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Décès
2004


Analyse

NOMBRE DE DÉCÈS

Nombre total de décès

Le nombre de décès déclarés au Canada en 2004 a été de 226 584, soit 415 (0,2 %) seulement de plus qu’en 2003. Cette hausse est la moins élevée des 20 dernières années.

De 1979 à 2004, le nombre total de décès au Canada a augmenté régulièrement, et la plus forte progression a été constatée entre 1984 et 1994. Depuis l’an 2000, le nombre de décès annuel semble se stabiliser.

Les tendances particulières à la hausse relative de décès par tranches de 5 ans sont les suivantes : 

  • 1979 à 1984, 4,5 %
  • 1984 à 1989, 8,7 %
  • 1989 à 1994, 8,4 %
  • 1994 à1999, 6,0 %
  • 1999 à 2004, 3,2 %
Graphique 1Décès, Canada, 1979 à 2004

Différences entre les sexes et tendances

Malgré la variation modeste du nombre de décès ces dernières années, il y a des différences importantes entre les tendances des hommes et celles des femmes (graphique 2 ).

De 2003 à 2004, le nombre de décès chez les hommes a diminué de 392 (-0,3 %), passant de 114 905 en 2003 à 114 513 en 2004. C’est la cinquième fois que le nombre de décès de cette catégorie diminue au cours des 25 dernières années.

De 1979 à 2004, le nombre de décès annuels parmi les hommes a augmenté, allant de 96 532 à 114 513. La hausse la plus marquée s’est située entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990. Depuis 2000, le nombre semble avoir atteint un plateau.

Les tendances particulières à la hausse relative de décès chez les hommes par tranches de 5 ans sont les suivantes : 

  • 1979-1984, 1,4 %
  • 1984-1989, 6,4 %
  • 1989-1994, 5,4 %
  • 1994-1999, 3,6 %
  • 1999-2004, 0,7 %

De 2003 à 2004, le nombre de décès chez les femmes a augmenté de 807 (+0,7 %) : il était de 111 264 en 2003 et de 112 071 en 2004. Il s’agit de la plus modeste augmentation du nombre de décès chez les femmes depuis 4 ans.

De 1979 à 2004, le nombre de décès parmi les femmes s’est accru régulièrement, et la hausse la plus prononcée s’est située entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990. Ce n’est que récemment que le nombre de décès chez les femmes augmente à un rythme plus graduel.

Les tendances particulières à la hausse relative de décès chez les femmes par tranches de 5 ans sont les suivantes : 

  • 1979-1984, 8,7 %  
  • 1984-1989, 11,6 %
  • 1989-1994, 12,1 %
  • 1994-1999, 8,8 %
  • 1999-2004, 5,9 %

Les tendances susmentionnées ont fait que, de 1979 à 2004, l’écart entre les décès annuels des hommes et celle des femmes s’est réduite considérablement, de 24 881 en 1979 à 2 442 en 2004, soit une diminution de 90 %.

Si les tendances précitées se poursuivent, il est possible que dans un avenir proche, le nombre de décès parmi les femmes dépasse pour la première fois le nombre de décès chez les hommes.

Graphique 2Décès, selon le sexe, Canada, 1979 à 2004

Tendances des rapports de masculinité au décès

Le rapport de masculinité représente le nombre d’hommes pour 100 femmes. Lorsque le rapport est supérieur à 100, le nombre d’hommes surpasse celui des femmes. Le contraire se produit s’il est inférieur à 100, le nombre de femmes surpasse celui des hommes.

De 1979 à 2004, le rapport de masculinité au décès a diminué régulièrement : il était de 135 hommes pour 100 femmes en 1979 et a atteint un point tournant en 2000, auquel moment il était inférieur au rapport de masculinité à la naissance – une première au Canada.

Le rapport de masculinité à la naissance au Canada et ailleurs varie de 104 à 108 hommes pour 100 femmes. À cause que la mortalité est en général plus élevée chez les hommes, le rapport de masculinité au décès tend à être considérablement supérieur au rapport de masculinité à la naissance.  1

En 2004, le rapport de masculinité des décès déclarés au Canada a été de 103, le plus faible de la période de 1979 à 2004 et le plus faible jamais enregistré au Canada.

