Bulletin Juristat — En bref
Perceptions à l’égard de la violence fondée sur le sexe, de l’égalité des genres et de l’expression de genre

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par Laura Savage et Adam Cotter

En 2018, Statistique Canada a mené l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP) afin d’accroître les connaissances au sujet de la violence fondée sur le sexe au Canada. La conception de l’enquête, la collecte des données relatives à celle-ci et l’analyse des résultats qui en découlent ont été rendus possibles grâce au financement reçu du ministère des Femmes et de l’Égalité des genres Canada dans le cadre de sa stratégie Il est temps : Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe (la Stratégie)Note . Les activités liées à la Stratégie reposent sur trois piliers, à savoir la prévention de la violence fondée sur le sexe, le soutien aux personnes survivantes et à leur famille, et la réactivité du système juridique et judiciaire aux besoins des personnes survivantes (Femmes et Égalité des genres Canada, 2018).

En plus de mesurer la violence fondée sur le sexe et d’autres comportements sexuels non désirés subis dans les espaces publics, en ligne et en milieu de travail (Cotter et Savage, 2019), l’ESEPP a comme objectif de dégager et de surveiller les tendances générales en ce qui concerne les perceptions et les attitudes des Canadiens à l’égard de la violence fondée sur le sexe et, de façon plus générale, de l’égalité des genres au Canada.

La violence fondée sur le sexe est enracinée dans les structures et systèmes sociaux, ce qui peut contribuer à produire et à reproduire l’inégalité entre les genres et la violence sexospécifique (Jewkes et autres, 2014; Fleming et autres, 2015). Par conséquent, l’examen des attitudes et des croyances est important pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Ces attitudes et ces croyances peuvent aider à mieux comprendre si certains comportements sont perçus comme étant acceptables ou normaux dans l’ensemble de la population et à mettre en évidence les sphères qui nécessitent une amélioration des normes et des attitudes sociales. En outre, l’opinion publique exerce bel et bien un certain degré d’influence sur les politiques publiques (Burstein, 2003). Donc, dans le but de mesurer les perceptions et les attitudes à l’égard de la violence fondée sur le sexe et de l’égalité des genres au Canada, l’ESEPP comprenait huit énoncés à ce sujet, lesquels étaient adaptés à partir de divers instruments (voir le tableau 1).

Dans l’ensemble, les femmes et les hommes au Canada avaient tendance à avoir des attitudes associées au fait de croire en l’égalité des genres et au fait de croire que la violence fondée sur le sexe n’est pas acceptable (tableau 1; tableau 2; encadré 1). De même, les degrés d’accord ou de désaccord avec les énoncés liés à la violence fondée sur le sexe indiquent essentiellement que la majorité des Canadiens croient que certains types de violence sont inacceptables et que, dans une large mesure, les victimes d’agression sexuelle ont réellement subi une agression sexuelleNote . Dans la plupart des cas, les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir ces croyances.

La majorité des femmes et environ la moitié des hommes croient que les signalements d’agression sexuelle sont presque toujours liés à de réels cas d’agression sexuelle

Certains mythes entourant les agressions sexuelles véhiculent ou renforcent l’idée selon laquelle les femmes peuvent se servir d’accusations d’agression sexuelle comme moyen de se venger de certains hommes ou de cacher l’existence d’une liaison, ou comme motif parce qu’elles ont eu des relations sexuelles consensuelles qu’elles ont ensuite regrettées (Johnson, 2017). Au lieu de refléter fidèlement les réels cas d’agression sexuelle signalés, ces croyances peuvent être préjudiciables, car elles peuvent entraîner des conséquences négatives pour les victimes qui dénoncent une agression et les dissuader de signaler l’incident aux autorités ou d’obtenir de l’aide, que ce soit officiellement auprès des services aux victimes, des fournisseurs de soins de santé ou du système de justice pénale, ou de façon informelle en se confiant à des amis ou à des membres de la famille qui peuvent leur offrir un soutien affectif (Johnson, 2012).

