Hospitalisations pour des conditions propices aux soins ambulatoires (CPSA) : les facteurs qui importent

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par Claudia Sanmartin, Saeeda Khan et l'équipe de recherche de l'Initiative sur les données longitudinales administratives et sur la santé

Les hospitalisations pour des conditions propices aux soins ambulatoires (CPSA) représentent une mesure indirecte de l'accès aux soins primaires et de la capacité du système à prendre en charge les maladies chroniques comme le diabète, l'insuffisance cardiaque congestive, les maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC), l'asthme, etc.). Les hospitalisations CPSA communément qualifiées d'évitables nous livrent donc une mesure du rendement du système de soins primaires.Nous disposons d'indications limitées selon lesquelles ces hospitalisations auraient à voir avec la disponibilité de services en soins primaires. De plus en plus d'indices font cependant voir que des caractéristiques des patients, comme la situation socioéconomique, augmenteraient les risques d'hospitalisation pour des CPSA.

Nous présentons ici la première évaluation nationale d'une grande diversité de facteurs liés aux hospitalisations pour des CPSA. Ce qui distingue notre étude, c'est l'accent mis sur les personnes qui sont le plus à risque, c'est-­à-­dire sur ceux qui présentent au moins un état de CPSA. Elle est fondée sur un couplage de données d'enquête sur la santé et de données hospitalières permettant de brosser un tableau complet des caractéristiques des patients, de leur accès aux soins primaires et de l'existence ou non d'une hospitalisation pour des CPSA. En comprenant mieux le rôle que jouent ces facteurs, on pourra mieux voir comment les services de soins primaires pourraient réduire les risques de ces d'hospitalisations évitables.

Principaux résultats

  • Dans l'ensemble, les personnes hospitalisées pour  des CPSA ne représentent que 0,4 % des Canadiens de moins de 75 ans, mais 6 % de toutes les personnes hospitalisées et près de 11 % de toutes les journées de séjour hospitalier.
  • Plus de la moitié des hospitalisés pour des CPSA avaient 60 ans et plus comparativement à moins de la moitié des hospitalisés pour d'autres motifs et à une personne sur quatre chez les non-hospitalisés.
  • Des statistiques descriptives en correction de l'âge et du sexe indiquent que les hospitalisés pour des CPSA :
    • avaient une santé plus précaire selon plusieurs mesures et étaient plus susceptibles de présenter une comorbidité;
    • avaient plus de chances d'appartenir au quintile de revenu du ménage le plus bas;
    • risquaient davantage de fumer quotidiennement ou d'avoir déjà fumé.
  • Contrairement à ce qu'on pouvait attendre, les hospitalisés pour des CPSA étaient aussi plus susceptibles d'utiliser les soins primaires et les soins spécialisés et de disposer d'un médecin permanent.
  • Des analyses multivariées où tous les facteurs d'intérêt sont considérés simultanément révèlent qu'un âge plus avancé (60 ans et plus), un piètre état de santé, le tabagisme et au moins une hospitalisation subie dans la dernière année rendaient plus probable une hospitalisation pour des CPSA tant chez les hommes que chez les femmes. Une situation de faible revenu et de séparation ou de divorce était aussi un facteur d'hospitalisation pour des CPSA chez les hommes, tout comme l'insuffisance de poids chez les femmes.
  • Le rapport livre enfin des « profils de risque » décrivant les caractéristiques des personnes ayant respectivement de petits et de grands risques d'hospitalisation pour des CPSA.
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