Niveaux d'acides gras oméga-3 chez les adultes, 2012 et 2013

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Il y a trois principaux acides gras oméga-3, aussi connus sous le nom d'acides gras polyinsaturés n-3 (PUFA n‑3). Ceux-ci sont l'acide eicosapentaenoïque (EPA), l'acide docosahexaénoïque (DHA) et l'acide alpha‑linolénique (ALA). La source alimentaire d'EPA et de DHA la plus courante est le poisson gras, ce qui inclut le saumon, le hareng, le maquereau et les sardines. L'ALA, par contre, est retrouvé dans les aliments à base de plantes, comme les légumes à feuilles vertes, les noix, les graines de lin et les huiles végétales. Lors de la consommation, celui-ci est converti en EPA et DHA par l'organisme. Il a été démontré qu'une consommation accrue d'aliments riches en oméga‑3, en particulier le poisson, réduit les risques de maladies cardiovasculaires.Note 1

L'indice oméga-3 est la somme d'EPA et de DHA dans les acides gras retrouvés dans les globules rouges. Cet indice est considéré comme un bon indicateur du risque potentiel de mortalité attribuable à une maladie coronarienne, car la concentration sanguine de ces deux acides gras oméga‑3 est un bon indicateur de l'apport alimentaire.Note 2 Les niveaux de risque en ce qui a trait à l'indice oméga‑3 (en pourcentage du poids des acides gras totaux dans les globules rouges) sont les suivants :

  • risque élevé (de maladie coronarienne); moins de 4 % d'acides gras totaux dans les globules rouges;
  • risque modéré; 4 % à 8 %;
  • risque faible; plus de 8 % Note 3,Note 4,Note 5

L'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS) a mesuré les niveaux de plusieurs acides gras dans les globules rouges, notamment les acides gras oméga‑3 et l'indice oméga-3. Les niveaux sont présentés en pourcentage du poids des acides gras totaux.

Indice oméga-3 selon le sexe et le groupe d’âge

Selon les niveaux de l'indice oméga‑3 (données non présentées), les résultats de l'ECMS de 2012 et 2013 indiquent que 2,6 % de la population était considérée comme étant à faible risque de maladie coronarienne, tandis que 54,6 % était considérée comme étant à risque modéré et 42,7 % comme étant à risque élevé. L'indice oméga‑3 moyen pour les adultes canadiens était de 4,5 % (graphique 1). L'indice oméga‑3 moyen des hommes était significativement inférieur à celui des femmes, soit 4,3 % et 4,7 % respectivement (graphique 1). Le groupe le plus âgé, soit les personnes de 60 à 79 ans, présentait un indice oméga‑3 significativement plus élevé (5,0 %), comparativement aux personnes de 20 à 39 ans (4,3 %) et de 40 à 59 ans (4,4 %) (graphique 1).

Graphique 1 L'indice oméga-3 chez les adultes âgés de 20 à 79 ans, selon le sexe et le groupe d'âge, population à domicile, Canada, 2012 et 2013

Description du graphique 1

Indice oméga-3 selon la consommation de poisson et de suppléments d’oméga-3

Parmi les Canadiens âgés de 20 à 79 ans, 54,7 % ont déclaré avoir consommé du poisson grasNote 6 au cours du mois précédent (données non présentées). Les Canadiens qui ont déclaré avoir consommé du poisson gras au cours du mois précédent présentaient un indice oméga‑3 significativement plus élevé que les personnes ayant déclaré ne pas en avoir consommé, soit 5,0 % et 3,8 % respectivement (données non présentées).

Des écarts significatifs de l'indice oméga‑3 ont été observés entre les personnes qui prenaient des suppléments d'oméga‑3 et celles qui n'en prenaient pas, indépendamment de la fréquence à laquelle elles consommaient du poisson gras (graphique 2). Les Canadiens qui consommaient du poisson gras plus d'une fois par semaine et prenaient des suppléments d'oméga‑3 présentaient l'indice oméga‑3 le plus élevé, soit 6,7 % (graphique 2).

Graphique 2 L'indice oméga-3 chez les adultes âgés de 20 à 79 ans, selon la consommation de poisson gras et de suppléments d'oméga-3, population à domicile, Canada, 2012 et 2013

Description du graphique 2

À propos des acides gras oméga‑3

Les acides gras oméga‑3 font partie intégrante de la membrane des cellules partout dans le corps. On ne comprend pas encore très bien pourquoi un niveau élevé d'acides gras oméga‑3 aide à prévenir les maladies cardiovasculaires, mais l'on croit qu'ils contribuent à réduire la formation de plaques dans les artères et l'inflammation, et réagissent en causant une légère hypotension (baisse de la pression artérielle)Note 3.

Les acides gras oméga‑3 ont été mesurés dans les globules rouges et les moyennes sont présentées en pourcentage des acides gras totaux. Les répondants ont été interrogés au sujet de leur consommation de poisson, du type de poisson consommé et de la fréquence de leur consommation. La consommation de médicaments et de suppléments a également été consignée.

Données

D'autres renseignements sur l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé sont disponibles au www.statcan.gc.ca/ecms.

Pour obtenir plus de renseignements sur l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, veuillez communiquer avec le Service de renseignements statistiques de Statistique Canada (numéro sans frais : 1-800-263-1136; 514-283-8300; infostats@statcan.gc.ca )

Notes

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