Selon les données de l’ESEPP, 10 % des femmes et 16 % des hommes n’étaient pas d’accord avec l’énoncé selon lequel les personnes qui signalent une agression sexuelle avaient réellement fait l’objet d’une agression sexuelle. Les femmes (62 %) étaient nettement plus susceptibles que les hommes (47 %) d’être d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les personnes qui signalent une agression sexuelle ont presque toujours réellement fait l’objet d’une agression sexuelle (tableau 1)Note . Il convient de souligner que 27 % des femmes et 36 % des hommes n’étaient ni d’accord ni en désaccord avec cet énoncé, ce qui représente de plus fortes proportions que pour tout autre énoncé figurant dans l’ESEPP.

Au moment d’examiner d’autres caractéristiques parmi les Canadiens, on a observé peu de variations en ce qui concerne leurs perceptions à l’égard des victimes d’agression sexuelle (tableau 2).

La plupart des Canadiens appuient l’égalité des droits en matière d’adoption pour les couples de même sexe et les couples de sexe opposé

Dans de nombreuses régions du monde, les couples de même sexe qui souhaitent adopter des enfants font face à des préjugés et à de la discrimination, lesquels se manifestent à la fois par des voies officielles, telles que des politiques et des décisions législatives, et par des voies informelles, telles que des attitudes généralisées (Montero, 2014). L’adoption de la Loi sur le mariage civil au Canada en 2005 a fait en sorte que le droit au mariage reconnu par la loi, ainsi que d’autres reconnaissances et avantages juridiques qui accompagnent le mariage devant la loi, comme les droits à l’adoption, soient étendus pour la première fois aux partenaires de même sexe à l’échelle nationale (MacIntosh et autres, 2010). Cet énoncé était inclus dans l’ESEPP en tant qu’indicateur des croyances homophobes ; certaines recherches laissent croire que ces croyances peuvent être associées aux autres formes de violence fondée sur le sexe contre certains individus et communautés, tels que les crimes motivés par la haine reliés à l’orientation sexuelle (Alden et Parker, 2005; Franklin, 2000). Selon les données de l’ESEPP de 2018, 79 % des femmes et 70 % des hommes étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les couples de même sexe et les couples de sexe opposé devraient bénéficier du même droit d’adopter des enfants (tableau 1).

Les plus hauts degrés d’accord avec cet énoncé ont été observés parmi les groupes d’âge plus jeunes, et le degré d’accord diminuait avec l’âge, tant chez les femmes que chez les hommes. Par exemple, 90 % des femmes et 83 % des hommes de 15 à 24 ans étaient en faveur de l’égalité des droits en matière d’adoption, proportions qui diminuaient pour passer à 66 % et à 56 %, respectivement, chez leurs homologues de 65 ans et plus.

On observait aussi un écart considérable entre les attitudes des Canadiens hétérosexuels et celles des Canadiens appartenant à une minorité sexuelleNote . La grande majorité (96 %) des Canadiens appartenant à une minorité sexuelle étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les couples de même sexe et les couples de sexe opposé devraient bénéficier des mêmes droits en matière d’adoption, alors que c’était le cas des trois quarts (74 %) des Canadiens hétérosexuels.

Les hommes vivant en milieu urbain étaient un peu plus susceptibles d’être d’accord avec cet énoncé que ne l’étaient les hommes vivant en milieu rural (tableau 2). Il s’agit du seul énoncé pour lequel on observait une différence statistiquement significative entre les hommes des régions urbaines et ceux des régions rurales. Chez les femmes, on n’observait aucune différence à ce chapitre entre celles qui vivaient en milieu urbain et celles qui vivaient en milieu rural.

Les femmes et les hommes sont essentiellement d’accord avec l’énoncé selon lequel les personnes devraient être libres d’exprimer leur genre

La majorité des femmes (85 %) et des hommes (78 %) étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les personnes devraient être libres d’exprimer leur genre comme elles le souhaitent. Une faible proportion de femmes et d’hommes étaient en désaccord ou entièrement en désaccord avec cet énoncé (5 % et 8 %, respectivement). En moyenne, les répondants qui étaient le plus souvent tout à fait d’accord avec cet énoncé étaient les femmes bisexuelles, les femmes lesbiennes et les hommes gais, les femmes actuellement aux études, de même que les femmes de 15 à 24 ans ou de 25 à 34 ans (tableau 2).

Indépendamment de leurs antécédents ou caractéristiques sociodémographiques, la majorité des Canadiens étaient en faveur du droit des autres à exprimer leur genre en toute liberté.

