Rapports sur la santé
Syndrome métabolique chez les adultes canadiens, 2007 à 2019
DOI: https://www.doi.org/10.25318/82-003-x202500900001-fra
Résumé
Contexte
Le syndrome métabolique (SM) est une importante cause de morbidité et de mortalité cardiovasculaires. La présente étude fournit une mise à jour de la prévalence du SM et de ses composantes chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans pour la période de 2016 à 2019, selon le groupe d’âge et le sexe. Elle permet également d’examiner les tendances de la prévalence du SM et de ses composantes au fil du temps dans cette population, de 2007 à 2019.
Données et méthodes
La présente étude repose sur les données des cycles 1 et 6 (2007 à 2019) de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé. Le SM a été défini comme la présence d’au moins trois des composantes suivantes : tour de taille élevé, triglycérides élevés, faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (LHD), hypertension artérielle et glycémie à jeun élevée.
Résultats
Au cours de la période de 2016 à 2019, 26,1 % des adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans étaient atteints de SM. La prévalence du SM était similaire chez les femmes (25,2 %) et chez les hommes (27,0 %) et augmentait avec l’âge pour passer de 11,1 % chez les 18 à 39 ans à 44,3 % chez les 60 à 79 ans. La prévalence du SM est restée stable entre la période de 2007 à 2011 et celle de 2016 à 2019. Chez les personnes atteintes du SM au cours de la période allant de 2016 à 2019, le tour de taille élevé était la composante la plus courante (90,0 %), suivie de la glycémie à jeun élevée (70,6 %) et du faible taux de cholestérol LHD (65,8 %). La prévalence de toutes les composantes du SM augmentait avec l’âge, à l’exception du faible taux de cholestérol LHD, qui diminuait de manière notable avec l’âge.
Interprétation
La prévalence du SM chez les adultes est restée stable au fil du temps au Canada. Le faible taux de cholestérol LHD semble être la principale composante du SM chez les jeunes adultes.
Mots-clés
Obésité, diabète, hypertension, tension artérielle, cholestérol, triglycérides
Auteurs
Hugues Sampasa-Kanyinga et Thomas Ferrao travaillent au Centre de l’intégration des données sur la santé et des mesures directes de Statistique Canada.
Ce que l’on sait déjà sur le sujet
- Le syndrome métabolique (SM) survient lorsqu’une personne présente au moins trois des conditions suivantes : tour de taille élevé, taux élevé de triglycérides, faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité, hypertension artérielle et glycémie à jeun élevée. Le SM augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.
- La prévalence mondiale du SM dans la population adulte générale allait de 12,5 % à 31,4 %, selon la définition utilisée, et elle est en hausse, ce qui constitue un problème de santé publique important à l’échelle mondiale.
- Les données de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé utilisées dans les études portant sur la prévalence du SM chez les adultes canadiens sont obsolètes (2007 à 2011), ce qui fait ressortir la nécessité d’étudier la prévalence mise à jour du SM dans les données les plus récentes disponibles pour cette enquête (2016 à 2019).
Ce qu’apporte l’étude
- Au cours de la période de 2016 à 2019, un peu plus de 1 adulte canadien sur 4 âgé de 18 à 79 ans souffrait du SM selon les critères de la déclaration commune provisoire de 2009.
- La prévalence du SM augmente avec l’âge et est similaire chez les femmes et les hommes.
- La prévalence du SM chez les adultes est restée stable au fil du temps au Canada.
- Un tour de taille élevé et une glycémie à jeun élevée restent les composantes les plus répandues chez les personnes atteintes du SM.
Introduction
Le syndrome métabolique (SM) est un ensemble de facteurs de risque multiples, notamment l’obésité abdominale (ou tour de taille élevé), un taux élevé de triglycérides, un faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (LHD), une glycémie à jeun élevée et une hypertension artérielle. Le SM est un facteur important de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2. Les recherches indiquent que le SM double le risque de maladies cardiovasculaires et multiplie par cinq le risque de diabèteNote 1, Note 2. La prévalence du SM est en hausse chez les adultes, ce qui constitue un problème de santé publique mondialNote 3, Note 4. Une méta-analyse récente menée auprès de la population adulte générale a indiqué que la prévalence mondiale du SM variait de 12,5 % (intervalle de confiance [IC] à 95 % : de 10,2 % à 15,0 %) à 31,4 % (IC à 95 % : de 29,8 % à 33,0 %) selon la définition utiliséeNote 5.
Plusieurs définitions du SM ont été proposées par différentes organisations au fil du tempsNote 6, notamment par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 1998Note 7; le Groupe européen pour l’étude de la résistance à l’insuline en 1999Note 8; le Adult Treatment Panel III (ATP III) du National Cholesterol Education Program (NCEP) en 2001Note 9; l’American Heart Association et le National Heart, Lung, and Blood Institute (AHA/NHLBI) en 2004Note 10; la Fédération internationale du diabète (FID) en 2005Note 10; la déclaration commune provisoire de l’AHA/NHLBI et de la FID en 2009Note 11.
Ces variations rendent difficile la comparaison de la prévalence du SM entre les études. Par exemple, dans les études antérieures reposant sur l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), Riediger et coll. (2011) ont appliqué la définition du de l’ATP III du NCEP et la déclaration commune provisoire de 2009, en utilisant deux séries de seuils de circonférence de la taille, car ils ont trouvé des preuves limitées à l’appui de l’un ou l’autre seuilNote 12. En revanche, Clarke et Janssen (2013) ont utilisé la déclaration commune provisoire de 2009 ayant des seuils de circonférence de la taille harmonisés avec les recommandations de Santé CanadaNote 13. Enfin, Rao et coll. (2014) ont appliqué trois définitions : la version révisée de l’ATP III du NCEP (qui repose sur des critères révisés de tour de taille), celle de la FID et celle de la déclaration commune provisoire de 2009Note 14. Quelle que soit la définition utilisée, les données ont montré que les personnes atteintes du SM présentaient un risque accru de maladies cardiovasculaires et de diabèteNote 15, Note 16. Des efforts de surveillance continus sont nécessaires pour contribuer à une meilleure prévention et prise en charge du SM au Canada.
Outre les défis liés à la définition du SM, l’OMS a recommandé d’utiliser des seuils de mesure du tour de taille propres à chaque ethnie. Pour les adultes d’origine ethnique principalement sud-asiatique, sud-est asiatique ou est-asiatique, des seuils plus bas sont recommandés (90 centimètres ou plus pour les hommes et 80 centimètres ou plus pour les femmes) comme indicateurs d’un risque accru d’adiposité viscérale et de développement de comorbidités cardiométaboliques. Pour les adultes d’autres origines ethniques, des seuils plus élevés sont utilisés : 102 centimètres ou plus pour les hommes et 88 centimètres ou plus pour les femmesNote 11, Note 17. Cela est particulièrement important parce que le Canada est un pays multiculturel, qui compte 5,7 millions de personnes d’origine sud-asiatique, est-asiatique ou sud-asiatique selon le recensement de 2021Note 18.
