Feuillets d'information de la santé
Dépistage du cancer, 2017

Date de diffusion : le 26 juin 2018

Le cancer, principale cause de décès au Canada, touche des hommes et des femmes de tous âgesNote 1. En 2017, on estime que près d’un Canadien sur deux sera atteint d’une forme de cancer au cours de sa vie, et qu’un sur quatre en mourraNote 2. Une détection du cancer dans ses premiers stades, grâce à son dépistage et au traitement des affections précancéreuses, est un élément essentiel à la réduction du nombre de personnes qui recevront un diagnostic de cancer.

Respect des lignes directrices

Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) a formulé des recommandations sous forme de lignes directrices relatives au moment et à la fréquence du dépistage du cancer chez une personne. En 2017, les Canadiens étaient plus susceptibles de respecter les lignes directrices relatives au dépistage par mammographie et moins susceptibles de respecter celles relatives au dépistage du cancer colorectal (graphique 1).

Chart 1 Respect des lignes directrices du « Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) » relatives au dépistage du cancer, Canada, 2017

Tableau de données du graphique 1
Tableau de données du graphique 1
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 1 Pourcentage, 95 % limite inférieure et 95 % limite supérieure, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage 95 % limite inférieure 95 % limite supérieure
pourcentage
Mammographie 78,5 77,2 79,7
Test pap 74,0 73,1 75,0
Tests du cancer du côlon et du rectum 43,4 42,4 44,4

Dépistage du cancer colorectal

Le cancer colorectal fait partie des cinq types de cancer les plus fréquents au CanadaNote 2. On observe, depuis l’an 2000, une diminution des taux d’incidence du cancer colorectal chez les femmes et une tendance semblable chez les hommes depuis 2008. Ces tendances seraient probablement attribuables à des taux plus élevés de dépistage du cancer dans l’ensemble du CanadaNote 2.

En 2017, 60,9 % des Canadiens âgés de 50 à 74 ans (soit environ 6,5 millions de personnes) ont déclaré avoir subi un test de recherche de sang occulte dans les selles (RSOS) au cours de leur vieNote 3. Parmi les deux sexes, la proportion était plus élevée chez les femmes (62,3 %) que chez les hommes (59,4 %) Note 4.

Le GECSSP recommande un dépistage colorectal à l’aide du test de RSOS chez les adultes âgés de 50 à 74 ans tous les 2 ans ou une sigmoïdoscopie tous les 10 ans, sauf en présence d’un risque élevéNote 2. Au cours des deux dernières années, 40,6 % des Canadiens âgés de 50 à 74 ans ont eu une analyse de selles. La raison la plus souvent évoquée par les Canadiens âgés de 50 à 74 ans pour ne pas avoir passé une analyse de selles au cours des deux dernières années était que le médecin jugeait cet examen non nécessaire (graphique 2).

Chart 2 Raisons de ne pas avoir passé une analyse de selles au cours des deux années précédentes, selon le sexe, population âgée de 50 à 74 ans, Canada, 2017

Tableau de données du graphique 2
Tableau de données du graphique 2
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Tableau de données du graphique 2 Hommes, Femmes, 95 % limite inférieure et 95 % limite supérieure, calculées selon pourcentage unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Hommes Hommes Femmes Femmes
95 % limite inférieure 95 % limite supérieure 95 % limite inférieure 95 % limite supérieure
pourcentage
Sentiments de peur ou d'inconfort 1,7Note E: à utiliser avec prudence 1,2 2,2 1,4 1,1 1,8
Ne savais pas que ça existait 2,9 2,2 3,6 1,7Note E: à utiliser avec prudence 1,2 2,2
N'a pas de médecin 3,2 2,6 3,8 2,9 2,2 3,7
Manque de temps 5,1 4,1 6,0 3,8 3,2 4,5
Autre 9,8 8,7 11,0 8,8 7,9 9,7
A fait une coloscopie ou sigmoïdoscopie au lieu 11,6 10,2 13,0 17,0 15,5 18,5
Pas nécessaire selon le répondant 30,3 28,4 32,3 28,2 26,5 29,9
Pas nécessaire selon le médecin 43,5 41,4 45,6 43,5 41,5 45,5

En 2017, 47,9 % des Canadiens âgés de 50 à 74 ans ont déclaré avoir subi une sigmoïdoscopie ou une coloscopie au cours de leur vie. Parmi les Canadiens âgés de 50 à 74 ans soumis à un de ces examens, il était plus fréquent d’avoir subi une coloscopie (87,3 %) qu’une sigmoïdoscopie (3,4 %) ou les deux (9,3 %).

Mammographie

La mammographie est une radiographie des seins qui permet de détecter des tumeurs, cancéreuses ou non. En 1998, des programmes de dépistage du cancer du sein étaient en place dans les 10 provinces canadiennesNote 5.

En 2017, 91,4 % des femmes âgées de 50 à 74 ans (soit environ 5 millions de personnes) ont déclaré avoir subi une mammographie au cours de leur vie.

Parmi les 5 millions de femmes qui ont déclaré avoir subi une mammographie, la raison la plus souvent évoquée était que cet examen faisait partie d’un suivi régulier (69,8 %). Les femmes ont aussi déclaré avoir subi une mammographie en raison de leur âge (16,5 %) ou d’antécédents familiaux de cancer du sein (12,6 %).

En 2017, 78,5 % des femmes âgées de 50 à 74 ans avaient eu une mammographie au cours des trois années précédentes. La ligne directrice du GECSSP préconise que les femmes de ce groupe d’âge aient une mammographie tous les deux ou trois ans. La raison la plus souvent évoquée par les femmes n’ayant pas respecté cette ligne directrice était qu’elles ne jugeaient pas cet examen nécessaire.

Test Pap

En 2017, 90,6 % des femmes âgées de 25 à 69 ans ont déclaré avoir subi un test Pap au cours de leur vie.

Le GECSSP recommande que les femmes âgées de 25 à 69 ans subissent un test Pap tous les trois ans en tant que méthode de détection précoce d’anomalie des cellules cervicalesNote 2. En 2017, 74,0 % des femmes âgées de 25 à 69 ans avaient subi un test Pap au cours des trois années précédentes. Les femmes de 25 à 34 ans (79,2 %) et de 35 à 49 ans (79,4 %) étaient plus susceptibles d’avoir subi un test Pap au cours des trois années précédentes que celles âgées de 50 à 69 ans (67,3 %).

Socioéconomie et respect des lignes directrices sur le dépistage du cancer

La proportion des Canadiennes ayant respecté les lignes directrices du GECSSP relatives à la mammographie et au test Pap était plus faible chez celles ayant un diplôme d’études secondaires ou moins que chez celles ayant un diplôme d’études postsecondaires. Les femmes issues de ménages au revenu le plus bas étaient moins susceptibles de respecter les lignes directrices recommandées que les femmes issues de ménages mieux nantis. La proportion de personnes ayant respecté les lignes directrices relatives au dépistage du cancer colorectal ne variait pas en fonction du niveau de scolarité ou de revenuNote 6.

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