Rapports sur la santé
Une revue à comité de lecture canadienne consacrée à la recherche sur la santé des populations et les services de santé
janvier 2026
Étude des disparités dans l’utilisation des soins de santé mentale chez les personnes atteintes de troubles de l’humeur et de troubles d’anxiété
La prévalence des troubles de l’humeur et des troubles d’anxiété a considérablement augmenté au cours des 10 dernières années, les taux de prévalence de certains troubles au Canada ayant doublé de 2012 à 2022. Les traitements efficaces contre les troubles de l’humeur et les troubles d’anxiété comprennent les médicaments ainsi que les interventions psychologiques ou les thérapies visant à gérer les symptômes et à améliorer la qualité de vie. Néanmoins, de nombreuses personnes doivent faire face à des défis lorsqu’elles tentent d’accéder aux services de soins de santé mentale. En 2022, environ la moitié des Canadiens de 15 ans et plus qui répondaient aux critères diagnostiques d’un trouble de l’humeur, d’un trouble d’anxiété ou d’un trouble lié à l’utilisation de substances avaient parlé de leur santé mentale à un professionnel en la matière au cours de l’année précédente. Le tiers de ces personnes avait reçu de l’aide sous forme de consultation ou de thérapie. Les différences dans la prévalence de certains troubles de santé mentale selon les groupes sociodémographiques sont importantes à considérer lors de l’évaluation des disparités dans l’utilisation des soins de santé mentale. Les femmes ont tendance à être plus touchées que les hommes par les troubles de l’humeur et les troubles d’anxiété et sont également plus susceptibles de recevoir des soins. Les personnes plus jeunes sont davantage susceptibles d’être atteintes de troubles de l’humeur et de troubles d’anxiété que celles de groupes d’âge plus avancé. Elles seraient également plus susceptibles que les adultes plus âgés d’avoir recours aux services de soins de santé mentale. Toutefois, des défis particuliers peuvent se poser aux jeunes et aux adolescents en transition vers des services de soins de santé pour adultes. Chez les groupes racisés et les populations immigrantes au Canada, on observe généralement une prévalence autodéclarée plus faible des troubles de l’humeur et des troubles d’anxiété ainsi qu’un moindre recours aux soins formels en matière de santé mentale. Les résultats en matière de revenu sont relativement mitigés : certaines études permettent de constater une utilisation accrue des soins de santé mentale chez les groupes à revenu plus élevé, alors que d’autres ne relèvent aucun lien cohérent entre le revenu ou la richesse et le recours aux soins de santé pour des troubles mentaux courants, y compris la dépression.
Article complet Version PDFLa santé mentale positive chez les adultes pendant la pandémie de COVID-19 au Canada : résultats de trois cycles de l’Enquête sur la COVID-19 et la santé mentale
La santé mentale est un terme générique qui englobe à la fois les états négatifs (p. ex. problèmes de santé mentale, maladie mentale) et la santé mentale positive (c.-à-d. bien-être psychologique, émotionnel et social). Bien qu’une grande partie du domaine de la santé mentale soit axée sur la prévention et le traitement des problèmes de santé mentale, la surveillance et la promotion d’une santé mentale positive sont également importantes pour améliorer la santé mentale des personnes et de la population. L’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) définit la santé mentale positive comme la capacité de ressentir, de penser et d’agir de façon à améliorer notre aptitude à jouir de la vie et à relever les défis auxquels nous sommes confrontés. Pour saisir les diverses facettes de la santé mentale positive, l’ASPC surveille plusieurs indicateurs de résultats liés à la santé mentale positive au Canada (p. ex. santé mentale autoévaluée, sentiment d’appartenance à la communauté, satisfaction à l’égard de la vie) à l’aide du Cadre d’indicateurs de surveillance de la santé mentale positive (CISSMP). Il est essentiel de surveiller ces résultats à l’échelle de la population et de cerner les disparités entre les sous-populations pour orienter les programmes et les politiques visant à améliorer équitablement le bien-être de la population canadienne. Cela est particulièrement important dans le contexte d’événements majeurs (comme la pandémie de COVID-19), susceptibles d’avoir une incidence sur la santé mentale de la population en générale et de certains sous-groupes en particulier. En effet, même si certains indicateurs de santé mentale positive enregistraient déjà un recul avant la pandémie, des diminutions plus marquées ont été observées pendant la pandémie.
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