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par Fred Gault
La dernière décennie du Bulletin de l’analyse en innovation (BAI) rend compte de l’évolution de la Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique (DSIIE), ainsi que de son précurseur, le Projet de remaniement des sciences et de la technologie. Cette évolution permet de regrouper toutes les activités de mesure et d’analyse en une approche intégrée, en vue de comprendre les changements technologiques et les changements organisationnels connexes. Il s’agit notamment de la mesure des ressources en recherche et développement affectées à la production en bonne et due forme de connaissances (recherche et développement), de l’utilisation et de la commercialisation de la propriété intellectuelle des universités, des laboratoires gouvernementaux et des entreprises, des activités d’innovation, ainsi que de l’adoption et de l’utilisation de technologies de fabrication de pointe, de biotechnologies, de technologies de l’information et des communications (TIC), de pratiques de gestion des connaissances, de nanotechnologies et de technologies émergentes.
Objectifs et activités
Références
À propos de l'auteur
L’une des premières étapes du Projet de remaniement des sciences et de la technologie, qui a commencé en 1996, a consisté à collaborer étroitement avec le Comité consultatif de la statistique des sciences et de la technologie, en vue de produire un cadre fondé sur des systèmes, afin de permettre l’élaboration de nouvelles statistiques de façon cohérente. L’approche axée sur les systèmes a été influencée par les travaux antérieurs d’Herbert Simon et J. Forester; les travaux de Paul David et Dominique Foray ayant fait ressortir l’importance de la création, de la transmission et de l’utilisation des connaissances. La nécessité d’établir des liens avec les enjeux stratégiques, grâce à la formulation et à la vérification d’hypothèses, ainsi qu’à l’utilisation du langage formel du cadre pour poser les questions, a été clairement énoncée. Le premier numéro du BAI comportait un résumé d’un document concernant ce cadre « Activités et incidences des sciences et de la technologie : cadre conceptuel pour un système d’information statistique. »
Le cadre englobe les intervenants (gouvernements, entreprises, établissements d’enseignement et autres) engagés dans des activités bien mesurées, comme l’exécution de la recherche et du développement (R‑D) et l’utilisation de la technologie dans l’industrie, ainsi que des activités en évolution, comme l’innovation et la commercialisation de la propriété intellectuelle. Il met toutefois l’accent sur la mesure des liens entre les intervenants, en vue de révéler la dynamique du système. Ces liens comprennent les sources d’information pour les activités d’innovation des entreprises, ainsi que la façon dont la propriété intellectuelle est commercialisée dans les universités, le sujet d’un autre article dans le premier numéro du BAI.
Le même numéro comportait un résumé du document « Les flux de connaissances au Canada tels que mesurés par la bibliométrie. » Il s’agit d’une analyse bibliométrique de la copublication au Canada, qui vise à rendre compte des flux de connaissances entre les intervenants et qui permet de démontrer l’utilité de ce type d’analyse pour l’évaluation des programmes et la recherche. Les travaux ont aussi contribué à la création de l’Observatoire des sciences et des technologies1, à Montréal, un organisme qui est toujours au service de la collectivité des chercheurs au Canada.
« Une analyse dynamique des flux de diplômés en sciences et technologie sur le marché du travail au Canada » un document sur les liens qui était aussi résumé dans ce premier numéro, comporte une analyse des données de l’Enquête nationale auprès des diplômés, afin de donner un aperçu des industries dans lesquelles la cohorte des bacheliers de 1990 travaillait en 1995.
Dès le départ, le BAI a fourni des renseignements sur l’utilisation de la technologie au Canada. Initialement, cela se limitait aux technologies de l’information et des communications (TIC) et aux biotechnologies. Les travaux se sont élargis au fil des ans, en vue d’inclure les données des enquêtes sur l’utilisation des technologies dans la fabrication et les premiers travaux de mesure des nanotechnologies, qui continuent d’évoluer. Parmi les défis liés à ces domaines de recherche figurait l’identification des entreprises utilisant ou développant des technologies. À cette fin, on a tenu une petite enquête auprès d’un vaste échantillon, l’Enquête sur les technologies émergentes, qui a permis d’identifier les entreprises auprès de qui faire enquête de façon plus approfondie concernant ces technologies. Cet instrument a été utile, et on envisage la possibilité d’appliquer cette approche à d’autres événements rares dans l’économie.
