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En santé aujourd'hui en santé demain? Résultats de l'Enquête nationale sur la santé de la population

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Rupture conjugale et dépression subséquente

Par Michelle Rotermann, Groupe d’analyse et de mesure de la santé, Statistique Canada.

Cet article porte sur la relation entre la dissolution d’une relation conjugale ou de cohabitation et la manifestation subséquente d’une dépression chez les Canadiens de 20 à 64 ans.

L’article est basé sur les données provenant du volet ménages de l’Enquête nationale sur la santé de la population (ENSP). Cette enquête longitudinale menée par Statistique Canada suit le même groupe de personnes tous les deux ans depuis 1994-1995.

Cet article a été diffusé le 22 mai dans Rapports sur la santé, vol.18, no 2.

Sommaire

Cet article examine les associations entre la dissolution du mariage (mariage légal ou union libre) et la dépression subséquente chez les personnes de 20 à 64 ans. Plus précisément, l’analyse vérifie l’hypothèse selon laquelle un nouvel épisode de dépression dans un intervalle de deux ans est plus fréquent chez les personnes ayant mis fin à leur relation de couple que chez celles étant demeurées en couple.

La rupture conjugale cause d’autres perturbations qui, à leur tour, pourraient nuire à la santé mentale. Par conséquent, dans la présente étude, plusieurs facteurs ont été pris en compte : les changements sur une période de deux ans dans le revenu du ménage, le soutien social, la présence et le nombre d’enfants dans le ménage, ainsi que la situation d’emploi. Comme la dépression a tendance à récidiver, les antécédents de dépression ont également été pris en compte.

Les résultats tirés de l’ENSP appuient l’hypothèse selon laquelle la rupture conjugale est associée à une dépression subséquente, et ce, même lorsque l’on tient compte de l’effet d’autres événements qui accompagnent souvent une rupture.

Les données de l’ENSP révèlent également que les hommes ayant vécu une rupture courent un plus grand risque de faire une dépression que les femmes dans la même situation.

Le suivi à plus long terme donne à penser que, dans la plupart des cas, la dépression est limitée à la période directement consécutive à la rupture. Néanmoins, quatre années plus tard, elle demeurait un problème chez une minorité importante.

Étant donné la fréquence des ruptures conjugales et leur association aux problèmes de santé mentale, ces résultats sont pertinents en ce qui concerne la santé de la population.