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Série de documents de travail de la recherché sur la santé
Hospitalisations dans des hôpitaux de soins de courte durée et identité autochtone au Canada, 2001-2002
Sources de données, méthodes, limites
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Sources de données
Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes
Nous avons mis en couplage les données de l'Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) (cycle 1.1) de 2000-2001 et celles de la Base de données sur la morbidité hospitalière (BDMH) (2000-2001 à 2004-2005). Dans l'ESCC, on recueille des données transversales sur la santé des Canadiens et les services de santé qu'utilisent ceux-ci. Cette enquête vise la population de ménages hors établissement de 12 ans et plus dans l'ensemble des provinces et des territoires à l'exception des membres des forces armées régulières, des occupants des réserves indiennes et des bases des Forces canadiennes (militaires et civils) et des résidents d'un certain nombre de régions éloignées. Une description du cadre méthodologique employé a déjà été présentée18. Le taux global de réponse obtenu en 2000-2001 s'est établi à 85 % et l'échantillon total était de 131 535 personnes. L'information était insuffisante dans les données hospitalières tirées des dossiers des résidents du Québec pour que le même couplage puisse se faire (voir les données sur les hospitalisations) et, par conséquent, les 22 667 (17 %) répondants québécois de l'ESCC ont été retirés de l'analyse. Sur les 108 868 répondants restants, 90 450 avaient donné la permission de coupler les données d'enquête et les données administratives. On s'est servi d'algorithmes à chiffres de contrôle pour vérifier la vraisemblance des numéros d'assurance-maladie; 72 363 de ces répondants ont donné un numéro plausible pour le couplage.
D onnées sur les hospitalisations
La Base de données de l'Information-santé orientée vers la personne (ISOP) de Statistique Canada est un ensemble de données sur les personnes qui est tiré des fiches de congé d'hôpital dans la plupart des établissements de soins de courte durée et un certain nombre d'hôpitaux psychiatriques, d'établissements pour malades chroniques et de centres de rééducation19. Ces dossiers de congé contiennent des données démographiques (sexe, date de naissance et code postal), administratives (numéro d'assurance-maladie, dates d'admission et de congé) et cliniques tirées de la Base de données sur la morbidité hospitalière (BDMH) de l'Institut canadien d'information sur la santé)20. Au moment du traitement des données à Statistique Canada, on a dû exclure environ 3 % des dossiers de la BDMH des patients de 12 ans et plus à cause de numéros d'assurance-maladie manquants ou erronés. La Base de données de l'ISOP représente d'environ 3,4 millions d'hospitalisations en soins de courte durée chaque année.
Couplage des données d'enquête sur la santé et des données hospitalières
On a couplé les données d'enquête et les données administratives au niveau des personnes par couplage probabiliste avec des données caractéristiques comme le numéro d'assurance-maladie, le code postal, la date de naissance et l'âge. L'opération a porté seulement sur les répondants de l'ESCC hors Québec qui avaient consenti à ce que leurs données d'enquête soient mises en couplage avec d'autres sources d'information sur la santé. Statistique Canada s'est chargé du jumelage des données. On pourra trouver ailleurs d'autres renseignements sur cette opération21. Une évaluation récemment produite du couplage ESCC-ISOP a démontré un taux élevé d'observation de la population de moins de 75 ans22.
Méthodologie
Échantillon
L'échantillon de notre étude comprend les répondants de l'ESCC de 12 à 74 ans (sauf ceux du Québec) qui ont donné la permission de relier leurs données d'enquête aux données de la BDMH et qui ont dit avoir eu au moins un diagnostic pour les états de CPSA suivants : asthme, emphysème/maladies pulmonaires obstructives chroniques (MPOC), diabète, épilepsie, cardiopathies et hypertension (n=16 931; N=2,75 millions). Les interviews de l'ESCC ont eu lieu entre le 1er septembre 2000 et le 3 novembre 2001. À compter de la date de l'interview, on a fait une recherche prospective sur quatre ans (1 462 jours) dans les dossiers hospitaliers en couplage pour les divers répondants. Ce suivi temporel dans les données hospitalières des dossiers administratifs en couplage visait à déterminer si les intéressés avaient vécu un des événements suivants : au moins une hospitalisation pour des CPSA (n=840), au moins un autre type d'hospitalisation (n=4 149) ou aucune hospitalisation (n=11 942). Il a été impossible de tronquer les observations avant la fin des quatre ans en cas de décès ou de migration interprovinciale, parce que les données sur ces événements étaient indisponibles ou incomplètes.
