de minorités visibles sont les personnes, autres que les Autochtones, qui ne sont pas de race blanche ou qui n'ont pas la peau blanche. Les membres de minorités visibles représentent une part croissante de la population des aînés et des personnes non âgées au Canada. Entre 1981 et 2001, la part des aînés qui étaient membres d'une minorité visible est passée de 2,3 % à 7,2 %; parmi les personnes âgées de 25 à 54 ans, elle est passée de 5,5 % à 13,9 % (graphique 1.15). Sur les 7,2 % d'aînés qui étaient membres d'une minorité visible, la plus grande part (39 %) étaient d'origine chinoise (tableau 1.14). Graphique 1.15 Membres de minorités visibles en pourcentage de l'ensemble de la population, par groupe d'âge, Canada, de 1981 à 2001
Les aînés autochtonesEn 2001, plus de 976 000 Canadiens ont déclaré être autochtones, y compris environ 39 600 aînés autochtones (âgés de 65 ans ou plus). La population autochtone est bien plus jeune que la population non autochtone. En 2001, seulement 4 % des Autochtones avaient 65 ans ou plus, comparativement à 13 % de la population non autochtone. Sur les trois groupes autochtones, les Inuit composaient la population la plus jeune, seulement 3 % d'entre eux étant âgés de 65 ans ou plus (tableau 1.15).
Non seulement les aînés représentent-ils un pourcentage inférieur de la population autochtone, mais encore les aînés autochtones sont plus jeunes que les aînés non autochtones. En 2001, environ 3 % de la population autochtone était âgée entre 65 et 74 ans et 1 % avait 75 ans et plus. Par contre, 7 % de l'ensemble de la population canadienne entrait dans la catégorie des personnes âgées de 65 à 74 ans, et 5 % avaient 75 ans et plus. L'Ontario possède le plus grand nombre d'aînés autochtones parmi toutes les provinces et tous les territoires. En 2001, 8 600 aînés autochtones, soit plus d'un aîné autochtone sur cinq au Canada, disaient avoir élu domicile en Ontario (tableau 1.16). La Colombie-Britannique (7 240) et le Manitoba (5 535) venaient ensuite pour le plus grand nombre d'aînés autochtones.
Même si les Autochtones représentaient environ 3 % de l'ensemble de la population canadienne en 2001, les aînés autochtones constituaient seulement 1 % de l'ensemble des aînés canadiens. Parmi toutes les provinces, le Manitoba et la Saskatchewan possédaient la proportion la plus grande d'aînés autochtones dans leur population d'aînés (4 % des aînés au Manitoba et 3 % de ceux de la Saskatchewan étaient autochtones). Les Autochtones constituaient des parts bien plus grandes de la population dans les territoires. Au Nunavut, 91 % des aînés étaient autochtones, tout comme 65 % de ceux des Territoires du Nord-Ouest et 21 % de ceux du Territoire du Yukon (tableau 1.16). Comme dans la population non autochtone, les femmes sont en plus grand nombre que les hommes parmi les aînés autochtones. En 2001, parmi les Autochtones âgés de 65 ans et plus, 54 % étaient des femmes et 46 %, des hommes. Des répartitions semblables ont été enregistrées dans la population des Indiens de l'Amérique du Nord (IAN) (56 % de femmes et 44 % d'hommes) et dans la population métisse (52 % de femmes et 48 % d'hommes). Or, parmi les aînés inuits, les hommes sont plus nombreux que les femmes. En 2001, 55 % des Inuit âgés de 65 ans et plus étaient des hommes et 45 %, des femmes. Cette tendance s'explique en partie par le taux de mortalité maternelle plus élevé qui prévalait lorsque ces femmes étaient en âge de procréer (Choinière et al., 2005). Les aînés autochtones sont moins urbanisés que leurs homologues non autochtonesBien que la vaste majorité (80 %) des aînés non autochtones vivent dans des régions urbaines, la situation des aînés autochtones est très différente. En 2001, seulement un aîné inuit sur quatre et un aîné IAN sur trois vivaient dans des régions urbaines. Parmi les aînés métis, les groupes d'Autochtones les plus urbanisés, 62 % vivaient dans des régions urbaines (tableau 1.17).
En 2001, plus de la moitié des aînés IAN (53 %) vivaient dans des réserves. Les adultes IAN les plus âgés étaient plus susceptibles de vivre dans des réserves que leurs homologues plus jeunes : en 2001, 42 % des adultes IAN âgés de 25 à 54 ans et 45 % de ceux âgés de 55 à 64 ans vivaient dans des réserves. À l'inverse, les aînés IAN étaient moins susceptibles de vivre en région urbaine que les adultes IAN plus jeunes. Par exemple, 18 % des aînés IAN vivaient dans l'une des grandes villes du Canada (régions métropolitaines de recensement), comparativement à 28 % de ceux qui étaient âgés de 25 à 54 ans et à 23 % de ceux qui avaient de 55 à 64 ans. La plupart des aînés inuits vivent dans le Grand Nord. En 2001, les trois quarts des Inuit âgés de 65 ans et plus vivaient dans une région rurale autre qu'une réserve, surtout dans les Territoires du Nord-Ouest, au Nunavut, au Québec et à Terre-Neuve-et-Labrador. Cela s'explique par le fait que ces provinces et territoires sont ceux où se situent les régions inuites de l'Inuvialuit, du Nunavut, du Nunavik et du Nunatsiavut. En 2001, seulement un petit pourcentage (4 %) des aînés inuits vivaient dans des régions métropolitaines de recensement, alors que 17 % vivaient dans de petits centres urbains (tableau 1.17). Même si les aînés métis étaient les aînés autochtones les plus urbanisés, ils étaient toujours moins susceptibles de vivre dans des régions urbaines que les aînés non autochtones. En 2001, 34 % des aînés métis vivaient dans des régions métropolitaines de recensement et 28 %, dans d'autres centres urbains, alors que 58 % des aînés non autochtones vivaient dans des régions métropolitaines de recensement et 22 %, dans d'autres régions urbaines. Plus du tiers (34 %) des aînés métis vivaient dans des régions rurales, comparativement à 19 % des aînés non autochtones (tableau 1.17). Notes:
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