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Les maladies mentales consistent principalement en des altérations de l'humeur, de la pensée et du comportement ainsi que d'autres domaines du fonctionnement mental, et elles affectent d'une façon directe ou indirecte presque tous les Canadiens1. Ces maladies sont habituellement à l'origine de déficiences du fonctionnement émotionnel qui peuvent entraîner des limitations sociales ou physiques. Dans certains cas, tels que l'agoraphobie, la personne n'arrive même pas à quitter son domicile à cause d'une angoisse intense; la dépression, quant à elle, peut faire perdre tout intérêt pour la vie à la personne qui en souffre. La comorbidité qui existe souvent entre divers troubles mentaux complique encore davantage le tableau de la maladie mentale.

Les maladies mentales ont d'importantes répercussions sur la qualité de la vie. Bien qu'elles ne soient à l'origine que de 1 % des décès dans le monde, elles représentent près de 11 % de la charge mondiale de morbidité2. En fait, toujours à l'échelle mondiale, des dix causes principales des années de vie perdues à cause d'une incapacité, quatre sont des maladies mentales, le trouble dépressif majeur venant au premier rang, les troubles liés à la consommation d'alcool, au deuxième (chez les hommes), la schizophrénie, au cinquième chez les hommes et au sixième chez les femmes, et le trouble bipolaire, au septième rang chez les hommes et au huitième rang chez les femmes3. Au Canada, en 2003, on estimait que le fardeau économique de la maladie mentale se chiffrait à 51 milliards de dollars4; ces estimations comprennent les coûts directs et indirects.

Le présent document décrit les maladies mentales dont l'incidence sur la population canadienne est la plus importante sous l'angle de la prévalence ou de la gravité de l'incapacité. Il montre aussi comment ces maladies influent sur l'état de santé des Canadiens. Dans le cadre d'un projet de plus grande portée, on s'est servi principalement des codes de la CIM-9 pour évaluer l'information et recueillir les données sur ces états de santé, parce qu'ils étaient utilisés pour classer les maladies. Par conséquent, les codes de la CIM-9 sont présentés pour chaque problème de santé pour lequel un code existe5. En outre, les codes de la CIM-10 sont fournis à titre de référence6. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (4e révision)7 a également été consulté pour chaque trouble présenté; le DSM-IV fournit les critères diagnostiques pour chaque trouble psychiatrique.

Le document décrit les troubles de l'humeur, ou troubles affectifs, dont la caractéristique principale est une perturbation de l'humeur. Trois d'entre-eux, le trouble dépressif majeur, le trouble dysthymique et le trouble bipolaire, sont présentés. Viennent ensuite les troubles anxieux, qui causent une anxiété intense et souvent persistante.  Sont décrits le trouble panique, l'agoraphobie, la phobie sociale, le trouble anxieux généralisé, le trouble obsessionnel-compulsif et le trouble de stress post-traumatique.

Les troubles diagnostiqués durant l'enfance (déficit de l'attention/hyperactivité, troubles envahissants du développement, y compris l'autisme et le syndrome d'Asperger, et trouble d'anxiété de séparation) sont aussi présentés. Viennent ensuite les troubles des conduites alimentaires, ou troubles de l'alimentation, qui comprennent notamment l'anorexie mentale (anorexia nervosa) et la boulimie (bulimia nervosa). Le retard mental est décrite sous ses formes légère, moyenne et sévère. Il importe toutefois de mentionner que, quoique l'expression déficience intellectuelle, moins stigmatisante, soit celle reconnue/acceptée à l'heure actuelle pour désigner le retard mental, le présent document fait référence au trouble clinique décrit conformément à la CIM-9 et au DSM-IV; par conséquent, nous nous en tenons aux termes cliniques de retard mental dans les descriptions.

L'état de santé associé aux troubles de la personnalité est examiné. La schizophrénie est un trouble caractérisé par des distorsions de la pensée et de la perception. Le document décrit les limitations fonctionnelles associées aux sous-types de la schizophrénie suivants : catatonique, paranoïde, désorganisé, indifférencié et résiduel.

Enfin, les états de santé associés aux troubles liés à l'utilisation de substances, dont l'alcool, l'héroïne, les benzodiazépines, le cannabis et les stimulants, sont également décrits en fonction des étapes de l'évolution du trouble; sont examinés en particulier les états de santé associés à l'usage chronique de la substance, le traitement, la rémission et, dans certains cas, la surdose. Bien que le coma soit souvent une séquelle de la surdose, cet état de santé n'est pas décrit dans le présent document; il sera présenté dans le document de la présente série portant sur les troubles neurologiques.

Très souvent, les maladies mentales se manifestent en association à d'autres maladies mentales (comorbidité). Cependant, la mesure de la comorbidité est une tâche complexe qui n'est par conséquent pas prise en considération ici. Donc, les états de santé et les niveaux des attributs décrits dans le présent document ont trait uniquement à ceux particuliers à la maladie mentale en question, en l'absence d'un trouble comorbide. Le Système de classification et de mesure de la santé fonctionnelle (CLAMES) a été utilisé pour évaluer le niveau des attributs assignés à chaque état de santé (voir Contexte au début du présent document). Comparativement à d'autres systèmes d'évaluation (p. ex., HUI, EQ-5D), le CLAMES est particulièrement puissant en ce sens qu'il tient compte des déficiences dans les relations sociales, lesquelles représentent une limitation fréquente chez les personnes souffrant d'une maladie mentale. Cela étant dit, le CLAMES est une échelle générale conçue pour mesurer la qualité de la vie et ne permet pas de refléter d'autres domaines de fonctionnement associés à certaines maladies mentales. Par exemple, les personnes qui souffrent de manie, comme dans le trouble bipolaire, ne sont pas évaluées en fonction des limites fonctionnelles associées à l'euphorie, puisque le CLAMES reflète la dépression plutôt que le bonheur sur son échelle émotionnelle. Cette limite est prise en compte au besoin.

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