Résumé

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Contexte

Les milieux de vie qui favorisent la vie active, comme se déplacer à pied ou en vélo, peuvent réduire le fardeau que représentent les problèmes de santé chroniques associés aux comportements sédentaires. De nombreuses mesures permettent de résumer les caractéristiques des collectivités qui favorisent la vie active, mais peu d’entre elles sont pancanadiennes et aucune n’utilise des données ouvertes qu’il est possible de partager à grande échelle. La présente étude décrit l’élaboration et la validation d’un nouvel ensemble d’indicateurs de l’accessibilité à la vie active dans les milieux de vie à l’aide de données ouvertes que l’on peut coupler aux données des enquêtes nationales sur la santé et que les gouvernements nationaux et régionaux ainsi que les administrations locales peuvent utiliser à des fins de surveillance de la santé publique.

Données et méthodes

Un système d’information géographique a permis de calculer une variété de mesures de la connectivité, de la densité et de la proximité de destinations dans 56 589 aires de diffusion (AD) partout au Canada (données de 2016). On a calculé les coefficients de corrélation de Pearson pour évaluer le lien entre chaque mesure et les taux de recours à la marche et au transport actif pour se rendre au travail (c.-à-d. la combinaison de la marche, du vélo et du transport en commun) à partir des données du recensement. Les mesures de l’accessibilité à la vie active sélectionnées pour la base de données finale ont été utilisées pour classer les AD en fonction du caractère favorable du milieu à la vie active selon une analyse par grappes à K médianes.

Résultats

Toutes les mesures ont été corrélées avec les taux de recours à la marche et au transport actif pour se rendre au travail au niveau des AD, qu’elles aient été tirées de sources privées ou de données ouvertes. La couverture des données ouvertes était uniforme pour l’ensemble des régions canadiennes. Trois mesures ont été sélectionnées pour la Base de données sur l’accessibilité à la vie active dans les milieux de vie au Canada (AVA-Can) en fonction de l’analyse de corrélation, mais aussi selon les principes de conformité pour un éventail de tailles de collectivités et de données librement accessibles : (1) la densité d’intersections routières et piétonnières à trois voies tirée d’OpenStreetMap (OSM), (2) la densité de logements pondérée tirée des chiffres des logements de Statistique Canada et (3) les points d’intérêt tirés d’OSM. On a ajouté une mesure de l’accès au transport en commun pour le sous-ensemble des AD situées dans les régions urbaines plus vastes; elle était étroitement associée aux taux de recours au transport actif pour se rendre au travail. On a classé par étape les taux de recours au transport actif pour se rendre au travail dans les cinq groupes de l’AVA-Can découlant de l’analyse par grappes, même si les taux de recours à la marche pour se rendre au travail dépassaient la moyenne nationale seulement dans les milieux les plus favorables à la vie active.

Interprétation

Les données ouvertes peuvent servir à calculer des mesures qui caractérisent l’accessibilité à la vie active dans les collectivités canadiennes.

Mots-clés

milieu favorable à la vie active, transport actif, marcher pour se rendre au travail, données ouvertes, surveillance de la santé publique

DOI : https://www.doi.org/10.25318/82-003-x201900500002-fra

Résultats

Les éléments modifiables des milieux de vie (p. ex. le nombre de trottoirs, la proximité des services commerciaux, la densité de la population) peuvent accroître les taux de recours au transport actif (c.-à-d. se déplacer à pied et en vélo et utiliser le transport en commun). Les chercheurs en santé publique et en urbanisme mesurent souvent trois caractéristiques des collectivités qui favorisent le transport actif : une plus grande connectivité des rues (p. ex. la densité d’intersections, le caractère direct de la trame routière), une densité accrue (p. ex. la densité de la population, la densité de logements) ainsi qu’un plus grand nombre et une plus grande diversité de destinations à proximité. Les études canadiennes révèlent que l’exposition à un milieu favorable à la vie active est associée à des indicateurs de la santé optimaux, y compris une tension artérielle systolique plus optimale, une diminution de la prévalence de l’obésité, de l’embonpoint et du diabète, et une meilleure évolution de la masse corporelle chez les hommes. [Texte intégral]

Auteurs

Thomas Herrmann (thomas.herrmann@mcgill.ca), William Gleckner, Rania A. Wasfi et Nancy A. Ross travaillent au Département de géographie de l’Université McGill. Rania A. Wasfi, Benoît Thierry et Yan Kestens travaillent au Département de médecine sociale et préventive du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal et de l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Début de l'encadré

 

Ce que l’on sait déjà sur le sujet

  • Les milieux propices à la vie active qui sont caractérisés par une plus grande connectivité des rues, une densité résidentielle accrue et une meilleure combinaison des utilisations du sol ou une proximité des destinations sont associés à des taux plus élevés de déplacements à pied ou à vélo.
  • L’exposition à ces milieux est associée à une augmentation du niveau d’activité physique et à des indicateurs de la santé plus optimaux.

Ce qu’apporte l’étude

  • La présente étude décrit la création d’une base de données pancanadienne gratuite de mesures de l’accessibilité à la vie active — la première du genre au Canada — dont les données peuvent être couplées à celles d’ensembles de données nationaux et être utilisées par des chercheurs menant des études par cohortes.
  • Les mesures fondées sur les données ouvertes au Canada sont associées aux taux de recours à la marche et de recours au transport actif pour se rendre au travail de manière semblable, ou plus fortement, que celles tirées des sources traditionnelles ou exclusives.
  • Les taux de recours au transport actif pour se rendre au travail sont classés par grappes d’accessibilité à la vie active, alors que les taux de recours à la marche pour se rendre au travail dépassent la moyenne nationale seulement dans les milieux les plus favorables à la vie active.

Fin de l'encadré

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