Le taux élevé de mortalité masculine dans tous les groupes d’âge fait que les décès parmi les hommes tendent à représenter la majorité des décès à tous les âges. Il y a, toutefois, une exception à signaler : depuis plusieurs années, les décès de femmes sont majoritaires dans le groupe d’âge de 80 ans et plus, pour la simple raison que cette tranche de la population est composée majoritairement de femmes.

Graphique 3Rapports de masculinité au décès et à
la naissance, Canada, 1979 à 2004

Différences selon la géographie

Les décès survenus au Canada de 2003 à 2004 ont suivi des tendances contraires dans des régions géographiques différentes. Le nombre de décès annuels a augmenté dans sept provinces et un territoire, tandis qu’il a diminué dans trois provinces et deux territoires (tableau 1 ).

                                                       2003 2004 2003 à 2004  variation en %
Canada  226 169  226 584  0,2
Homme  114 905  114 513  -0,3
Femme  111 264  112 071  0,7
       
Terre-Neuve-et-Labrador  4 281  4 308  0,6
Île-du-Prince-Édouard  1 183  1 223  3,4
Nouvelle-Écosse  8 064  8 241  2,2
Nouveau-Brunswick  6 257  6 247  -0,2
Québec  54 927  55 624  1,3
Ontario  84 207  83 142  -1,3
Manitoba  9 867  9 903  0,4
Saskatchewan  9 007  8 844  -1,8
Alberta  18 585  18 675  0,5
Colombie-Britannique  29 320  29 923  2,1
Territoire du Yukon  133  166  24,8
Territoires du Nord-Ouest  202  153  -24,3
Nunavut  134  121  -9,7

La hausse relative la plus prononcée a eu lieu au Yukon (24,8 %), la plus petite, au Manitoba (0,4 %). La diminution relative la plus importante a été constatée au Nunavut (-24,3 %), la plus modeste, au Nouveau-Brunswick (-0,2 %) (graphique 4  ).

Les tendances contraires suivies par les provinces et les territoires se sont traduites par une hausse nette de 415 (0,2 %) décès annuels seulement au Canada en 2004.

Graphique 4Écart relatif entre les décès de 2003 et
de 2004, selon la géographie

Rapport de masculinité de décès, par province et territoire

La mortalité varie entre les sexes selon les provinces et les territoires canadiens. Le rapport de masculinité de décès a fortement fluctué entre les provinces et les territoires canadiens en 2004 (graphique  5 ).

L’Île-du-Prince-Édouard est la seule province qui a eu plus de dédès chez les femmes que chez les hommes (95 pour 100 femmes).

La différence entre la mortalité des hommes et des femmes était de niveau presque égal dans cinq provinces : en Nouvelle-Écosse, au Nouveau-Brunswick, au Québec, en Ontario et au Manitoba (rapport de masculinité près de 100 hommes pour 100 femmes). Dans les autres provinces et territoires, ils ont eu excès de décès masculins (rapport de masculinité supérieur à 100). L’écart d'excès de décès masculins varie grandement : la fourchette va de 104 en Colombie-Britannique à la valeur plafond de 227 enregistrée au Nunavut.

Graphique 5Rapport de masculinité, selon la géographie, 2004

INDICATEURS DE MORTALITÉ

Taux général et selon l’âge

De 1984 à 2004, le taux brut de mortalité est demeuré au même niveau de 7 décès pour 1 000 habitants. Toutefois, le taux ne tient pas compte de l’effet appréciable de l’évolution de la structure par âge de la population.

Les taux de mortalité selon l’âge ont diminué grandement au cours des 20 années à l’étude (graphique 6 ).  La diminution la plus importante a été constatée dans les groupes des plus jeunes, c’est-à-dire chez les 1 à 14 ans, dont les taux de mortalité ont chuté de moitié.

