Résumé

Résumé

Contexte

L’exposition aux rayons ultraviolets (UV) et les antécédents de coups de soleil sont d’importants facteurs de risque du cancer de la peau. Les coups de soleil sont plus fréquents chez les hommes, les groupes d’âges plus jeunes et les personnes faisant partie des ménages à revenu plus élevé. Les mesures de protection solaire varient aussi selon le sexe, l’âge et les caractéristiques socioéconomiques. Les associations entre les rayons UV ambiants et les coups de soleil et les mesures de protection solaire n’ont pas été quantifiées.

Données et méthodologie

En tout, 53 130 répondants âgés de 18 ans ou plus ont participé au module sur la protection contre le soleil de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), qui a été utilisé dans six provinces, entre 2005 et 2014. Ce module renfermait des questions sur les coups de soleil, le temps passé au soleil et la protection solaire. Les répondants ont été associés à un ensemble de données sur les rayons UV érythémateux ambiants représentant la moyenne de juin à août. Des statistiques descriptives et une régression logistique ont servi pour évaluer les associations entre les caractéristiques de la population, les coups de soleil, la protection contre le soleil, le temps passé au soleil et les rayons UV ambiants.

Résultats

Des coups de soleil ont été déclarés par 33 % des répondants. Ils étaient plus fréquents chez les hommes, les groupes d’âges plus jeunes, les personnes ne faisant pas partie des minorités visibles, les personnes faisant partie des ménages à revenu plus élevé et les personnes ayant un emploi. Au cours d’une journée estivale typique, un pourcentage supérieur de femmes que d’hommes se tenaient à l’ombre et portaient un écran solaire, tandis qu’un pourcentage supérieur d’hommes portaient un chapeau ou un pantalon. Tandis que les rayons UV estivaux ambiants augmentaient, les femmes étaient plus susceptibles d’appliquer un écran solaire au visage, de se tenir à l’ombre ou de porter un chapeau (RC ~ 1,02 à 1,09 par hausse de 187 J/m2 de rayons UV érythémateux pondérés ou 5,4 % de la moyenne); ces associations n’ont pas été observées chez les hommes.

Interprétation

Les conclusions concernant les coups de soleil et la protection solaire étaient semblables à celles tirées d’études précédentes. L’association faite entre les rayons UV ambiants et les mesures de précaution prises par les femmes suggère que l’information diffusée au sujet des rayons UV peut influencer celles-ci dans leur choix de protéger leur peau.

Résultats

Le cancer de la peau a l’incidence la plus élevée de tous les cancers au Canada. La Société canadienne du cancer a évalué qu’il y a eu 6 800 nouveaux cas de mélanome cutané et 78 300 nouveaux cas de cancer de la peau avec mélanome bénin en 2015. De 1986 à 2010, l’incidence du mélanome a augmenté de 2 % par année chez les hommes, et de 1,5 % par année chez les femmes. [Texte intégral]

Mots-clés

Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, mélanome, cancer de la peau, protection contre le soleil, lumière du soleil

Auteurs

Lauren Pinault (lauren.pinault@canada.ca) travaille au sein de la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, à Ottawa, en Ontario. Vitali Fioletov travaille à Environnement et Changement climatique Canada, à Toronto, en Ontario

Début de l'encadré

 

Ce que l’on sait déjà sur le sujet

  • Les coups de soleil et l’exposition aux rayons ultraviolets (UV) ambiants sont les principaux facteurs de risque du cancer de la peau.
  • Les coups de soleil sont plus fréquents chez les groupes d’âges plus jeunes, les hommes et les personnes ayant un revenu supérieur.
  • Les femmes sont plus susceptibles de se protéger du soleil en se tenant à l’ombre et en portant un écran solaire, tandis que les hommes portent plus fréquemment des vêtements protecteurs.

Ce qu’apporte l’étude

  • Selon les données tirées du module sur la protection contre le soleil de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, le risque de coup de soleil et les comportements axés sur la protection contre le soleil étaient semblables à ceux des études antérieures.
  • Les femmes qui vivent dans des régions où les rayons UV estivaux ambiants sont plus élevés étaient plus susceptibles d’adopter la majorité des comportements en matière de protection contre le soleil.
  • Des associations semblables n’ont pas été observées chez les hommes.
  • Les rayons UV estivaux ambiants n’étaient que faiblement associés à un coup de soleil déclaré au cours de l’année précédente.

Fin de l'encadré

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