Coup d’oeil sur la santé
L’insécurité alimentaire au Canada

par Shirin Roshanafshar et Emma Hawkins

Date de diffusion : le 25 mars 2015 Date de correction : le 7 septembre 2018

Avis de correction

Des changements ont été apportés à plusieurs passages de l’article pour indiquer que les taux d’insécurité alimentaire sont associés au ménage et non aux particuliers. Pour obtenir une liste détaillée des changements, veuillez consulter la section Note aux lecteurs de l’article.

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Début du texte

Début de l'encadré

Faits saillants

  • Chaque année, entre 2007 et 2012, les taux d’insécurité alimentaire des ménages ont fluctué entre 7,6 % et 8,5 % au Canada. Les ménages en situation d’insécurité alimentaire n’ont pas accès à suffisamment d’aliments ou à des aliments suffisamment variés en raison d’un manque d’argent.
  • Selon les statistiques les plus récentes, 8,3 % des ménages canadiens étaient en situation d’insécurité alimentaire en 2011-2012.
  • Le Nunavut a enregistré le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé, soit 36,7 %. Ce taux était plus de quatre fois supérieur à la moyenne canadienne (8,3 %) en 2011-2012.
  • En 2011-2012, le taux d’insécurité alimentaire était plus de trois fois supérieur dans les ménages pour lesquels les prestations gouvernementales constituaient la source principale de revenu (21,4 %), comparativement aux ménages ayant une autre source principale de revenu (6,1 %).
  • Parmi les différents types de ménages, les familles monoparentales ayant des enfants de moins de 18 ans ont affiché le plus haut taux d’insécurité alimentaire en 2011-2012, soit 22,6 %.

Fin de l'encadré

Une situation d’insécurité alimentaire existe au sein d’un ménage lorsqu’au moins un membre du ménage n’a pas accès à suffisamment d’aliments, ou à des aliments suffisamment variés, pour combler ses besoins, en raison d’un manque d’argentNote 1 Note 2. Le recours aux banques alimentaires canadiennes a continué d’augmenter à l’échelle du pays en 2012, ce qui indique que certains ménages éprouvaient toujours des difficultés à se procurer des alimentsNote 3.

Des chercheurs ont constaté que les personnes en situation d’insécurité alimentaire avaient aussi tendance à afficher les conditions suivantes :

  • un état de santé mauvais ou passable;
  • une mauvaise santé fonctionnelle, ou une incapacité à effectuer certaines activités clés en raison de problèmes de santé;
  • des incapacités physiques ou mentales à long terme qui limitent leurs activités à la maison, au travail ou à l’école;
  • des problèmes de santé chroniques multiples;
  • une dépression majeure;
  • l’absence perçue de soutien social (p. ex., une personne à qui se fier, sur qui compter ou à qui l’on peut demander conseil)Note 4 Note 5.

Le présent article décrit l’insécurité alimentaire au Canada et aborde différents facteurs qui s’y rattachent, comme la source de revenu, le nombre d’enfants faisant partie du ménage et le type de ménage. L’étude repose sur les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes de 2007 à 2012Note 6 — plus particulièrement sur l’année 2011-2012 — afin de mettre en lumière les taux d’insécurité alimentaire au Canada.

Début de l'encadré

Définition de l’insécurité alimentaire

Dix-huit questions ont été posées aux répondants concernant la sécurité alimentaire dans leur ménage au cours des 12 mois précédents. Ces ménages ont ensuite été classés dans l’une des catégories suivantes :

  1. situation de sécurité alimentaire — il n’y avait aucune, ou tout au plus une seule, indication que le répondant éprouve des difficultés à se procurer des aliments en raison d’un revenu insuffisant;
  2. situation d’insécurité alimentaire modérée — la qualité ou la quantité d’aliments consommés étaient inadéquates;
  3. situation d’insécurité alimentaire grave — le répondant a indiqué qu’il a réduit sa consommation d’aliments ou que ses habitudes alimentaires ont été perturbées.

Dans le présent article, les catégories correspondant à une situation d’insécurité alimentaire « modérée » et « grave » ont été réunies en une seule, soit la catégorie de l’« insécurité alimentaire ».

Les définitions qui précèdent proviennent du modèle relatif à la situation de sécurité alimentaire de Santé CanadaNote 1.

Fin de l'encadré

L’insécurité alimentaire au Canada et dans les provinces et les territoires

Les taux d’insécurité alimentaire des ménagesNote 7 ont fluctué entre 7,6 % et 8,5 % chaque année de 2007 à 2012 (données non montrées).

