Description de l’enquête

Enquête sociale générale sur la sécurité des Canadiens (victimisation)

Le présent rapport est fondé sur le cycle 28 de l’Enquête sociale générale (ESG) sur la sécurité des Canadiens (victimisation) qui a été mené en 2014. En 2014, Statistique Canada a réalisé le cycle de la victimisation de l’ESG pour la sixième fois. Les cycles précédents ont été menés dans les provinces canadiennes en 1988, 1993, 1999, 2004 et 2009. L’enquête de 2014 sur la victimisation a également été réalisée au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut à l’aide d’un plan d’échantillonnage différent. L’ESG sur la victimisation a aussi été menée dans les territoires en 2009 et a été précédée de collectes d’essai en 1999 et en 2004.

L’enquête vise à fournir des données sur les expériences personnelles qu’ont les Canadiens relativement à huit types de crimes, à examiner les facteurs de risque liés à la victimisation, à examiner les taux de signalement à la police, à évaluer la nature et l’étendue de la violence conjugale, à mesurer la crainte face à la criminalité et à examiner les perceptions du public à l’égard de la criminalité et du système de justice pénale. La population cible était composée des personnes de 15 ans et plus vivant dans les provinces et les territoires du Canada.

Une fois qu’un ménage était choisi et joint par téléphone, une personne de 15 ans et plus était sélectionnée au hasard pour participer à l’enquête. Un suréchantillon d’immigrants et de jeunes a été ajouté à l’ESG de 2014 afin que ces groupes puissent faire l’objet d’une analyse plus approfondie.

En 2014, l’échantillon provincial comptait 33 127 répondants. De ce nombre, 2 787 provenaient du suréchantillon. L’échantillon territorial était composé de 2 040 répondants.

Collecte des données

La collecte des données différait entre les provinces et les territoires. Dans les provinces, la collecte des données s’est déroulée de janvier à décembre 2014 inclusivement. Les réponses ont été obtenues par interview téléphonique assistée par ordinateur (ITAO). Les répondants ont pu répondre dans la langue officielle de leur choix.

Dans les territoires, la collecte des données s’est déroulée d’août 2014 à janvier 2015 inclusivement. La méthode de collecte a été un mélange d’ITAO et d’interviews sur place assistées par ordinateur (IPAO). La plupart des cas commençaient comme des ITAO au bureau régional et pouvaient être transférés à un intervieweur sur place, selon les collectivités et les contraintes de collecte. Les répondants ont été interviewés dans la langue officielle de leur choix.

Taux de réponse

Dans les provinces, le taux de réponse global était de 52,9 %, en baisse par rapport au taux de 61,6 % noté en 2009. Parmi les non-répondants, certains ont refusé de participer à l’enquête et d’autres ne pouvaient pas être joints ou ne parlaient ni français ni anglais. Les chiffres des répondants de l’échantillon ont été pondérés afin que leurs réponses représentent la population des provinces canadiennes de 15 ans et plus ne vivant pas en établissement.

Dans les territoires, le taux de réponse global était de 58,7 %, en hausse par rapport au taux de 50,7 % noté en 2009. Parmi les non-répondants, certains ont refusé de participer à l’enquête et d’autres ne pouvaient pas être joints ou ne parlaient ni français ni anglais. Les chiffres des répondants de l’échantillon ont été pondérés afin que leurs réponses représentent la population des territoires de 15 ans et plus ne vivant pas en établissement.

Limites des données

Comme c’est le cas de toutes les enquêtes auprès des ménages, les données comportent des limites. Les résultats reposent sur un échantillon et sont donc sujets à des erreurs d’échantillonnage. Des résultats légèrement différents auraient pu être obtenus si la population entière avait été visée par l’enquête. Dans le présent article, le coefficient de variation (c.v.) est utilisé comme mesure de l’erreur d’échantillonnage. Toute estimation ayant un c.v. élevé (plus de 33,3 %) n’a pas été publiée parce qu’elle était trop peu fiable. Dans ces cas, le symbole « F » est utilisé au lieu d’une estimation dans les graphiques et les tableaux de données. Lorsque le c.v. d’une estimation se situe entre 16,6 et 33,3, il faut se servir de cette dernière avec prudence et le symbole « E » est utilisé. Dans le cas des statistiques descriptives et des analyses par recoupement, des intervalles de confiance de 95 % ont été utilisés pour déterminer si la différence entre les valeurs était statistiquement significative.

Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire

Le Programme de déclaration uniforme de la criminalité fondé sur l’affaire (DUC 2) sert à recueillir des renseignements détaillés sur les affaires criminelles qui ont été portées à l’attention des services de police canadiens et dont ceux-ci ont établi le bien-fondé. Ces renseignements comprennent les caractéristiques liées aux affaires (arme et lieu), aux victimes (âge, sexe et lien de l’auteur présumé avec la victime) et aux auteurs présumés (âge et sexe). En 2015, la couverture du Programme DUC 2 s’établissait à 99 % de la population du Canada. Le dénombrement d’une année particulière représente toutes les affaires déclarées au cours de l’année visée, peu importe à quel moment l’affaire est réellement survenue.

