Les armes à feu et les crimes violents au Canada, 2012 : faits saillants

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  • La police a dénombré environ 5 600 victimes de crimes violents commis à l’aide d’une arme à feu au Canada (à l’exclusion du Québec) en 2012, ce qui représente un taux de 21 victimes pour 100 000 habitants.
  • Une faible proportion (2 %) de crimes violents déclarés par la police sont commis à l’aide d’une arme à feu. Dans environ 17 % des crimes violents, on a eu recours à un autre type d’arme, notamment un couteau ou un instrument contondant, tandis que dans la majorité de ceux-ci (81 %), aucune arme n’a été utilisée. Ces proportions sont demeurées stables depuis 2009.
  • La plupart des blessures qui découlent des infractions avec violence ne sont pas causées par une arme à feu. En effet, 1 % des victimes de crimes violents ont subi des blessures corporelles par suite de l’utilisation d’une arme à feu en 2012.
  • À l’instar des tendances des crimes violents en général, la Saskatchewan et le Manitoba ont enregistré les taux les plus élevés de crimes violents commis au moyen d’une arme à feu en 2012 (34 et 32 pour 100 000 habitants, respectivement). Dans l’ensemble des provinces ayant participé à l’enquête, les taux de crimes violents commis avec une arme à feu sont nettement inférieurs à ceux perpétrés sans arme à feu.
  • On a dénombré 172 homicides commis au moyen d’une arme à feu au Canada en 2012, soit 14 de plus que l’année précédente. La Nouvelle-Écosse et l’Alberta (0,84 et 0,75 pour 100 000 habitants, respectivement) ont déclaré les taux les plus élevés d’homicides commis à l’aide d’une arme à feu parmi les provinces, tandis que l’Île-du-Prince-Édouard et les territoires n’en ont déclaré aucun.
  • Parmi les régions métropolitaines de recensement (RMR), Halifax (41 pour 100 000 habitants) et Moncton (39 pour 100 000) ont enregistré les taux les plus élevés de crimes violents commis avec une arme à feu.
  • À Toronto, plus de 8 crimes violents sur 10 (82 %) commis avec une arme à feu ont été commis à l’aide d’une arme de poing, soit la plus forte proportion parmi les RMR.
  • La majorité des victimes (60 %) de crimes violents commis au moyen d’une arme à feu ne connaissaient pas l’auteur présumé. Les auteurs présumés de même que les victimes de crimes violents commis avec une arme à feu étaient généralement des hommes (92 % et 67 %, respectivement).
  • Environ la moitié (46 %) de tous les homicides commis à l’aide d’une arme à feu étaient attribuables à des gangs, comparativement à 8 % des homicides mettant en cause un autre type d’arme et à 5 % des homicides commis en ayant recours à la force physique.
  • Les jeunes adultes (18 à 24 ans) présumés avoir commis des crimes violents à l’aide d’une arme à feu ont inscrit un taux supérieur à celui de tout autre groupe d’âge (50 auteurs présumés pour 100 000 habitants). Venaient ensuite les jeunes de 12 à 17 ans, lesquels comptaient 43 auteurs présumés pour chaque tranche de 100 000 habitants.
  • Les armes de poing étaient les armes les plus fréquemment utilisées par les auteurs présumés de 18 à 54 ans, tandis que les auteurs présumés de 55 ans et plus d’une telle infraction utilisaient le plus souvent une carabine ou un fusil de chasse. Les jeunes auteurs présumés d’infractions criminelles commises au moyen d’une arme à feu ont le plus souvent eu recours à des armes similaires à une arme à feu comme des fusils à plombs ou des pistolets lance-fusées ou des types inconnus d'armes à feu (44 %) et à des armes de poing (38 %).
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