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Soins pour le diabète au Canada : résultats de certaine provinces et territoire, 2005

par Claudia Sanmartin et Jason Gilmore

Le diabète au Canada
Source des données
Soins pour le diabète
Rôle du médecin de famille
Limites
Conclusion
Méthodes d’analyse

Le diabète est une maladie chronique grave qui se caractérise par l’incapacité du corps de produire suffisamment d’insuline ou de l’utiliser comme il se doit et qui est la cause sous–jacente de nombreux problèmes de santé1. Il peut entraîner diverses complications potentiellement mortelles et débilitantes comme la maladie du coeur et l’accident vasculaire cérébral, l’hypertension artérielle et le décès prématuré2. Le diabète est la première cause de cécité au Canada, et l’une des principales causes d’insuffisance rénale et d’amputation des membres inférieurs3. Il est actuellement la septième cause de mortalité au Canada et représente 25 000 années–personnes de vies perdues avant l’âge de 75 ans4.

Malgré les risques accrus de certaines complications le diabète peut être maîtrisé. Les soins appropriés jouent un rôle essentiel dans la gestion du diabète et la prévention de complications graves. En 2003, l’Association canadienne du diabète a publié les Lignes directrices de pratique clinique pour la prévention et le traitement du diabète au Canada, qui contiennent des recommandations sur les soins appropriés pour le diabète5. Ces lignes directrices fournissent des renseignements d’importance capitale sur le type de soins qui devraient être prodigués aux personnes atteintes de diabète.

Pour déterminer dans quelle mesure ces lignes directrices sont suivies, des renseignements plus précis sur le type de soins réellement prodigués aux diabétiques sont nécessaires. Il existe de l’information au sujet de la qualité des soins pour le diabète au Canada1, 2, mais les faits qui y sont présentés sont fondés sur des études à petite échelle qui utilisent des échantillons ne représentant pas entièrement la population canadienne qui est atteinte du diabète. L’information est l’une des composantes clés de la Stratégie canadienne du diabète lancée par le gouvernement du Canada en 1999 afin de prendre appui sur les efforts déjà déployés pour établir des stratégies efficaces de prévention et de contrôle du diabète au niveau de la population6. Même si des efforts tels que le Système de surveillance du diabète (SSD) fournissent d’importants renseignements concernant la prévalence et l’incidence du diabète au niveau national, les renseignements détaillés sur les pratiques de soins au niveau national sont limités.

Le module des soins pour le diabète du cycle 3.1 de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes a été conçu pour combler cette lacune en matière d’information. Cet ensemble de questions, développé par Statistique Canada en collaboration avec l’Agence de santé publique du Canada, recueille des renseignements détaillés sur les pratiques de soins des personnes atteintes de diabète, comme les mesures de glycémie et les examens des pieds et des yeux. On demande aux participants de l’enquête de fournir des renseignements sur les soins prodigués par un professionnel de la santé et ceux prodigués par eux–mêmes ou par un membre de la famille. Les questions de ce module ont été tirées en partie du 2003 Behavioural Risk Factor Surveillance System (BRFSS) des États–Unis. On utilise cette enquête avec succès depuis 1984 pour rapporter les indicateurs sur les soins de diabète7.

Source des données

Les estimations dans le présent article sont fondées sur les données provenant de l’Enquête de 2005 sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC) réalisée par Statistique Canada. L’ESCC porte sur les personnes de 12 ans et plus faisant partie de la population à domicile. Elle ne comprend pas les habitants des réserves indiennes, des établissements et de certaines régions éloignées, les membres à temps plein des Forces armées canadiennes et le personnel civil vivant dans des bases militaires. Les données ont été recueillies au moyen d’interviews téléphoniques et en personne entre janvier et décembre 2005.

On pose à tous les participants à l’ESCC une série de questions portant sur les problèmes de santé chroniques diagnostiqués par un professionnel de la santé et qui durent six mois ou plus (module sur les problèmes de santé chroniques). On a posé aux participants à l’enquête qui ont indiqué avoir reçu un diagnostic de diabète des questions de suivi sur leur âge au moment du diagnostic et on leur a demandé s’ils prenaient ou n’utilisaient pas de l’insuline. On leur a ensuite demandé les questions comprises dans le module des soins pour le diabète.