L’ECMS est une enquête nationale représentative permanente qui vise à recueillir des renseignements sur la santé déclarés par les participants et des mesures physiques directes, notamment des échantillons sanguins et le tour de taille. Dans des études antérieures, on a utilisé les données du cycle 1 (2007 à 2009) ou du cycle 2 (2009 à 2011) de l’ECMS pour examiner la prévalence du SM en relation avec différents résultats chez les adultes canadiensNote 12, Note 13, Note 14. Alors que six cycles de données de l’ECMS sur 12 ans (2007 à 2019) sont maintenant disponibles, il est utile d’étudier la prévalence mise à jour du SM chez les adultes fondée sur les critères de définition les plus récents du SM (la déclaration commune provisoire de 2009, qui tient compte de l’obésité abdominale ethnique) dans un échantillon représentatif d’adultes canadiensNote 11. Cette approche facilite les comparaisons entre les études récentes et améliore la compréhension du fardeau que représente le SM pour la population canadienne.
À l’aide des données nationales représentatives les plus récentes de l’ECMS (2016 à 2019), la présente étude fournit une mise à jour de la prévalence du SM et de ses composantes chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans, par groupe d’âge et par sexe. Elle porte également sur les tendances de la prévalence du SM et de ses composantes au fil du temps dans cette population, de 2007 à 2019.
Méthodes
Sources des données
Les données proviennent des cycles 1 (2007 à 2009) à 6 (2018 à 2019) de l’ECMS, une enquête transversale menée par Statistique Canada en partenariat avec Santé Canada et l’Agence de la santé publique du Canada auprès de Canadiens âgés de 3 à 79 ans (sauf dans le cycle 1, où les participants étaient âgés de 6 à 79 ans)19. Les données des cycles 1 à 6 restent pertinentes, car la collecte des données pour le cycle 7 (2022 à 2024) est terminée, mais les résultats ne sont pas encore disponibles. De plus, la combinaison des cycles renforce la puissance statistique. L’ECMS est conçue pour fournir des données représentatives de la population canadienne vivant dans des logements privés dans les 10 provinces au cours de cycles de deux ans. L’enquête exclut les personnes vivant dans les territoires, dans les réserves des Premières Nations ou dans des établissements institutionnels, ainsi que les membres à temps plein des Forces canadiennes et les résidents de certaines régions éloignées ou à faible densité de population. Les données sociodémographiques et les renseignements sur les facteurs de risque liés à la santé, l’état de santé et la consommation de médicaments sont recueillis à domicile au moyen d’interviews générales sur la santé, suivies d’une visite dans un centre d’examen mobile, où des échantillons de sang et d’urine sont prélevés et d’autres mesures physiques directes, comme la taille, le poids et la tension artérielle, sont prises. Les répondants fournissent une liste de tous les médicaments sur ordonnance et les produits en vente libre qu’ils ont pris au cours du mois précédent. Tous les médicaments consignés ont été codés à l’aide du Système de classification anatomique thérapeutique chimique (ATC). Des renseignements supplémentaires sur la méthodologie de l’enquête et la collecte des données sont décrits ailleursNote 19, Note 20.
Afin d’accroître la puissance statistique, de produire des estimations par sexe et par groupe d’âge et de comparer les données au fil du temps, les six cycles ont été regroupés en trois paires comme suit : le cycle 1 (2007 à 2009) et le cycle 2 (2009 à 2011), le cycle 3 (2012 à 2013) et le cycle 4 (2014 à 2015), et le cycle 5 (2016 à 2017) et le cycle 6 (2018 à 2019). Les données les plus récentes, celles de 2016 à 2019, ont été considérées comme la période de référence. Les analyses ont été limitées aux répondants âgés de 18 à 79 ans qui avaient jeûné avant les tests effectués à la clinique mobile et qui n’étaient pas enceintes au moment de la collecte des données : n = 3 734 pour les cycles 1 et 2, n = 3 404 pour les cycles 3 et 4, et n = 3 334 pour les cycles 5 et 6. Les personnes dont les données sur le tour de taille, les triglycérides plasmatiques, la glycémie, le cholestérol LHD et la tension artérielle étaient incomplètes ont été exclues de l’analyse. La taille définitive des échantillons analytiques était la suivante : cycles 1 et 2 (2007 à 2011), n = 3 694 ; cycles 3 et 4 (2012 à 2015), n = 3 366 ; cycles 5 et 6 (2016 à 2019), n = 3 296.
Mesures et définitions
Des renseignements détaillés sur les procédures de mesure des composantes du SM sont disponibles en ligneNote 21, Note 22. Pour résumer, le tour de taille a été mesuré au dixième de centimètre près, au milieu de la dernière côte flottante et au sommet de la crête iliaque, à la fin d’une expiration normale, à l’aide d’un ruban à mesurer Gulick. L’obésité abdominale, définie par un tour de taille élevé, indique un risque accru d’adiposité viscérale et de comorbidités cardiométaboliques. La tension artérielle au repos a été mesurée électroniquement à l’aide d’un appareil BpTRU BPM-200 (BpTRU Medical Devices Ltd., Coquitlam, Colombie-Britannique). Après cinq minutes de repos, au moins six mesures ont été prises automatiquement, à une minute d’intervalle, et la tension artérielle systolique et diastolique moyenne a été déterminée à partir des cinq dernières mesures. L’hypertension artérielle a été définie à l’aide des seuils présentés dans le tableau 1 ou en déterminant si les répondants avaient pris un médicament antihypertenseur au cours du mois précédant la mesure. Cela comprenait les médicaments dont le code ATC commençait par C02, C03, C07, C08, C09, C04AA02 ou C04AB01, ou une réponse « oui » à la question : « Au cours du mois dernier, avez-vous pris des médicaments pour l’hypertension artérielle? »
| Critère | Seuil pour les hommes | Seuil pour les femmes |
|---|---|---|
| Obésité abdominale (seuils bas pour le tour de taille)Tableau 1 Note 1 | Tour de taille de 90 cm ou plus | Tour de taille de 80 cm ou plus |
| Obésité abdominale (seuils élevés pour le tour de taille)Tableau 1 Note 2 | Tour de taille de 102 cm ou plus | Tour de taille de 88 cm ou plus |
| Taux élevé de triglycérides plasmatiques | 1,7 mmol/L ou plus | 1,7 mmol/L ou plus |
| Glycémie à jeun élevée | 5,6 mmol/L ou plus | 5,6 mmol/L ou plus |
| Faible taux de cholestérol LHD | Moins de 1,03 mmol/L | Moins de 1,30 mmol/L |
| Hypertension artérielle | 130/85 mmHg ou plus | 130/85 mmHg ou plus |
Source : Alberti, K.G., R.H. Eckel, S.M. Grundy et coll. 2009. « Harmonizing the metabolic syndrome: A joint interim statement of the International Diabetes Federation Task Force on Epidemiology and Prevention; National Heart, Lung, and Blood Institute; American Heart Association; World Heart Federation; International Atherosclerosis Society; and International Association for the Study of Obesity. » Circulation. Vol. 120, no 16, p. 1640 à 1645. |
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Des échantillons de sang veineux ont été prélevés après une période de jeûne de 10 heures. Le glucose, les triglycérides et le cholestérol LHD ont été mesurés dans le sérum. À partir du cycle 5, le laboratoire de référence pour le glucose, le cholestérol LHD et les triglycérides a changé, et le glucose est désormais mesuré à l’aide du test hexokinase ultraviolet sur un analyseur Roche Cobas C501. Une glycémie à jeun élevée a été définie à l’aide des seuils indiqués dans le tableau 1 ou en déterminant si les répondants avaient pris des médicaments contre le diabète au cours du mois précédent (codes ATC commençant par A10). Le cholestérol LHD et les triglycérides sont mesurés à l’aide de la méthode colorimétrique enzymatique homogène sur un analyseur Roche Cobas C501Note 22. Des triglycérides élevés et un faible taux de cholestérol LHD ont été définis à l’aide des seuils indiqués dans le tableau 1. Il n’y a aucune question axée sur les médicaments hypolipidémiants, mais les codes ATC suivants ont été utilisés pour désigner les médicaments liés aux triglycérides : C04AC01, C04AC03, C10AB01, C10AB02, C10AB04, C10AB05, C10AC01, C10AC02, C10AX02 et C10AX06. Pour le LHD, les codes suivants ont été utilisés : C04AC01, C04AC03, C10AB01, C10AB02, C10AB04, C10AB05, C10AC01, C10AC02 et C10AX02.
