Feuillets d’information sur la criminalité en milieu rural, 2023 : Terre-Neuve-et-Labrador
par Ashley Maxwell
Avis de Correction
Dans le feuillet d’information sur Terre-Neuve-et-Labrador, une phrase indiquant que le taux d'infractions contre les biens était plus faible dans les zones rurales que dans les zones urbaines en 2023 a été corrigée, le taux étant plus élevé dans les zones rurales que dans les zones urbaines.
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Tableau de données du Carte 1
Carte montrant la division entre les régions du nord et du sud de Terre-Neuve-et-Labrador.
Source : Variante de la Classification géographique type (CGT) 2021 pour le Nord et Sud
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Données démographiques et caractéristiques des ménages
En 2021, 527 056 personnes vivaient à Terre-Neuve-et-Labrador. Environ la moitié (53 %) de la population vivait en milieu urbain, tandis que l’autre moitié (47 %) résidait en milieu ruralNote .
Selon les plus récentes données du Recensement de la population, la population rurale de Terre-Neuve-et-Labrador était généralement plus âgée que la population habitant les régions urbaines (tableau 1). Près de 3 résidents ruraux sur 10 (28 %) étaient âgés de 65 ans et plus, comparativement à 20 % des résidents urbains.
Une plus grande proportion de résidents vivant dans les régions rurales (12 %) était constituée de membres des Premières Nations, de Métis et d’Inuit (Autochtones) comparativement aux régions urbaines (7 %). Dans les régions rurales du NordNote , plus de 4 résidents sur 10 (43 %) étaient autochtones, une proportion beaucoup plus élevée que celle enregistrée dans les régions rurales du Sud (8 %).
Terre-Neuve-et-Labrador comptait un faible nombre d’immigrants en 2021. Cependant, la proportion d’immigrants dans les régions urbaines (4 %) était quatre fois plus élevée que celle des régions rurales (1 %). De manière similaire, la proportion de personnes appartenant à un groupe racisé était cinq fois plus élevée dans les régions urbaines (5 %) que dans les régions rurales (1 %).
En 2021, une plus forte proportion de résidents en milieu urbain que de résidents en milieu rural âgés de 25 à 64 ans avaient fait des études postsecondaires. Au total, 3 résidents des régions urbaines sur 10 (29 %) âgés de 25 à 64 ans ont obtenu un baccalauréat ou un grade supérieur, comparativement à un peu plus de 1 résident des régions rurales sur 10 (11 %).
Les ménages urbains de Terre-Neuve et-Labrador affichaient un revenu après impôt plus élevé que les ménages ruraux. Les régions rurales comptaient une plus grande proportion de résidents se situant sous le seuil de faible revenuNote (17 %), comparativement aux résidents des régions urbaines (12 %).
En 2021, 1 résident des régions rurales sur 5 (20 %) était sans emploi, comparativement à un peu plus de 1 résident des régions urbaines sur 10 (12 %).
Il est important de noter que la nature et l’étendue des crimes sont influencées par diverses caractéristiques démographiques, sociales et économiques. Pour obtenir plus de renseignements, voir Les caractéristiques relatives aux crimes déclarés par la police en milieu rural, 2023 : feuillets d’information provinciaux.
Caractéristiques des crimes déclarés par la police
En 2023, 46 % des personnes vivant à Terre-Neuve-et-Labrador étaient desservies par un service de police couvrant une région principalement ruraleNote .
Selon les données policières recueillies dans le cadre du Programme de déclaration uniforme de la criminalité, en 2023, le taux global de crimes déclarés par la police (sauf les délits de la route prévus au Code criminel et les infractions aux autres lois fédérales) dans les régions rurales de Terre-Neuve-et-Labrador s’établissait à 8 054 affaires pour 100 000 habitants, un taux 25 % supérieur à celui enregistré dans les régions urbaines (6 437) (tableau 2)Note . Comparativement à 2022, le taux de criminalité enregistré dans les régions rurales et urbaines en 2023 a légèrement augmenté (+4 % et +6 %, respectivement)Note . Cependant, par rapport à 2018, il a augmenté de 43 % dans les régions rurales et de 19 % dans les régions urbaines.
Au cours des 10 dernières années, le taux de criminalité est demeuré relativement stable dans les régions urbaines de la province, tandis qu’il y a eu des fluctuations plus importantes dans les régions rurales, en particulier dans les régions rurales du Nord (graphique 1).
