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Descriptions des états de santé au Canada
82-619-MIF

Maladies
musculo-squelettiques

Contexte

Introduction

Tableau sommaire

Dorsalgie (mal de dos)

Microtraumatismes répétés

Arthrose

Polyarthrite rhumatoïde

Lupus érythémateux systématique

Fibromyalgie

Références

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Renseignements supplémentaires

Polyarthrite rhumatoïde

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie auto-immune chronique dans laquelle le système immunitaire de l’organisme attaque le tissu sain des articulations plutôt que des cellules étrangères, ce qui enflamme la synoviale (membrane qui tapisse l’articulation et produit le liquide qui la lubrifie). Cette inflammation cause une douleur, une raideur et une enflure importantes des articulations qui limitent la capacité d’utiliser normalement ces dernières. Au cours du temps, l’inflammation cause des lésions articulaires qui entraînent des déformations progressives (particulièrement aux mains et aux pieds) et réduisent la capacité de mouvoir les articulations. La polyarthrite rhumatoïde est une maladie systémique qui cause une fatigue importante et peut affecter d’autres parties de l’organisme. Elle peut se manifester dans toute articulation, généralement de façon symétrique (c.-à-d. des deux côtés en même temps). Les articulations le plus fréquemment affectées sont celles des mains et des pieds.

La maladie varie d’une personne à l’autre. Chez certaines, elle est bénigne et cause une certaine douleur, mais ne limite que légèrement le fonctionnement (comme être obligé de réduire les activités de loisirs) et ne provoque que peu de déformation des articulations, voire aucune. Par contre, chez d’autres, elle peut être grave au point d’empêcher d’entreprendre même les tâches les plus élémentaires, comme s’habiller et se laver, et de causer des difformités importantes des articulations. Chez la plupart des personnes atteintes, la maladie est chronique et caractérisée par une inflammation active permanente et des fluctuations des symptômes (douleur, enflure, raideur, fatigue). Les périodes d’exacerbation aiguë des symptômes sont appelées « poussées » et peuvent durer de quelques jours à quelques semaines. L’objectif du traitement permanent est d’obtenir la rémission de la maladie, mais la rémission complète est peu fréquente. La rémission survient rarement de façon spontanée. Au cours du temps, surtout si la maladie n’est pas bien maîtrisée, les lésions des articulations s’aggravent progressivement, causant des déformations graves, la perte de mobilité et la perte progressive des fonctions physiques. La présente section donne la description du cas typique de polyarthrite rhumatoïde à chaque stade, c’est-à-dire une poussée aiguë, une inflammation active chronique et le stade de destruction avancée. En général, les personnes atteintes passent d’un stade à l’autre. Elles peuvent également connaître des périodes où la maladie n’est que peu ou pas active (rémission), mais celles-ci surviennent surtout durant la première année de la maladie. La probabilité de rémission diminue à mesure que le temps passe. Durant les périodes de rémission, la maladie est presque ou complètement inactive, de sorte que cet état de santé n’est pas décrit ici.

