Résumé
Résumé
Contexte
Les personnes ayant une incapacité ont souvent besoin d’appareils fonctionnels, de modifications à leur résidence et d’aide physique pour faciliter leur mobilité. La présente étude examine les besoins autodéclarés satisfaits et insatisfaits des personnes ayant une incapacité et utilisant des appareils d’aide à la mobilité sur roues, comparativement aux non-utilisateurs.
Données et méthodes
L’Enquête canadienne sur l’incapacité de 2012 a suivi 45 442 personnes ayant déclaré une incapacité dans le cadre de l’Enquêtenationale auprès des ménages de 2011. Elle a obtenu un taux de réponse de 75 %. Des statistiques descriptives comportant des estimations de la variance et des intervalles de confiance à 95 % ont été utilisées pour comparer les besoins des utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues et ceux des nonutilisateurs.
Résultats
Près de 10 % des utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues ont signalé un besoin insatisfait d’un appareil d’aide à la mobilité supplémentaire. Comparativement aux non-utilisateurs, ils étaient deux fois plus susceptibles d’apporter des modifications à leur domicile en y ajoutant une rampe d’accès et trois fois plus susceptibles d’y installer un ascenseur. La prévalence des besoins insatisfaits pour chaque type de modification au logement chez les utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues était au moins deux fois plus élevée que chez les non-utilisateurs. Les utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues recevaient de l’aide pour accomplir 4,4 activités en moyenne, comparativement à 2,0 activités pour les non-utilisateurs. Ils ont également déclaré avoir demandé de l’aide, mais ne pas en avoir reçu, pour 1,9 activité, en moyenne. Environ une personne sur trois dépendait de services d’aide rémunérés. Chez 14 % des utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues ayant payé pour de l’aide, les dépenses qui n’étaient pas remboursées s’élevaient à 10 000 $ ou plus annuellement.
Interprétation
Par rapport aux non-utilisateurs, les utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues ont déclaré une prévalence plus élevée des besoins satisfaits et insatisfaits en matière de modifications au logement. Ils avaient besoin d’aide plus fréquemment pour un plus grand nombre d’activités de la vie quotidienne et dépendaient davantage de services d’aide rémunérés, ce qui entraînait des dépenses non remboursées plus élevées. Les utilisateurs de fauteuils roulants électriques et non motorisés ont déclaré de plus grands besoins que les utilisateurs de scooters de mobilité ou de triporteurs.
Résultats
Les limitations de la mobilité affectent de nombreux Canadiens, mais les différents types de déficiences n’ont pas tous des répercussions comparables sur les activités de la vie quotidienne ou ne contribuent pas dans la même mesure au degré d’incapacité. Dans le cadre d’une enquête nationale, 13,7 % des Canadiens ont déclaré avoir une incapacité, laquelle était définie comme un problème ou un état de santé entraînant des difficultés à accomplir des activités de la vie quotidienne au moins à certaines occasions1. La mobilité était la troisième incapacité la plus fréquemment déclarée et, dans 96 % des cas, elle était accompagnée d’au moins un autre type d’incapacité. [Texte intégral]
Mots-clés
Activités de la vie quotidienne, accessibilité architecturale, appareils fonctionnels, rampes d’accès, participation sociale, fauteuils roulants
Auteurs
Edward M. Giesbrecht (Ed.Giesbrecht@umanitoba.ca) travaille à l’Université du Manitoba, à Winnipeg, au Manitoba. Emma M. Smith, W. Ben Mortenson et William C. Miller travaillent à l’Université de la Colombie-Britannique, à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Début de l'encadré
Ce que l’on sait déjà sur le sujet
- La limitation de la mobilité est le troisième type le plus courant d’incapacité.
- Les utilisateurs de fauteuils roulants sont confrontés à des obstacles supplémentaires.
- Le nombre et le pourcentage de Canadiens qui utilisent des fauteuils roulants est en croissance.
Ce qu’apporte l’étude
- Les personnes ayant une incapacité et utilisant des appareils d’aide à la mobilité sur roues déclarent avoir un plus grand nombre de besoins, satisfaits et insatisfaits, en ce qui concerne l’adaptation de leur résidence et l’aide pour des activités de la vie quotidienne par rapport aux non-utilisateurs.
- Les besoins en appareils d’aide à la mobilité et les modifications à apporter aux logements sont principalement insatisfaits en raison des coûts.
- Les utilisateurs d’appareils d’aide à la mobilité sur roues dépendent davantage de personnes à l’extérieur de leur réseau social et dépensent plus d’argent pour obtenir cette aide.
- Les utilisateurs de fauteuils roulants ont de plus grands besoins que les utilisateurs de scooters de mobilité ou de triporteurs.
Fin de l'encadré
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