En 2011-2012Note 8, environ 1,1 million de ménages canadiens (8,3 % de tous les ménages) ont vécu une situation d’insécurité alimentaire. Une proportion plus élevée de ménages canadiens ont connu une situation d’insécurité alimentaire modérée (5,8 %) qu’une situation d’insécurité alimentaire grave (2,5 %).

Les taux d’insécurité alimentaire étaient nettement plus élevés dans les territoires que dans les provinces en 2011-2012. Ainsi, le Nunavut a enregistré le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé (36,7 %), ce qui était plus de quatre fois supérieur à la moyenne canadienne (8,3 %); venaient ensuite les Territoires du Nord-Ouest (13,7 %) et le Yukon (11,4 %). Parmi les provinces, la Nouvelle-Écosse (11,9 %), l’Île-du-Prince-Édouard (10,6 %) et le Nouveau-Brunswick (10,2 %) ont affiché les plus forts taux d’insécurité alimentaire (graphique 1).

Graphique 1 Pourcentage de ménages en situation d'insécurité alimentaire, selon la province et le territoire, Canada, 2011-2012

Tableau de données du graphique 1
Graphique 1
Pourcentage de ménages en situation d'insécurité alimentaire, selon la province et le territoire, Canada, 2011-2012

Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Pourcentage de ménages en situation d'insécurité alimentaire pourcentage, Intervalles de confiance à 95% limite inférieur et Intervalles de confiance à 95% limite supérieur(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage Intervalles de confiance à 95% limite inférieur Intervalles de confiance à 95% limite supérieur
Canada 8,3 8,05 8,66
Terre-Neuve-et-Labrador 7,6 6,42 9,05
Île-du-Prince-Édouard 10,6 8,71 12,75
Nouvelle-Écosse 11,9 10,47 13,40
Nouveau-Brunswick 10,2 9,10 11,35
Québec 8,1 7,48 8,70
Ontario 8,2 7,73 8,76
Manitoba 7,9 6,85 9,16
Saskatchewan 8,1 6,79 9,70
Alberta 8,1 7,28 9,10
Colombie-Britannique 8,2 7,45 9,11
Yukon 11,4 9,68 13,49
Territoires du Nord-Ouest 13,7 10,97 17,08
Nunavut 36,7 31,08 42,70

L’insécurité alimentaire et la source de revenu

Bien qu’une situation de faible revenu contribue à l’insécurité alimentaireNote 5, d’autres facteurs importants entrent en jeu, dont la source principale de revenu des ménages. Plus particulièrement, en 2011-2012, le taux d’insécurité alimentaire était beaucoup plus élevé parmi les ménages pour lesquels les prestations gouvernementales constituaient la source principale de revenu (21,4 %) que parmi les ménages ayant une autre source principale de revenu (6,1 %).

Début de l'encadré

Source principale de revenu du ménage

Aux fins du présent article, les sources de revenu ont été réparties en deux catégories :

  1. Prestations gouvernementales — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes (6 % des ménages en 2011–2012) :
    • prestations d’assurance-emploi
    • indemnités d’accident du travail
    • prestations du Régime de pensions du Canada ou du Régime des rentes du Québec
    • Sécurité de la vieillesse et Supplément de revenu garanti
    • allocations municipales ou provinciales d’aide sociale ou de bien-être
    • Crédit d’impôt pour enfants
  2. Autre source de revenu — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes (94 % des ménages en 2011–2012) :
    • salaires et traitements
    • revenu d’un travail autonome
    • dividendes et intérêts (p. ex., sur obligations, épargnes)
    • pensions de retraite d’un employeur et rentes
    • REER/FERR (régime enregistré d’épargne-retraite/fonds enregistrés de revenu de retraite)
    • pension alimentaire aux enfants
    • pension alimentaire au conjoint(e)

Fin de l'encadré

On a examiné les ménages à faible revenu afin de mieux comprendre le lien qui existe entre l’insécurité alimentaire et la source principale de revenu du ménage. Les ménages à faible revenu sont ceux qui font partie de la tranche de 10 % des ménages canadiens touchant le revenu le plus bas.