Lorsqu’on leur a demandé de quelle façon ils réagiraient si un membre de leur famille se déclarait transgenre, la plupart des Canadiens ont déclaré qu’ils lui apporteraient leur soutien. Au total, 8 femmes sur 10 (80 %) et 7 hommes sur 10 (71 %) ont déclaré qu’ils apporteraient leur soutien à un membre de leur famille qui leur déclarerait être transgenre. Un peu plus d’hommes (11 %) que de femmes (8 %) ont déclaré qu’ils n’apporteraient aucun soutien à un membre de leur famille qui leur dirait être transgenre.

Bien qu’une certaine variation ait été observée quant au degré moyen d’accord avec cet énoncé (tableau 2), dans l’ensemble, les Canadiens présentant diverses caractéristiques sociodémographiques apporteraient du soutien à un membre de la famille qui serait transgenre. Les femmes vivant en milieu rural étaient un peu plus susceptibles que celles vivant en milieu urbain de déclarer qu’elles apporteraient du soutien à un membre de la famille qui serait transgenre, alors qu’on n’observait aucune différence entre les résultats obtenus chez les hommes vivant en milieu rural et ceux chez les hommes vivant en milieu urbain.

Les trois quarts des femmes croient que les femmes éprouvent plus de difficulté à avancer dans plusieurs aspects de leur vie en raison d’importants obstacles à surmonter

Alors que les autres énoncés liés à l’égalité des genres se rapportaient à la façon dont les répondants croyaient que les choses devraient être, l’un des énoncés avait plus précisément trait à la perception qu’ils avaient de la société actuelle. Les obstacles à l’égalité des genres, réels et présumés, peuvent limiter l’avancement des femmes dans leur carrière, leurs études ou d’autres aspects de la vie civile.

On a demandé aux répondants dans quelle mesure ils étaient d’accord avec l’énoncé selon lequel les femmes éprouvent plus de difficulté que les hommes à avancer dans plusieurs aspects de leur vie en raison d’importants obstacles à surmonter. D’ailleurs, les perceptions des femmes et des hommes à cet égard étaient assez différentes. Au total, 7 femmes sur 10 (72 %) étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec cet énoncé, comparativement à 55 % des hommes (tableau 1). En revanche, les hommes étaient deux fois plus susceptibles que les femmes de ne pas être d’accord avec cet énoncé (22 % par rapport à 11 %). Autrement dit, les femmes sont plus susceptibles que les hommes de croire qu’il existe des obstacles à l’égalité des genres, ce qui peut être attribuable aux expériences qu’elles ont vécues.

Indépendamment de leurs autres caractéristiques sociodémographiques, les femmes étaient, en moyenne, plus souvent d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel ces importants obstacles étaient présents que ne l’étaient les hommes (tableau 2). Les femmes et les hommes de 55 ans et plus étaient un peu plus susceptibles, en moyenne, que leurs homologues plus jeunes d’être d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel il existe d’importants obstacles à l’égalité des genres. Cette tendance générationnelle s’explique peut-être par le fait que les Canadiens plus âgés ont fait face à certains obstacles ou en ont été témoins tout au long de leur vie, alors que, aux yeux des Canadiens plus jeunes, la société d’aujourd’hui offre des chances égales aux femmes et aux hommes.

Début de l'encadré

Encadré 1
Perceptions à l’égard de la violence dans les relations intimes

L’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés (ESEPP) comprenait diverses questions sur les incidents de violence vécus entre partenaires intimes à partir de l’âge de 15 ans, ainsi qu’au cours des 12 mois précédant l’enquête, ce qui a permis de mesurer divers aspects de la violence affective, psychologique, physique et sexuelle ainsi que de l’exploitation financière. Les renseignements sur la violence entre partenaires intimes feront l’objet de rapports à paraître.

En plus des questions portant sur les incidents de violence et les mauvais traitements qu’ont vécus les victimes dans leurs relations, l’ESEPP comprenait des questions sur les perceptions à l’égard de la violence entre partenaires (tableau 1). Alors que la plupart des femmes et des hommes ont déclaré que la violence était inacceptable entre partenaires dans les divers scénarios présentés, une proportion considérable d’entre eux étaient d’avis que la violence serait justifiée ou excusable dans certaines situations.