En 2005, le module des soins pour le diabète consistait en du contenu optionnel qui a été choisi par toutes les régions sociosanitaires de Terre-Neuve-et-Labrador, Île–du–Prince–Édouard, Nouveau–Brunswick, Ontario, Manitoba et Yukon. Les participants auxquels ce module a été administré ne comprenaient que les personnes vivant dans les régions sociosanitaires participantes. Les données sur les personnes de 18 ans et plus dans ces provinces ont été sélectionnées aux fins d’analyse (n=3 924).

Après la collecte et le traitement des données, les enregistrements des participants à l’enquête ont été pondérés pour tenir compte du plan d’échantillonnage de l’ESCC ainsi que des cas de non–réponse. En outre, les poids ont été ajustés en fonction des projections démographiques selon le groupe d’âge et la province.

Le diabète au Canada

En 2005, 1,3 million de Canadiens, ou 4,9 % de la population âgée de 12 ans et plus, déclarait avoir le diabète. (voir le tableau 1). Le taux variait d’un bout à l’autre du pays, allant de 6,8 % à Terre–Neuve et Labrador à 3,4% dans les Territoires du Nord–Ouest (les données du Nunavut n’étaient pas disponibles en raison d’une forte variabilité d’échantillonnage). Les taux étaient significativement plus élevés que la moyenne nationale dans les provinces de l’Est, allant de 6,0 % à 6,8 %. Les taux en Alberta (3,9 %) et dans les Territoires du Nord–Ouest étaient sensiblement inférieurs à la moyenne nationale.

En 2005, les hommes étaient légèrement plus susceptibles que les femmes d’avoir reçu un diagnostic de diabète posé par un professionnel de la santé (5,4 % comparativement à 4,4 %; voir le tableau 2). Le diagnostic de diabète était beaucoup moins susceptible d ’avoir été posé par un professionnel de la santé chez les Canadiens de moins de 45 ans que chez ceux de 45 ans et plus. Dans l’ensemble, environ une personne sur cinq (19,9 %) atteintes de diabète prenait de l’insuline en 2005.

Les taux de maladie cardiovasculaire et d’hypertension étaient plus élevés chez les Canadiens diagnostiqués avec le diabète. Les résultats de l’ESCC de 2005 (cycle 3.1) indiquent que 19,8 % des individus atteints du diabète souffraient également d’une maladie cardiaque, ce qui se compare à 4,0 % parmi ceux qui n’avaient pas le diabète. De manière équivalente, 60,3 % des individus atteints du diabète au Canada avaient aussi reçu un diagnostic de haute pression, comparativement à 17,4 % chez ceux qui n’avaient pas le diabète.

Soins pour le diabète

L’analyse qui suit est fondée sur les données du module des soins pour le diabète du cycle 3.1 de l’ESCC (2005). En 2005, le module était offert comme contenu optionnel aux régions sociosanitaires dans tout le pays et a été sélectionné par toutes les régions sociosanitaires de Terre–Neuve–et–Labrador, de l’Île–du–Prince–Édouard, du Nouveau–Brunswick, de l’Ontario, du Manitoba et du Yukon.

Le test d’hémoglobine A1C

La surveillance des niveaux de glycémie est un aspect critique des soins pour le diabète. Diverses études ont montré que le contrôle du niveau de glycémie, tel que mesuré par le test d’hémoglobine A1C, est associé à la réduction du risque de complications à long terme. Les lignes directrices de pratique clinique de l'Association canadienne de diabète recommandent de mesurer cet indicateur environ tous les trois mois pour assurer l’atteinte ou le maintien des objectifs glycémiques.