Chaque année de 2007 à 2012, les ménages à faible revenu pour lesquels les prestations gouvernementales constituaient la source principale de revenu étaient plus susceptibles d’être en situation d’insécurité alimentaire que ceux ayant une autre source principale de revenu (données non présentées). Ainsi, parmi les ménages à faible revenu en 2011-2012, 41,4 % de ceux dont la source principale de revenu consistait en des prestations gouvernementales ont vécu une situation d’insécurité alimentaire, comparativement à 23,0 % de ceux qui avaient une autre source principale de revenu.

Les enfants et l’insécurité alimentaire

L’insécurité alimentaire peut nuire à la saine croissance et au bon développement des enfants. Le fait de vivre dans un environnement d’insécurité alimentaire peut poser de nombreux risques pour la santé des enfants étant donné qu’ils consomment moins de fruits et de légumes, de produits laitiers et d’autres sources importantes de vitamines et de minéraux. De telles carences peuvent mener à des problèmes de santé graves, comme l’obésité, des troubles de croissance ou un affaiblissement du système immunitaireNote 9 Note 10.

D’autres travaux de recherche semblent indiquer que les adultes vont souvent chercher à protéger leurs enfants en cas d’insécurité alimentaire en réduisant la quantité et la variété des aliments qu’ils consomment eux-mêmes afin que leurs enfants puissent manger à leur faimNote 11. Cela concorde avec les résultats de la présente étude, qui révèlent qu’en 2011-2012, des quelque 4 millions de ménages ayant des enfants, 9,8 % ont déclaré une insécurité alimentaire chez les adultesNote 12 Note 13et 4,9 % ont déclaré une insécurité alimentaire chez les enfantsNote 14. Au cours de la même période, les ménages recevant exclusivement des prestations gouvernementales ont déclaré un taux d’insécurité alimentaire chez les enfants plus de sept fois plus élevé (26,6 %) que les ménages ayant une autre source de revenu (3,5 %).

L’insécurité alimentaire et le nombre d’enfants au sein du ménage

Le taux d’insécurité alimentaire était plus élevé parmi les ménages ayant des enfants que parmi ceux sans enfants. En 2011-2012, 10,3 % des ménages ayant des enfants et 7,5 % des ménages sans enfants étaient en situation d’insécurité alimentaireNote 15.

Quel que soit le nombre d’enfants au sein du ménage, les taux d’insécurité alimentaire étaient toujours plus élevés dans le cas des ménages dont les prestations gouvernementales constituaient la source principale de revenu que dans les ménages ayant une autre source principale de revenu.

Comme il a été mentionné précédemment, des recherches ont montré que le comportement protecteur des adultes envers leurs enfants se traduit par des taux d’insécurité alimentaire plus élevés chez les adultes. L’effet associé à un tel comportement protecteur est toutefois moins évident chez les ménages ayant deux enfants ou plus. Selon les résultats de la présente étude, les ménages ayant un seul enfant affichent l’écart le plus marqué entre les adultes et les enfants en ce qui a trait au taux d’insécurité alimentaire (graphique 2).

Graphique 2Insécurité alimentaire chez les adultes et les enfants, selon la source principale de revenu du ménage et le nombre d'enfants au sein du ménage, Canada, 2011-2012

Tableau de données du graphique 2
Graphique 2
Insécurité alimentaire chez les adultes et les enfants, selon la source principale de revenu du ménage et le nombre d’enfants au sein du ménage, Canada, 2011-2012
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Insécurité alimentaire chez les adultes et les enfants Pourcentage, Intervalles de confiance à 95%
limite inférieur et Intervalles de confiance à 95% limite supérieur(figurant comme en-tête de colonne).
Pourcentage Intervalles de confiance à 95%
limite inférieur
Intervalles de confiance à 95% limite supérieur
Adultes en situation d’insécurité alimentaire
Aucun enfant Autre source de revenu 5,3 4,95 5,57
Prestations gouvernementales 17,9 16,72 19,05
1 enfant Autre source de revenu 7,7 6,83 8,55
Prestations gouvernementales 41,9 35,82 48,22
2 enfants ou plus Autre source de revenu 7,7 7,04 8,36
Prestations gouvernementales 45,3 39,55 51,12
Enfants en situation d'insécurité alimentaire
Aucun enfant Autre source de revenu Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
Prestations gouvernementales Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer Note ...: n'ayant pas lieu de figurer
1 enfant Autre source de revenu 2,8 2,31 3,36
Prestations gouvernementales 20,9 16,52 26,17
2 enfants ou plus Autre source de revenu 4,0 3,59 4,53
Prestations gouvernementales 32,4 26,55 38,86

L’insécurité alimentaire selon le type de ménage

Des recherches antérieures ont également mis en lumière un lien étroit entre l’insécurité alimentaire et le type de ménageNote 16 Note 17. Le fait de vivre seul, de vivre avec un conjoint ou de vivre avec des enfants constitue dans chaque cas un facteur présentant un lien avec l’insécurité alimentaire du ménage.