Le premier numéro du BAI faisait aussi état de deux documents sur l’utilisation des services de communication informatique Les Canadiens branchés et Être branché ou ne pas l’être : croissance de l’utilisation des services de communication par ordinateur. Il s’agissait des premiers d’une série de nombreux rapports dans le cadre du projet de la Connectivité portant sur l’utilisation des TIC et leurs applications au Canada.
On a souligné l’importance des répercussions de ces activités et liens, mais cela était perçu comme un projet audacieux, nécessitant une combinaison de statistiques officielles, d’études de cas, d’analyses et d’opinions d’experts. La mesure des répercussions fait toujours partie des objectifs du programme, et de plus amples renseignements sont maintenant disponibles pour appuyer l’analyse.
La nécessité de l’intervention des experts pour le développement d’indicateurs a été reconnue au tout début du Projet de remaniement des sciences et de la technologie, et une série de cinq ateliers ont été organisés pour les employés, afin qu’ils se familiarisent avec les sujets présentant un intérêt dans l’immédiat. Le premier atelier, qui s’est tenu en 1997, portait sur la dimension géographique et examinait les systèmes locaux et régionaux d’innovation, qui sont importants dans une fédération comme le Canada. Parmi les résultats non attendus de l’atelier figurait la reconnaissance de l’importance de l’examen de ces enjeux par les chercheurs universitaires, les praticiens et les statisticiens. Le Réseau de recherche sur les systèmes d’innovation (RRSI) est devenu une tribune pour l’examen de l’innovation au niveau régional, avec l’aide du Conseil national de recherches (CNR), du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) et du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Le RRSI s’est transformé en un consortium de recherche financé par le CRSH et joue maintenant un rôle de premier plan dans les domaines de la géographie économique et de l’innovation2.
Trois ateliers sur les technologies et les pratiques ont suivi. Le premier, sur les TIC, s’est tenu en 1999, au moment où la nouvelle définition du secteur des TIC de l’Organisation de coopération et de développement économiques est entrée en vigueur et où il a été reconnu qu’il était nécessaire de définir le commerce électronique à des fins statistiques. Le sujet du deuxième atelier, qui s’est tenu en 2000, était la biotechnologie et, encore une fois, il a été nécessaire que l’OCDE définisse l’activité à des fins statistiques, afin que des statistiques officielles puissent être utilisées pour procéder à des comparaisons internationales. Le troisième atelier, qui s’est tenu en 2001, reposait sur un forum de l’OCDE qui s’est tenu à Ottawa en 2000, et portait sur la gestion des connaissances en tant que technologie. L’atelier a contribué à un projet de l’OCDE sur la gestion des connaissances (OCDE, 2003).
Un thème récurrent des ateliers — les alliances, les réseaux et les partenariats dans le cadre du processus d’innovation — a constitué le sujet du dernier atelier de la série. Les auteurs et les titres de toutes les communications de ces ateliers se trouvent dans la « Liste des documents publiés par Kluwer Academic Publishers » dans la série « Economics of Science, Technology and Innovation » (2004), disponible dans la Série des documents de travail de la DSIIE.
La série de cinq ateliers faisait partie d’un plan d’apprentissage de l’équipe et a constitué une façon de contribuer au débat international. Outre ces ateliers, la Division a appuyé une conférence d’Industrie Canada visant à passer en revue les résultats de l’Enquête sur l’innovation de 1999. Cela a donné lieu à la production d’un recueil de documents, sous la direction de Gault (2003), qui sert toujours de base à la recherche sur l’innovation dans le secteur de la fabrication au Canada. Cela a été suivi d’un atelier sur l’innovation et la politique, en 2003, qui a donné lieu à la production d’un autre recueil sous la direction d’Earl et Gault (2006).
L’une des questions pertinentes au niveau stratégique en ce qui a trait à l’innovation, c’est‑à‑dire, quels ont été les revenus générés par suite de l’entrée sur le marché de nouveaux produits ou de la détermination de nouvelles façons de mettre les produits en marché, a donné lieu à deux ateliers sur la commercialisation et à des rapports, « Sommaire de la réunion sur la commercialisation : la mesure, les indicateurs, les lacunes et les cadres », Ottawa et « Sommaire : atelier collectif de Statistique Canada et de l’Université de Windsor auprès des indicateurs de la commercialisation de la propriété intellectuelle », Windsor, qui figurent dans la Série des documents de travail de la DSIIE.