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Tableau de données du graphique 1
| Régions rurales du Nord | Régions rurales du Sud | Total — régions rurales | Régions urbaines du Sud | Total — régions urbaines | |
|---|---|---|---|---|---|
| taux pour 100 000 habitants | |||||
| Note : Comprend toutes les infractions au Code criminel, sauf les délits de la route. Les services de police urbains desservent un territoire dont la majorité de la population vit à l’intérieur d’une région métropolitaine de recensement (RMR) ou d’une agglomération de recensement (AR). Les services de police ruraux desservent un territoire dont la majorité de la population vit à l’extérieur d’une RMR ou d’une AR. Une RMR ou une AR est formée d’une ou de plusieurs municipalités adjacentes situées autour d’un centre de population (aussi appelé « noyau »). Une RMR doit compter au moins 100 000 habitants, dont au moins 50 000 vivent dans le noyau. Quant à l’AR, son noyau doit compter au moins 10 000 habitants. Pour faire partie d’une RMR ou d’une AR, les municipalités adjacentes doivent être fortement intégrées au noyau, le degré d’intégration étant mesuré par le débit de la migration quotidienne calculée à partir des données du recensement. Une RMR ou une AR peut être desservie par plus d’un service de police. Les taux sont calculés pour 100 000 habitants, et les chiffres de population sont fondés sur des estimations au 1er juillet fournies par le Centre de démographie de Statistique Canada. Exclut les données du Centre canadien de police pour les enfants disparus et exploités de la Gendarmerie royale du Canada, ainsi que les données du Groupe de la Police militaire des Forces canadiennes.
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités, base de données agrégées du Programme de déclaration uniforme de la criminalité. |
|||||
| 2013 | 19 527 | 4 121 | 5 536 | 6 531 | 6 531 |
| 2014 | 20 912 | 3 631 | 5 538 | 5 656 | 5 656 |
| 2015 | 21 070 | 3 988 | 5 875 | 5 738 | 5 738 |
| 2016 | 25 992 | 3 815 | 6 255 | 5 653 | 5 653 |
| 2017 | 22 882 | 3 559 | 5 701 | 5 258 | 5 258 |
| 2018 | 20 317 | 3 795 | 5 639 | 5 391 | 5 391 |
| 2019 | 24 119 | 4 178 | 6 422 | 5 471 | 5 471 |
| 2020 | 27 607 | 4 407 | 7 048 | 5 021 | 5 021 |
| 2021 | 32 546 | 4 953 | 8 126 | 5 154 | 5 154 |
| 2022 | 29 251 | 4 948 | 7 735 | 6 062 | 6 062 |
| 2023 | 28 461 | 5 418 | 8 054 | 6 437 | 6 437 |
Graphique 1 fin
Les régions rurales du nord de Terre-Neuve-et-Labrador ont enregistré le taux global de criminalité le plus élevé de la province en 2023 (28 461 affaires pour 100 000 habitants). Ce taux était plus de cinq fois plus élevé que celui enregistré dans les régions rurales du Sud (5 418) et plus de quatre fois plus élevé que celui des régions urbaines (6 437).
Caractéristiques des crimes violents déclarés par la police
En 2023, le taux de crimes violents déclarés par la police dans les régions rurales de Terre-Neuve-et-Labrador (2 030 affaires pour 100 000 habitants) était 1,2 fois supérieur à celui enregistré dans les régions urbaines (1 733) (tableau 2). De 2018 à 2023, le taux de crimes violents dans les régions rurales a augmenté de 55 %, alors qu’il s’est accru de 26 % dans les régions urbaines.
Les services de police des régions rurales du Nord ont enregistré le taux le plus élevé de crimes violents en 2023 (6 076 affaires pour 100 000 habitants), ce qui est quatre fois plus élevé que le taux de crimes violents déclarés par les services de police des régions rurales du Sud (1 508). Ce taux était également beaucoup plus élevé (3,5 fois) que le taux de crimes violents enregistré par les services de police urbains (1 733).
En 2023, les crimes violents représentaient un peu plus de 1 crime sur 5 (22 %) déclaré par la police (y compris les délits de la route prévus au Code criminel et les infractions aux autres lois fédérales) dans les régions rurales de Terre-Neuve-et-Labrador et 1 crime sur 4 dans les régions urbaines (25 %).
