Résumé

Contexte

L’évaluation de la progression du taux de survie au cancer dans une population au fil du temps est un aspect important de la surveillance du cancer.

Données et méthodes

Les données sont tirées du Registre canadien du cancer, le suivi de la mortalité étant assuré grâce à un couplage d’enregistrements avec les statistiques de l’état civil de la Base canadienne de données sur les décès et les fichiers de données fiscales. Le taux de survie nette a été calculé au moyen de l’estimateur de Pohar-Perme. Les estimations prédites de la survie nette pour la période de 2012 à 2014 ont été calculées au moyen de la méthode par période. Les changements normalisées selon l’âge et selon le groupe d’âge de la survie nette à cinq ans entre les périodes de 1992 à 1994 et de 2012 à 2014 ont été déterminées pour 30 cancers particuliers.

Résultats

La survie nette prédite à cinq ans pour la période de 2012 à 2014 variait de 98 % dans le cas du cancer thyroïdien à 7 % dans le cas d’un mésothéliome. De la période de1992 à 1994 à celle de 2012 à 2014, la hausse de la survie nette normalisée selon l’âge à cinq ans a été la plus forte dans le cas de la leucémie myéloïde chronique (23,9 points de pourcentage), bien que la grande majorité de la hausse ait été observée au cours de la première décennie. Des hausses de plus de 15,0 points de pourcentage ont aussi été observées pour le lymphome non hodgkinien (19,5 points), le cancer de l’intestin grêle (17,4 points) et le myélome multiple (16,9 points). En revanche, peu d’amélioration, voire aucune, a été observée pour le cancer de l’anus, du larynx, de l’utérus, des tissus mous ou pour le mésothéliome. Les hausses de la survie nette à cinq ans les plus marquées ont été observées pour la leucémie myéloïde chronique dans chaque groupe d’âge, à l’exception de celui des personnes de 75 à 84 ans (thyroïde).

Interprétation

La présente étude révèle d’importants progrès dans les résultats du traitement du cancer au Canada depuis le début des années 1990. Elle met aussi en lumière les cancers pour lesquels aucune amélioration de la survie nette à cinq ans ne semble s’être produite au cours de la période de 20 ans observée.

Mots-clés

analyse de la survie, fondé sur la population, néoplasmes, pronostic, registres, survie nette

Résultats

La production d’estimations des taux de survie au cancer dans une population donnée permet de surveiller l’évolution des résultats au fil du temps. La méthode de la survie nette est celle privilégiée pour comparer les taux de survie au cancer dans le cadre d’études fondées sur la population, car elle tient compte du fait que différents groupes de population peuvent présenter, à la base, des niveaux de risques de décès variables. La mesure de la survie au cancer peut être considérée comme la probabilité de survie qui serait observée dans l’hypothèse où le cancer en question serait la seule cause de décès possible. [Texte intégral]

Auteur

Larry F. Ellison (larry.ellison@canada.ca) travaille au sein de la Division de la statistique de la santé de Statistique Canada, à Ottawa.

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