L'homicide au Canada, 2014 : faits saillants

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  • La police a déclaré 516 homicides au Canada en 2014, soit quatre de plus que l'année précédente. Le taux d'homicides est demeuré stable en 2014 (1,45 pour 100 000 habitants), faisant de 2013 et de 2014 les deux années où les taux d'homicides étaient les plus faibles enregistrés depuis 1966.
  • Six provinces et territoires (c.-à-d. Terre-Neuve-et-Labrador, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et le Nunavut) ont affiché un recul d'une année à l'autre de leur taux d'homicides en 2014. Terre-Neuve-et-Labrador a inscrit le plus faible taux d'homicides parmi les provinces (0,38 pour 100 000 habitants). Malgré un fléchissement en 2014, le Manitoba a continué d'enregistrer le plus haut taux d'homicides parmi les provinces (3,43 pour 100 000 habitants).
  • Parmi les 34 régions métropolitaines de recensement (RMR) du Canada, 14 ont enregistré un recul de leur taux d'homicides en 2014 par rapport à l'année précédente, tandis que les taux sont demeurés inchangés dans 6 RMR. Ayant affiché un nombre d'homicides supérieur à la moyenne en 2014 (soit 8 de plus que l'année précédente), Thunder Bay a enregistré le taux d'homicides le plus élevé parmi les RMR (9,04 pour 100 000 habitants), suivie de Winnipeg (3,29 pour 100 000 habitants). Aucun homicide n'est survenu à Saguenay, à Sherbrooke, à Kingston, à Oshawa et à Brantford en 2014.
  • La police a déclaré 156 homicides commis à l'aide d'une arme à feu en 2014, soit 21 de plus qu'en 2013. Par conséquent, le taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu a augmenté de 14 % pour s'établir à 0,44 pour 100 000 habitants. Malgré cette hausse, le taux d'homicides commis à l'aide d'une arme à feu était le deuxième plus faible taux jamais enregistré depuis que les données sont devenues disponibles en 1974.
  • En 2014, le nombre (84) et le taux (0,24 pour 100 000 habitants) d'homicides liés à des gangs ont atteint leur plus bas niveau depuis 2005.
  • Tout comme la tendance observée au cours des années précédentes, la plupart des homicides résolus en 2014 ont été perpétrés par une personne connue de la victime (83 %). En 2014, les victimes ont plus souvent été tuées par une connaissance (37 %) ou un membre de la famille (34 %), y compris les conjoints actuels et anciens. De plus, 5 % des victimes d'homicide ont été tuées dans le cadre d'une autre relation intime et 6 % l'ont été dans le contexte d'une relation criminelle.
  • En 2014, le taux d'homicides entre partenaires intimes — les homicides commis par un conjoint ou une conjointe marié ou de fait (actuel et ancien), un petit ami ou une petite amie (actuel et ancien) ou un autre partenaire intime (actuel et ancien) — était quatre fois plus élevé chez les femmes (0,44 pour 100 000 femmes de 15 ans et plus) que chez les hommes (0,11 pour 100 000 hommes de 15 ans et plus). Au total, 83 homicides ont été commis par des partenaires intimes au Canada en 2014, soit 11 de plus qu'en 2013.
  • En 2014, 25 homicides ont été commis par des jeunes, soit 15 de moins qu'en 2013. Le taux d'homicides commis par les jeunes a fléchi de 36 % pour s'établir à 1,07 pour 100 000 habitants, soit le taux le plus faible enregistré depuis 1969.
  • En 2014, 88 auteurs présumés d'homicide étaient soupçonnés de souffrir d'un trouble mental ou du développement. Cela représente 22 % de l'ensemble des auteurs présumés d'homicide, soit une proportion supérieure à celle enregistrée en 2013 (18 %) et au-dessus de la moyenne des 10 années précédentes (15 %).
  • En 2014, près du quart (23 %) des victimes d'homicide étaient Autochtones et environ les trois quarts (74 %) étaient non-Autochtones. L'identité autochtone a été déclarée comme étant inconnue par la police pour les 3 % restants de victimes d'homicide. Les Autochtones représentaient près de 5 % des projections démographiques au Canada cette année-là.
  • Le taux d'homicides chez les Autochtones était six fois plus élevé que chez les non-Autochtones (7,20 pour 100 000 habitants par rapport à 1,13).
  • Les hommes autochtones étaient sept fois plus susceptibles d'être victimes d'un homicide que les hommes non autochtones (10,86 pour 100 000 habitants par rapport à 1,61). Chez les femmes autochtones, ce taux était six fois plus élevé que chez les femmes non autochtones (3,64 pour 100 000 habitants par rapport à 0,65).
  • Parmi les 431 auteurs présumés d'homicide en 2014, le tiers (32 %) étaient Autochtones et près des deux tiers (65 %) étaient non-Autochtones. L'identité autochtone était inconnue par la police pour la proportion restante de 3 % des auteurs présumés d'homicide.
  • Les Autochtones affichaient un taux d'auteurs présumés d'homicide 10 fois supérieur à celui des non-Autochtones (8,55 auteurs présumés d'homicide pour 100 000 habitants par rapport à 0,82).
  • En 2014, on a dénombré 28 femmes autochtones et 25 femmes non autochtones auteures présumées d'homicide. Toutefois, le taux de femmes autochtones auteures présumées d'homicide était 23 fois plus élevé que le taux observé chez les femmes non autochtones (3,39 pour 100 000 habitants par rapport à 0,15). Par comparaison, le taux d'auteurs présumés autochtones de sexe masculin était neuf fois plus élevé que celui des auteurs présumés non autochtones (13,86 auteurs présumés pour 100 000 habitants par rapport à 1,51).
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