Les voies de fait et les infractions se rapportant explicitement aux armes à feu représentaient plus de la moitié (56 %) des crimes violents commis dans les régions rurales et la moitié (49 %) des crimes violents perpétrés dans les régions urbaines. Dans les régions rurales du Nord en particulier, les voies de fait et les infractions se rapportant explicitement aux armes à feu représentaient plus de 7 crimes violents sur 10 (72 %).
Le taux de voies de fait et d’infractions se rapportant explicitement aux armes à feu dans les régions rurales (1 144 affaires pour 100 000 habitants) était également plus élevé (1,4 fois) que le taux de ces infractions dans les régions urbaines (843). Cependant, pour d’autres types d’infractions avec violence, comme les menaces, les taux étaient plus élevés dans les régions urbaines que dans les régions rurales (453 affaires par rapport à 441 affaires pour 100 000 habitants).
En milieu rural, les taux de crimes violents étaient bien plus élevés dans les régions du Nord que dans celles du Sud. L’écart le plus important a été observé au chapitre du taux de voies de fait et d’infractions se rapportant explicitement aux armes à feu, qui était près de six fois plus élevé dans les régions rurales du Nord que dans les régions rurales du Sud (4 354 affaires par rapport à 730 affaires pour 100 000 habitants). De manière similaire, le taux d’infractions sexuelles était presque quatre fois plus élevé dans les régions rurales du Nord (456 affaires pour 100 000 habitants) que dans les régions rurales du Sud (116). De 2018 à 2023, le taux d’infractions sexuelles a augmenté dans les régions rurales (+44 %) et urbaines (+57 %) de la province.
Caractéristiques des crimes sans violence déclarés par la police
En 2023, les services de police ruraux de Terre-Neuve-et-Labrador ont déclaré 10 495 affaires de crimes contre les biens, ce qui correspond à un taux de 4 277 affaires pour 100 000 habitants (tableau 2). Ce taux était 16 % supérieur à celui déclaré par les services de police urbains (3 695). De 2018 à 2023, le taux de crimes contre les biens a augmenté dans les régions rurales (+44 %) et urbaines (+25 %).
En 2023, le taux de crimes contre les biens était le plus élevé dans les régions rurales du Nord (15 219 affaires pour 100 000 habitants). Ce taux était plus de quatre fois plus élevé que celui observé dans les régions urbaines (3 695) et plus de cinq fois plus élevé que celui des régions rurales du Sud (2 864).
Les crimes contre les biens représentaient un peu moins de la moitié (47 %) des affaires criminelles déclarées par la police dans les régions rurales et un peu plus de la moitié (54 %) des crimes commis dans les régions urbaines en 2023. Le méfait était le type de crime contre les biens le plus souvent déclaré par les services de police dans les régions rurales (65 %) et le deuxième type de crime contre les biens le plus courant dans les régions urbaines (32 %). Cependant, la proportion de crimes contre les biens qu’il représentait variait considérablement. Dans les régions rurales du Nord, par exemple, les méfaits représentaient 84 % des crimes contre les biens, tandis qu’ils représentaient un peu plus de la moitié (52 %) des crimes contre les biens dans les régions rurales du Sud.
Les taux de crimes contre les biens variaient entre les régions rurales et urbaines de Terre-Neuve-et-Labrador. Par exemple, le taux de méfaits dans les régions rurales (2 791 affaires pour 100 000 habitants) était 2,4 fois plus élevé que celui enregistré dans les régions urbaines (1 182), tandis que le taux de vols de véhicules à moteur était inférieur (105 affaires par rapport à 130 affaires pour 100 000 habitants; -19 %).
En milieu rural, les taux de criminalité étaient plus élevés dans les régions du Nord que dans les régions du Sud pour toutes les infractions contre les biens. Par exemple, le taux de méfaits était plus de huit fois plus élevé dans les régions rurales du Nord que dans les régions rurales du Sud (12 818 affaires par rapport à 1 496 affaires pour 100 000 habitants). Le taux de vols de véhicules à moteur était également près de trois fois plus élevé dans les régions rurales du Nord (253 affaires pour 100 000 habitants) que dans les régions rurales du Sud (86).