Le SM a été défini selon les critères et la définition publiés dans la déclaration commune provisoire de 2009, comme indiqué dans le tableau 111. Le SM était considéré comme présent si trois des cinq critères suivants étaient remplis : obésité abdominale (définie par un tour de taille élevé), taux élevé de triglycérides plasmatiques, glycémie à jeun élevée, faible taux de cholestérol LHD et hypertension artérielle.
Analyses statistiques
Toutes les analyses statistiques ont été réalisées à l’aide de la version 9.4 de SAS (SAS Institute, Cary, Caroline du Nord) et du logiciel SUDAAN 11.0.3 (RTI International, Durham, Caroline du Nord). La prévalence brute et normalisée selon l’âge du SM et de toutes ses composantes, notamment le tour de taille élevé, le taux élevé de triglycérides plasmatiques, le taux élevé de triglycérides plasmatiques, l’hyperglycémie à jeun, le faible taux de cholestérol LHD et l’hypertension artérielle, a été calculée. Les estimations ont été normalisées selon l’âge à l’aide de la population mondiale standard de l’OMS en utilisant la méthode directeNote 23. La normalisation selon l’âge représente la prévalence potentielle d’un résultat si la population étudiée avait la même répartition par âge qu’une population standard donnée. Un tableau croisé a été utilisé pour évaluer la relation entre le SM et toutes ses composantes par groupe d’âge (18 à 39 ans, 40 à 59 ans et 60 à 79 ans), par sexe (hommes et femmes) et par année d’enquête (2007 à 2011, 2012 à 2015 et 2016 à 2019). Un test du chi carré ajusté en fonction du plan d’enquête a été utilisé pour vérifier l’existence de différences significatives. Les pondérations de l’enquête pour le sous-échantillon à jeun calculées par Statistique Canada ont été utilisées afin de garantir que les analyses de cette sous-population restreinte restent représentatives de la population canadienne. Les pondérations pour les cycles combinés et les degrés de liberté du dénominateur approprié ont été intégrés à l’analyse. Afin de tenir compte des effets du plan d’enquête, 500 poids de rééchantillonnage bootstrap ont été utilisés pour calculer l’estimation de la variance (IC à 95 %) et effectuer des tests de signification. Le seuil statistique a été fixé à p < 0,05.
Résultats
Au cours de la période de 2016 à 2019, 26,1 % (IC à 95 % : de 22,5 % à 30,0 %) des adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans souffraient du SM (graphique 1). La prévalence brute du SM était similaire chez les femmes (25,2 %) et chez les hommes (27,0 %) et augmentait avec l’âge pour passer de 11,1 % chez les 18 à 39 ans à 44,3 % chez les 60 à 79 ans. Les mêmes tendances selon l’âge ont été observées chez les femmes (de 11,0 % chez les 18 à 39 ans à 38,0 % chez les 60 à 79 ans) et chez les hommes (de 11,1 % à 51,0 %) et des différences notables entre les femmes et les hommes ont été observées dans le groupe d’âge le plus élevé (c’est-à-dire les 60 à 79 ans). Dans ce groupe d’âge, le SM était plus fréquent chez les hommes (51,0 %) que chez les femmes (38,0 %) (graphique 1).

Description de la graphique 1
| Les deux sexes | Hommes | Femmes | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
||||
| de | à | de | à | de | à | |||||||
| Tous âges confondus (prévalence brute) | 873 | 26,1 | 22,5 | 30,0 | 480 | 27,0 | 22,8 | 31,6 | 393 | 25,2 | 20,7 | 30,4 |
| Tous âges confondus (prévalence normalisée selon l’âge) | 873 | 22,5 | 19,1 | 26,4 | 485 | 23,1 | 18,7 | 28,2 | 395 | 22,0 | 17,9 | 26,8 |
| 18 à 39 ans | 144 | 11,1Note ** Note E: à utiliser avec prudence | 7,5 | 16,1 | 77 | 11,1Note ** Note E: à utiliser avec prudence | 6,4 | 18,6 | 67 | 11,0Note ** Note E: à utiliser avec prudence | 7,5 | 16,0 |
| 40 à 59 ans | 254 | 29,5Note ** | 24,2 | 35,3 | 142 | 27,9Note ** | 21,5 | 35,2 | 112 | 31,1 | 23,3 | 40,2 |
| 60 à 79 ans | 475 | 44,3 | 38,5 | 50,3 | 261 | 51,0 | 44,0 | 58,0 | 214 | 38,0Note * | 30,5 | 46,2 |
E à utiliser avec prudence
Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur les mesures de la santé, 2016 à 2019 (données combinées). |
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L’obésité abdominale (90,0 %) était la composante la plus courante du SM au cours de la période allant de 2016 à 2019, suivie de l’hyperglycémie à jeun (70,6 %), de l’hypertension artérielle (66,7 %) et du faible taux de cholestérol LHD (65,8 %) (tableau 2). La prévalence de l’obésité abdominale était plus élevée chez les femmes (97,7 %) que chez les hommes (86,6 %) et ne variait pas selon les groupes d’âge. La prévalence de l’hypertension artérielle était plus élevée chez les hommes (73,0 %) que chez les femmes (60,1 %), tandis que la prévalence des triglycérides plasmatiques élevés, de l’hyperglycémie à jeun et du faible taux de cholestérol LHD ne différait pas selon le sexe. La prévalence de l’hyperglycémie à jeun a augmenté considérablement avec l’âge pour passer de 57,2 % chez les 18 à 39 ans à 76,3 % chez les 60 à 79 ans. En revanche, la prévalence du faible taux de cholestérol LHD a diminué de manière notable avec l’âge pour passer de 90,3 % chez les 18 à 39 ans à 51,4 % chez les 60 à 79 ans. Les mêmes tendances selon l’âge ont été observées chez les femmes et chez les hommes pour l’hyperglycémie à jeun et le faible taux de cholestérol LHD. Chez les personnes âgées de 60 à 79 ans, les trois composantes les plus courantes du SM étaient l’obésité abdominale (91,9 %), suivie de l’hypertension artérielle (83,0 %) et de l’hyperglycémie à jeun (76,3 %).