La conférence « Ciel Bleu II 2006 de l’OCDE : Quels indicateurs pour les politiques de la science, de la technologie et de l’innovation au XXIe siècle? » s’est tenue à Ottawa, en septembre 2006. La DSIIE a été l’hôte de cet atelier, avec le soutien d’Industrie Canada et de la U.S. National Science Foundation. Au total, 250 personnes provenant de 25 pays différents y ont participé, et environ 50 documents ont été présentés (OCDE, 2006). Certains documents ont par la suite été révisés et, dans certains cas, combinés et publiés (OCDE, 2007), afin d’appuyer un débat public plus large, qui se poursuit toujours.
Les travaux relatifs aux indicateurs de la science, de la technologie et de l’innovation ne se font pas de façon isolée. La première question soulevée par les utilisateurs des indicateurs est la façon dont ils se comparent à ceux d’autres pays ou régions. Au cours des 50 dernières années, le Groupe d’experts nationaux sur les indicateurs de la science et de la technologie (GENIST) de l'OCDE et ses prédécesseurs ont établi des normes pour la collecte et l’interprétation des données. Le GENIST est mieux connu pour le Manuel de Frascati (OCDE, 2002), qui en est maintenant à se sixième édition et qui porte sur la recherche et le développement. Le Manuel de Frascati a été à l’origine d’un recueil de manuels qui servent à guider une gamme variée de mesures statistiques, y compris dans les domaines de l’innovation, des brevets, des ressources humaines, de la balance des paiements technologiques, qui figurent toutes dans le manuel actuel.
L’approche du GENIST a été appliquée au développement d’indicateurs pour la société de l’information, grâce à l’établissement, en 1997, d’un groupe de travail spécial présidé par un vice‑président du GENIST. En 1999, le groupe est devenu le Groupe de travail sur les indicateurs pour la société de l’information (GTISI) et a maintenant un programme au moins aussi complexe et pertinent au niveau stratégique que celui du GENIST. Le GTISI a défini le secteur des TIC à des fins statistiques, ainsi que les produits des TIC et le commerce électronique. Ses enquêtes modèles fournissent une façon de vérifier ce qui est fait grâce à l’infrastructure des TIC qui s’est créée au cours de la dernière décennie. Ces enquêtes influencent l’Enquête canadienne sur l’utilisation d’Internet (ECUI) et l’Enquête sur le commerce électronique et la technologie (ECET).
En 2000, lorsque l’on a reconnu la nécessité de statistiques officielles sur la biotechnologie comparables au niveau international, le GENIST et le Groupe de travail sur la biotechnologie (GTB) ont convenu d’établir un groupe spécial pour les statistiques sur la biotechnologie. Même si la tâche n’était pas aussi simple que pour les TIC, le groupe a produit des définitions et a recueilli des statistiques qui servent maintenant à des comparaisons internationales. Le groupe a mis fin à ses tâches initiales en 2004 et a poursuivi ses travaux de façon virtuelle, jusqu’à ce que le GENIST le remette au service des besoins croissants du GTB.
En 2007, le Groupe de travail sur la nanotechnologie a été créé, afin d’examiner les répercussions stratégiques des nanotechnologies. Le GENIST a créé un groupe spécial, en vue de s’attaquer à la tâche très complexe d’élaborer des définitions à des fins statistiques, de concert avec d’autres organismes internationaux.
Les groupes spéciaux sur la biotechnologie et la nanotechnologie sont présidés par des employés de la DSIIE, tout comme le GENIST. Le GTISI a été présidé par un membre de la DSIIE de 1997 à 2002 et, depuis, a un vice‑président qui provient de la Division. Cette participation de la DSIIE à l’élaboration de normes internationales se fait en parallèle avec le plan d’apprentissage divisionnaire et a une influence sur les enquêtes.