L’insécurité alimentaire des ménages a été étudiée en fonction de différents types de ménages et sources de revenu. Pour chaque type de ménage, le taux d’insécurité alimentaire était plus élevé parmi ceux dont les prestations gouvernementales constituaient la source principale de revenu (graphique 3).

Graphique 3 Insécurité alimentaire selon la source principale de revenu du ménage et le type de ménage, Canada, 2011-2012

Tableau de données du graphique 3
Graphique 3
Insécurité alimentaire selon la source principale de revenu du ménage et le type de ménage, Canada, 2011-2012
Sommaire du tableau
Le tableau montre les résultats de Insécurité alimentaire selon la source principale de revenu du ménage et le type de ménage Prestations gouvernementales et Autre source de revenu, calculées selon percent, Intervalles de confiance à 95%
limite inférieur et Intervalles de confiance à 95% limite supérieur unités de mesure (figurant comme en-tête de colonne).
Prestations gouvernementales Autre source de revenu
Pourcentage Intervalles de confiance à 95%
limite inférieur
Intervalles de confiance à 95% limite supérieur Pourcentage Intervalles de confiance à 95%
limite inférieur
Intervalles de confiance à 95% limite supérieur
Personnes seules 23,1 21,53 24,75 8,1 7,45 8,76
Couples sans enfants 7,3 6,16 8,68 2,9 2,55 3,18
Couples ayant des enfants de moins de 18 ans 38,0 31,73 44,78 6,3 5,83 6,88
Parents seuls ayant des enfants de moins de 18 ans 51,0 45,64 56,41 15,5 13,83 17,37
Autre 14,6 10,86 19,46 4,8 3,7 6,1

En 2011-2012, les familles monoparentales ayant des enfants de moins de 18 ans ont affiché le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé parmi tous les types de ménages, soit 22,6 %. Ce taux s’établissait à 11,9 % chez les personnes seules et à 7,1 % chez les couples ayant des enfants de moins de 18 ans. Les couples sans enfants constituaient le type de ménage ayant enregistré le taux d’insécurité alimentaire le plus bas (3,5 %).

Résumé

Les ménages dont la source principale de revenu consistait en des prestations gouvernementales (p. ex. assurance-emploi, prestation fiscale pour enfants, prestations des programmes provinciaux ou municipaux d’aide sociale ou de bien-être social) étaient plus de trois fois plus susceptibles d’être en situation d’insécurité alimentaire que ceux ayant une autre source principale de revenu (p. ex. salaires et traitements, revenu d’un travail autonome, pension alimentaire pour enfants ou pour conjoint).

L’insécurité alimentaire était plus fréquente chez les ménages ayant des enfants que chez ceux sans enfants. Chaque année de 2007 à 2012, il y avait davantage d’adultes que d’enfants en situation d’insécurité alimentaire. En 2011-2012, 10,3 % des ménages ayant des enfants et 7,5 % des ménages sans enfants étaient en situation d’insécurité alimentaire.

Parmi les différents types de ménages en 2011-2012, les familles monoparentales ont enregistré le taux d’insécurité alimentaire le plus élevé, alors que les couples sans enfants ont affiché le plus faible taux.

Shirin Roshanafshar et Emma Hawkins sont analystes à la Division de la statistique de la santé.

Les auteures tiennent à remercier Jennifer Ali, Teresa Janz et Lawson Greenberg de leur contribution à cet article.

Note aux lecteurs

Des corrections ont été apportées à ce produit.

Veuillez prendre note des changements suivants :

Le premier point de la section « Faits saillants » a été changé pour passer de « Les taux d’insécurité alimentaire sont demeurés relativement stables au fil du temps. Chaque année de 2007 à 2012, environ 5 % des enfants et 8 % des adultes au Canada vivaient au sein d’un ménage en situation d’insécurité alimentaire. Cela signifie qu’ils n’avaient pas accès à une quantité ou à une variété suffisante d’aliments en raison d’un manque d’argent. » à « Chaque année, entre 2007 et 2012, les taux d’insécurité alimentaire des ménages ont fluctué entre 7,6 % et 8,5 % au Canada. Les ménages en situation d’insécurité alimentaire n’ont pas accès à suffisamment d’aliments ou à des aliments suffisamment variés en raison d’un manque d’argent ».

