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Ce qu'apporte l'étude

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Contexte

En théorie, les probabilités prévues de survie qui servent au calcul des ratios de survie relative (RSR) sont établies en fonction d’un groupe de contrôle dont les membres ne sont pas atteints du cancer à l’étude. Dans la pratique, la survie prévue est généralement estimée à partir des tables de mortalité de l’ensemble de la population – qui incluent les personnes ayant déjà reçu un diagnostic de cancer –, ce qui peut entraîner une surestimation de la survie relative.

Données et méthodes

Les données proviennent du Registre canadien du cancer; le suivi de la mortalité a été réalisé par couplage des enregistrements de ce dernier avec ceux de la Base canadienne de données sur l’état civil – Décès. Les RSR pour 2006 à 2008 ont été calculés selon la méthode d’analyse par période à partir des tables de mortalité de l’ensemble de la population, après ajustement au titre de la mortalité par cancer, puis ils ont été comparés à des estimations fondées sur les tables de mortalité correspondantes sans ajustement.

Résultats

Tous cancers confondus, l’utilisation des tables de mortalité de l’ensemble de la population pour calculer les probabilités prévues de survie donne lieu à une surestimation des RSR à 1 an, 5 ans et 10 ans se chiffrant à 0,6, 2,4 et 4,6 points de pourcentage, respectivement. Concernant la survie à 5 ans, le biais le plus marqué se situait chez les hommes (3,0 points de pourcentage) et chez les personnes âgées de 75 à 99 ans au moment du diagnostic (4,1 points de pourcentage). Le biais était négligeable pour la plupart des cancers; le plus marqué était associé au cancer de la prostate; venaient ensuite le cancer colorectal et le cancer du sein chez la femme.

Interprétation

Les estimations de la survie relative au cancer pour le Canada, tous sièges du cancer confondus, qui sont calculées à partir de tables de mortalité de l’ensemble de la population doivent faire l’objet d’un ajustement pour rendre compte de la mortalité par cancer. Un tel ajustement est à recommander dans le cas des estimations relatives au cancer colorectal, au cancer du sein chez la femme et, tout particulièrement, au cancer de la prostate.

Mots-clés

Biais, méthodes épidémiologiques, tables de mortalité, néoplasmes, registres, survie.

Résultats

Lorsqu'il est question du cancer, la survie relative s'entend du ratio de la proportion observée (absolue) de cas de survie à l'intérieur d'un groupe de personnes ayant reçu un diagnostic de cancer à la proportion prévue de cas de survie chez des personnes au sein de la population qui présentent des caractéristiques semblables et qui ne sont pas atteintes du cancer à l'étude. En théorie, le ratio de survie relative (RSR) fournit une estimation de l'écart entre la mortalité attribuable à toutes les causes chez les personnes ayant reçu un diagnostic de cancer et la mortalité qui serait prévue en l'absence du cancer (et de la surmortalité liée au cancer). Dans la pratique, toutefois, la survie prévue est généralement estimée à partir des tables de mortalité de l'ensemble de la population. Étant donné que ces estimations englobent des personnes qui ont précédemment reçu un diagnostic de cancer, elles se traduisent par une sous-estimation de la survie prévue, et donc par une surestimation de la survie relative. [Texte intégral]

Auteur

Larry F. Ellison  (larry.ellison@statcan.gc.ca) travaille à la Division de la statistique de la santé de Statistique Canada, Ottawa (Ontario).

Ce que l'on sait déjà sur le sujet

  • Les probabilités prévues de survie qui servent à calculer les ratios de survie relative (RSR) sont généralement estimées en fonction de tables de mortalité qui portent sur l’ensemble de la population, plutôt que sur un groupe de contrôle composé de personnes exemptes du cancer, ce qui serait préférable sur le plan théorique.
  • L’utilisation des tables de mortalité de l’ensemble de la population – qui comprennent des personnes ayant déjà reçu un diagnostic de cancer – a comme effet d’introduire un biais dans les estimations de la survie prévue, et peut-être aussi dans les estimations de la survie relative.
  • Selon des chercheurs suédois, qui avaient une occasion unique de calculer la survie prévue à la fois en incluant et en excluant les personnes atteintes du cancer – et, par le fait même, d’évaluer l’ampleur de ce biais –, il est à recommander de procéder à un ajustement au titre de la mortalité par cancer dans certaines circonstances.
  • Ces chercheurs ont montré également qu’il est possible d’utiliser des statistiques sur la cause des décès pour ajuster les probabilités prévues de survie établies à partir de tables de mortalité de l’ensemble de la population afin de prendre en compte la mortalité par cancer.

Ce qu'apporte l'étude

  • L’ampleur du biais introduit dans les estimations des RSR en raison de l’utilisation des tables de mortalité de l’ensemble de la population en vue de calculer la survie prévue est négligeable pour la plupart des cancers pris en soi au Canada.
  • Concernant les estimations de la survie relative à long terme au Canada calculées à partir des tables de mortalité de l’ensemble de la population, il est à recommander d’envisager un ajustement au titre de la mortalité par cancer dans le cas du cancer colorectal, du cancer du sein chez la femme et, tout particulièrement, du cancer de la prostate.
  • Un ajustement au titre de la mortalité par cancer est justifié dans le cas des estimations de la survie relative à long terme au Canada, tous cancers confondus, qui sont établies à partir des tables de mortalité de l’ensemble de la population.
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