L’une des initiatives de l’OCDE et de la DSIIE dans le domaine des pratiques de gestion des connaissances n’a pas donné lieu à l’établissement d’un groupe statistique permanent ou d’un manuel, mais a abouti à une enquête de l’OCDE et à un recueil de documents découlant de ces travaux (OCDE, 2003). Il se peut que les utilisateurs des statistiques aient été prêts pour des indicateurs liés aux TIC, ou encore aux biotechnologies et aux nanotechnologies, mais ils n’étaient pas prêts pour des indicateurs des pratiques touchant les ressources humaines qui, en elles‑mêmes, se rapprochent des technologies. Cela ne signifie pas que les travaux n’ont pas eu d’influence, comme le montre la troisième édition du Manuel d’Oslo (OCDE et EuroStat, 2005), dans lequel la définition de l’innovation, c’est‑à‑dire des procédés et des produits nouveaux ou significativement améliorés, a été élargie, en vue d’inclure les nouvelles structures d’industrie ou l’utilisation de nouvelles pratiques et l’établissement de nouveaux marchés, ou encore de nouvelles approches à l’égard des marchés existants. Le GTISI s’est aussi penché sur les pratiques commerciales électroniques. Les travaux relatifs à la gestion des connaissances et aux pratiques commerciales connexes ont été diffusés grâce à un certain nombre de réseaux d’échanges de pratiques, plutôt que de faire l’objet de leurs propres groupes de travail et manuels, mais ils influencent toujours les normes internationales.
L’apprentissage est amélioré grâce au transfert des connaissances aux autres et à la compréhension ainsi qu’à la résolution de leurs problèmes. La DSIIE a entrepris un certain nombre d’expériences de transfert des connaissances au fil des ans et en a beaucoup profité. Les employés ont collaboré avec l’Éthiopie, la Hongrie, l’Afrique du Sud, l’Amérique latine et les Caraïbes concernant des indicateurs des TIC et, de façon plus large, avec la Chine, l’Afrique du Sud et l’Espagne, pour l’élaboration d’indicateurs. Par exemple, en 2004, 27 collègues chinois travaillant à des indicateurs des sciences et de la technologie ont passé du temps à Ottawa, en vue de collaborer avec les employés de la DSIIE, ainsi qu’à Montréal, avec l’Institut de la statistique de l’UNESCO.
La sensibilisation prend différentes formes. Les chercheurs de l’extérieur du Bureau sont autorisés, selon des modalités très strictes, à accéder aux microdonnées des enquêtes, afin d’effectuer des analyses. Les participants proviennent principalement d’universités canadiennes et de ministères gouvernementaux, mais on a aussi accueilli des visiteurs des Pays‑Bas et de l’Allemagne. Le programme a eu pour résultat qu’une collectivité de chercheurs et d’analystes stratégiques peut utiliser les données des enquêtes sur l’innovation et l’utilisation de la technologie et vérifier des hypothèses qui ont une influence directe sur les enjeux stratégiques. Les résultats sont parus dans des documents stratégiques fédéraux et ont alimenté les travaux dans un certain nombre de pays de l’OCDE.
Une autre forme de sensibilisation est l’étude de cas, ainsi que la mise à l’essai des questionnaires, grâce à des interviews auprès de répondants disposés à collaborer. Le document Caractéristiques des entreprises en croissance, de la série des documents de travail, fournit un exemple des résultats d’une étude de cas. Chaque nouveau questionnaire de la DSIIE est mis à l’essai avant d’être utilisé, et il s’agit d’une occasion pour les répondants de se familiariser avec les travaux de la Division et d’y contribuer.
Le personnel de la DSIIE présente les travaux de la Division à des groupes partout au Canada. Cela a permis d’obtenir du soutien financier, en vue d’augmenter les échantillons des enquêtes dans certaines provinces. Cela a aussi mené à une meilleure compréhension de l’utilisation des indicateurs des sciences, de la technologie et de l’innovation.
Les publications de la Division constituent un élément clé de la sensibilisation, et l’outil principal de la DSIIE est le BAI, qui est lu partout dans le monde par plus de 1 000 personnes chaque mois en moyenne. Dans le cadre de la Série sur la connectivité, on produit des documents faisant l’objet d’un examen par les pairs sur la société de l’information, et une part importante des travaux de la DSIIE paraît dans des publications et des documents de travail (voir la référence à la fin du présent article).