Au total, 9 femmes sur 10 (88 %) et une proportion un peu plus faible d’hommes (83 %) étaient en désaccord ou entièrement en désaccord avec l’énoncé selon lequel la violence entre partenaires pouvait être excusée si elle était attribuable à la colère ou à une perte de contrôle. De même, la majorité des femmes (70 %) et des hommes (62 %) n’estimaient pas qu’une infidélité était un motif justifiable ou compréhensible de violence envers un partenaire. Bien qu’il s’agisse d’un point de vue minoritaire, une proportion appréciable d’hommes (20 %) et une proportion un peu plus faible de femmes (16 %) jugeaient compréhensible qu’une personne réagisse de façon violente si elle soupçonnait son partenaire d’infidélité. Les proportions restantes d’hommes (17 %) et de femmes (13 %) n’étaient ni d’accord ni en désaccord avec cet énoncé.

De plus, 6 femmes et 6 hommes sur 10 (58 % et 60 %, respectivement) ne croyaient pas que les personnes avaient le droit de vérifier en tout temps l’identité des personnes avec qui leur partenaire communiquait par téléphone ou par message texte. Des proportions semblables de femmes (18 %) et d’hommes (17 %) étaient d’accord ou tout à fait d’accord avec l’énoncé selon lequel les personnes étaient en droit de le faire, tandis que près du quart (23 % des femmes et 22 % des hommes) n’étaient ni d’accord ni en désaccord.

Fin de l'encadré

Description de l’enquête

Les données sont tirées de l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés.

Tableaux de données détaillés

Tableau 1 debut


Tableau 1
Attitudes à l’égard de l’égalité des genres et de la violence fondée sur le sexe, selon le genre de la personne et l’énoncé ou la perception, provinces, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Attitudes à l’égard de l’égalité des genres et de la violence fondée sur le sexe. Les données sont présentées selon Énoncé ou perception (titres de rangée) et Femmes, Hommes, pourcentage et Intervalle de confiance de 95 %, calculées selon de et à unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Énoncé ou perceptionTableau 1 Note 1 FemmesTableau 1 Note  Hommes
pourcentage Intervalle de confiance de 95 % pourcentage Intervalle de confiance de 95 %
de à de à
Les personnes devraient pouvoir exprimer leur genre comme elles le souhaitent
D’accord ou tout à fait d’accord 85 84 85 78Note * 78 79
Ni d’accord ni en désaccord 10 10 11 14Note * 13 14
En désaccord ou entièrement en désaccord 5 4 5 8Note * 7 8
Les femmes ont plus de difficulté que les hommes à obtenir de l’avancement en raison d’importants obstacles à surmonter
D’accord ou tout à fait d’accord 72 71 73 55Note * 54 56
Ni d’accord ni en désaccord 17 16 17 22Note * 21 23
En désaccord ou entièrement en désaccord 11 10 11 22Note * 21 23
Les personnes qui signalent une agression sexuelle ont presque toujours réellement fait l’objet d’une agression sexuelle
D’accord ou tout à fait d’accord 62 61 63 47Note * 46 48
Ni d’accord ni en désaccord 27 26 28 36Note * 35 37
En désaccord ou entièrement en désaccord 10 10 11 16Note * 15 17
La violence entre partenaires peut être excusée si les personnes sont tellement en colère qu’elles perdent le contrôle
D’accord ou tout à fait d’accord 6 6 7 9Note * 8 10
Ni d’accord ni en désaccord 5 5 5 8Note * 7 8
En désaccord ou entièrement en désaccord 88 88 89 83Note * 82 84
Il est compréhensible qu’une personne réagisse de façon violente si elle soupçonne son ou sa partenaire d’avoir une relation intime avec une autre personne
D’accord ou tout à fait d’accord 16 15 17 20Note * 20 21
Ni d’accord ni en désaccord 13 12 14 17Note * 16 18
En désaccord ou entièrement en désaccord 70 69 71 62Note * 61 63
Si un membre de ma famille se déclarait transgenre, je ne serais pas capable de lui apporter du soutien
D’accord ou tout à fait d’accord 8 7 9 11Note * 10 11
Ni d’accord ni en désaccord 12 11 13 17Note * 17 18
En désaccord ou entièrement en désaccord 80 79 81 71Note * 70 73
Les personnes ont le droit de vérifier en tout temps l’identité des personnes avec qui leur partenaire communique par téléphone ou par message texte
D’accord ou tout à fait d’accord 18 18 19 17 16 18
Ni d’accord ni en désaccord 23 22 24 22 21 23
En désaccord ou entièrement en désaccord 58 57 59 60Note * 59 61
Les couples de même sexe et les couples de sexe opposé devraient bénéficier du même droit d’adopter des enfants
D’accord ou tout à fait d’accord 79 78 79 70Note * 69 71
Ni d’accord ni en désaccord 12 11 12 15Note * 15 16
En désaccord ou entièrement en désaccord 9 9 10 14Note * 14 15