En 2023, le taux des autres infractions au Code criminel était 73 % plus élevé dans les régions rurales de Terre-Neuve-et-Labrador (1 746 affaires pour 100 000 habitants) que dans les régions urbaines (1 009). De 2018 à 2023, le taux des autres infractions au Code criminel a augmenté dans les régions rurales (+28 %), tandis qu’il était en baisse (-6 %) dans les régions urbaines.
Le taux d’affaires liées au fait de troubler la paix était près de 12 fois plus élevé dans les régions rurales du Nord (4 109 affaires pour 100 000 habitants) que dans les régions rurales du Sud (352). Le taux dans les régions rurales du Nord était également plus de 30 fois plus élevé que le taux enregistré dans les régions urbaines (136).
Caractéristiques des victimes de crimes violents déclarés par la police
Les femmes et les filles représentaient une plus grande proportion de victimes de crimes violents dans les régions rurales (57 %) que dans les régions urbaines (50 %) (tableau 3). En 2023, dans les régions rurales du Nord, plus de 6 victimes de crimes violents sur 10 (62 %) étaient des femmes et des filles.
Le taux de femmes et de filles victimes de crimes violents était également beaucoup plus élevé dans les régions rurales que dans les régions urbaines de la province. Les femmes et les filles ont affiché le taux le plus élevé de victimisation avec violence dans les régions rurales du Nord (7 317 victimes pour 100 000 femmes et filles); ce taux était 4,8 fois supérieur à celui enregistré dans les régions rurales du Sud (1 531) et 6,5 fois supérieur à celui observé dans les régions urbaines (1 133).
En 2023, les taux de crimes violents déclarés par la police étaient les plus élevés chez les victimes âgées de 18 à 44 ans, tant dans les régions rurales (4 290 victimes pour 100 000 personnes de 18 à 44 ans) que dans les régions urbaines (1 834) de Terre-Neuve-et-Labrador. Le taux de victimes de crimes violents était le plus élevé dans les régions rurales du Nord pour tous les groupes d’âge.
La plupart des victimes de crimes violents connaissaient l’auteur présumé de la violence commise contre elles. Cependant, les victimes des régions rurales étaient plus susceptibles que celles des régions urbaines de connaître l’auteur présumé (86 % par rapport à 74 %).
Dans les régions rurales, la violence était le plus souvent perpétrée par une personne connue de la victime autre qu’un partenaire intime ou un membre de la famille autre que le conjointNote (39 %), ou par un partenaire intime (28 %). À titre de comparaison, dans les régions urbaines, l’auteur présumé était généralement une personne connue de la victime autre qu’un partenaire intime ou un membre de la famille autre que le conjoint (38 %), ou un étranger (26 %). En milieu rural, les victimes étaient beaucoup moins susceptibles d’avoir été agressées par un étranger (14 %).
Une plus faible proportion de victimes de crimes violents ont subi des blessures corporelles lors d’affaires déclarées par les services de police ruraux (31 %) que dans celles déclarées par les services de police urbains (37 %). Une bien plus forte proportion de victimes dans les régions rurales du Nord ont subi des blessures corporelles (44 %), comparativement aux victimes dans les régions rurales du Sud (24 %).
Caractéristiques des affaires de crimes violents déclarées par la police
En 2023, la majorité des affaires de violence déclarées par la police dans les régions rurales et urbaines ne comportaient pas la présence d’une arme (86 % et 87 %, respectivement) (tableau 4). Les services de police des régions rurales du Nord ont déclaré la plus forte proportion d’affaires de violence impliquant la présence d’une arme (18 %) et le taux correspondant le plus élevé (866 affaires pour 100 000 habitants). Ce taux était plus de cinq fois plus élevé que le taux d’affaires de violence impliquant la présence d’une arme dans les régions rurales du Sud (159) et plus de quatre fois plus élevé que le taux de ce type d’affaires dans les régions urbaines (184).
La plupart des affaires de crimes violents dans les régions rurales et urbaines se sont produites dans une résidence privée (73 % et 59 %, respectivement). Dans les régions urbaines, 1 affaire sur 5 s’est produite dans un emplacement commercial ou non résidentiel (21 %), ou encore dans le transport en commun ou dans la rue, sur la route ou dans une aire ouverte (20 %).