En 2005, près des trois quarts (74 %) des participants atteints de diabète déclaraient qu’un professionnel de la santé leur avait administré le test d’hémoglobine A1C au moins une fois au cours des 12 mois précédant l’enquête (tableau 3). Un de ces participants sur cinq (20 %) a indiqué qu’il n’avait pas subi le test au cours de 12 mois précédents. Dans le cas des diabétiques qui ont subi le test, celui–ci a été administré en moyenne 3,4 fois au cours de la période de 12 mois, soit environ tous les trois mois et demi. Les taux de participation étaient semblables dans le cas des hommes et des femmes et dans tous les groupes d’âge (tableau 3). Les diabétiques qui prenaient de l’insuline étaient plus susceptibles d’avoir subi le test (83 %) que ceux qui n’utilisaient pas d’insuline (74 %).

Soins des pieds

Les personnes atteintes de diabète ont souvent des problèmes de pieds comme des ulcères, des lésions et des infections. Ces problèmes, s’ils ne sont pas soignés comme il se doit, peuvent entraîner des problèmes de santé plus graves comme la gangrène et la nécessité d’une amputation. Un examen annuel des pieds est recommandé pour toutes les personnes atteintes de diabète et des examens plus fréquents pour celles à risque élevé, afin de réduire la possibilité d’une amputation et d’améliorer leur qualité de vie. Les Lignes directrices recommandent également que les personnes présentant un risque élevé reçoivent des instructions sur les soins des pieds, afin qu’elles puissent s’auto-administrer les soins appropriés.

En 2005, près de la moitié (48 %) des répondants diabétiques ont indiqué qu’un professionnel de la santé avait examiné leurs pieds au moins une fois au cours des 12 mois précédents (tableau 3). En moyenne, leurs pieds avaient été examinés 3,7 fois sur une période de 12 mois. Les taux de participation étaient semblables dans le cas des hommes et des femmes, dans les divers groupes d’âge et à tous les niveaux socioéconomiques (tableau 3). Les personnes qui prenaient de l’insuline étaient plus susceptibles d’avoir subi un examen des pieds (68 %) que celles qui n’utilisaient pas d’insuline (45 %). En contrôlant pour tenir compte d’autres facteurs, les répondants diabétiques qui prenaient de l’insuline étaient 2,7 fois plus susceptibles d’avoir subi un examen des pieds par un professionnel de la santé au cours de l’année précédente que ceux qui n’utilisaient pas d’insuline 1.

On a également posé aux participants à l’enquête des questions sur les soins des pieds assurés par eux–mêmes ou par un membre de la famille ou un ami. La majorité (65 %) ont indiqué qu’ils avaient examiné eux–mêmes leurs pieds ou qu’ils les avaient fait examiner par un membre de la famille ou un ami pour voir s’ils présentaient des plaies ou des irritations au moins une fois au cours des 12 mois précédents  – 37 % ont déclaré avoir subi cet examen quotidiennement, et 17 %, hebdomadairement (tableau 4). D'un autre côté, presque le tiers des répondants indiquaient n'avoir jamais eu d'examen des pieds.

Examens des yeux

Les personnes atteintes de diabète risquent de développer une maladie des vaisseaux sanguins dans l’oeil appelée rétinopathie. Des taux élevés de glucose sanguin affaiblissent les vaisseaux sanguins dans l’oeil et laissent fuir d’infimes quantités de sang ou de fluide dans la rétine, qui devient enflée. La vision peut devenir embrouillée et, dans certains cas, cette maladie entraîne la cécité. "Les Lignes directrices de pratique clinique recommandent que toutes les personnes atteintes de diabète subissent un examen de dépistage de la rétinopathie soit au moment où le diabète est diagnostiqué pour la première fois (pour les cas de Type 2) ou à l'intérieur de 5 ans suivant le diagnostic pour les individus âgés de 15 ans et plus (pour les cas de Type 1)."14

La plupart des participants à l’enquête qui ont répondu aux questions du module des soins pour le diabète (68 %) ont indiqué avoir subi un examen de la vue durant lequel leurs pupilles ont été dilatées au moins une fois. Les diabétiques de 18 à 44 ans étaient moins susceptibles que les répondants diabétiques plus âgés d’avoir subi un examen de la vue avec dilatation des pupilles au cours des 12 derniers mois (tableau 3). Comme dans le cas des autres soins pour le diabète, les diabétiques prenant de l’insuline étaient plus susceptibles d’avoir subi un examen de la vue (82 %) que ceux qui n’utilisaient pas d’insuline (66 %). En contrôlant pour tenir compte d’autres facteurs, les répondants diabétiques prenant de l’insuline étaient 2,7 fois plus susceptibles que ceux ne prenant pas d’insuline d’avoir subi un examen de la vue avec dilatation des pupilles 1.

