Dépression et risque de maladie cardiaque

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Par Heather Gilmour, Division de l'information et de la recherche sur la santé, Statistique Canada

Cet article porte sur la relation entre la dépression et la manifestation d'une maladie cardiaque subséquente chez les Canadiens de 40 ans et plus.

L'article est basé sur les données provenant du volet ménages de l'Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP). Cette enquête longitudinale menée par Statistique Canada suit le même groupe de personnes tous les deux ans depuis 1994-1995.

Cet article a été diffusé le 16 juillet 2008 dans Rapports sur la santé, vol. 19, no 3.

Sommaire

Pour la première fois, des données nationales fondées sur la population sont utilisées pour étudier l'association entre la dépression et les nouveaux cas de maladie cardiaque au Canada. L'article examine si des personnes ne souffrant initialement d'aucune maladie cardiaque et qui ont connu une dépression à un moment quelconque au cours de la période d'étude avaient un risque accru d'être diagnostiquées ou de décéder de maladie cardiaque en comparaison avec des personnes qui n'ont pas connu de dépression.

En plus des caractéristiques sociodémographiques, des facteurs de risque de maladie cardiaque, tels que l'hypertension, le diabète, l'indice de masse corporelle, l'usage du tabac, l'activité physique, la consommation d'alcool, et, pour les femmes seulement, la prise d'hormones pour la ménopause et le vieillissement, ont été contrôlés dans le cadre de cette analyse.

Les résultats tirés des 7 cycles de l'ENSP montrent que la dépression est associée de façon significative à un risque accru de maladie cardiaque chez les femmes même lorsque les autres facteurs de risque étaient contrôlés, mais pas chez les hommes.

Étant donné la prévalence de la dépression et son association avec la maladie cardiaque, ces résultats sont en lien avec la santé de la population et la prévention.