Graphique 6Taux de mortalité selon l'âge, Canada, 1984 et 2004 (échelle
logarithmique)

Taux de mortalité normalisés selon l’âge

Le taux de mortalité normalisé selon l’âge au Canada a reculé de 25 % en 20 ans, passant de 7,6 pour 1 000 habitants en 1984 à 5,7 en 2004 (graphique 7 ).

En 2004, deux provinces seulement ont connu des taux de mortalité normalisés selon l’âge inférieurs à la moyenne canadienne : il s’agit de la Colombie-Britannique (5,4) et de l’Ontario (5,6). Le taux normalisé le plus élevé, soit 7,6, a été constaté dans les territoires, tandis que le deuxième en importance, 6,9, a été enregistré à Terre-Neuve.

Les taux de mortalité normalisés selon l’âge ont baissé dans toutes les régions du Canada depuis 20 ans. L’amélioration la plus importante a été constatée au Québec, où le taux a chuté de 28 % : il était de 5,8 en 2004, contre 8,1 % en 1984.

Les taux de décès normalisés ont également diminué de façon marquée dans les autres provinces et régions, le recul le plus modeste, 15 %, ayant été observé dans la région des Prairies

Graphique 7Taux de mortalité normalisés selon l'âge, selon
la géographie, 1984 et 2004

Mortalité infantile

Tendances de la mortalité infantile

La mortalité infantile est demeurée à 5,3 pour 1 000 naissances vivantes de 2003 à 2004.

À l’instar de la mortalité générale, le taux de mortalité infantile masculine est supérieur au taux de mortalité infantile féminine. De 2003 à 2004, le taux de mortalité infantile masculine est passé de 5,7 à 5,5 pour 1 000 naissances vivantes. Au cours de la même période, le taux de mortalité infantile féminine, fait surprenant, a augmenté, allant de 4,8 à 5,0 pour 1 000 naissances vivantes.

De 1979 à 2004, le taux de mortalité infantile a diminué de 52 % au Canada (graphique 8 ).

Le taux annuel de mortalité infantile a chuté de 42 % en 12 ans, passant de 10,9 pour 1 000 naissances vivantes en 1979 à 6,4 en 1991.

De 1991 à 2004, le taux de mortalité infantile a progressé au rythme grandement ralenti de 18 % en 13 ans : il est passé de 6,4 à 5,3 pour 1 000 naissances vivantes.

Entre 1979 et 2004, l’écart entre le taux de mortalité infantile masculine et féminine a rétréci.

Graphique 8Taux de mortalité infantile, selon le sexe, Canada, 1979 à 2004

Taux de mortalité néonatale et post-néonatale

La mortalité infantile (décès d’un enfant âgé de moins de 1 an) peut être ventilée en mortalité néonatale (décès d’un enfant âgé de 0 à 27 jours) et mortalité post-néonatale (décès d’un enfant âgé de 28 à 364 jours).

De 1979 à 1991, la baisse de la mortalité néonatale explique une grande partie la diminution de la mortalité infantile (graphique 9 ).

Toutefois, de 1991 à 2004, la majeure partie de la diminution globale de la mortalité infantile est attribuable à la chute de la mortalité post-néonatale. Par conséquent, l’écart entre ces deux composantes de la mortalité infantile s’est élargi ces dernières années.

Graphique 9Taux de mortalité infantile, néonatale, et post-néonatale,
Canada, 1979 à 2004

Mortalité périnatale

La mortalité périnatale comprends les décès des enfants âgés de moins d’une semaine (de 0 à 6 jours) plus les morts foetales (mortinaissances) de 28 semaines ou plus de gestation.

Le taux de mortalité périnatale a suivi la même tendance que le taux de mortalité infantile de 1979 à 2004. Il est tombé de 11,8 pour 1 000 naissances à 6,9 (une baisse de 42 %) de 1979 à 1991, ce qui représente une diminution plus importante. Toutefois, entre 1991 et 2004, le taux a diminué de 9 % seulement, passant de 6,9 à 6,2 pour 1 000 naissances.

