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Faits saillants
- Selon l’Enquête sociale générale (ESG) de 2004, un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes ont habituellement recours à des mesures de précaution afin de se protéger ou de protéger leurs biens contre des actes criminels. Plus précisément, près de 6 Canadiens sur 10 verrouillaient systématiquement les portes de leur voiture par mesure de sécurité lorsqu’ils étaient seuls, et 4 sur 10 d’entre eux déterminaient habituellement leur trajet en fonction de leur sécurité ou vérifiaient qu’aucun intrus ne se trouvait à l’intérieur de leur voiture avant d’y monter lorsqu’ils étaient seuls.
- Tout au long de leur vie, un grand nombre de Canadiens et de Canadiennes prendront également des mesures afin de se protéger et de protéger leurs biens contre des actes criminels. Environ 1 Canadien sur 3 a déclaré avoir changé, à un certain moment de sa vie, ses habitudes ou activités, ou avoir évité de fréquenter certains endroits (35 %); avoir installé un dispositif antivol ou un détecteur de mouvements (34 %); et avoir installé de nouvelles serrures ou des barres de sécurité (31 %) à titre de mesure de prévention du crime.
- Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de déclarer qu’elles avaient utilisé des mesures de protection au cours de leur vie, et elles étaient proportionnellement plus nombreuses que les hommes à prendre habituellement des mesures de précaution contre la victimisation criminelle. À titre d’exemple, les femmes étaient cinq fois plus enclines que les hommes à rester à la maison en soirée ou la nuit par crainte de sortir seules, et elles étaient environ deux fois plus susceptibles de vérifier qu’aucun intrus ne se trouvait à l’intérieur de leur voiture avant d’y monter lorsqu’elles étaient seules.
- En général, les personnes qui avaient été victimes d’un crime au cours des 12 mois précédant l’ESG de 2004 étaient proportionnellement plus nombreuses que celles n’ayant pas été victimes à avoir eu recours à des mesures de prévention du crime. De surcroît, l’utilisation de stratégies de prévention du crime augmentait en fonction du nombre d’incidents de victimisation.
- Un niveau de scolarité et un revenu élevés figuraient également parmi les caractéristiques personnelles associées au recours à des mesures de prévention du crime.
- L’utilisation de stratégies de prévention du crime était généralement plus courante chez les citadins que chez les résidents de régions rurales. Toutefois les résidents ruraux étaient proportionnellement plus nombreux à s’être déjà procuré un chien ou une arme à feu afin de se protéger ou de protéger leurs biens contre des actes criminels.
- Les personnes qui croyaient que la criminalité dans leur quartier avait augmenté durant les cinq années précédentes; celles qui croyaient que le taux de criminalité de leur quartier était plus élevé que les taux ailleurs au Canada; et celles qui ont indiqué qu’il y avait de nombreux problèmes sociaux dans leur quartier étaient plus susceptibles d’avoir recours à des mesures de prévention du crime que les personnes n’ayant pas indiqué ces réponses.
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