Le précédent numéro du BAI, qui est paru en octobre 2007, portait sur de nombreux sujets qui suscitent des préoccupations stratégiques à l’heure actuelle : collaboration en matière d’innovation; chaînes d’approvisionnement mondiales; biotechnologies et nanotechnologies; externalisation de R‑D et innovation; vente de services de R‑D au pays et à l’étranger; avantages de l'Internet; et personnel hautement qualifié (PHQ).
Ces sujets ont aussi été abordés dans le cadre du Forum Ciel Bleu II de l’OCDE, en 2006, (OCDE, 2007), et ils influencent les travaux de la DSIIE, ses activités d’apprentissage, sa participation au niveau international et le partage des connaissances.
L’orientation commune consiste à élaborer de meilleurs indicateurs des liens (collaboration, financement, commerce et chaîne d’approvisionnement) à ajouter aux indicateurs existants des activités (exécution de la R‑D, gestion de la propriété intellectuelle, innovation, commercialisation, ainsi que perfectionnement et utilisation du PHQ), et de meilleurs indicateurs des résultats (p. ex., les revenus tirés des nouveaux produits adoptés au cours des trois dernières années, les changements de niveaux d’emploi ou les nouveaux marchés développés). Cette orientation définit et restreint le plan de travail. Même si les partenaires sont les bienvenus pour tous les projets, ce ne sont pas toutes les propositions de l’extérieur qui sont acceptées. Pour qu’un projet soit entrepris, il doit contribuer aux objectifs de la DSIIE.
La différence entre les travaux relatifs aux indicateurs, maintenant et il y a 20 ans, vient de ce que les marchés ont changé, du fait que les économies émergentes sont devenues des joueurs importants, que les communications des entreprises ont évolué avec la diffusion des TIC, que les approvisionnements en énergie et en aliments sont liés étroitement aux politiques sur le biocarburant, que les aliments et les soins de santé sont transformés par la biotechnologie et que de nombreux autres domaines, y compris la sécurité, sont transformés par les nanotechnologies. L’infrastructure des TIC sert à faciliter la gestion de la chaîne d’approvisionnement et la gestion de la chaîne de valeur, en dépassant les limites des entreprises et les limites géographiques. Par ailleurs, dans la plupart des pays industrialisés, toutes les technologies mentionnées précédemment contribuent au contrôle et à la gestion des soins thérapeutiques des populations vieillissantes.
Le défi consiste à comprendre la dynamique du changement, ce qui signifie élaborer et utiliser plus d’indicateurs des liens et des résultats et entreprendre des études des répercussions des sciences, de la technologie et de l’innovation. L’ensemble riche de résultats de la dernière décennie, dont il est fait état dans le BAI, servira de base pour ces travaux au cours de la prochaine décennie. Comme la dernière décennie l’a démontré, les activités les plus intéressantes ne sont pas prévisibles. Toutefois, une équipe informée, agile intellectuellement et bien branchée, capable d’apprendre et de produire des statistiques officielles comparables au niveau international, est fondamentale pour appuyer les politiques fondées sur des données probantes.
Le Canada n’est pas le seul à relever ces défis. L’OCDE a entrepris un projet global, en vue de développer sa stratégie d’innovation, laquelle est inspirée par la stratégie d’emploi des années 90. Les deux années qui viennent fourniront des occasions de faire progresser les connaissances et le leadership.
BORDT, Michael, Louise EARL et Fred GAULT. 2005. « Sommaire de la réunion sur la commercialisation : la mesure, les indicateurs, les lacunes et les cadres, Ottawa ». Série des documents de travail de la DSIIE, no 88F0006XIF no 007 au catalogue de Statistique Canada. Ottawa.
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POIRIER, Carol. 2004. « Liste des documents publiés par Kluwer Academic Publishers » dans la série Economics of Science, Technology and Innovation. Produit n o 88F0006XIF no 016 au catalogue de Statistique Canada. Série des documents de travail de la DSIIE. Ottawa.
STATISTIQUE CANADA. (n.d.). Les publications et les documents de travail de la Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique (DSIIE) se trouvent dans le site Web de Statistique Canada, /. Cliquer sur « Publications » > « Publications Internet gratuites » > « Technologie de l’information et des communications » ou « Science et technologie ».
Fred Gault, ex-directeur, Division des sciences, de l’innovation et de l’information électronique (DSIIE) à Statistique Canada. Pour de plus amples renseignements communiquez avec la DSIIE au dsiieinfo@statcan.gc.ca.