On a défini les hospitalisations pour des CPSA comme les admissions en hôpital de soins de courte durée attribuables à l'angine, à l'asthme, aux MPOC, au diabète, à l'épilepsie et autres états convulsifs assimilables, à l'insuffisance cardiaque ou à l'œdème pulmonaire et enfin à l'hypertension. On s'est reporté aux codes CIM9/10 des diagnostics « les plus responsables » pour relever ces hospitalisations conformément au cadre méthodologique conçu par l'Institut canadien d'information sur la santé (voir l'annexe A).
Techniques d'analyse
On a procédé par analyse descriptive pour estimer la fréquence de divers facteurs de démographie, de situation socioéconomique, d'état de santé et d'utilisation des services de santé à l'aide du logiciel SAS (version 9.1). On a rapproché ces estimations de fréquence de l'échantillon nationalement représentatif de gens de 12 à 74 ans présentant un état de CPSA selon la définition de l'ESCC 2000-2001. Par régression logistique à deux variables (en pondération et en correction d'âge et de sexe), on a relevé les facteurs en association significative avec l'existence d'au moins une hospitalisation pour des CPSA dans les quatre ans ayant suivi l'enquête. Des analyses distinctes ont permis de comparer les hospitalisés pour des CPSA 1) à ceux ayant eu au moins un autre type d'hospitalisation et 2) aux non-hospitalisés. (On en trouvera les résultats aux tableaux B et C en annexe.) Par une analyse logistique à plusieurs variables pour les hommes et les femmes, on a pris en compte tout l'éventail des facteurs des patients et des soins primaires ayant à voir avec les hospitalisations pour des CPSA. Seuls les facteurs significatifs des analyses à deux variables ont été retenus. On a employé une technique progressive pour être sûr que la sélection de facteurs resterait parcimonieuse. Les analyses à plusieurs variables se sont faites par le système Sudaan commandé en SAS (version 9.1.3).
Dans toutes les analyses, la technique bootstrap a servi à tenir compte du plan complexe d'enquête et à estimer les variances et les intervalles de confiance. Statistique Canada a expressément appliqué des valeurs de pondération d'enquête au fichier en couplage pour une correction de la non-réponse à l'ESCC et pour une exclusion des dossiers des répondants n'ayant pas fourni de numéros vraisemblables d'assurance-maladie ou n'ayant pas accordé la permission de jumelage avec les données administratives. Le fichier d'analyse a reçu cette pondération. Les données pondérées étaient représentatives de la population des ménages canadiens hors Québec.
Variables indépendantes
On a considéré l'ensemble des caractéristiques des patients pour pouvoir juger du lien avec les hospitalisations pour des CPSA. Les variables tirées des données de l'ESCC appartenaient aux catégories suivantes : démographie (âge, sexe, région rurale/région urbaine, race), situation socioéconomique (revenu du ménage, scolarité, situation de famille/état matrimonial, situation d'immigration), état de santé (santé autodéclarée, degré d'incapacité, présence d'une comorbidité, stress quotidien autodéclaré, répercussions des problèmes de santé, douleurs), comportements de santé/facteurs de risque (tabagisme, indice de masse corporelle (IMC), indice d'activité physique, consommation de fruits et de légumes, sentiment d'appartenance à la collectivité) et accès aux services de santé (accès à un médecin permanent, utilisation de médecins de famille et de spécialistes, hospitalisations, besoins de santé non comblés). (On trouvera toute la liste des variables au tableau A en annexe.)
Limites
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Le recours à des enquêtes de population dans le domaine de la santé permet d'évaluer les hospitalisations pour des CPSA chez les personnes « à risque » (c'està-dire présentant un état de CPSA), mais les résultats ne sont généralisables que pour la population des ménages de 12 ans et plus. Les résultats ne rendent donc pas nécessairement compte des expériences des très jeunes ni de la population en établissement.
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La sélection de l'échantillon s'est faite par les données d'autodéclaration dans le cadre de l'ESCC au sujet des cas de CPSA diagnostiqués par des soignants et dont la durée constatée ou à prévoir était de plus de six mois. Les renseignements en question n'ont pas fait l'objet d'une validation clinique.
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On ne disposait pas de renseignements sur la gravité des maladies. Des mesures générales de l'état de santé comme la santé autodéclarée, le degré d'incapacité et la comorbidité nous ont servi d'indicateurs de rechange.
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Les renseignements que livre l'ESCC sur l'expérience que font les répondants des soins primaires sont limités. Ainsi, c'est par l'accès à un médecin permanent et le nombre de consultations d'omnipraticiens qu'on juge de l'accès aux soins primaires. Dans notre étude, nous ne pouvons ni traiter du rôle que joue la nature ou la qualité des soins primaires dans les hospitalisations pour des CPSA, ni juger du caractère approprié de l'usage fait des services en soins primaires.
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