Dans la plupart des cas, la polyarthrite rhumatoïde s’installe entre l’âge de 20 et 50 ans, mais elle peut survenir à tout âge, même durant l’enfance (les jeunes enfants peuvent présenter une forme appelée polyarthrite rhumatoïde juvénile). Environ 1 % de la population canadienne est affecté par cette maladie4; son incidence augmente avec l’âge, chez toutes les races et tous les groupes ethniques. Les femmes sont environ trois fois plus susceptibles que les hommes d’en souffrir. Les symptômes prédominants comprennent de la douleur, une enflure importante et la raideur de la ou des articulations affectées. La douleur et la raideur, qui sont pires le matin et après un repos ou une immobilité prolongée, durent au moins 30 minutes au lever, et leur durée et leur intensité augmentent lorsque la maladie est plus active. Quand elle est très active, la douleur et la raideur matinales peuvent durer plusieurs heures. La maladie peut aussi avoir des effets systémiques, comme de la fatigue, un malaise, de la faiblesse, une perte de poids, de l’anémie et, à l’occasion, de la fièvre. Dans des cas rares, la polyarthrite rhumatoïde touche d’autres organes que les articulations (yeux, peau, nerfs, poumons). À mesure que la maladie évolue, plusieurs autres articulations sont affectées, ce qui entraîne une perte progressive de fonction. Le pronostic de long terme de la polyarthrite rhumatoïde est sombre; environ 80 % des patients présentent une réduction de leur capacité fonctionnelle dans les 20 ans après l’apparition de la maladie25. Les complications comprennent la destruction, la perte de mobilité et la déformation progressives de l’articulation. L’inflammation permanente est à l’origine de la lésion ou destruction des articulations. L’espérance de vie des personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde est réduite de 5 à 10 ans26 à cause de complications rhumatoïdes et d’un accroissement de la prévalence des décès de cause non spécifique. La maladie cardiovasculaire est la cause de décès dont la prévalence augmente le plus fréquemment chez les personnes souffrant de polyarthrite rhumatoïde27,28.

Les causes de la polyarthrite rhumatoïde sont en grande partie inconnues, mais il est probable que des facteurs génétiques interviennent. La présence de certains gènes (associés au système immunitaire) pourrait accroître le risque de faire de la polyarthrite rhumatoïde et prédisposer la personne concernée à une forme plus grave de la maladie29-31. Les facteurs environnementaux jouent également un rôle. Le diagnostic est fondé sur le tableau clinique complet des symptômes, l’examen physique, des analyses biochimiques et des examens radiographiques; il n’existe aucun test unique pour diagnostiquer la maladie. Cependant, un ensemble de critères établis par l’American College of Rheumatology sont généralement utilisés en recherche clinique. Le diagnostic de polyarthrite rhumatoïde est posé si la personne satisfait à au moins quatre des sept critères suivants : raideur matinale dans les articulations et autour de celles-ci durant au moins une heure avant que l’amélioration soit maximale; enflure des tissus (arthrite), observée par un médecin, d’au moins trois régions articulaires; arthrite des articulations des doigts ou du poignet; enflure symétrique (arthrite dans la même articulation des deux côtés du corps); nodules rhumatoïdes; présence du facteur rhumatoïde dans le sérum sanguin et signes radiographiques d’érosion osseuse dans les articulations de la main et (ou) du poignet. Les quatre premiers critères doivent être présents depuis au moins six semaines32.

Le traitement vise à soulager la douleur, réduire l’inflammation, arrêter ou ralentir la destruction articulaire afin de prévenir les complications à long terme et améliorer la fonctionnalité et le bien-être. Il consiste en une combinaison de médicaments, de repos, d’exercices et de méthode de protection des articulations. Les anti-inflammatoires peuvent réduire l’enflure, la douleur et la raideur, mais ils ne peuvent empêcher la destruction des articulations. Les antirhumatismaux modificateurs de la maladie (ARMM) sont un élément essentiel du traitement moderne parce qu’ils interfèrent avec le processus rhumatoïde auto-immun sous-jacent et préviennent ainsi l’inflammation des articulations (ce qui réduit la douleur, la raideur et l’enflure), de même que la destruction des articulations (ce qui ralentit les effets de la maladie sur les articulations)33. Le traitement médicamenteux aux ARMM doit être institué aussitôt que possible après la manifestation de la polyarthrite rhumatoïde, avant que les lésions articulaires soient irréversibles, et doit se poursuivre pendant tout le cours de la maladie. Environ 90 % de patients atteints de PR sont traités aux ARMM dans les trois ans après le diagnostic34. Des corticostéroïdes peuvent également être administrés durant les poussées, ou en attendant que les ARMM agissent. La physiothérapie est un traitement d’appoint important. Le repos, la protection des articulations, l’application de glace ou de chaleur peuvent réduire la douleur et, dans une moindre mesure, l’enflure des articulations enflammées. L’exercice régulier est également essentiel au maintien de l’amplitude du mouvement des articulations et au renforcement des muscles qui entourent l’articulation, ce qui accroît la mobilité, la fonctionnalité et contribue au maintien de la stabilité des articulations. L’utilisation d’attelles, d’orthèses et d’appareils et accessoires fonctionnels aide aussi à réduire la douleur et à accroître la fonctionnalité. L’enseignement de stratégies d’auto-prise en charge et l’éducation des patients sont très importants, car ils apprennent aux personnes atteintes à s’adapter à leur maladie et à faire face à la douleur, à la fatigue et aux autres symptômes quotidiens. Si les articulations deviennent gravement déformées ou dysfonctionnelles, une intervention chirurgicale est nécessaire. Les interventions courantes comprennent la reconstruction de la main ou du pied (pour renforcer les doigts et les orteils), la réparation des tendons et l’arthroplastie.