Chez toutes les personnes qui ont déclaré avoir subi un examen, 14 % l’avaient subi la dernière fois il y avait moins d’un mois, 58 %, entre un mois et moins d’un an et 17 %, entre un an et moins de deux ans (tableau 5).

Rôle du médecin de famille

Les lignes directrices de practique clinique recommandent que les gens atteints de diabète soient traités par une équipe multidisciplinaire. Les médecins de première ligne jouent un rôle critique dans l'équipe en initiant la prestation des soins de santé appropriés aux personnes atteintes de diabète. De façon générale, le fait d’avoir un médecin de famille ou une source de soins régulière est associé à un meilleur accès aux services de soins primaires, y compris ceux nécessaires pour prendre en charge les problèmes de santé chroniques comme le diabète.8, 9, 10, 11 Les données recueillies laissent supposer, par exemple, que les médecins de famille qui fournissent des soins appropriés pour les problèmes de pieds, y compris dresser les plaies et prescrire des chaussures appropriées, peuvent réduire de moitié le taux d’amputation des membres inférieurs 12.

Dans l’ensemble, 97 % des diabétiques de 18 ans et plus à Terre–Neuve–et–Labrador, à l’Île–du–Prince–Édouard, au Nouveau–Brunswick, en Ontario, au Manitoba et au Yukon avaient un médecin de famille, comparativement à 86 % de tous les Canadiens de 18 ans et plus (données non présentées). Les résultats de l’ESCC montrent que le fait d’avoir un médecin de famille importe pour différents types de soins pour le diabète. Par exemple, les patients diabétiques qui sont suivis par un médecin de famille sont environ deux fois plus susceptibles de subir un test d’hémoglobine A1C que ceux qui n’étaient pas suivis par un médecin de famille au moment de l’enquête1.

Limites

Le module des soins pour le diabète est un module de contenu optionnel et, par conséquent, les résultats ne représentent que les pratiques de soins pour le diabète des régions sociosanitaires participant à l’enquête. Dans l’ESCC de 2005, le module a été sélectionné par toutes les régions sociosanitaires à Terre–Neuve–et–Labrador, à l’Île–du–Prince–Édouard, au Nouveau–Brunswick, en Ontario, au Manitoba et au Yukon. La capacité de généraliser ces résultats à d’autres provinces non participantes est limitée.

L’information fournie par les participants à l’enquête concernant leur état diabétique et leurs pratiques de soins de santé est fondée sur les données autodéclarées. Cette information n’a pas été validée cliniquement.

Conclusion

L’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes recueille des renseignements au niveau national sur le diabète au Canada. Dans l’ensemble, 4,9 % des Canadiens âgés de 12 ans et plus déclaraient avoir reçu un diagnostic de diabète. Le taux de diabète variait selon la région géographique, l’âge et le sexe. Les résultats montrent que le taux de diabète est plus élevé dans les provinces de l’Est ainsi que chez les hommes et qu’il augmente avec l’âge.

Les renseignements provenant du module des soins pour le diabète fournissent d’importants éclaircissements en ce qui concerne les pratiques de soins des diabétiques dans les provinces et territoire participantes, particulièrement sur la proportion de diabétiques qui satisfont aux recommandations des Lignes directrices de pratique clinique concernant les soins appropriés pour le diabète. Dans l’ensemble, la proportion de répondants diabétiques qui se conforment à ces lignes directrices varie selon le type de soins. Les résultats montrent que la plupart des répondants diabétiques (74 %) ont subi un test d’hémoglobine A1C administré par un professionnel de la santé au moins une fois au cours de l’année précédant l’enquête et qu’en moyenne ceux auxquels le test a été administré observent presque la fréquence de tous les trois mois recommandée dans les Lignes directrices de pratique clinique. Environ un diabétique sur cinq dans les provinces et territoire participants n’avait pas subi le test au cours de l’année précédente. Ces résultats montrent également que l’un des facteurs clés contribuant à l’administration périodique du test d’hémoglobine A1C est l’accès à un médecin de famille. Cette constatation souligne encore le rôle important du médecin de première ligne dans la prestation des soins pour le diabète.