| Les deux sexes (N = 3 296) | Hommes (N = 1 690) | Femmes (N = 1 606) | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
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| de | à | de | à | de | à | |||||||
| Obésité abdominale | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 785 | 90,0 | 85,7 | 93,1 | 400 | 82,9 | 76,0 | 88,1 | 385 | 97,6Tableau 2 Note † | 78,3 | 92,2 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 785 | 91,4 | 86,5 | 94,7 | 400 | 83,3 | 75,0 | 89,2 | 385 | 98,8 | 95,4 | 99,7 |
| 18 à 39 ans | 131 | 94,3 | 88,6 | 97,2 | 65 | 88,9 | 73,0 | 96,0 | 66 | 99,7 | 95,3 | 100,0 |
| 40 à 59 ans | 218 | 86,2 | 78,2 | 91,6 | 108 | 75,4 | 62,3 | 85,0 | 110 | 95,9Tableau 2 Note † | 77,6 | 99,4 |
| 60 à 79 ans | 436 | 91,9 | 87,1 | 95,1 | 227 | 86,7 | 78,3 | 92,2 | 209 | 98,5Tableau 2 Note † | 94,9 | 99,6 |
| Taux élevé de triglycérides plasmatiques | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 524 | 59,1 | 52,4 | 65,4 | 316 | 62,6 | 54,2 | 70,3 | 208 | 55,4 | 45,8 | 64,5 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 524 | 63,8 | 55,7 | 71,3 | 316 | 71,6 | 59,4 | 81,4 | 208 | 64,5 | 55,4 | 72,7 |
| 18 à 39 ans | 110 | 63,1 | 50,1 | 74,5 | 70 | 73,1Note E: à utiliser avec prudence | 40,8 | 91,4 | 40 | 53,0Note E: à utiliser avec prudence | 24,6 | 79,5 |
| 40 à 59 ans | 173 | 62,5 | 48,0 | 75,1 | 103 | 66,4 | 47,7 | 81,1 | 70 | 59,0 | 42,4 | 73,8 |
| 60 à 79 ans | 241 | 54,3 | 48,0 | 60,5 | 143 | 55,9 | 46,0 | 65,3 | 98 | 52,3 | 39,5 | 64,9 |
| Glycémie à jeun élevée | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 652 | 70,6 | 64,3 | 76,3 | 376 | 73,7 | 64,7 | 81,2 | 276 | 67,3 | 57,3 | 76,0 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 652 | 61,8 | 52,2 | 70,5 | 376 | 61,7 | 46,2 | 75,2 | 276 | 57,7 | 45,6 | 69,0 |
| 18 à 39 ans | 80 | 57,2Tableau 2 Note ‡ | 42,3 | 70,9 | 44 | 48,0Note E: à utiliser avec prudence Tableau 2 Note ‡ | 20,8 | 76,4 | 36 | 66,7Note E: à utiliser avec prudence | 35,6 | 87,9 |
| 40 à 59 ans | 181 | 70,0 | 61,5 | 77,4 | 105 | 74,9 | 61,4 | 84,9 | 76 | 65,7 | 52,5 | 76,8 |
| 60 à 79 ans | 391 | 76,3 | 63,6 | 85,5 | 227 | 81,7 | 69,8 | 89,6 | 164 | 69,4 | 48,9 | 84,4 |
| Faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 540 | 65,8 | 60,8 | 70,6 | 280 | 62,8 | 54,9 | 70,0 | 260 | 69,1 | 58,9 | 77,8 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 540 | 80,4 | 76,0 | 84,1 | 280 | 78,6 | 72,5 | 83,6 | 260 | 81,6 | 72,9 | 88,0 |
| 18 à 39 ans | 126 | 90,3Tableau 2 Note ‡ | 66,7 | 97,8 | 62 | 91,8Tableau 2 Note ‡ | 63,8 | 98,6 | 64 | 88,8Tableau 2 Note ‡ | 51,7 | 98,3 |
| 40 à 59 ans | 183 | 71,2Tableau 2 Note ‡ | 60,7 | 79,9 | 99 | 69,3Tableau 2 Note ‡ | 55,5 | 80,3 | 84 | 73,0Tableau 2 Note ‡ | 57,9 | 84,1 |
| 60 à 79 ans | 231 | 51,4 | 45,5 | 57,4 | 119 | 47,5 | 38,7 | 56,5 | 112 | 56,4 | 43,9 | 68,1 |
| Hypertension artérielle | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 618 | 66,7 | 59,2 | 73,5 | 345 | 73,0 | 64,4 | 80,2 | 273 | 60,1Tableau 2 Note † | 50,8 | 68,8 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 618 | 47,6 | 37,4 | 58,1 | 345 | 58,3 | 44,1 | 71,2 | 273 | 37,3 | 30,1 | 45,0 |
| 18 à 39 ans | 39 | 16,0Note E: à utiliser avec prudence Tableau 2 Note ‡ | 7,8 | 30,1 | 20 | Note F: trop peu fiable pour être publié | Note F: trop peu fiable pour être publié | Note F: trop peu fiable pour être publié | 19 | Note F: trop peu fiable pour être publié | Note F: trop peu fiable pour être publié | Note F: trop peu fiable pour être publié |
| 40 à 59 ans | 161 | 70,0Tableau 2 Note ‡ | 60,4 | 78,1 | 94 | 77,4 | 60,8 | 88,3 | 67 | 63,4 | 52,2 | 73,3 |
| 60 à 79 ans | 418 | 83,0 | 74,3 | 89,2 | 231 | 86,0 | 75,6 | 92,4 | 187 | 79,3 | 64,1 | 89,1 |
|
E à utiliser avec prudence F trop peu fiable pour être publié
|
||||||||||||
Le graphique 2 présente la prévalence brute et normalisée selon l’âge du SM dans la population adulte canadienne, selon le sexe et par cycle d’enquête apparié. La prévalence brute et normalisée selon l’âge du SM est demeurée relativement stable entre la période de 2007 à 2011 et celle de 2016 à 2019. Par exemple, la prévalence brute du SM a légèrement augmenté pour passer de 21,8 % au cours de la période de 2007 à 2011 à 26,1 % au cours de la période de 2016 à 2019; toutefois, cette différence n’était pas statistiquement significative. Les tendances chez les femmes (de 21,3 % au cours de la période de 2007 à 2011 à 25,2 % au cours de la période de 2016 et 2019) et chez les hommes (de 22,3 % à 27,0 %) étaient comparables.