Polyarthrite rhumatoïde, crise aiguë
Code de la CIM-9 : 714.0

Description Durant une crise aiguë (ou poussée), les articulations affectées sont douloureuses, enflées et raides, ce qui restreint l’amplitude du mouvement et cause une perte éventuelle de mobilité (quoique temporaire). La fatigue, habituellement plus prononcée durant une poussée, est un effet direct de l’inflammation, ainsi que du manque de sommeil dû à la douleur. Un effort supplémentaire est nécessaire pour s’adonner aux activités quotidiennes. Le malade peut éprouver un malaise général et faire de la fièvre. La douleur éprouvée est d’intensité moyenne à grave et est constante, même quand les articulations sont au repos. La douleur et la raideur matinales augmentent et peuvent durer plusieurs heures. L’état émotionnel est affecté, car nombre de personnes sont en colère, irritables et anxieuses durant une crise aiguë de PR.
Classification DM FP EE FA MP RS AN PA OU VU DE

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Polyarthrite rhumatoïde, active chronique
Code de la CIM-9 : 714.0

Description Entre les poussées, les symptômes (particulièrement la douleur et la raideur des articulations) sont en général moins intenses que durant une crise aiguë, mais un certain degré de douleur et de raideur persiste néanmoins. Le traitement aux ARMM rend habituellement l’inflammation suffisamment faible pour que la douleur et la raideur soient légères; la douleur se manifeste lors de l’utilisation et, surtout, la surutilisation des articulations au lieu d’être constamment présente, et elle ne gène pas le sommeil. La participation aux activités de loisirs et l’exécution des tâches ménagères peuvent être limitées dans une certaine mesure. Les personnes atteintes peuvent également éprouver de la fatigue et un faible niveau d’énergie.
Classification DM FP EE FA MP RS AN PA OU VU DE

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Polyarthrite rhumatoïde – destruction avancée
Code de la CIM-9 : 714.0

Description Au stade avancé de la maladie, la destruction des articulations affectées cause des déformations et une perte de mobilité graves qui rendent difficile l’utilisation normale de l’articulation et qui causent parfois de la douleur. Il y a aussi perte de fonction. Les changements physiques se traduisent par une limitation du fonctionnement physique, une diminution de la capacité de travailler et de mener une vie heureuse, normale, y compris participer à des activités de loisirs. Les déformations rendent parfois les tâches élémentaires difficiles ou impossibles, ce qui cause de la dépression, une faible estime de soi et un sentiment d’impuissance. Le fonctionnement sexuel est parfois altéré également, particulièrement si la douleur, l’incapacité physique et la dépression sont très prononcées35. On note généralement un niveau moyen d’anxiété causé par l’appréhension (ou la présence) de complications.
Classification DM FP EE FA MP RS AN PA OU VU DE

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Date de modification : 2006-04-04 Avis importants
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