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Dans sa stratégie des sciences et de la technologie (S-T) diffusée récemment, intitulée Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada (Gouvernement du Canada, 2007), le gouvernement fédéral a fait état de son engagement d’améliorer sa capacité de mesurer les répercussions des dépenses fédérales en S-T et d’en faire rapport. Pour relever ce défi, les responsables du Projet de recherche sur les politiques (PRP) ont examiné ces questions de concert avec les ministères et organismes qui mènent et financent des activités de S-T. Le présent article résume l’un des rapports du PRP, intitulé « The Transmission of Technology and Knowledge to Innovative Manufacturing Firms by Publicly Funded Research Organizations ».
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L’Enquête sur l’innovation de 2005 de Statistique Canada portait sur 8 902 établissements de fabrication canadiens comptant au moins 20 employés et ayant au moins de 250 000 $ de recettes. Les entreprises ont été priées d’indiquer si elles avaient introduit un nouveau produit (bien ou service) ou procédé au cours de la période de trois ans visée par l’enquête (de 2002 à 2004). Selon les réponses à ces questions, les entreprises ont été classées comme entreprises innovatrices ou non innovatrices. Une entreprise innovatrice est une entreprise qui a lancé un nouveau produit ou un procédé au cours de la période visée par l’enquête. Le rapport analyse les entreprises innovatrices. Deux tiers (65,0 %) de toutes les entreprises ont été jugées innovatrices. L’Enquête sur l’innovation de 2005 comprenait des questions visant à fournir des données aux fins de l’élaboration d’indicateurs de diffusion interne. De plus amples renseignements sur l’enquête sont disponibles ici.
Diffusé en mai 2008, le rapport du PRP (Anderson, 2008) utilise les paramètres internationaux élaborés par l’OCDE (OCDE/Eurostat, 1997) et les données de l’Enquête canadienne de 2005 sur l’innovation dans le secteur de la fabrication (Statistique Canada, 2006) pour étudier les organismes de recherche financés par l’État1 et examiner comment ils transmettent le savoir et la technologie aux entreprises de fabrication innovatrices canadiennes. L’objectif était de contribuer aux discussions portant sur la façon de mesurer les répercussions des dépenses fédérales au titre de la S-T.
La mesure des liens entre les organismes de recherche financés par l’État et les entreprises de fabrication innovatrices ne représente qu’un aspect de l’incidence des organismes de recherche financés par l’État. Le plus vaste Projet de recherche sur les politiques porte sur les problèmes de mesure liés à la gamme variée de répercussions qu’ont les organismes de recherche financés par l’État sur l’économie ainsi que sur la société.
Les organismes de recherche financés par l’État, comme les universités et les laboratoires de recherche du gouvernement, peuvent servir l’intérêt public en aidant directement ou indirectement d’autres organisations à faire avancer les objectifs en matière de politiques publiques.
À partir des résultats obtenus, il semble que même si ces organismes jouent un rôle direct relativement restreint en ce qui a trait à l’introduction de nouveaux produits et procédés dans la plupart des secteurs, ils aident à atteindre divers objectifs.
Selon l’enquête, les universités et les laboratoires fédéraux et provinciaux étaient beaucoup moins susceptibles d’être cités comme importantes sources d’information par les entreprises innovatrices que les clients, les fournisseurs, les conférences, les foires et les expositions commerciales, les concurrents, Internet, les revues scientifiques et les publications commerciales et techniques, les associations industrielles, les consultants, et les preneurs de risques ou les entrepreneurs expérimentés. En outre, les entreprises innovatrices étaient nettement plus susceptibles de collaborer avec d’autres entreprises qu’avec des organismes de recherche financés par l’État.
Cependant, les résultats varient selon les secteurs, les entreprises innovatrices dans plusieurs secteurs de la transformation des ressources naturelles, des machines et de l’équipement ainsi que dans le secteur de l’aérospatiale étant beaucoup plus susceptibles de citer les organismes de recherche financés par l’État comme étant de très importantes sources d’information, de collaborer avec eux et d’en obtenir des licences.
Parmi les entreprises innovatrices, celles ayant les liens les plus étroits2 avec les organismes de recherche financés par l’État – soit une sur dix – avaient tendance à être de plus grande taille, à compter des diplômés d’universités et des employés affectés à la R-D parmi leurs effectifs, à mener une plus grande gamme d’activités innovatrices, à collaborer avec d’autres organisations des secteurs public et privé, et à recevoir du financement du gouvernement et d’autres sources non conventionnelles du secteur privé.
Les entreprises innovatrices les plus liées aux organismes de recherche financés par l’État étaient beaucoup plus susceptibles d’indiquer que leurs innovations avaient une incidence importante sur l’amélioration de la santé et de la sécurité, qu’elles permettaient de réduire les répercussions sur l’environnement, de satisfaire aux exigences réglementaires, de diminuer la quantité de matériaux utilisés ou la consommation d’énergie par unité de production et d’améliorer la qualité des emplois.
ANDERSON, Frances. 2008. The Transmission of Technology and Knowledge to Innovative Canadian Manufacturing Firms by Publicly Funded Research Organizations, Projet de recherche sur les politiques du gouvernement du Canada. Série de documents de travail 036, mai.
GOUVERNEMENT DU CANADA. 2007. Réaliser le potentiel des sciences et de la technologie au profit du Canada. Ottawa.
STATISTIQUE CANADA. 2006. « Enquête sur l’innovation 2005 ». Le Quotidien. Le 2 juin. No 11-001-X au catalogue de Statistique Canada, Ottawa.
OCDE/EUROSTAT. 1997. Manuel d’Oslo – Principes directeurs pour le recueil et l’interprétation des données sur l’innovation. 2e édition. Paris.
Rad Joseph et Frances Anderson travaillent dans la Division des sciences, de l'innovation et de l'information électronique à Statistique Canada. Pour de plus amples renseignements communiquez avec la DSIIE au dsiieinfo@statcan.gc.ca.
Aux fins de la présente étude, les organismes de recherche financés par l’État comprennent les universités et autres établissements d’enseignement supérieur, les laboratoires de recherche du gouvernement fédéral et les laboratoires de recherche des gouvernements provinciaux/territoriaux.
Les entreprises innovatrices ayant des liens étroits avec un organisme de recherche financé par l’État sont celles qui possèdent au moins l’une de trois caractéristiques de diffusion interne, à savoir, la collaboration, l’obtention d’une licence ou le fait d’être une importante source d’information.