Description de la graphique 2
| Les deux sexes | Hommes | Femmes | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
nombre | pourcentage | Intervalle de confiance à 95 % |
||||
| de | à | de | à | de | à | |||||||
| 2007 à 2011 (prévalence brute) | 853 | 21,8 | 19,1 | 24,7 | 432 | 22,3 | 19,2 | 25,7 | 421 | 21,3 | 17,6 | 25,5 |
| 2007 à 2011 (prévalence normalisée selon l’âge) | 853 | 19,8 | 17,3 | 22,5 | 432 | 20,5 | 17,5 | 23,7 | 421 | 19,1 | 15,5 | 23,3 |
| 2012 à 2015 (prévalence brute) | 878 | 24,7 | 22,2 | 27,4 | 443 | 27,1 | 23,7 | 30,8 | 435 | 22,4 | 19,2 | 25,9 |
| 2012 à 2015 (prévalence normalisée selon l’âge) | 878 | 22,2 | 19,9 | 24,7 | 443 | 24,4 | 21,2 | 27,9 | 435 | 19,8 | 16,7 | 23,3 |
| 2016 à 2019 (prévalence brute) | 873 | 26,1 | 22,5 | 30,0 | 480 | 27,0 | 22,8 | 31,6 | 393 | 25,2 | 20,7 | 30,4 |
| 2016 à 2019 (prévalence normalisée selon l’âge) | 873 | 22,5 | 19,1 | 26,4 | 480 | 23,1 | 18,7 | 28,2 | 393 | 22,0 | 17,9 | 26,8 |
|
Notes : De 2007 à 2011, l’échantillon total pour les deux sexes était de 3 694 participants (1 751 hommes et 1 943 femmes); de 2012 à 2015, le nombre de participants était de 3 366 (1 689 hommes et 1 677 femmes); de 2016 à 2019, le nombre de participants était de 3 296 (1 690 hommes et 1 606 femmes). Source : Statistique Canada, Enquête canadienne sur les mesures de la santé. |
||||||||||||
Toutes les composantes du SM sont restées stables entre 2007 à 2011 et 2016 à 2019, à l’exception des triglycérides plasmatiques élevés (prévalence brute et normalisée selon l’âge) et de la glycémie à jeun élevée (brute seulement) (tableau 3). La prévalence brute des triglycérides plasmatiques élevés a diminué considérablement au fil du temps pour passer de 70,1 % au cours de la période de 2007 à 2011 à 59,1 % au cours de la période de 2016 à 2019. En revanche, la prévalence de la glycémie à jeun élevée a augmenté de manière notable pour passer de 58,6 % au cours de la période de 2007 à 2011 à 70,6 % au cours de la période de 2016 à 2019. Des tendances similaires ont été observées chez les femmes et les hommes, mais les différences n’étaient pas statistiquement significatives chez les hommes. Toutefois, les valeurs pour les hommes et les femmes n’ont pas beaucoup changé entre la période de 2007 à 2009 et la période de 2012 à 2015 pour les autres composantes du SM. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’avoir un tour de taille élevé dans tous les cycles de l’enquête et d’avoir un faible taux de cholestérol LHD au cours de la période de 2007 à 2011. Les hommes étaient plus susceptibles que les femmes d’avoir une glycémie à jeun élevée au cours des périodes de 2007 à 2011 et de 2012 à 2015 et de faire de l’hypertension artérielle au cours de la période de 2016 à 2019.
| Les deux sexes | Hommes | Femmes | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
||||
| de | à | de | à | de | à | |||||||
| Tour de taille élevé (prévalence brute) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 769 | 93,1 | 90,4 | 95,1 | 371 | 89,1 | 84,3 | 92,6 | 398 | 97,2Tableau 3 Note † | 95,0 | 98,5 |
| 2012 à 2015 | 794 | 90,2 | 88,1 | 92,0 | 370 | 84,6 | 79,6 | 88,5 | 424 | 96,9Tableau 3 Note † | 90,5 | 99,0 |
| 2016 à 2019 | 785 | 90,0 | 85,7 | 93,1 | 400 | 82,9 | 76,0 | 88,1 | 385 | 97,6Tableau 3 Note † | 90,7 | 99,4 |
| Tour de taille élevé (prévalence normalisée selon l’âge) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 769 | 94,2 | 88,8 | 97,1 | 371 | 91,4 | 83,3 | 95,8 | 398 | 98,1 | 94,9 | 99,3 |
| 2012 à 2015 | 794 | 92,9 | 88,9 | 95,6 | 370 | 88,8 | 83,2 | 92,7 | 424 | 98,8 | 94,6 | 99,7 |
| 2016 à 2019 | 785 | 91,4 | 86,5 | 94,7 | 400 | 83,3 | 75,0 | 89,2 | 385 | 98,8 | 95,4 | 99,7 |
| Taux élevé de triglycérides plasmatiques (prévalence brute) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 581 | 70,1 | 64,0 | 75,6 | 298 | 72,6 | 65,5 | 78,6 | 283 | 67,5 | 59,3 | 74,8 |
| 2012 à 2015 | 598 | 72,5 | 66,0 | 78,1 | 320 | 74,6 | 64,6 | 82,6 | 278 | 69,9 | 62,0 | 76,7 |
| 2016 à 2019 | 524 | 59 1Tableau 3 Note † | 52,4 | 65,4 | 316 | 62,6 | 54,2 | 70,3 | 208 | 55,4Tableau 3 Note ‡ | 45,8 | 64,5 |
| Taux élevé de triglycérides plasmatiques (prévalence normalisée selon l’âge) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 581 | 77,8 | 71,2 | 83,3 | 298 | 76,1 | 69,6 | 81,6 | 283 | 78,0 | 68,3 | 85,3 |
| 2012 à 2015 | 598 | 83,5 | 78,9 | 87,2 | 320 | 85,3 | 75,8 | 91,5 | 278 | 79,6 | 73,4 | 84,7 |
| 2016 à 2019 | 524 | 63,8 | 55,7 | 71,3 | 316 | 71,6 | 59,4 | 81,4 | 208 | 64,5 | 55,4 | 72,7 |
| Glycémie à jeun élevée (prévalence brute) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 524 | 58,6 | 53,1 | 63,9 | 277 | 64,2 | 55,7 | 71,9 | 247 | 52,7Tableau 3 Note † | 46,5 | 58,9 |
| 2012 à 2015 | 529 | 60,1 | 52,3 | 67,5 | 295 | 69,1 | 60,5 | 76,5 | 234 | 49,4Tableau 3 Note † | 38,1 | 60,9 |
| 2016 à 2019 | 652 | 70 6Tableau 3 Note † | 64,3 | 76,3 | 376 | 73,7 | 64,7 | 81,2 | 276 | 67,3Tableau 3 Note ‡ | 57,3 | 76,0 |
