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Cette étude porte sur la répartition géographique de la criminalité chez les jeunes sur l'île de Montréal. L'analyse a été effectuée à partir des données sur la criminalité déclarées par la police dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l'affaire, des données du Recensement de 2001, des données sur l'utilisation du territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal et des données sur la fréquentation scolaire (2002-2003) du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec.
La précédente étude sur la répartition géographique de la criminalité sur l'île de Montréal (Savoie, Bédard et Collins, 2006) avait mis en lumière que la criminalité ne se répartissait pas au hasard mais était concentrée dans un nombre restreint de points chauds. Les résultats de la présente analyse révèlent toutefois que, lorsque l'on considère seulement la criminalité chez les jeunes, la criminalité se répartit en de nombreux points peu étendus parsemés sur l'ensemble du territoire de l'île.
L'analyse multidimensionnelle a permis de constater que les caractéristiques socioéconomiques du quartier, à elles seules, n'arrivaient à prédire qu'une faible proportion de la criminalité chez les jeunes à Montréal. Néanmoins, la présence d'une école secondaire, le zonage commercial et l'éducation sont des facteurs qui ont une légère influence, tant pour les crimes violents que pour les crimes contre les biens. Ces résultats concordent avec ceux d'autres travaux portant sur la criminalité chez les jeunes (Jacob, 2006; LaGrange, 1999).
Quelques études récentes (Dupéré et autres, 2007; Hay et autres, 2006; Simons et autres, 2005) laissent entendre que, chez les jeunes, l'influence de certaines caractéristiques des quartiers se trouvait surtout dans leur interaction avec des facteurs familiaux ou individuels. Dans une enquête sur la délinquance autodéclarée chez des jeunes de Toronto, Savoie (2007) avait d'ailleurs noté que certaines caractéristiques individuelles et familiales constituaient d'importants facteurs de risque de la délinquance chez les jeunes. Une approche où seraient recueillies à l'échelon du quartier des données sur la victimisation et sur la délinquance autodéclarée pourrait donc être particulièrement pertinente pour l'analyse de la criminalité chez les jeunes. Ainsi, une approche où seraient recueillies à l'échelon du quartier des données sur la victimisation et sur la délinquance autodéclarée pourrait donc être particulièrement pertinente pour l'analyse de la criminalité chez les jeunes.
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