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Les dépenses du secteur des entreprises au titre de la recherche et développement au Canada, qui ont représenté un peu plus de 1,0 % du produit intérieur brut (PIB) en 2004, ont diminué, le Canada se situant au centre du classement des pays de l’OCDE, à un niveau comparable à celui du Royaume‑Uni et des Pays‑Bas (voir le tableau 1.1)

Le total des dépenses en recherche et développement (R‑D) industrielle devrait augmenter de 1,3 %, pour s’établir à 14,9 milliards de dollars en 2006, selon les intentions déclarées. Même si cela marque une quatrième augmentation annuelle consécutive, les dépenses en R‑D industrielle sont encore inférieures au sommet atteint en 2001, lorsque l’on tient compte de l’inflation (voir le tableau 1.3).

En 2006, le secteur des entreprises a continué d’être le plus important secteur d’exécution au Canada, représentant 52 % de toute la R‑D, suivi du secteur de l’enseignement supérieur (38 %) et du secteur de l’administration fédérale (8 %) (voir le tableau 1.2).

Plusieurs industries ont signalé une augmentation des dépenses en R‑D en 2006, y compris les suivantes : services de recherche et développement scientifiques (+5,4 %); semi‑conducteurs et autres composants électroniques (+3,8 %); produits aérospatiaux et pièces (+2,5 %); et matériel de communication (+1,7 %) (voir le tableau 1.18).

En 2004, l’activité de R‑D a continué d’être concentrée surtout au Québec et en Ontario. Ensemble, ces deux provinces ont représenté 81 % des dépenses totales intra‑muros au titre de la R‑D. Ces deux provinces ont continué de prédominer, particulièrement dans les industries des produits aérospatiaux et des pièces, ainsi que du matériel de communication. Alors que 81 % de la R‑D pour le matériel de communication a été effectuée en Ontario, le Québec a été à l’origine de 58 % de toute la R‑D pour les produits aérospatiaux et pièces au Canada (voir le tableau 1.14).

En 2004, le personnel en R‑D était fortement concentré dans quatre industries : conception de systèmes informatiques et services connexes, industrie de l’information et industrie culturelle, matériel de communication, ainsi que services de recherche et développement scientifiques. Ces industries regroupaient un peu plus du tiers des 126 671 employés en équivalents temps plein participant aux activités de R‑D en 2004 (voir le tableau 2.1).

Le niveau moyen de scolarité du personnel « professionnel » affecté à la R‑D, qui comprend les scientifiques et les ingénieurs, a augmenté ces dernières années. Parallèlement, le rôle du personnel de soutien, comme les techniciens et les technologues, s’est aussi accru, ces personnes représentant presque 40 % du personnel de R‑D en équivalents temps plein en 2004 (voir le tableau 2.2).

Des sommes substantielles continuent d’être consacrées à la R‑D énergétique, la R‑D financée par les entreprises qui l’exécutent ayant tendance à être axée sur les combustibles fossiles. Dans le secteur de l’administration publique, par ailleurs, près de la moitié du financement de la R‑D industrielle est allé à des secteurs comme l’analyse des systèmes énergétiques, et la R‑D effectuée a porté sur l’environnement, les changements climatiques, le stockage de l’énergie et les carburants de remplacement (voir le tableau 4.3).

Après une baisse de dépenses en R‑D dans le domaine de la santé relativement aux produits thérapeutiques en 2004, les données provisoires pour 2005 et 2006 montrent une reprise marquée, soit une croissance nette de 17,6 % depuis 2003. Une croissance particulièrement forte a été observée au sein des organismes de recherche à contrat, dont les dépenses en R‑D dans ce domaine ont augmenté de 53 % (voir le tableau 5.2).