| Glycémie à jeun élevée (prévalence normalisée selon l’âge) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 524 | 50,7 | 40,6 | 60,8 | 277 | 54,8 | 41,9 | 67,2 | 247 | 47,6 | 34,5 | 61,1 |
| 2012 à 2015 | 529 | 47,8 | 37,1 | 58,7 | 295 | 56,7 | 43,8 | 68,7 | 234 | 35,4 | 22,4 | 51,0 |
| 2016 à 2019 | 652 | 61,8 | 52,2 | 70,5 | 376 | 61,7 | 46,2 | 75,2 | 276 | 57,7 | 45,6 | 69,0 |
| Faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (prévalence brute) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 541 | 66,5 | 60,7 | 71,8 | 253 | 61,0 | 52,3 | 69,0 | 288 | 72,1Tableau 3 Note † | 65,4 | 78,0 |
| 2012 à 2015 | 569 | 63,1 | 56,3 | 69,5 | 268 | 60,3 | 49,9 | 69,8 | 301 | 66,5 | 57,9 | 74,2 |
| 2016 à 2019 | 540 | 65,8 | 60,8 | 70,6 | 280 | 62,8 | 54,9 | 70,0 | 260 | 69,1 | 58,9 | 77,8 |
| Faible taux de cholestérol à lipoprotéines de haute densité (prévalence normalisée selon l’âge) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 541 | 76,6 | 70,2 | 81,9 | 253 | 69,3 | 59,0 | 77,9 | 288 | 81,6 | 72,0 | 88,5 |
| 2012 à 2015 | 569 | 70,7 | 59,6 | 79,9 | 268 | 62,2 | 46,4 | 75,7 | 301 | 81,5 | 73,5 | 87,5 |
| 2016 à 2019 | 540 | 80,4 | 76,0 | 84,1 | 280 | 78,6 | 72,5 | 83,6 | 260 | 81,6 | 72,9 | 88,0 |
| Hypertension artérielle (prévalence brute) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 572 | 59,9 | 53,9 | 65,6 | 295 | 62,2 | 53,1 | 70,6 | 277 | 57,4 | 48,2 | 66,1 |
| 2012 à 2015 | 624 | 64,1 | 58,0 | 69,8 | 319 | 63,1 | 55,6 | 69,9 | 305 | 65,4 | 58,2 | 72,0 |
| 2016 à 2019 | 618 | 66,7 | 59,2 | 73,5 | 345 | 73,0 | 64,4 | 80,2 | 273 | 60,1Tableau 3 Note † | 50,8 | 68,8 |
| Hypertension artérielle (prévalence normalisée selon l’âge) |
||||||||||||
| 2007 à 2011 | 572 | 39,6 | 34,4 | 44,2 | 295 | 46,9 | 39,3 | 54,7 | 277 | 35,1 | 26,0 | 45,4 |
| 2012 à 2015 | 624 | 42,3 | 36,6 | 47,3 | 319 | 46,3 | 36,4 | 56,5 | 305 | 36,7 | 31,0 | 42,9 |
| 2016 à 2019 | 618 | 47,6 | 36,7 | 58,7 | 345 | 58,3 | 44,1 | 71,2 | 273 | 37,3 | 30,1 | 45,0 |
|
||||||||||||
La répartition des estimations brutes et normalisées selon l’âge de la prévalence par nombre de composantes du SM chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans au cours de la période de 2016 à 2019 est résumée dans le tableau 4. Près de 32 % des adultes canadiens ne présentaient aucune des composantes du SM. Les femmes étaient plus susceptibles que les hommes de ne présenter aucune des composantes, et la prévalence diminuait considérablement avec l’âge chez les femmes et les hommes. En revanche, 10,5 % des adultes canadiens présentaient quatre ou cinq composantes. Cette prévalence augmentait considérablement avec l’âge pour passer de 1,7 % chez les personnes âgées de 18 à 40 ans à 19,1 % chez celles âgées de 60 à 79 ans. Il n’y avait aucune différence entre les sexes dans la proportion de participants présentant quatre ou cinq composantes du SM.
| Les deux sexes (N = 3 296) | Hommes (N = 1 690) | Femmes (N = 1 606) | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
n | % | Intervalle de confiance à 95 % |
||||
| de | à | de | à | de | à | |||||||
| Aucun facteur de risque | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 1 018 | 32,3 | 29,2 | 35,5 | 504 | 31,3 | 27,3 | 35,6 | 514 | 33,2 | 29,7 | 36,9 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 1 018 | 36,1 | 32,7 | 39,7 | 504 | 35,5 | 30,6 | 40,6 | 514 | 36,6 | 32,4 | 41,0 |
| 18 à 39 ans | 577 | 47,2Tableau 4 Note ‡ | 40,2 | 54,3 | 307 | 49,7Tableau 4 Note ‡ | 40,8 | 58,6 | 270 | 44,7Tableau 4 Note ‡ | 35,1 | 54,7 |
| 40 à 59 ans | 301 | 29,8Tableau 4 Note ‡ | 24,2 | 36,1 | 138 | 26,6Tableau 4 Note ‡ | 20,0 | 34,3 | 163 | 33,0Tableau 4 Note ‡ | 26,1 | 40,7 |
| 60 à 79 ans | 140 | 12,9 | 9,6 | 17,0 | 59 | 8,8 | 6,3 | 12,2 | 81 | 16,7Tableau 4 Note † | 12,0 | 22,7 |
| Un facteur de risque | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 774 | 24,2 | 21,3 | 27,3 | 385 | 24,2 | 20,1 | 28,7 | 389 | 24,2 | 20,4 | 28,5 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 774 | 25,5 | 22,3 | 29,1 | 385 | 25,4 | 20,8 | 30,6 | 389 | 25,8 | 21,4 | 30,7 |
| 18 à 39 ans | 328 | 30,6Tableau 4 Note ‡ | 25,2 | 36,6 | 169 | 28,5Tableau 4 Note ‡ | 21,6 | 36,6 | 159 | 32,8Tableau 4 Note ‡ | 24,9 | 41,9 |
| 40 à 59 ans | 247 | 21,1 | 16,8 | 26,2 | 125 | 25,8 | 18,0 | 35,5 | 122 | 16,5 | 12,4 | 21,7 |
| 60 à 79 ans | 199 | 18,6 | 15,2 | 22,5 | 91 | 14,8 | 11,4 | 19,0 | 108 | 22,1 | 16,3 | 29,3 |
| Deux facteurs de risque | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 648 | 17,5 | 14,4 | 21,0 | 328 | 17,6 | 12,9 | 23,5 | 320 | 17,4 | 14,5 | 20,6 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 648 | 16,1 | 13,3 | 19,4 | 328 | 16,3 | 11,4 | 22,8 | 320 | 15,9 | 13,5 | 18,7 |
| 18 à 39 ans | 178 | 11,1 | 8,0 | 15,2 | 82 | 10,7Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 5,6 | 19,4 | 96 | 11,5Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 7,8 | 16,7 |
| 40 à 59 ans | 212 | 19,6 | 14,8 | 25,5 | 124 | 19,8Note E: à utiliser avec prudence | 13,3 | 28,4 | 88 | 19,4Note E: à utiliser avec prudence | 12,9 | 28,0 |
| 60 à 79 ans | 258 | 24,3 | 19,8 | 29,4 | 122 | 25,4 | 19,0 | 33,1 | 136 | 23,2 | 18,3 | 28,9 |