Les résultats montrent également que la majorité des répondants diabétiques dans les provinces et territoire participants satisfont aux exigences des Lignes directrices de pratique clinique en ce qui concerne l’examen des yeux avec dilatation des pupilles mais que la moitié seulement satisfont aux recommendations concernant l’examen annuel des pieds. La majorité des répondants (68 %) ont indiqué qu’ils avaient subi au moins un examen des yeux avec dilatation des pupilles. Toutefois, environ un sur trois a indiqué ne jamais avoir subi un tel examen des yeux. Les taux au Canada sont légèrement plus élevés que ceux déclarés aux États–Unis en 2001, où seulement 66 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles avaient subi un examen des yeux 13. Seulement la moitié de tous les diabétiques participant à l’enquête ont indiqué satisfaire aux exigences des Lignes directrices de pratique clinique en ce qui concerne les examens annuels des pieds. Les taux pour le Canada sont plus faibles que ceux déclarés en 2001 pour les États–Unis, où environ 60 % des diabétiques subissaient un examen annuel des pieds .

Les résultats montrent clairement que comparativement aux individus diabétiques n’utilisant pas d’insuline, les individus diabétiques qui en utilisaient étaient plus susceptibles de recevoir des soins pour le diabète. Dans certains cas, l’utilisation d’insuline pouvait signifier une maladie plus avancée ou refléter une maîtrise plus faible du taux de glycémie.

Ce rapport donne un premier aperçu des pratiques de soins de santé pour le diabète dans cinq provinces et un territoire canadiens. Plusieurs organisations intéressées aux questions du diabète et des soins pour le diabète, incluant Statistique Canada, l'Agence de santé publique deu Canada et l'Institut canadienne d'information en santé collaboreront à d'autres analyses plus en profondeur dans un proche avenir. Ceci sera nécessaire à une meilleure compréhension des pratiques de santé des Canadiens atteints de diabète et des facteurs qui influent sur l'obtention de soins appropriés pour le diabète.

Méthodes d’analyse

Des distributions et des fréquences pondérées ont été produites. Les enregistrements dans lesquels il manquait des données pour certaines questions (non–réponse partielle) représentaient moins de 5 % de l’ensemble des enregistrements dans la plupart des analyses; ces enregistrements ont été exclus des calculs. La méthode bootstrap a été utilisée pour calculer la variance et les intervalles de confiance afin de bien tenir compte du plan d’enquête complexe. Cette méthode est entièrement adaptée aux effets du plan d’enquête. Les intervalles de confiance ont été calculés au niveau de confiance p=0,05.

Des modèles de régression logistique à plusieurs variables ont servi à évaluer la relation entre le fait d’avoir un médecin de famille et le fait de recevoir des soins pour le diabète d’un professionnel de la santé. Les modèles ont été exécutés séparément pour les trois types de soins prodigués par un professionnel de la santé : le test d’hémoglobine A1C, l’examen des pieds et l’examen des yeux. Les modèles ont été ajustés pour tenir compte des facteurs démographiques (âge, sexe), de la gravité de la maladie (selon que la personne prend ou ne prend pas d’insuline) et du statut socioéconomique (revenu et niveau de scolarité). La méthode bootstrap a servi à déterminer la signification des rapports de cotes (RC) et à estimer des intervalles de confiance de 95 %.

14. "L'ESCC ne permet pas de distinguer les individus atteints du diabète de Type 1 de ceux atteints du diabète de Type 2. Toutefois, on sait que la majorité des individus diabétiques sont atteints d'un diabète de Type 2. Ainsi, on s'attend à ce que la majorité des individus diabétiques répondants à l'ESCC soient également atteints de ce type de diabète. Dans la plupart des cas, les Lignes directrices pertinentes au diabète de Type 2 s'appliquent donc à la plupart des répondants".

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Date modified: 2006-10-20 Important Notices
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