Mortalité infantile selon la géographie

En 2004, les taux de mortalité infantile étaient inférieurs à la moyenne canadienne à Terre-Neuve, au Québec, en Nouvelle-Écosse, en Colombie-Britannique, à Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick et dans les Territoires du Nord-Ouest.

La même année, ils étaient le plus élevés en Ontario, en Alberta, en Saskatchewan, au Manitoba, au Yukon et au Nunavut.

De 2003 à 2004, les taux de mortalité infantile ont diminué en Saskatchewan, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Alberta, au Manitoba, en Nouvelle-Écosse, au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest. Au cours de la même période, ils ont augmenté dans les cinq autres provinces et au Yukon.

Graphique 10Taux de mortalité infantile, selon la géographie, 2003 et 2004

Espérance de vie

Espérance de vie à la naissance et à 65 ans

L’espérance de vie représente le nombre moyen d’années qu’il reste à une personne à vivre, à la naissance ou à d’autres âges, déterminé d’après un ensemble de taux de mortalité par âge, calculé pour une année donnée.

L’espérance de vie moyenne à la naissance en 2004 était de 80,2 ans, 77,8 pour les hommes et 82,6 pour les femmes. À 65 ans, elle était de 19,5 ans, soit 17,7 pour les hommes et 21,0 pour les femmes.

L’espérance de vie continue à augmenter au Canada. De 2003 à 2004, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 0,3 ans, 0,4 pour les hommes et 0,2 pour les femmes. Au cours de la même période, la valeur à 65 ans a aussi progressé de 0,3 an, c’est-à-dire de 0,3 pour les hommes, mais de 0,2 seulement pour les femmes.

Entre 1979 et 2004, l’espérance de vie à la naissance s’est accrue de 5,3 ans en faisant un bond de 74,9 à 80,2. Au cours de la même période, l’augmentation était plus modeste à 65 ans était moindre, l’indice est passée de 16,9 à 19,5 ans, une hausse de 2,6 ans.

Au cours des 12 années de 1979 à 1991, l’espérance de vie à la naissance a augmenté de 2,9 années. Cela se compare à une hausse de 2,4 seulement au cours des 13 dernières années (1991-2004).

La tendance à 65 ans s’est inversée. De 1979 à 1991, l’espérance de vie à 65 ans ne s’est améliorée que de 0,9 an, de 16,9 à 18,0. En revanche, entre 1991 et 2004, la hausse a été plus grande, car l’indice est passé de 18,0 à 19,5 (1,5 ans).

Écart entre l’espérance de vie des hommes et des femmes

Au cours de la période 1979 à 2004, le pourcentage d’augmentation de l’espérance de vie des hommes a dépassé celui des femmes. Le rétrécissement de l’écart entre les deux sexes s’explique principalement par le ralentissement du pourcentage de diminution de la mortalité féminine combiné à une diminution constante et continue de la mortalité masculine.

De 1979 à 2004, l’espérance de vie masculine à la naissance a augmenté de 6,4 ans, passant à 77,8, de 71,4 qu’elle était. Par la même occasion, l’espérance de vie féminine ne s’est élevée que de 3,8 ans (82,6 contre 78,8).

L’écart entre l’espérance de vie à la naissance des hommes et des femmes était de 7,4 ans en 1979. Il a diminué du tiers pour se fixer à 4,8 ans en 2004 (graphique 11 ).

Entre 1979 et 2004, l’espérance de vie des personnes âgées de 65 ans a suivi la même tendance selon les sexes : celle des hommes a progressé plus rapidement et l’écart hommes-femmes s’est rétréci.

De 1979 à 2004 également, l’espérance de vie masculine à 65 ans a augmenté de 3,1 ans, tandis que l’indice pour les femmes n’a progressé que de 2 ans.

Graphique 11Écart entre l'espérance de vie des hommes et des femmes ,
Canada, 1979 à 2004


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Date de modification : 2006-12-20 Avis importants