| Trois facteurs de risque | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 479 | 15,6 | 12,8 | 18,8 | 254 | 15,6 | 12,4 | 19,5 | 225 | 15,5 | 12,1 | 19,6 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 479 | 13,5 | 10,8 | 16,8 | 254 | 13,3 | 10,1 | 17,5 | 225 | 13,6 | 10,4 | 17,6 |
| 18 à 39 ans | 98 | 9,3Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 6,0 | 14,2 | 48 | 9,0Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 4,9 | 16,1 | 50 | 9,7Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 6,2 | 14,9 |
| 40 à 59 ans | 127 | 15,5Tableau 4 Note ‡ | 12,4 | 19,3 | 69 | 13,5Tableau 4 Note ‡ | 9,6 | 18,8 | 58 | 17,5 | 13,2 | 22,8 |
| 60 à 79 ans | 254 | 25,2 | 20,4 | 30,6 | 137 | 29,3 | 22,0 | 37,8 | 117 | 21,3 | 15,7 | 28,4 |
| Quatre ou cinq facteurs de risque | ||||||||||||
| Globalement (prévalence brute) | 401 | 10,5 | 8,8 | 12,5 | 231 | 11,3 | 9,5 | 13,5 | 170 | 9,7 | 7,4 | 12,8 |
| Globalement (prévalence normalisée selon l’âge) | 401 | 8,8 | 7,2 | 10,6 | 231 | 9,5 | 7,7 | 11,7 | 170 | 8,1 | 5,9 | 10,9 |
| 18 à 39 ans | 49 | 1,7Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 1,0 | 2,9 | 31 | 2,1Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 1,1 | 4,1 | 18 | 1,4Note E: à utiliser avec prudence Tableau 4 Note ‡ | 0,7 | 2,6 |
| 40 à 59 ans | 129 | 14,0Tableau 4 Note ‡ | 10,3 | 18,8 | 74 | 14,3 | 9,9 | 20,2 | 55 | 13,6Note E: à utiliser avec prudence | 8,6 | 20,9 |
| 60 à 79 ans | 223 | 19,1 | 15,4 | 23,4 | 126 | 21,7 | 16,8 | 27,6 | 97 | 16,7 | 12,6 | 21,8 |
E à utiliser avec prudence
|
||||||||||||
Les résultats des analyses de sensibilité reposant sur les seuils propres à chaque ethnie recommandés par les Lignes directrices cliniques sur l’obésité chez les adultes canadiens de 2020 (c’est-à-dire 85 centimètres ou plus pour les hommes et 75 centimètres ou plus pour les femmes d’origine ethnique principalement sud-asiatique, sud-est asiatique ou est-asiatique, et 102 centimètres ou plus pour les hommes et 88 centimètres ou plus pour les femmes d’autres origines ethniques)Note 24 ont montré des changements très faibles dans les estimations (généralement moins de 1 %).
Discussion
Dans des études antérieures, on a utilisé les données des deux premiers cycles de l’ECMS (cycle 1 [2007 à 2009] et cycle 2 [2009 à 2011]) pour examiner la prévalence du SM en relation avec différents résultatsNote 12, Note 13, Note 14. Grâce aux six cycles de données de l’ECMS maintenant disponibles (2007 à 2019), la présente étude fournit une mise à jour de la prévalence du SM et de ses composantes chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans pour la période de 2016 à 2019, par groupe d’âge et par sexe. Les résultats ont montré que près de 1 Canadien sur 4 (hommes et femmes) âgé de 18 à 79 ans était atteint du SM. La prévalence du SM était similaire chez les femmes et chez les hommes et augmentait avec l’âge pour passer de 11,1 % chez les 18 à 39 ans à 44,4 % chez les 60 à 79 ans. Chez les personnes atteintes du SM au cours de la période de 2016 à 2019, le tour de taille élevé était la composante la plus courante, suivie de la glycémie à jeun élevée et du faible taux de cholestérol LHD. La prévalence de toutes les composantes du SM augmentait avec l’âge, à l’exception du faible taux de cholestérol LHD, qui diminuait de manière notable avec l’âge.
Plusieurs définitions du SM ont été proposées par différentes organisations au fil du tempsNote 6, ce qui rend difficile les comparaisons entre les études. Riediger et coll. (2011) ont utilisé les données du cycle 1 (2007 à 2009) de l’ECMS pour étudier la prévalence du SM chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans à l’aide de différents critèresNote 12. Ils ont constaté que la prévalence du SM était d’environ 17,7 % selon les critères de l’ATP III, de 19,1 % selon les critères unifiés avec des seuils élevés pour le tour de taille, et de 23,2 % selon les critères unifiés avec des seuils bas pour le tour de tailleNote 12. Rao et coll. (2014) ont également utilisé les données du cycle 1 pour évaluer différents critères chez des adultes âgés de 20 à 79 ansNote 14. Ils ont constaté que la prévalence brute du SM était d’environ 15,5 % selon les critères de l’ATP III, de 23,1 % selon les critères de la FID et de 19,6 % selon la déclaration commune provisoireNote 14. Dans une autre étude canadienne, Clarke et Janssen (2014) ont combiné les données des cycles 1 et 2 (2007 à 2012) de l’ECMS et ont fait état d’une prévalence de 16,4 % chez les adultes canadiens âgés de 18 à 64 ans, selon la déclaration commune provisoireNote 13. Les estimations présentées dans la présente étude diffèrent de celles mentionnées dans des études antérieures reposant sur les données de l’ECMS en raison de différences dans la méthodologie (p. ex. l’âge de la population étudiée, les cycles combinés, les exclusions) et dans les définitions du SM (p. ex. la déclaration commune provisoire, les seuils propres à chaque ethnie pour la mesure du tour de taille).