Tableau 1 fin

Tableau 2 debut


Tableau 2
Certaines attitudes à l’égard de l’égalité des genres et de la violence fondée sur le sexe, selon le genre de la personne et certaines caractéristiques, provinces, 2018
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Certaines attitudes à l’égard de l’égalité des genres et de la violence fondée sur le sexe. Les données sont présentées selon Certaines caractéristiques (titres de rangée) et Les personnes devraient pouvoir exprimer leur genre comme elles le souhaitent, Les femmes ont plus de difficulté que les hommes à obtenir de l’avancement en raison d’importants obstacles à surmonter , Les personnes qui signalent une agression sexuelle ont presque toujours réellement fait l’objet d’une agression sexuelle, Si un membre de ma famille se déclarait transgenre, je ne serais pas capable de lui apporter du soutien, Les couples de même sexe et les couples de sexe opposé devraient bénéficier du même droit d’adopter des enfants , Femmes et Hommes, calculées selon moyenne unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Certaines caractéristiques Les personnes devraient pouvoir exprimer leur genre comme elles le souhaitent Les femmes ont plus de difficulté que les hommes à obtenir de l’avancement en raison d’importants obstacles à surmonter Les personnes qui signalent une agression sexuelle ont presque toujours réellement fait l’objet d’une agression sexuelle Si un membre de ma famille se déclarait transgenre, je ne serais pas capable de lui apporter du soutien Les couples de même sexe et les couples de sexe opposé devraient bénéficier du même droit d’adopter des enfants
Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes Femmes Hommes
moyenneTableau 2 Note 1
Groupe d’âge
15 à 24 ansTableau 2 Note  1,6 2,0Note ** 2,2 2,7Note ** 2,3 2,7Note ** 4,3 4,0Note ** 1,5 1,8Note **
25 à 34 ans 1,6 1,9Note *** 2,2 2,7Note ** 2,3 2,7Note ** 4,2 4,1Note *** 1,5 1,9Note **
35 à 44 ans 1,7Note * 1,9Note ** 2,2 2,7Note ** 2,3 2,6Note ** 4,2 4,0Note ** 1,8Note * 2,0Note ***
45 à 54 ans 1,8Note * 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note *** 4,2Note * 3,8Note *** 1,9Note * 2,3Note ***
55 à 64 ans 1,8Note * 2,0Note ** 2,1Note * 2,5Note *** 2,3 2,6Note *** 4,1Note * 3,8Note *** 2,0Note * 2,3Note ***
65 ans et plus 1,9Note * 2,0Note ** 2,1Note * 2,3Note *** 2,4Note * 2,6Note ** 3,9Note * 3,7Note *** 2,3Note * 2,6Note ***
Identité autochtone
Personne autochtone 1,7 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,7Note ** 4,2 4,0Note * 1,8Note * 2,1Note **
Première Nation 1,8 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,0 3,9 1,9 2,1
Métis 1,7 2,0Note ** 2,1 2,5Note ** 2,3 2,6Note ** 4,2 4,1Note * 1,7Note * 2,0Note **
Inuit Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Nombreuses identités autochtones ou groupe particulier non précisé Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Personne non autochtoneTableau 2 Note  1,7 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,1 3,9Note ** 1,9 2,2Note **
Appartenance à une minorité visible
OuiTableau 2 Note  1,8 2,0Note ** 2,3 2,7Note ** 2,5 2,8Note ** 3,8 3,6Note ** 2,0 2,3Note **