Les deux premières phrases de l’encadré « Définition de l’insécurité alimentaire » ont été changées pour passer de « Dix-huit questions ont été posées aux répondants concernant la sécurité alimentaire dans leur ménage au cours des 12 mois précédents. Les répondants ont été classés dans l’une des catégories suivantes : » à « Dix-huit questions ont été posées aux répondants concernant la sécurité alimentaire dans leur ménage au cours des 12 mois précédents. Ces ménages ont ensuite été classés dans l’une des catégories suivantes : »

Le premier paragraphe de la section « L’insécurité alimentaire au Canada et dans les provinces et les territoires » a été changé pour passer de « Environ 8 % des adultes,  et 5 % des enfants  au Canada ont connu une situation d’insécurité alimentaire  chaque année de 2007 à 2012 (données non présentées). » à « Les taux d’insécurité alimentaire des ménages  ont fluctué entre 7,6 % et 8,5 % chaque année de 2007 à 2012 (données non montrées). »

La première phrase du deuxième paragraphe de la section « L’insécurité alimentaire au Canada et dans les provinces et les territoires » a été changée pour passer de « En 2011-2012, environ 1,1 million de ménages canadiens ont vécu une situation d’insécurité alimentaire. » à « En 2011-2012, environ 1,1 million de ménages canadiens (8,3 % de tous les ménages) ont vécu une situation d’insécurité alimentaire ».

Le taux d’insécurité alimentaire indiqué dans le dernier paragraphe de la section « L’insécurité alimentaire au Canada et dans les provinces et les territoires » a été changé pour passer de 12,4 % à 11,4 %.

Deux phrases de l’encadré « Source principale de revenu du ménage » ont été changées pour passer de « 1. Prestations gouvernementales — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes : » à « 1. Prestations gouvernementales — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes (6 % des ménages en 2011–2012) : » et de « 2. Autre source de revenu — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes : » à « 2. Autre source de revenu — la source principale de revenu du ménage est l’une des suivantes (94 % des ménages en 2011–2012) : »

Le dernier paragraphe de la section « Les enfants et l’insécurité alimentaire » a été changé pour passer de « Cela concorde avec les résultats de la présente étude, qui révèlent que, en 2011-2012, 8,2 % des adultes et 4,9 % des enfants vivaient au sein d’un ménage en situation d’insécurité alimentaire. Au cours de cette période, les enfants vivant dans un ménage qui avait comme source principale de revenu les prestations gouvernementales étaient beaucoup plus susceptibles d’être en situation d’insécurité alimentaire (26,6 %) que ceux vivant dans un ménage qui avait une autre source principale de revenu (3,5 %). » à « Cela concorde avec les résultats de la présente étude, qui révèlent qu’en 2011-2012, des quelque 4 millions de ménages ayant des enfants, 9,8 % ont déclaré une insécurité alimentaire chez les adultes ,  et 4,9 % ont déclaré une insécurité alimentaire chez les enfants . Au cours de la même période, les ménages recevant exclusivement des prestations gouvernementales ont déclaré un taux d’insécurité alimentaire chez les enfants plus de sept fois plus élevé (26,6 %) que les ménages ayant une autre source de revenu (3,5 %). »

L’avant-dernière phrase de la section « Résumé » a été changée pour passer de « Chaque année de 2007 à 2012, il y avait davantage d’adultes que d’enfants en situation d’insécurité alimentaire. En 2011-2012, 10,2 % des ménages ayant des enfants et 7,6 % des ménages sans enfants étaient en situation d’insécurité alimentaire. » à « Chaque année de 2007 à 2012, il y avait davantage d’adultes que d’enfants en situation d’insécurité alimentaire. En 2011-2012, 10,3 % des ménages ayant des enfants et 7,5 % des ménages sans enfants étaient en situation d’insécurité alimentaire. »

Les intervalles de confiance de tous les graphiques ont été recalculés au moyen de poids bootstrap conçus de façon à être utilisés avec des variables du niveau du ménage. Ce recalcul n’a entraîné aucun changement statistique, mais certains intervalles de confiance pourraient être légèrement différents.

Nous sommes désolés de tout inconvénient que cette situation aurait pu occasionner.

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