En 2023, 3 affaires de crimes violents sur 10 (30 %) dans les régions rurales et le quart (25 %) des affaires de violence dans les régions urbaines ont été classées par le dépôt ou la recommandation d’accusations. Dans les régions rurales du Nord, plus du tiers (36 %) des affaires de violence ont été classées par le dépôt ou la recommandation d’accusations. Des proportions égales d’affaires de violence dans les régions rurales et urbaines ont été classées sans mise en accusation (8 % pour les deux types de régions)Note . La plus faible proportion d’affaires qui n’ont pas été classéesNote a été enregistrée dans les régions rurales du Nord (57 %).
Violence familiale et violence entre partenaires intimes
En 2023, les taux d’affaires de violence entre partenaires intimesNote déclarées par la police étaient les plus élevés chez les femmes et les filles victimes, peu importe si elles vivaient dans les régions rurales ou les régions urbaines de la province (tableau 5). Dans les régions rurales, le taux de violence entre partenaires intimes chez les femmes et les filles (910 victimes pour 100 000 femmes et filles) était plus de trois fois plus élevé que chez les hommes et les garçons (264). De manière similaire, dans les régions urbaines, le taux de violence entre partenaires intimes était également plus de trois fois plus élevé (415 par rapport à 129). À l’instar d’autres types de crimes, les taux de violence entre partenaires intimes étaient beaucoup plus élevés dans les régions rurales du Nord que dans d’autres régions de la province pour tous les types de victimes.
Au fil du temps, les taux d’affaires de violence entre partenaires intimes déclarées par la police variaient dans l’ensemble de la province. Dans les régions rurales, le taux de ce type de violence a augmenté de 55 % de 2013 à 2023, alors qu’il a diminué de 9 % dans les régions urbaines (graphique 2). La plus forte hausse a été observée dans les régions rurales du Sud, où le taux de violence entre partenaires intimes a augmenté de 50 % de 2013 à 2023.
Graphique 2 début

Tableau de données du graphique 2
| Régions rurales du Nord | Régions rurales du Sud | Total — régions rurales | Régions urbaines du Sud | Total — régions urbaines | |
|---|---|---|---|---|---|
| taux pour 100 000 habitants | |||||
Source : Statistique Canada, Centre canadien de la statistique juridique et de la sécurité des collectivités, base de données sur les tendances du Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire. |
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| Violence familialeTableau de données du graphique 2 Note 1 — 2013 | 1 504 | 296 | 407 | 256 | 256 |
| Violence familialeTableau de données du graphique 2 Note 1 — 2023 | 1 696 | 420 | 566 | 263 | 263 |
| Violence entre partenaires intimesTableau de données du graphique 2 Note 2 — 2013 | 1 590 | 264 | 379 | 303 | 303 |
| Violence entre partenaires intimesTableau de données du graphique 2 Note 2 — 2023 | 2 188 | 397 | 590 | 276 | 276 |
Graphique 2 fin
Comme dans le cas de la violence entre partenaires intimes, les taux de violence familialeNote étaient plus élevés envers les femmes et les filles qu’à l’endroit des hommes et des garçons dans l’ensemble de la province. Dans les régions rurales, le taux de violence familiale envers les femmes et les filles (711 victimes pour 100 000 femmes et filles) était 72 % plus élevé que celui des hommes et des garçons (415) (tableau 5). Dans les régions urbaines, le taux de violence familiale à l’égard des femmes et des filles était aussi plus élevé (+87 %) que chez les hommes et les garçons (340 victimes pour 100 000 femmes et filles par rapport à 182 victimes pour 100 000 hommes et garçons). Comme dans le cas de la violence entre partenaires intimes, les régions rurales du Nord ont enregistré les taux de violence familiale les plus élevés chez les femmes et les filles (2 176 victimes pour 100 000) et les hommes et les garçons (1 225) victimes.
Les taux de violence familiale ont augmenté partout dans la province de 2013 à 2023, les régions rurales ayant affiché une hausse particulièrement importante (+39 % par rapport à +3 % dans les régions urbaines) (graphique 2). Comme pour la violence entre partenaires intimes, la plus forte augmentation du taux de violence familiale a été observée dans les régions rurales du Sud (+42 % de 2013 à 2023).
Dans les régions rurales et urbaines, les taux de violence entre partenaires intimes et de violence familiale étaient les plus élevés chez les personnes de 18 à 44 ans (ce qui comprend les femmes et les filles ainsi que les hommes et les garçons qui en ont été victimes) (tableau 5). L’écart entre les taux de ces deux formes de violence subies par les femmes et les filles et par les hommes et les garçons était le plus important au sein de ce groupe d’âge, et il tendait à se réduire chez les victimes plus âgées.
