Résumé
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Contexte
Le potentiel piétonnier est associé positivement à l’activité physique chez les adultes. Le potentiel piétonnier est plus fréquemment associé au déplacement à pied qu’à la marche récréative. La présente étude vise à examiner la variation de l’association entre les quartiers présentant un bon potentiel piétonnier et l’activité physique en fonction de l’âge et du type d’activité physique, à l’aide d’une nouvelle base de données canadienne sur le potentiel piétonnier.
Données et méthodes
La Base de données sur l’accessibilité à la vie active dans les milieux de vie au Canada (AVA-Can) de 2016 a été jointe à deux enquêtes transversales sur la santé : l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS de 2009 à 2015) et l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC de 2015 à 2016). L’activité physique a été mesurée dans l’ECMS à l’aide de l’accéléromètre Actical (n = 10 987; âge de 3 à 79 ans). L’activité physique non organisée en dehors de l’école pour les enfants âgés de 3 à 11 ans a été déclarée par les parents dans l’ECMS (n = 4 030) et les données sur l’activité physique par type (liée aux loisirs, au transport, à l’école ainsi qu’aux tâches ménagères et au travail) ont été autodéclarées par les répondants à l’ESCC (n = 105 876; âgés de 12 ans et plus).
Résultats
Le potentiel piétonnier était associé positivement à l’activité physique modérée à vigoureuse mesurée par accéléromètre chez les jeunes (p < 0,05), les adultes plus jeunes (p < 0,0001) et les adultes plus âgés (p < 0,05), alors que potentiel piétonnier était associé négativement à l’activité physique d’intensité légère chez les jeunes (âgés de 12 à 17 ans) et les adultes plus âgés (de 60 à 79 ans) (p < 0,05). Le potentiel piétonnier était associé positivement à l’activité physique autodéclarée liée au transport chez les jeunes (p < 0,001) et les adultes de tous âges (p < 0,0001). Le potentiel piétonnier était associé négativement à l’activité physique non organisée déclarée par les parents pour les enfants âgés de 5 à 11 ans; les enfants vivant dans les quartiers présentant le meilleur potentiel piétonnier ont accumulé 10 minutes d’activité physique de moins, en moyenne, que ceux vivant dans les quartiers ayant le moins bon potentiel piétonnier.
Interprétation
Les résultats de cette étude reflètent des études antérieures indiquant que le potentiel piétonnier est plus fortement associé à l’activité physique chez les adultes que chez les enfants et que le potentiel piétonnier est associé à l’activité physique liée au transport. Le potentiel piétonnier est l’un des nombreux facteurs d’un environnement bâti pouvant influer sur l’activité physique. De plus amples recherches sont nécessaires pour relever et comprendre les facteurs d’environnement bâti associés à l’activité physique des enfants ainsi qu’à l’activité physique liée aux loisirs et aux temps libres.
Mots-clés
exercice, environnement bâti, potentiel piétonnier, marche, transport
DOI : https://www.doi.org/10.25318/82-003-x201900900001-fra
Résultats
L’activité physique est positivement associée à un vaste éventail de résultats en matière de santé physique, psychologique, sociale et cognitive chez les enfants, les jeunes et les adultes. Les statistiques nationales les plus récentes indiquent que la majorité de la population canadienne ne respecte pas les niveaux recommandés d’activité physique et que les niveaux d’activité physique sont demeurés stables au cours de la dernière décennie. La nécessité d’accroître les niveaux d’activité physique au sein de la population a entraîné des appels visant à relever les aspects de l’environnement bâti contribuant positivement à l’activité physique et à la santé. Le caractère propice à l’activité d’un quartier est généralement évalué à l’aide du potentiel piétonnier, qui est une mesure de la façon dont la forme bâtie d’un quartier favorise la marche. Le potentiel piétonnier consiste généralement en plusieurs sous-composantes, y compris la proximité aux destinations d’intérêt (p. ex., magasins, services, lieux de travail, écoles), la connectivité des rues (nombre d’intersections, options d’itinéraire, caractère direct des itinéraires) et la densité résidentielle (qui peut soutenir les destinations d’intérêt). La Base de données sur l’accessibilité à la vie active dans les milieux de vie au Canada (AVA-Can), indice de potentiel piétonnier récemment élaboré, est un ensemble de mesures fondées sur la géographie qui représente la convivialité de l’accès à la vie active ou le potentiel piétonnier des collectivités canadiennes. [Article complet]
Auteurs
Rachel C. Colley (rachel.colley@canada.ca), Tanya Christidis et Michael Tjepkema travaillent au sein de la Division de l’analyse de la santé, alors qu’Isabelle Michaud travaille pour le Centre de coopération internationale et d’innovation en méthodologie de Statistique Canada, à Ottawa, au Canada. Nancy A. Ross travaille au sein du Geo-Social Determinants of Health Research Group du Département de géographie de l’Université McGill à Montréal, au Québec.
Début de l'encadré
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
- L’activité physique est associée positivement à la santé.
- Une grande partie de la population canadienne ne respecte pas les lignes directrices actuelles en matière d’activité physique.
- Des caractéristiques de l’environnement bâti, comme la connectivité des rues, la proximité des services et la densité résidentielle, ont été associées à une activité physique accrue.
Ce qu'apporte l'étude
- À l’aide d’une nouvelle mesure canadienne du potentiel piétonnier ou du « caractère propice à l’activité », la présente étude confirme des études antérieures relevant une association positive entre le potentiel piétonnier et l’activité physique des adultes ainsi qu’une association positive entre le potentiel piétonnier et l’activité physique liée au transport.
- Le potentiel piétonnier n’était pas associé à l’activité des enfants âgés de 3 à 11 ans. Les enfants vivant dans des quartiers présentant le moins bon potentiel piétonnier accumulaient, en moyenne, 10 minutes d’activité physique non organisée de plus par jour que ceux vivant dans des quartiers présentant le meilleur potentiel piétonnier.
Fin de l'encadré
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