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Résumé
Contexte
Au Canada, la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité chez les enfants et les adultes a augmenté. Selon des études, l’obésité des parents représente un facteur de risque d’embonpoint et d’obésité chez les enfants. La présente analyse étudie les associations entre l’indice de masse corporelle (IMC) des parents biologiques et celui des enfants dans le cadre d’un échantillon représentatif d’enfants canadiens à l’échelle nationale.
Méthodologie
L’analyse se fonde sur des données recueillies auprès de 1 563 enfants âgés de 6 à 10 ans au cours des trois premiers cycles de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé (2007 à 2013). L’IMC a été calculé au moyen de la taille et du poids mesurés. Des analyses de la corrélation de Pearson, de la logistique et de la régression linéaire ont porté sur les associations entre l’IMC et l’obésité des parents biologiques et des enfants, en tenant compte d’autres facteurs de risque.
Résultats
Il y avait corrélation entre l’IMC des parents et celui des enfants. Lorsque des facteurs de risque étaient pris en considération, l’IMC moyen d’un enfant augmentait lorsque celui de son parent augmentait. L’IMC des parents était à l’origine d’une variance de 2 % de l’IMC des garçons et de 12 % de l’IMC des filles. Les garçons et les filles dont un parent biologique était obèse étaient plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou d’être obèses. Les filles étaient aussi plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou d’être obèses si un parent biologique faisait de l’embonpoint.
Interprétation
Le poids corporel des enfants est associé à celui d’au moins un de leurs parents biologiques. Le fait d’avoir un parent obèse augmente le risque d’embonpoint ou d’obésité chez les enfants au Canada.
Résultats
Au cours des 40 dernières années, la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité chez les enfants et les adultes a augmenté au Canada. Selon les estimations les plus récentes, le tiers des enfants font de l’embonpoint ou sont obèses. Les causes possibles de cette situation comprennent la génétique, les données démographiques de la famille, le comportement de l’enfant et du parent ainsi que le milieu économique et social dans lequel les enfants vivent. [Texte intégral]
Mots-clés
Indice de masse corporelle, obésité, embonpoint
Auteurs
Tracey Bushnik (tracey.bushnik@canada.ca), Didier Garriguet et Rachel Colley travaillent au sein de la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, à Ottawa, en Ontario.
Début de l'encadré
Ce que l’on sait déjà sur le sujet
- Au Canada, la prévalence de l’embonpoint et de l’obésité chez les enfants et les adultes a augmenté au cours des 40 dernières années.
- Des études internationales ont permis de découvrir un lien significatif entre l’indice de masse corporelle (IMC) des parents et celui des enfants.
- La solidité de ce lien varie et peut refléter des différences au sein des études concernant l’utilisation de la taille et du poids mesurés ou de la taille et du poids autodéclarés pour calculer l’IMC, et le fait que l’analyse comprend les parents biologiques seulement ou les parents biologiques et non biologiques sans distinction.
Ce qu’apporte l’étude
- Au moyen des mesures physiques directes de la taille et du poids tirées de l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé, l’étude évalue les liens entre l’IMC des parents et des enfants grâce à un échantillon représentatif à l’échelle nationale.
- Lorsque des facteurs de risque étaient pris en considération, l’IMC moyen d’un enfant augmentait, tout comme celui de son parent.
- L’IMC des parents expliquait une variance de 2 % de l’IMC des garçons et de 12 % de l’IMC des filles.
- Les garçons et les filles dont un parent biologique était obèse étaient plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou d’être obèses; les filles étaient aussi plus susceptibles de faire de l’embonpoint ou d’être obèses si un parent biologique faisait de l’embonpoint.
Fin de l'encadré
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