Résumé

Résumé

Contexte

Chez les membres des Premières Nations, les maladies respiratoires se classent parmi les principales causes de l’hospitalisation en soins de courte durée. Les mauvaises conditions de logement sont associées à des troubles respiratoires, et elles peuvent être associées à une hospitalisation éventuelle. La présente analyse évalue si l’identité des Premières Nations est associée à des cotes exprimant le risque d’hospitalisation pour des maladies respiratoires supérieures à celles des non-Autochtones, et si les différences concernant les taux d’hospitalisation subsistent lorsque les conditions de logement sont prises en considération.

Données et méthodologie

Les données du Recensement de 2006 couplées à la Base de données sur les congés des patients ont servi à analyser les différences en ce qui a trait à l’hospitalisation pour des infections des voies respiratoires et de l’asthme chez les Premières Nations et les non-Autochtones lorsque les conditions de logement sont prises en considération.

Résultats

Les membres des Premières Nations vivant dans une réserve en région rurale étaient plus susceptibles que les non-Autochtones d’être hospitalisés pour une infection des voies respiratoires (1,5 % par rapport à 0,5 %) ou pour de l’asthme (0,2 % par rapport à 0,1 %). En ce qui concerne les hospitalisations pour une infection des voies respiratoires, un ajustement tenant compte des conditions de logement, du revenu du ménage et du lieu de résidence a réduit les différences. Cependant, les cotes sont demeurées presque trois fois supérieures chez les membres des Premières Nations vivant dans une réserve (RC = 2,83; IC = 2,69 à 2,99), et deux fois supérieures chez les membres des Premières Nations hors réserve (RC = 2,03; IC = 1,87 à 2,21), par rapport à la cohorte des non-Autochtones. En ce qui a trait aux hospitalisations pour de l’asthme, un ajustement tenant compte du revenu du ménage a davantage réduit les cotes qu’un ajustement tenant compte des conditions de logement. Malgré un ajustement complet, les cotes exprimant le risque d’hospitalisation pour de l’asthme chez les membres des Premières Nations par rapport aux non-Autochtones sont demeurées significativement plus élevées.

Interprétation

Les membres des Premières Nations sont significativement plus susceptibles que les non-Autochtones d’être hospitalisés pour des infections des voies respiratoires et de l’asthme, même si les conditions de logement, le revenu du ménage et le lieu de résidence sont pris en considération. Même si les conditions de logement sont associées à ces hospitalisations, le revenu du ménage peut être plus important.

Résultats

Les maladies du système respiratoire font partie des principales causes de l’hospitalisation en soins de courte durée chez les peuples autochtones au Canada, plus particulièrement les membres des Premières Nations. Ces hospitalisations contribuent aux différences concernant l’utilisation des services hospitaliers pour des soins de courte durée chez les Premières Nations et les non-Autochtones, une conclusion qui va de pair avec les études américaines [Texte intégral]

Mots-clés

Identité autochtone, asthme, surpeuplement, couplage de données, conditions de logement, dossiers d’hospitalisation, infections des voies respiratoires

Auteurs

Gisèle M. Carrière (gisele.carriere@canada.ca), Rochelle Garner et Claudia Sanmartin travaillent au sein de la Division de l’analyse de la santé de Statistique Canada, à Ottawa, en Ontario.

Début de l'encadré

 

Ce que l’on sait déjà sur le sujet

  • Chez les membres des Premières Nations, les maladies respiratoires se classent parmi les principales causes de l’hospitalisation en soins de courte durée.
  • Les mauvaises conditions de logement ont aussi été associées à des maladies respiratoires.
  • Les liens entre les conditions de logement et l’hospitalisation pour des problèmes respiratoires doivent tenir compte des effets combinés éventuels du revenu et du lieu de résidence.

Ce qu’apporte l’étude

  • La présente étude s’est servie des données du Recensement de la population de 2006 couplées à la Base de données sur les congés des patients afin d’évaluer les liens entre les conditions de logement et l’hospitalisation pour des soins de courte durée pour des troubles respiratoires chez les Premières Nations et les non-Autochtones.
  • L’analyse a tenu compte du lieu de résidence (dans une réserve ou hors réserve et en région rurale ou urbaine) et du revenu du ménage.
  • Même si les conditions de logement étaient associées à la probabilité d’une hospitalisation pour des infections des voies respiratoires et de l’asthme, le revenu du ménage pourrait être plus important.

Fin de l'encadré

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