Indépendamment des critères diagnostiques utilisés, plusieurs études épidémiologiques ont confirmé le risque accru de maladies cardiovasculaires et de diabète chez les personnes atteintes du SMNote 25, Note 26, Note 27. La prévalence globale du SM, documentée à 26,2 % dans la présente étude à l’aide de la définition du SM de la déclaration commune provisoire, est relativement inférieure à la prévalence documentée chez les adultes américains âgés de 18 ans et plus dans l’enquête nationale sur la santé et la nutrition (National Health and Nutrition Examination Survey, NHANES) de 2007 à 2012 (NHANES) (34,2 %) au moyen de la même définitionNote 28, et dans l’enquête NHANES de 2011 à 2018 (37,6 %) au moyen de la définition de l’ATP III du NCEPNote 29. De plus, l’absence de différences entre les sexes dans la prévalence du SM au fil du temps observée dans l’échantillon total de l’étude est conforme aux conclusions de l’enquête NHANES de 2011 à 2018Note 29 et indique que la prévalence du SM est similaire chez les hommes et chez les femmes. Toutefois, les différences entre les hommes et les femmes sont devenues plus apparentes dans le groupe d’âge le plus âgé (c’est-à-dire les personnes âgées de 60 à 79 ans), les femmes y étant plus susceptibles que les hommes d’être atteintes du SM; il s’agit d’ une observation intéressante qui mérite d’être approfondie. Les résultats indiquant que la prévalence du SM augmente avec l’âge concordent avec ceux observés aux États-Unis et dans d’autres populations partout dans le mondeNote 30, Note 31, Note 32. Il est bien connu que la prévalence de la plupart des maladies et affections chroniques augmente avec l’âgeNote 33. Compte tenu du vieillissement de la population canadienne, on peut s’attendre à une augmentation de la prévalence du SM, ce qui alourdira le fardeau des maladies cardiovasculaires et du diabèteNote 10, Note 26, Note 27, Note 34. Des efforts accrus et continus sont nécessaires, en particulier pour lutter contre le diabète défini par une glycémie à jeun élevée, qui a considérablement augmenté au cours de la période étudiée.
La présente étude porte également sur les tendances de la prévalence brute et normalisée selon l’âge du SM et de ses composantes au fil du temps dans cette population de 2007 à 2019. Les résultats ont montré que la prévalence du SM est restée relativement stable entre la période de 2007 à 2011 et celle de 2016 à 2019. Ces résultats contrastent avec ceux des États-Unis, qui ont montré une augmentation au fil du temps pour passer de 37,6 % au cours de la période de 2011 à 2012 à 41,8 % au cours de la période de 2017 à 2018Note 29. Cependant, la taille de l’échantillon de la présente étude peut être insuffisante pour détecter une différence notable. Les tendances pour toutes les composantes du SM sont également restées stables au cours de la même période, à l’exception des triglycérides plasmatiques élevés et de la glycémie à jeun élevée. La prévalence des triglycérides plasmatiques élevés chez les personnes atteintes du SM a diminué considérablement au fil du temps, tandis que la prévalence de la glycémie à jeun élevée a suivi une tendance inverse. Ces résultats concordent avec ceux obtenus aux États-Unis, qui indiquent que parmi les composantes du SM, la prévalence de l’hyperglycémie a augmenté pour passer de 48,9 % au cours de la période de 2011 à 2012 à 64,7 % au cours de la période de 2017 à 2018, tandis que la prévalence des triglycérides plasmatiques élevés a diminué au fil du temps pour passer de 26,7 % à 21,1 %, bien que la différence ne soit pas statistiquement significativeNote 29. Les analyses de la présente étude fournissent des indications supplémentaires sur la tendance à la hausse de l’hyperglycémie comme l’une des principales causes du SM, soulignant la nécessité urgente de renforcer les efforts en cours pour prévenir le diabète au Canada. En revanche, la prévalence du diabète dans la population générale des adultes canadiens, selon les données de l’ECMS, est restée relativement stable entre la période de 2009 à 2011 et celle de 2016 à 2019Note 35. Ce résultat concorde avec les données autodéclarées de l’Enquête sur la santé dans les communautés canadiennesNote 36, qui indiquent que la prévalence du diabète chez les adultes canadiens est restée relativement stable de 2015 à 2021. L’augmentation observée de la prévalence de l’hyperglycémie à jeun au fil du temps pourrait s’expliquer par le changement du laboratoire de référence chargé de l’analyse des tests de glycémie dans l’ECMS pendant la période de 2016 à 2019 (c’est-à-dire les cycles 5 et 6).
Le résultat selon lequel l’obésité abdominale (90,5 %) était la composante la plus courante du SM, suivie de la glycémie à jeun élevée (70,6 %) n’est pas étonnant. Des travaux de recherche ont montré que la prévalence du SM augmente encore plus considérablement avec l’augmentation de l’indice de masse corporelle. Par exemple, dans l’enquête NHANES de 2003 à 2006, les hommes et les femmes adultes en surpoids âgés de 20 ans ou plus étaient respectivement 6 fois et 5,5 fois plus susceptibles de répondre aux critères du SM que les personnes de poids insuffisant et de poids normal. Cependant, chez les personnes obèses, ces chiffres augmentaient pour s’établir à 32 fois plus chez les hommes et à 17 fois plus chez les femmes, comparativement aux personnes de poids insuffisant et de poids normalNote 37.
Les points forts de la présente étude comprennent l’utilisation d’un échantillon important et représentatif de la population adulte canadienne et l’utilisation de données de mesures directes, qui fournissent des mesures non biaisées des composantes du SM. La normalisation selon l’âge permet de comparer les estimations au fil du temps en éliminant l’influence des changements dans la répartition de l’âge de la population. L’utilisation de seuils d’obésité abdominale propres à chaque ethnie pourrait contribuer à améliorer la précision des estimations, en particulier pour les participants asiatiquesNote 37. Parmi les limites importantes figurent la nature transversale des données, qui ne permet pas de suivi longitudinal ni de déductions causales, et la restriction des présentes analyses à un sous-échantillon plus petit de participants à jeun de l’ECMS. Cela pourrait poser problème en raison de la puissance statistique réduite et d’un risque accru de biais.
En conclusion, la présente étude fournit une mise à jour de la prévalence du SM et de ses composantes chez les adultes canadiens âgés de 18 à 79 ans, par groupe d’âge et par sexe, pour la période de 2016 à 2019, à partir des données disponibles les plus récentes. Bien que les données du cycle 7, recueillies de 2022 à 2024, seront bientôt disponibles, attendre les données du cycle 8 permettra une analyse plus solide et peut-être une meilleure comparaison entre les périodes avant la pandémie de COVID-19 et celle qui la suit. Au cours de la période allant de 2016 à 2019, un peu plus de 1 adulte canadien sur 4 était atteint du SM. La prévalence du SM augmente avec l’âge et est similaire chez les femmes et chez les hommes, sauf dans le groupe d’âge le plus âgé, où les femmes étaient plus susceptibles que les hommes d’être atteintes du SM. L’obésité abdominale et l’hyperglycémie à jeun étaient les composantes les plus fréquentes chez les personnes atteintes du SM. La prévalence du SM et de ses composantes est restée relativement stable au cours de la période de 2007 à 2011 et celle de 2016 à 2019, à l’exception des triglycérides plasmatiques élevés et de la glycémie à jeun élevée, qui ont respectivement diminué et augmenté au fil du temps. La tendance à la hausse de l’hyperglycémie à jeun fait ressortir la nécessité urgente d’intensifier les efforts de prévention du diabète au Canada. Les résultats de la présente étude soulignent également la nécessité de sensibiliser davantage ce groupe à haut risque et d’améliorer le dépistage, tout en renforçant la surveillance continue de l’obésité et du diabète au Canada afin de réduire le fardeau du SM dans la population.
Remerciements
Les auteurs remercient Janine Clarke et Tracey Bushnik pour leur contribution et leur soutien tout au long du processus de recherche.
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