Non 1,7Note * 2,0Note ** 2,1Note * 2,6Note *** 2,3Note * 2,6Note *** 4,2Note * 4,0Note *** 1,8Note * 2,1Note ***
Statut d'immigrant
ImmigrantTableau 2 Note  1,9 2,0Note ** 2,3 2,7Note ** 2,5 2,8Note ** 3,8 3,6Note ** 2,2 2,4Note **
Non-immigrant 1,7Note * 1,9Note *** 2,1Note * 2,5Note *** 2,3Note * 2,6Note *** 4,2Note * 4,0Note *** 1,8Note * 2,1Note ***
Orientation sexuelle
HétérosexuelTableau 2 Note  1,8 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,1 3,9Note ** 1,9 2,2Note **
Gai ou lesbienne 1,3Note * 1,3Note * 2,0 2,3Note *** 2,1Note * 2,3Note * 4,4Note * 4,5Note * 1,3Note * 1,3Note *
BisexuelTableau 2 Note 2 1,2Note * 1,6Note *** 2,0Note * 2,4Note *** 1,9Note * 2,5Note ** 4,7Note * 4,1Note ** 1,1Note * 1,6Note ***
Orientation sexuelle, n.c.a.Table 2 Note 3 Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié Note F: trop peu fiable pour être publié
Orientation sexuelle non précisée 2,0Note * 2,1Note * 2,3Note * 2,7Note ** 2,5Note * 2,8Note *** 3,8Note * 3,4Note *** 2,2Note * 2,5Note ***
Incapacité
Personne ayant une incapacitéTableau 2 Note  1,7 2,0Note ** 2,1 2,5Note ** 2,3 2,6Note ** 4,2 3,9Note ** 1,8 2,2Note **
Personne ne présentant aucune incapacité 1,8 2,0Note ** 2,2Note * 2,6Note *** 2,4Note * 2,6Note ** 4,1Note * 3,9Note ** 1,9Note * 2,2Note **
Emploi exercé au cours des 12 mois précédant l’enquête
OuiTableau 2 Note  1,7 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,2 4,0Note ** 1,7 2,1Note **
Non 1,9Note * 2,0Note ** 2,2 2,4Note *** 2,4Note * 2,6Note ** 3,9Note * 3,7Note *** 2,2Note * 2,4Note ***
Situation par rapport aux études
Actuellement aux étudesTableau 2 Note  1,5 1,9Note ** 2,2 2,7Note ** 2,2 2,7Note ** 4,2 4,0Note ** 1,6 1,8Note **
Pas actuellement aux études 1,8Note * 2,0Note *** 2,2 2,6Note *** 2,3Note * 2,6Note *** 4,1Note * 3,9Note *** 1,9Note * 2,2Note ***
État matrimonial
Marié ou vivant en union libreTableau 2 Note  1,8 2,0Note ** 2,2 2,5Note ** 2,3 2,6Note ** 4,1 3,9Note ** 1,9 2,3Note **
Séparé, divorcé ou veuf 1,8Note * 2,0Note ** 2,1Note * 2,6Note *** 2,4Note * 2,7Note *** 4,0Note * 3,8Note *** 2,1Note * 2,4Note ***
Célibataire, jamais marié 1,6Note * 1,9Note *** 2,1Note * 2,7Note *** 2,3Note * 2,7Note *** 4,2Note * 4,0Note *** 1,6Note * 1,9Note ***
Région de résidence
UrbaineTableau 2 Note  1,7 1,9Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,1 3,9Note ** 1,9 2,1Note **
Rurale 1,8 2,0Note ** 2,2Note * 2,6Note ** 2,4 2,6Note ** 4,2Note * 3,9Note ** 1,9 2,3Note ***
Total 1,7 2,0Note ** 2,2 2,6Note ** 2,3 2,6Note ** 4,1 3,9Note ** 1,9 2,2Note **

Tableau 2 fin

Références

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BURSTEIN, Paul. 2003. « The impact of public opinion on public policy: A review and an agenda », Political Research Quarterly, vol. 56, no 1, p. 29 à 40.

COTTER, Adam, et Laura SAVAGE. 2019. « La violence fondée sur le sexe et les comportements sexuels non désirés au Canada, 2018 : Premiers résultats découlant de l’Enquête sur la sécurité dans les espaces publics et privés », Juristat, produit no 85-002-X au catalogue de Statistique Canada.

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