Résumé
Contexte
Mots-clés
Résultats
Auteurs
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
Ce qu'apporte l'étude
Contexte
Selon les études, l’incidence du cancer colorectal a augmenté de façon disproportionnée chez les Autochtones de l’Ontario par rapport à la population en général. En adoptant une approche écologique, la présente étude examine l’incidence du cancer colorectal parmi les Autochtones vivant en Ontario, pour la période de 1998 à 2009.
Données et méthodes
Selon le code postal au moment du diagnostic, on a affecté les cas de cancer colorectal tirés du Registre du cancer de l’Ontario aux régions géographiques du recensement comptant un pourcentage élevé (33 % ou plus) et un pourcentage faible de résidents d’identité autochtone, au moyen du Fichier de conversion des codes postaux plus (FCCP+). Afin de tenir compte des effets d’erreurs de classification possibles par le FCCP+, on a repéré les réserves indiennes pour lesquelles cette affectation était susceptible d’être exacte. On a calculé les taux d’incidence normalisés selon l’âge et les ratios de taux, afin de comparer l’incidence du cancer colorectal dans les régions ayant une forte proportion de résidents d’identité autochtone ou dans les réserves indiennes et dans les régions à faible proportion de résidents d’identité autochtone.
Résultats
L’incidence du cancer colorectal était significativement plus élevée dans les régions de l’Ontario comptant une forte proportion de résidents d’identité autochtone que dans celles où cette proportion était faible (ratio de taux pour les hommes = 1,44; IC à 95 % = 1,26-1,63; ratio de taux pour les femmes = 1,42; IC à 95 % = 1,23-1,63), écart qui persistait selon le groupe d’âge. Lorsqu’on a fait porter l’analyse sur les résidents des réserves indiennes exclusivement, la différence n’était statistiquement significative que chez les hommes et chez les personnes âgées de 50 à 74 ans.
Interprétation
L’incidence du cancer colorectal varie entre les régions de l’Ontario comptant un pourcentage élevé de résidents d’identité autochtone et celles où il est faible.
Mots-clés
Couplage de données, études écologiques, santé des Premières Nations.
Résultats
Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus couramment diagnostiqué et la deuxième cause de décès par cancer au Canada1. Étant donné que l’identité ou l’ascendance autochtone (ethnicité) n’est habituellement pas enregistrée dans les registres du cancer et les bases de données sur la mortalité, on en sait peu au sujet de la morbidité et de la mortalité attribuables au cancer colorectal chez les Autochtones. [Texte intégral]
Auteurs
Stephanie W. Young (Stephanie.Young@cancercare.on.ca), E. Diane Nishri, Elisa Candido et Loraine D. Marrett travaillent à Action Cancer Ontario, Prévention et lutte contre le cancer, Toronto (Ontario). Loraine D. Marrett travaille aussi à l’Université de Toronto, Toronto (Ontario).
Ce que l'on sait déjà sur le sujet
- Le cancer colorectal est le troisième cancer le plus couramment diagnostiqué et la deuxième cause de décès par cancer au Canada.
- Les résultats d’études donnent à penser que l’incidence du cancer colorectal augmente plus rapidement dans la population autochtone que dans la population en général.
- L’incidence du cancer colorectal parmi les Autochtones de l’Ontario ne peut faire l’objet d’une surveillance régulière parce que le Registre du cancer de l’Ontario ne renferme aucune donnée sur l’identité ou l’ascendance autochtone.
Ce qu'apporte l'étude
- Les taux d’incidence du cancer colorectal étaient significativement plus élevés dans les régions de l’Ontario où vivent un pourcentage élevé (33 % ou plus) de personnes s’identifiant comme Autochtones que dans les régions où ce pourcentage est faible.
- Afin de tenir compte des effets d’erreurs de classification qui pourraient se produire par suite de l’attribution aléatoire du FCCP+, pondérée en fonction de la population, on a examiné les résultats pour la santé chez un sous-groupe de Premières Nations vivant dans les réserves indiennes, car dans les réserves, le degré d’exactitude de l’attribution de cas à partir des codes postaux est élevé.
- Même si les taux d’incidence du cancer colorectal étaient plus faibles chez les résidents des réserves que chez ceux des régions à forte population d’identité autochtone, ils étaient tout de même significativement plus élevés chez les hommes et chez les personnes de 50 à 74 ans que dans les régions comptant un faible pourcentage de résidents d’identité autochtone.
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