Selon les données policières, une plus faible proportion de victimes de violence entre partenaires intimes et de violence familiale ont subi des blessures corporelles dans les régions rurales (37 %) que dans les régions urbaines (41 %). Près de la moitié des victimes de violence entre partenaires intimes et de violence familiale dans les régions rurales du Nord (49 %) ont subi des blessures corporelles, une proportion beaucoup plus élevée que celle enregistrée dans les régions rurales du Sud (30 %).
Caractéristiques des auteurs présumés
En 2023, les femmes et les filles représentaient une proportion légèrement plus élevée d’auteurs présumés dans les régions rurales (28 %) que dans les régions urbaines (24 %) de Terre-Neuve-et-Labrador, et ce, pour toutes les grandes catégories d’infractions (tableau 6). Dans les régions rurales, les femmes et les filles représentaient également une proportion plus élevée d’auteurs présumés dans le Nord (34 %) que dans le Sud (22 %). Toutefois, dans l’ensemble, les hommes et les garçons représentaient la plus forte proportion d’auteurs présumés de crimes dans la province.
Les taux d’auteurs présumés de crimes étaient plus élevés dans les régions rurales que dans les régions urbaines, tant pour les femmes et les filles que pour les hommes et les garçons, tous groupes d’âge confondus. Les taux de criminalité étaient généralement les plus élevés chez les auteurs présumés âgés de 25 à 44 ans, qui constituaient la plus grande proportion des auteurs présumés de crimes. Les hommes de 25 à 44 ans dans les régions rurales du Nord ont affiché le taux le plus élevé d’auteurs présumés de crimes de la province (21 871 auteurs présumés pour 100 000 hommes de 25 à 44 ans); ce taux était 3,9 fois plus élevé que celui enregistré chez les hommes auteurs présumés de ce groupe d’âge dans les régions rurales du Sud (5 647).
Dans les régions rurales, l’écart entre le Nord et le Sud était plus grand pour les femmes et les filles auteures présumées de crimes que pour les hommes et les garçons auteurs présumés et pour les auteurs présumés en général. Dans les régions rurales du Nord, le taux de femmes auteures présumées de 18 à 24 ans était près de neuf fois plus élevé (7 993 auteures présumées pour 100 000 femmes de 18 à 24 ans) que celui des auteures présumées de ce groupe d’âge dans les régions rurales du Sud (917).
Les taux de crimes violents étaient également plus élevés dans les régions rurales du Nord que dans celles du Sud, tant pour les femmes et les filles que pour les hommes et les garçons auteurs présumés. Par exemple, le taux de crimes violents chez les femmes auteures présumées de 18 à 24 ans était plus de six fois plus élevé dans les régions rurales du Nord que dans les régions rurales du Sud (2 575 par rapport à 417). De manière similaire, chez les hommes auteurs présumés de ce groupe d’âge, le taux de crimes violents dans les régions rurales du Nord était un peu plus de cinq fois plus élevé que le taux enregistré dans les régions rurales du Sud (6 554 par rapport à 1 258).
Dans l’ensemble, l’âge médian des hommes et des garçons auteurs présumés était le même dans les régions rurales comme urbaines (35 ans pour les deux types de régions), alors qu’il était semblable chez les femmes et les filles auteures présumées (33 ans par rapport à 32 ans).
Lorsqu’un auteur présumé a été identifié, des accusations étaient beaucoup plus susceptibles d’être portées ou recommandées dans les régions urbaines (86 %) que dans les régions rurales (59 %) de Terre-Neuve-et-Labrador (tableau 7). À l’inverse, les affaires étaient plus susceptibles d’être classées sans mise en accusation dans les régions rurales que dans les régions urbaines (41 % par rapport à 14 %), lorsqu’un auteur présumé a été identifié, mais qu’aucune accusation n’a été portée ou recommandée.
Les affaires impliquant de jeunes auteurs présumés de 12 à 17 ans étaient plus susceptibles d’être classées sans mise en accusation dans les régions rurales et urbaines (52 % des affaires classées dans les régions rurales et 33 % des affaires classées dans les régions urbaines) que les affaires mettant en cause des auteurs présumés adultes (39 % des affaires classées dans les régions rurales et 12 % des affaires classées dans les régions urbaines).
Tableaux
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