Les faits, tout simplement!
Journée internationale des femmes de 2021

La Journée internationale des femmes est l’occasion de souligner les contributions des femmes à notre pays. Le Canada est composé de divers groupes de population qui enrichissent notre société de maintes manières. La pandémie de COVID-19 qui se poursuit met en évidence la multitude de façons dont ces groupes contribuent à notre société. Malheureusement, cette pandémie a aussi entraîné des difficultés pour certains groupes, en particulier les femmes, qui ont dû composer avec une augmentation de leur charge de travail à domicile et qui ont subi des pertes importantes sur le marché du travail. Plusieurs publications récentes portent sur les répercussions de la COVID-19 sur les femmes, et sur la manière dont ces dernières s’adaptent aux défis ayant découlé de la pandémie.

La population féminine au Canada est diversifiée

Au 1er juillet 2020, on comptait 19 119 977 femmes et filles au Canada, ce qui représente environ 50 % de la population totaleNote  . La population féminine au Canada est très diversifiée, comme le montrent les différentes sources de données :

  • Près de 1 fille sur 5 (19 %) a 17 ans ou moins, 3 femmes sur 5 (62 %) ont entre 18 et 64 ans et 1 femme sur 5 (19 %) a 65 ans et plusNote  .
  • Près du quart des femmes (24 %) de 15 ans et plus ont déclaré une incapacitéNote  .
  • Près de 1 femme sur 4 (23 %) est une immigranteNote  .
  • Près de 1 femme sur 4 (23 %) appartient à un groupe désigné comme minorité visibleNote  .
  • Les femmes et les filles autochtones représentent 5 % de la population féminine totale du CanadaNote  .
    • Parmi celles-ci, 6 sur 10 (59 %) se sont identifiées comme membres d’une Première Nation, un peu plus du tiers (35 %), comme Métis et 4 %, comme Inuites. Par ailleurs, 1 % d’entre elles ont déclaré avoir plus d’une identité autochtone, et un autre 1 % n’ont pas mentionné appartenir à un groupe autochtone particulier, mais ont dit avoir le statut d’Indiennes inscrites ou appartenir à une bande indienne.
  • Environ 2 % des femmes de 15 ans et plus se sont identifiées comme bisexuelles et 1 % comme gaies ou lesbiennesNote  .

La pandémie de COVID-19 met en évidence les contributions soutenues des femmes et leurs nombreuses responsabilités

Tout au long de la pandémie de COVID-19, les femmes au Canada ont travaillé fort à la maison, sur le marché du travail et dans leurs communautés, tout comme elles le faisaient avant la pandémie. Elles sont à la tête d’institutions publiques : en 2020, 29 % des sièges au Parlement fédéral et 49 % des postes ministériels du gouvernement fédéral étaient occupés par des femmes.Note  Elles sont mères : en 2017, 46 % des femmes de 15 à 49 ans avaient au moins un enfant de moins de 18 ansNote  . Elles sont des travailleuses : 60 % des femmes de 15 ans et plus faisaient partie de la population active en 2020Note  . Elles sont des bénévoles : 80 % des femmes ont fait du bénévolat en 2018Note Note .

La pandémie continue de mettre en évidence les nombreuses contributions des femmes au Canada. En examinant la participation des femmes au marché du travail, l’alourdissement de leurs responsabilités dans leur foyer, et les expériences qu’elles vivent au sein de leur communauté, nous pouvons mieux comprendre les répercussions selon le genre de la pandémie de COVID-19.

Les femmes représentent une forte proportion des travailleurs de première ligne

Les femmes sont des leaders aux premières lignes de la pandémie, que ce soit en tant qu’enseignantes, de prestataires de soins de santé ou de travailleuses essentielles dans diverses industries. Durant l’année scolaire 2018-2019, les femmes représentaient 75 % des éducateurs dans les écoles primaires et secondaires publiquesNote  . Au cours de la période de mars à mai 2020, les femmes représentaient 87 % des infirmières autorisées et 41 % des médecinsNote  . Les aides-infirmières, aides-soignantes et préposées aux bénéficiaires courent un risque plus élevé de contracter la COVID-19. Par ailleurs, certains groupes de femmes sont souvent surreprésentés dans ces professions : les immigrantes, par exemple, représentent 31 % des aides-infirmières, aides-soignantes et préposées aux bénéficiaires, mais ne représentent que 13 % de l’effectif de l’ensemble des autres professionsNote  .

