Perceptions des immigrants face au désordre social et à la discrimination
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Les immigrants ne sont pas plus susceptibles que les non-immigrants d'être touchés par certaines conditions sociales problématiques dans leur quartier
En 2004, on a demandé aux répondants de l'ESG d'indiquer la mesure dans laquelle certaines situations sociales posaient ou non un problème au sein de leur quartier. Celles-ci comprennent des soirées et des voisins bruyants, des gens qui flânent ou qui dorment dans la rue, la présence de déchets, le vandalisme, le harcèlement ou les attaques motivées par l'intolérance raciale, ethnique ou religieuse, la présence de drogues, l'ivresse publique et la prostitution.
Même si ces situations posent plus souvent un problème dans les milieux urbains et que la plupart des immigrants y vivent, ils étaient proportionnellement moins nombreux à estimer que ces situations constituaient un problème dans leur quartier. Ainsi, les immigrants habitant dans les milieux urbains étaient plus susceptibles que les non-immigrants vivant dans les mêmes milieux de déclarer que des gens qui flânent (76 % par rapport à 70 % des non-immigrants), la présence de déchets (76 % par rapport à 71 %), le vandalisme (76 % par rapport à 64 %), la présence de drogues (73 % par rapport à 67 %) et l'ivresse publique (79 % par rapport à 74 %) ne représentaient aucunement un problème dans leur quartier.
Une plus grande proportion d'immigrants estime avoir subi de la discrimination
D'après les données de l'ESG, les immigrants étaient proportionnellement plus nombreux que les non-immigrants à déclarer avoir été victimes de discrimination. Près de 1 immigrant sur 5, comparativement à plus de 1 Canadien né au pays sur 10, a affirmé avoir vécu une telle expérience au cours des cinq années ayant précédé la tenue de l'enquête. Un plus fort pourcentage d'immigrants que de non-immigrants ont indiqué avoir subi de la discrimination au moment de présenter une demande d'emploi ou d'avancement (10 % des immigrants par rapport à 7 % des non-immigrants), dans un commerce (7 % par rapport à 4 %) ou dans la rue (6 % par rapport à 4 %).
Par ailleurs, bien qu'on ait mesuré la discrimination subie au cours des cinq dernières années, les immigrants récents étaient proportionnellement plus nombreux que les immigrants de plus longue date à estimer avoir subi de la discrimination (26 % par rapport à 18 %). Plus précisément, 16 % des immigrants récents estimaient avoir été victimes de discrimination au moment de présenter une demande d'emploi ou d'avancement, comparativement à 9 % des immigrants de plus longue date et à 7 % des non-immigrants. Parallèlement, 75 % des immigrants récents étaient membres d'une minorité visible (tableau 1.a). En 2004, la proportion de membres de minorités visibles qui estimaient avoir subi de la discrimination était deux fois plus élevée que celle des personnes n'appartenant pas à une minorité visible (Perreault, 2008).
Parmi les immigrants qui ont dit avoir fait l'objet de discrimination durant les cinq années précédant l'enquête, 70 % estimaient que leur origine ethnique, leur culture ou la couleur de leur peau était l'une des causes. Par comparaison, 38 % des non-immigrants ont indiqué une telle cause.
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