Les données tirées du fichier sur les tendances du Programme DUC 2 (2009 à 2015) représentent 99 % des services de police au Canada. L’analyse de cette base de données du Programme DUC 2 sur les tendances de six ans se limite aux infractions pour lesquelles il existe un enregistrement complet sur la victime et pour lesquelles le modèle de classification du Programme DUC 2 est demeuré constant au cours de la période de six ans. Aux fins du présent article de Juristat, l’analyse des tendances comprend les tentatives de meurtre, les voies de fait (niveaux 1, 2 et 3) et les agressions sexuelles (niveaux 1, 2 et 3).

Enquête sur les homicides

L’Enquête sur les homicides permet de recueillir des renseignements détaillés sur tous les homicides qui ont été portés à l’attention des services de police canadiens et dont ceux-ci ont établi le bien-fondé. Ces renseignements comprennent les caractéristiques liées aux affaires (arme et lieu), aux victimes (âge, sexe et lien de l’auteur présumé avec la victime) et aux auteurs présumés (âge et sexe). La couverture de l’Enquête sur les homicides s’établit à 100 % de la population depuis que la consignation de ces renseignements a débuté en 1961. Le dénombrement d’une année particulière représente tous les homicides déclarés au cours de l’année visée, peu importe à quel moment le décès est réellement survenu.

Définitions

Aîné et personne âgée — Ces termes sont utilisés de façon interchangeable dans le présent rapport et renvoient aux Canadiens de 65 ans et plus. Les victimes de 90 ans et plus sont exclues des analyses en raison de la possibilité que les affaires pour lesquelles l’âge était inconnu aient été classées incorrectement dans cette catégorie d’âge.

Blessures corporelles graves — Blessures qui nécessitent un traitement médical professionnel ou un transport immédiat à un établissement médical.

Blessures corporelles mineures — Blessures qui ne nécessitent pas de traitement médical professionnel ou qui nécessitent uniquement des premiers soins.

Conjoint — Renvoie aux conjoints unis par le mariage ou l’union libre et comprend les partenaires de même sexe. S’il y a lieu, les conjoints séparés ou divorcés sont également inclus dans cette catégorie. La catégorie des conjoints séparés ou divorcés comprend les ex-conjoints (par le mariage ou l’union libre) qui étaient séparés ou divorcés au moment de l’affaire criminelle.

Harcèlement criminel — Le fait de suivre une personne d’un lieu à un autre de façon répétée ou de tenter de communiquer avec la personne de façon répétée contre son gré, ces actions ayant pour effet de lui faire raisonnablement craindre pour sa sécurité ou pour celle d’une de ses connaissances.

Homicide — Comprend le meurtre au premier et au deuxième degré, l’homicide involontaire coupable et l’infanticide. Les décès causés par la négligence criminelle, le suicide, les homicides accidentels ou justifiables n’entrent pas dans cette catégorie.

Infraction sexuelle — Vaste gamme d’actes criminels prévus au Code criminel du Canada. Ces actes vont des attouchements sexuels non désirés à la violence sexuelle entraînant des blessures corporelles graves ou à la défiguration de la victime. L’agression sexuelle comprend également des catégories spéciales d’infractions visant à protéger les enfants contre la violence sexuelle, qui sont :

Mauvais traitements envers les enfants — La violence physique et/ou sexuelle de la part d’une personne de 18 ans et plus, et le fait d’être témoin de violence commise par un parent ou un tuteur contre un autre adulte avant l'âge de 15 ans.

Membre de la famille et personne non apparentée — La nature du lien de l’auteur présumé avec la victime est déterminée en établissant l’identité de l’auteur présumé par rapport à la victime. Les membres de la famille comprennent les conjoints, les enfants, les frères et sœurs, les parents et autres personnes liées à la victime par le sang, par le mariage ou par tout autre lien juridique (p. ex. adoption). Tous les autres liens sont considérés comme non familiaux.

Région métropolitaine de recensement (RMR) — Elle est composée d’une ou de plusieurs municipalités voisines situées autour d’un grand noyau urbain. Une RMR doit compter au moins 100 000 habitants, dont au moins 50 000 vivent dans le noyau urbain. Pour faire partie de la RMR, les municipalités adjacentes doivent être fortement intégrées à la région urbaine centrale, le degré d’intégration étant mesuré par le débit de la migration quotidienne calculé à partir des données du recensement. Une RMR est normalement desservie par plus d’un service de police.

Tentative de meurtre — Tentative de commettre un meurtre par quelque moyen que ce soit, y compris un complot.

Violence commise dans un contexte autre que d’une relation intime — Violence commise par un membre de la famille (parent, enfant, autre membre de la famille immédiate ou élargie), un ami, une connaissance, un associé (à des fins d’affaires ou criminelles), un symbole d’autorité, un voisin ou un étranger. Comprend les victimes âgées de moins de 90 ans.

Violence conjugale — Violence commise à l’endroit d’un conjoint (marié ou en union libre) ou d’un ex-conjoint (d’un mariage ou d’une union libre).

Violence entre partenaires intimes — Violence commise par des conjoints ainsi que par des partenaires amoureux. Il s’agit de la violence commise dans le contexte d’une relation intime. Comprend les victimes âgées de 15 à 89 ans.

Violence physique envers les enfants — Une ou plusieurs des expériences suivantes avant l’âge de 15 ans :

Violence sexuelle envers les enfants — Une ou plusieurs des expériences suivantes avant l’âge de 15 ans :

Voies de fait — Renvoient à trois niveaux de voies de fait qui comprennent les catégories suivantes :

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