Les femmes sur le marché du travail pendant la pandémie de COVID-19

Durant les premiers mois de la pandémie, les femmes ont subi des pertes d’emploi plus importantes. En mars 2020, l’emploi chez les femmes a diminué de 7 %, comparativement à 4 % chez les hommesNote Note . En avril 2020, la perte d'emploi cumulée chez les femmes était plus similaire à celle des hommes (baisse de 17 % pour les femmes contre 15 % pour les hommes)Note . Le taux plus élevé de perte d’emploi chez les femmes est lié aux types d’industries dans lesquelles elles sont plus susceptibles de travailler, et aux types d’emplois qu’elles sont plus susceptibles d’occuper. En effet, les femmes sont plus susceptibles de travailler dans les secteurs du commerce de détail et des services d’hébergement et de restauration, lesquels ont été plus durement touchés par les fermeturesNote  . Les femmes sont plus nombreuses à travailler à temps partiel, en raison souvent des efforts visant à équilibrer les responsabilités professionnelles et familiales; or, le travail à temps partiel est particulièrement vulnérable aux pertes d’emploiNote .

L’enseignement à domicile par les femmes pendant la COVID-19

Puisque les mesures de confinement ont eu une incidence sur les services de garde d’enfants et les responsabilités en matière de soins aux enfants, les femmes assument une plus grande charge de travail pour s’occuper de leur famille et de leur communauté. En juin 2020, environ 64 % des femmes ont dit qu’elles étaient le parent principalement responsable de l’éducation de leurs enfants à la maison ou de l’aide aux devoirs, par rapport à 19 % des hommesNote  . Les différences entre les genres en matière de responsabilités ménagères pourraient être liées aux différences entre les genres sur le plan du stress. En avril et mai 2020, 31 % des femmes ayant participé à un projet de collecte de données par approche participative réalisé par Statistique Canada ont déclaré que la plupart de leurs journées étaient « assez stressantes » ou « extrêmement stressantes », comparativement à 24 % des hommesNote  . Cette différence était encore plus prononcée chez les Autochtones : 46 % des femmes autochtones et 32 % des hommes autochtones ont choisi les mêmes réponsesNote  .

Préoccupations concernant la violence à la maison et les expériences de discrimination pendant la pandémie

Certains résultats d’enquête laissent penser que le domicile familial n’est pas toujours un endroit sûr pendant la pandémie. Dans une enquête par panel en ligne réalisée en mars 2020, on a demandé aux Canadiens à quel point ils étaient préoccupés par différentes situations et selon les résultats, les femmes étaient plus préoccupées par la violence à la maison durant la quarantaine et l’isolement social. Près de deux fois plus de femmes (10 %) que d’hommes (6 %) ont indiqué être préoccupées par la possibilité de violence à la maisonNote  . Les résultats d’une enquête par panel réalisée en avril 2020 ont appuyé cette constatation. Les femmes de tous les groupes d’âge étaient plus nombreuses que les hommes à se déclarer très ou extrêmement préoccupées par la possibilité de violence à la maison (9 % par rapport à 7 %)Note  . Les jeunes femmes de 15 à 24 ans (12 %), notamment, étaient nettement plus susceptibles que leurs homologues masculins (8 %) de déclarer s’inquiéter beaucoup ou énormément de la possibilité de violence familialeNote .

Au-delà du lieu de travail et de la maison, la pandémie a un effet sur les expériences des femmes dans leur collectivité. Les craintes et la désinformation concernant le virus peuvent avoir des répercussions disproportionnées sur le sentiment de sécurité personnelle et communautaire de certains groupes ethnoculturels. Selon les résultats d’une enquête par panel réalisée en mai 2020, parmi les personnes des minorités visibles, plus de 1 femme sur 3 ne se sentait pas en sécurité lorsqu’elle marchait seule après la tombée de la nuit, comparativement à 1 homme sur 5Note  .

Les femmes donnent l’exemple dans leurs communautés pendant la COVID-19

Malgré ces défis, les femmes protègent leurs communautés par leurs gestes. En octobre 2020, la vaste majorité des Canadiens ont déclaré porter un masque dans les lieux publics (98 %), se laver les mains plus fréquemment (96 %), maintenir une distance de deux mètres entre eux-mêmes et autrui (96 %) et éviter les foules et les grands rassemblements (95 %)Note Note  . Bien qu’il n’y ait pas eu de différences marquées entre les genres pour bon nombre de ces précautions, les femmes sont plus susceptibles d’éviter de quitter la maison pour des raisons non essentielles (77 % par rapport à 70 %)Note Note  . Cette différence entre les genres était encore plus prononcée parmi les répondants autochtones : en septembre et octobre 2020, 79 % des femmes et 66 % des hommes autochtones ont indiqué qu’ils évitaient de quitter la maison pour des raisons non essentiellesNote  Note  .

Alors que la pandémie se poursuit, les données désagrégées peuvent servir d’outil utile pour comprendre la manière dont les différents groupes de Canadiens sont touchés. Pour obtenir plus de renseignements sur les groupes de femmes, consultez le Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion.

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Le Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion

Le Centre des statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion de Statistique Canada a créé le Carrefour de statistiques sur le genre, la diversité et l’inclusion, lequel permet d’accéder facilement aux données et aux analyses désagrégées selon le genre et à d’autres facteurs identitaires. Les tableaux de données et les analyses traitent d’un large éventail de sujets, dont le niveau de scolarité, la famille, le revenu et l’utilisation du temps.

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